La fable de la fougère et du bambou, à lire dans les moments difficiles

Quand votre vie semble ne pas porter ses fruits, lisez cette fable et vous vous rappellerez ce qui est vraiment important.

En ce moment, votre vie est difficile ? N’hésitez pas à lire la fable de la fougère et du bambou…

D’après Rocío Belén Suárez

Jour après jour, nous faisons beaucoup dans un seul but : être heureux. Mais souvent se produit quelque chose qui modifie les critères : nous confondons le bonheur avec le succès.

Nous voulons que nos actions donnent du résultat, et en donnent immédiatement. Si cela ne se réalise pas, nous avons l’impression d’avoir perdu notre temps et nous essayons autre chose. Il doit bien être possible d’acquérir la gloire !

En cherchant à atteindre nos buts par cette allée et venue constante, nous finissons par être doublement angoissés : nous ne remplissons pas nos objectifs et, pire encore, nous ne sommes pas heureux.

ALORS, DANS LES MOMENTS OÙ VOUS SENTEZ QUE RIEN DE CE QUE VOUS ENTREPRENEZ NE PORTE SES FRUITS ET QUE LA VIE DEVIENT TRÈS DIFFICILE, QUAND VOUS AVEZ ENVIE DE RENONCER À TOUT PARCE QUE CELA N’A AUCUN SENS, SOUVENEZ-VOUS DE LA FABLE DE LA FOUGÈRE ET DU BAMBOU.

Il était une fois un menuisier qui semblait mener une vie comblée. Il gérait son atelier ; il vivait auprès d’une femme qu’il aimait et avait deux enfants. Mais un jour, il commença à recevoir moins de commandes. Des problèmes économiques se déclarèrent donc pour lui et pour sa famille.

Cet homme voulait prendre soin de son activité professionnelle. Pour ce faire, il commença à essayer plusieurs méthodes afin de relancer son atelier, mais aucune ne produisait un quelconque résultat. Ses problèmes économiques commencèrent à générer des soucis avec sa femme. Les voyants tristes et en conflit, les enfants se mirent à rencontrer des difficultés à l’école.

Le menuisier se sentait découragé : rien de ce qu’il entreprenait ne semblait avoir du sens, étant donné que les choses allaient de pire en pire. Un jour, sur le point de jeter l’éponge, il décida d’aller dans les bois pour discuter avec un vieux sage.

Après avoir marché pendant une demi-heure, il rencontra ce dernier. Le vieil homme vivait dans une humble maison. Voyant le menuisier, il l’invita à passer prendre un thé. Il remarqua l’inquiétude sur son visage et lui demanda ce qui lui arrivait. L’artisan conta ses mésaventures au sage, qui l’écouta avec attention et sérénité.

Quand ils eurent fini de boire le thé, le vieil homme invita son hôte à l’accompagner vers un jardin magnifique qui se trouvait derrière la maison. La fougère et le bambou trônaient au milieu de dizaines d’arbres. Le sage demanda au menuisier d’observer les deux plantes et lui annonça qu’il devait lui raconter une histoire.

« Il y a huit ans, j’ai pris quelques graines et j’ai semé la fougère et le bambou au même moment. Je voulais que ces deux végétaux croissent dans mon jardin, car tous deux me sont d’un grand réconfort. J’ai mis tout mon cœur à prendre soin de l’un et de l’autre comme s’il s’agissait d’un trésor. »

« Peu après, j’ai remarqué que la fougère et le bambou répondaient à mes soins de manière différente. La fougère a commencé à éclore et, en à peine quelques mois, elle est devenue une plante majestueuse qui ornait l’ensemble du jardin par sa présence. En revanche, le bambou restait sous terre, sans donner signe de vie. »

« Une année entière s’est écoulée, au cours de laquelle la fougère continuait à se développer, mais pas le bambou. Néanmoins, je n’ai pas baissé les bras. J’ai continué à m’en occuper avec plus grand soin. Malgré cela, une autre année s’est écoulée et mon travail n’a porté aucun fruit. Le bambou refusait de se manifester.

Je n’ai pas non plus baissé les bras après la deuxième année, ni après la troisième, ni après la quatrième. Au bout de cinq ans, j’ai enfin vu qu’un jour une brindille timide émergeait de la terre. Le lendemain, elle était beaucoup plus grande. En quelques mois, elle a poussé sans s’arrêter et est devenue un prodigieux bambou de 10 mètres. Sais-tu pourquoi ce dernier a mis tant de temps à sortir de terre ? »

Après avoir écouté l’histoire, le menuisier n’avait pas la moindre idée de la raison pour laquelle le bambou avait tant attendu pour se manifester. C’est alors que le vieil homme lui déclara :

« Il a mis cinq ans car, pendant ce temps, la plante était occupée à développer ses racines. Elle savait qu’elle devait croître jusqu’à atteindre cette hauteur impressionnante. C’est pourquoi elle ne pouvait pas sortir de terre avant de disposer d’une base ferme qui lui permette de s’élever de manière satisfaisante. Comprends-tu ? »

Alors le menuisier comprit que toutes ses luttes étaient destinées à développer ses racines. Par ailleurs, le fait de ne pas voir les fruits de son travail pour le moment ne signifiait pas qu’il perdait son temps, mais qu’il devenait plus fort.

Avant de le laisser partir, le sage fit part à son hôte d’un dernier message :

« Le bonheur te permet de rester doux. Les tentatives te permettent de rester fort. Les peines te permettent de rester humain. Les chutes te permettent de rester humble. Le succès te permet de rester brillant. »

Cette histoire doit vous rappeler que peu importe le temps que mettent les choses à porter leurs fruits. Dans les moments difficiles, le plus important n’est pas de chercher à voir les résultats à tout prix.

En revanche, il est fondamental de travailler avec ardeur au développement de vos racines. En effet, c’est seulement grâce à elles que vous pourrez croître et devenir la meilleure version de vous-même.

Source : “La fábula del helecho y del bambú que deberías leer cuando pases por un momento difícil”, conte écrit par Rocío Belén Suárez et publié sur La mente es Maravillosa ainsi que sur le site internet de Bioguia [consulté le 27 mars 2021 ; mis à jour le 10 décembre 2020]

Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren


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Éloge de la pauvreté

La pauvreté est un mal à combattre. Mais quand cette lutte s’avère difficile, comment laisser des aspects positifs s’en dégager ?

« Éloge de la pauvreté » ? Peut-on chanter les louanges d’un phénomène qui cause autant de souffrance ? N’est-ce pas manquer de respect aux plus démunis ? N’est-ce pas rire de leur malheur ?

Si telle était ma démarche, vous auriez raison de vous scandaliser, de quitter ce blog et de condamner ouvertement les écrits de Jean O’Creisren. Mais sachez que si je prends la parole sur ce sujet délicat, c’est que j’en ai une expérience sensible. En effet, je vis dans un logement social, j’ai déjà été chômeur, bénéficiaire du RSA et j’ai même vécu l’expérience de la mendicité. Aujourd’hui, ma situation est moins critique qu’elle ne l’a été, mais en fonction des opportunités professionnelles, il m’arrive de connaître des périodes de bien-être matériel comme de précarité. En outre, depuis mon adolescence, je suis au contact de personnes plus ou moins à l’aise financièrement. Il y a, parmi mes amis, des personnes qui gagnent bien leur vie et d’autres qui bénéficient des minima sociaux.

Le but de cet article n’est ni de me moquer d’une situation dramatique ni de vous inciter à devenir pauvre. Je ne proposerai pas non plus de solutions politiques face à la pauvreté. Cette dernière est un mal qu’il faut combattre et je laisse les citoyens de différentes couleurs politiques débattre sur les mesures à prendre pour avancer en la matière. Mais lorsque ce mal vous tombe dessus et qu’il est difficile de lui faire face, comment l’accueillir ? En cette période de crise, nous sommes malheureusement nombreux à nous paupériser. Nous sommes tous humains et la tentation du découragement est toujours là. Mais ne nous laissons pas abattre ; osons regarder les lueurs d’espoir et autres aspects positifs qui peuvent se dégager de ce nuage sombre…

La pauvreté vous rend plus humble

J’ai la chance d’avoir grandi dans un milieu plutôt favorisé, même si j’ai été confronté à la pauvreté assez tôt. Lorsque j’étais étudiant, je me souviens avoir parlé à Christophe, une personne qui faisait la manche devant une église. Croyant bien faire, je lui ai dit : « Il faut chercher du travail ! » Il m’a répondu, blessé : « Arrêtez de me faire la morale ! » N’ayant pas encore connu la pauvreté, j’étais incapable de me mettre à la place de celui qui en souffre. Quelques années après, je venais de subir un cuisant échec professionnel et j’étais au chômage. J’ai revu Christophe et lui ai parlé de manière plus respectueuse. J’ai pu le traiter d’égal à égal, puisque nous étions tous les deux dans la même galère. Sur un ton bienveillant, il m’a dit : « Tes parents peuvent t’aider. » Et il avait raison, lui qui avait été chassé de chez lui à l’âge de 13 ans.

À cette époque, je commençais à effectuer des maraudes avec ce qui allait devenir l’Oratoire Bienheureux Noël Pinot. Nous allions à la rencontre des personnes de la rue sans rien leur apporter, mais juste pour leur parler de Jésus. Vous vous doutez bien qu’elles étaient plus ou moins réceptives à notre discours d’évangélisation. En effet, quand un SDF n’apprécie pas votre approche, il n’y va généralement pas par quatre chemins pour vous le dire. 😉 Je me souviens aussi qu’en arrivant à l’arrêt de tram qui surplombe la gare, nous cherchions des personnes de la rue avec qui aborder le sujet de la foi. Quelqu’un nous a demandé : « Les gars, vous cherchez quelque chose ? » Nous recherchions plutôt quelqu’un, et nous n’osions pas trop expliquer notre démarche, qui eût paru étrange à notre interlocuteur. Celui-ci a donc interprété à sa manière notre attitude : « Vous cherchez du matos ? » « Non, absolument pas, mais on peut te parler de Jésus ! » Et nous voilà lancés dans une conversation métaphysique avec un dealer professionnel… À la fin de la discussion, nous lui avons demandé son nom pour pouvoir prier pour lui. De crainte que nous le dénoncions, il nous a donné son pseudonyme. Nous avons donc prié pour Jo la Douille.

Bref, ces premières maraudes ont été très enrichissantes. Si j’ai pu m’entretenir fraternellement avec ces personnes, c’est parce que je traînais mes propres misères. À cette époque, j’étais étiqueté comme un chômeur, un dépressif et un raté. J’étais tombé de mon orgueil et les souffrances de la vie m’avaient rendu plus humble. Et, croyez-moi, l’humilité est une vraie richesse ! Si vous fraternisez avec les personnes en situation de précarité, elles pourront vous aider le jour où vous aurez besoin d’elles.

La pauvreté vous rend plus sensible à la souffrance des autres

L’été dernier, j’ai terminé le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle que j’avais commencé en 2012. Ayant subi quelques difficultés financières lors de ma pérégrination, j’ai dû me serrer la ceinture pendant quelques jours et j’ai décidé de mendier dans la ville de León. Assis dans un coin de la Plaza Mayor le jour du marché, je disais juste ˝¡Hola!˝ aux passants, sans avoir l’intention de demander de l’argent de manière insistante. Presque tout le monde a détourné le regard et personne ne m’a rien donné. Seule une femme m’a poliment répondu ˝¡Hola!˝, ce qui m’a vraiment réchauffé le cœur. Je me demandais ce que les personnes qui m’ignoraient pouvaient penser de moi : « Ce fainéant n’a qu’à aller bosser ! » ou « Qu’il n’aille pas acheter ses bières et son shit avec mon argent ! » Au bout d’une heure, je suis parti, affligé d’avoir été traité comme un pestiféré. Ainsi, j’ai pu expérimenter ce que certaines personnes subissent toute leur vie à longueur de journée. Ce verset biblique me semble maintenant tout à fait concret : « Penche l’oreille vers le pauvre, et réponds avec douceur à son salut de paix. » (Ecclésiastique 4, 8)[1]

Tant qu’on n’a jamais fait la manche, on ne peut pas savoir ce que ça fait. Cette expérience m’a fait comprendre pourquoi certains mendiants sont souvent de mauvaise humeur. Quand vous subissez cela toute votre vie, il y a vraiment de quoi vous plomber le moral ! Alors, uniquement car je suis devenu riche de cette expérience, j’ai décidé de ne plus jamais ignorer une personne qui me demande une pièce ou autre chose. Même si je ne donne rien, je peux toujours décliner poliment et avec le sourire. 😊

La pauvreté vous permet de moins polluer

Quand vous vous inquiétez pour la fin du mois, vous faites des économies qui peuvent être bonnes pour l’environnement : vous utilisez vos pieds plutôt que la voiture, vous roulez moins vite pour économiser du carburant, vous consommez l’électricité et le gaz de manière raisonnée, vous n’achetez que ce dont vous avez vraiment besoin, vous fermez le robinet quand vous vous brossez les dents… Autant de gestes qui sont bons pour la planète ! 😊 En revanche, plus votre budget est réduit, moins vous pourrez consommer des produits de haute qualité environnementale. Mais à titre personnel, même quand je gagnais 800 € par mois, j’arrivais à consommer en respectant à peu près mes convictions en la matière, car je faisais des économies sur d’autres choses. Par exemple, les efforts que je faisais pour consommer moins de carburant lorsque j’étais obligé de prendre la voiture ont eu d’importantes répercussions sur mon pouvoir d’achat. Plus d’informations sur ce lien.

En effet, fournir des efforts en matière d’écologie est à la portée de tous, quels que soient nos revenus. Tout est une question de priorité. Et vous, pensez-vous que le respect de notre écosystème et la survie de l’espèce humaine soient une question prioritaire ?

La pauvreté peut vous permettre de développer des compétences en mathématiques et en gestion

Plusieurs fois, j’ai remarqué que des personnes qui vivent de mendicité sont des génies en matière de calcul mental. En effet, ces personnes comptent en permanence. De même, quand votre budget est serré, vous calculez pour savoir ce que vous avez les moyens d’acheter ou non, vous comparez les prix, vous raisonnez pour savoir comment vous pourrez maximiser votre pouvoir d’achat avec le peu que vous avez. Dans les grandes surfaces, vous chasserez les promotions, tout en évitant de vous faire avoir. Par exemple, si un article affiche 20 % de réduction, je prends le temps de calculer de tête pour savoir si c’est vraiment moins cher que l’article similaire d’une marque différente qui se trouve à côté. Cette gymnastique intellectuelle prend un certain temps, mais quand j’ai pu désamorcer une arnaque de cette façon, je suis fier de présenter à la caisse ce qui est vraiment à mon avantage.

Comme toute gestion de crise, la pauvreté vous oblige à prendre de bonnes décisions, à vous centrer sur vos priorités et parfois à changer radicalement la manière dont vous gérez votre budget. Cela vous permet donc de développer des compétences utiles et d’améliorer les circuits neuronaux relatifs à la prise de décisions. Cela vous rend certainement créatif en mettant à votre disposition de nombreuses ressources à utiliser en cas d’alerte rouge.

La pauvreté peut nous rendre plus forts et nous apprendre à nous battre

Après mon gros échec professionnel, j’ai repris des études pour m’engager dans un métier où il est difficile de trouver du travail. Cette situation était angoissante, même si je n’étais pas à plaindre d’un point de vue matériel. En effet, mon allocation chômage me permettait de vivre avec bien plus de moyens que la plupart des étudiants. Néanmoins, cette peur de manquer à l’avenir était éprouvante. D’après Paulo Coelho, « la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même ». Je l’ai vécu dans ma chair. Lorsque j’ai commencé ce métier où il était difficile de trouver sa place, ce n’était effectivement pas facile. C’était même beaucoup plus compliqué que je ne l’aurais imaginé. Mais cela m’obligeait à me battre, à avancer, le nez dans le guidon, sans me poser de questions. Quand ce n’est pas la première galère, on sait comment se battre. Il y a moins d’un an, il m’est arrivé à deux reprises de devoir faire face à des baisses de pouvoir d’achat subites et inattendues. J’ai pris ces situations comme des défis, j’ai immédiatement réfléchi à la manière dont je pouvais faire face et j’ai pu m’en sortir largement vainqueur.

Par exemple, quand j’ai appris, à Sahagún, qu’il me restait juste de quoi payer mon loyer et que je devrais me serrer la ceinture en poursuivant mon pèlerinage vers Compostelle, j’ai vécu comme une aventure de plus le fait de devoir dormir à la belle étoile et me laver dans les canaux d’irrigation. Lorsque j’ai décidé que j’allais faire la manche une fois arrivé à León, j’ai pris cela comme une expérience qui serait formatrice. Certes, la misère n’est pas un jeu et j’espère ne choquer personne avec ces propos. Ayant l’assurance d’avoir du travail en septembre, j’étais dans une situation beaucoup moins angoissante que les personnes qui subissent une précarité durable. Mais si j’avais connu la même galère quelques années plus tôt, j’aurais vraiment paniqué. Les différentes expériences de pauvreté que j’avais subies auparavant m’avaient rendu plus fort et j’ai pu faire face à cette situation la tête haute.

La pauvreté peut vous protéger face à certaines personnes malintentionnées

Pendant plusieurs années, j’ai vécu dans un immeuble très défavorisé. La plupart de mes voisins étaient bénéficiaires du RSA, avaient de gros problèmes d’addictions diverses et variées et avaient connu la prison. L’immeuble était dans un piteux état. Nous avons d’ailleurs été relogés pour qu’il soit détruit. Dans la rue adjacente, des personnes d’un autre niveau de vie habitaient dans des pavillons. Le long de ces maisons, leurs belles voitures étaient souvent incendiées. En revanche, sur le parking en face de mon immeuble, aucun problème de ce type ne se produisait. Il était souvent vide car la plupart de mes voisins n’avaient pas ou plus le permis de conduire. Les rares conducteurs parmi nous avaient de vieilles voitures en adéquation avec notre budget. Et surtout, les brûleurs d’automobiles avaient bien conscience que tout se sait dans un bâtiment comme le nôtre. Tout le monde savait aussi que les riverains n’étaient pas commodes et qu’il valait mieux éviter d’avoir des problèmes avec eux.

En règle générale, si vous avez un vieux tacot, il a moins de risques de se faire incendier qu’une belle voiture. De même, si vous vous habillez modestement, vous ne vous ferez pas braquer dans la rue. Au Moyen Âge, les communautés juives d’Europe utilisaient cette technique de survie. Soupçonnés de rouler sur l’or, les Israélites ne montraient aucun signe extérieur de richesse pour éviter les pogroms et autres agressions antisémites. Dans la même logique, si vous n’avez aucun objet de valeur chez vous, les cambrioleurs seront moins intéressés par votre logement que par une belle demeure.

Enfin, face aux commerciaux sans scrupules et autres arnaqueurs, la pauvreté vous protège. Si vous avez un caractère à vous faire avoir facilement, il est plus facile de refuser quand on n’a pas le budget qui permettrait d’accepter avec une confiance aveugle.

Nous sommes d’accord que la pauvreté reste un mal à combattre. Mais ce mal peut vous protéger contre sa propre aggravation…

La pauvreté vous permet de vous remettre dans les mains de Dieu

Quand on est pauvre, on est plus sensible à la souffrance des autres. On voudrait donc être riche pour pouvoir les aider matériellement. Faute de pouvoir donner aux plus démunis, on peut donc offrir sa pauvreté à Dieu pour telle personne ou telle cause. Le Dieu des chrétiens est un Dieu d’amour. Il ne veut jamais le mal, qui est, d’après nos croyances, l’œuvre du diable. Mais d’un grand mal, Dieu peut tirer un plus grand bien si nous mettons notre confiance en Lui. Ainsi, toute offrande, aussi modeste soit-elle, est d’une grande valeur aux yeux de Dieu. Jésus montre l’exemple en offrant Sa Passion et Sa mort pour nous sauver. Dieu souffre avec nous et nous rejoint dans notre pauvreté. Mais s’Il le fait, ce n’est pas pour en rester à ce constat déprimant. Jésus offre Sa mort pour communier à nos souffrances, puis Il ressuscite pour que nous ayons la Vie en plénitude. 😊 Dieu nous aime. Il ne fait pas de différence entre les riches et les pauvres. Aux yeux du Seigneur, la modeste offrande d’une personne en situation de précarité vaut autant, sinon plus, que les millions versés par un footballeur professionnel à une association humanitaire. Jésus Lui-même nous le dit très clairement :

« Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : ˝Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.˝ » (Mc 12, 41-44)

En somme, pourquoi faire l’éloge de la pauvreté ? Cette dernière reste un mal à combattre. Quand elle nous tombe dessus, ne nous laissons pas abattre ! Battons-nous pour nous en sortir tout en voyant les aspects positifs qui peuvent se dégager de cette situation dramatique ! 😊

Jean O’Creisren


[1] Sur ce blog, les citations bibliques sont tirées du site de l’AELF.


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Faut-il enseigner les gros mots aux étrangers ?

« Nul ne maîtrise une langue s’il n’en connaît tous les niveaux. » Cette citation de Jean Maire de Dupont, fondateur de la gromologie, nous permet d’introduire une question à la croisée de la didactique et de la linguistique.

En effet, enseigner le langage vulgaire est-il utile aux personnes qui apprennent un idiome ? Est-ce au contraire une insulte à la beauté d’une langue ?

La question est loin d’être tranchée. Elle me rappelle un débat sur le sujet que j’ai eu avec une amie il y a une dizaine d’années. Par quelques anecdotes, je vais apporter quelques éléments de réponse à cette problématique qui est loin d’être tranchée…

Faut-il enseigner les gros mots aux étrangers ? Une question existentielle qui suscite de vifs débats…
  • Apprendre des gros mots dans une langue étrangère est motivant

Il y a quelques années, j’ai donné des cours de français à de jeunes Palestiniens dans le cadre d’une mission de coopération avec l’association AED. Trois élèves devaient effectuer un montage vidéo sous notre surveillance. Cela mettait un temps fou. Pour les motiver, je leur ai dit : « si vous avez terminé dans deux heures, je vous fais un cours sur les gros mots en français ! »

Bien évidemment, cela a rendu leur travail très efficace. J’ai donc pu leur enseigner quelques insanités dans la langue de Rabelais. Mon collègue a pris une photo – que je n’ai malheureusement jamais pu récupérer – où je montrais dans une attitude très professorale un mot écrit au tableau, que la bienséance m’empêche de reprendre ici.

Les élèves nous ont raconté une anecdote en retour. Un mot très courant dans l’arabe vulgaire du Levant est shermout. Ce vocable signifie « salaud ». Lors d’un voyage de classe à Paris, ces jeunes Palestiniens ont enseigné ce terme à leur correspondant. Ce dernier répétait donc « shermout, shermout, shermout ! » lors de cette première soirée d’accueil. La mère de cet hôte parisien a donc demandé à son fils : « mais que veut dire ce mot arabe ? » Et le jeune homme de répondre : « Ça signifie « bienvenue » ! » Le lendemain, nos amis palestiniens sont partis visiter la ville-lumière. De retour chez leur correspondant, ils se sont fait accueillir avec un franc sourire par la mère de ce dernier, qui leur dit « Shermout ! »

  • On retient facilement les gros mots

Eh oui : si vous apprenez une langue, vous retiendrez facilement ce qui n’est pas à sortir devant n’importe qui… pour le meilleur et pour le pire !

Il y a une bonne dizaine d’années, j’étais en colocation avec un ami chinois, que nous appellerons Wei. Il apprenait le français dans l’optique d’étudier en France une fois le niveau B2 validé. Il n’était pas excellent en langues, mais ses bonnes compétences interpersonnelles lui permettaient de bien progresser au contact des natifs. Il avait beaucoup d’humour et s’amusait à sortir à n’importe qui les bêtises que nous lui apprenions.

Par exemple, lorsqu’il est allé louer un vélo de la ville, la fonctionnaire municipale, âgée d’une quarantaine d’années, lui a demandé s’il se plaisait en France. Il a donc répondu : « Oui, ça roule ma poule ! »

Invité chez moi pour fêter Noël, il était ravi de commenter l’évier qui fuyait : « c’est la flotte ! ». Quand nous sommes partis dans la voiture pour aller à la messe, il a commenté : « on va dans la bagnole ! » Et en ressentant le climat hivernal, il s’est exclamé à la sortie de la célébration : « ça caille ! »

Je vous laisse imaginer tout cela avec l’accent mandarin…

Lors d’un repas dans une famille très chic, la maîtresse de maison a proposé à Wei de se resservir. Il a répondu avec enthousiasme : « Ah oui, je kiffe, c’est exquis ! »

Nos autres colocataires me reprochaient d’apprendre à Wei uniquement le langage familier et vulgaire. J’ai donc essayé de lui enseigner le niveau de langue soutenu.

Avec Wei et un autre ami, nous avons fait un footing un jeudi matin par -10°C. C’est à cette occasion que je lui ai appris l’expression « ça caille ! » Mais je lui ai également appris le verbe « surplomber » lorsque nous pouvions admirer le lac depuis une butte surélevée. Je lui ai aussi demandé de retenir l’adjectif « pittoresque » lorsque nous admirions une belle vue sur un paysage rocheux. Eh bien, sur les trois, il n’a retenu que « ça caille ! »

Cela prouve que l’on retient mieux les gros mots que les autres termes.

Et j’ai pu en faire l’expérience, moi aussi. En tant que linguiste passionné, vous imaginez bien que j’ai profité de cette année de colocation pour apprendre quelques mots de mandarin. Et bien évidemment, je n’ai pas appris que des vocables châtiés…

Wei a poursuivi ses études dans une autre ville et j’ai également suivi mon chemin là où la Providence m’a mené. Mais nous avons toujours gardé contact. Un jour, je suis allé le voir dans le pays étranger où il réside maintenant. Nous nous sommes retrouvés le premier soir dans un restaurant chinois, en compagnie de celle qui est aujourd’hui son épouse. Comme il n’y avait pas de table disponible pour nous au début, nous avons patienté au comptoir à déguster des chips de crevettes. Nous étions juste à côté de la cuisine. Comme dans beaucoup de restaurants chinois, le personnel était d’origine chinoise. J’ai alors répété à l’amie de Wei tout ce que ce dernier m’avait appris. Mon ancien colocataire m’a supplié de parler moins fort, car de tout ce que je disais, seuls les gros mots étaient prononcés correctement et le personnel en cuisine comprenait parfaitement les grossièretés que je criais à tue-tête.

Wei retenait mieux les gros mots français que le langage soutenu. Je prononçais mieux les insanités que les autres termes de mandarin… Il est évident que notre cerveau apprend mieux le niveau de langue familier. Cela n’est pas toujours une bonne chose, car le contexte ne nous permet pas toujours de briller par notre science…

  • Est-ce une insulte à l’élégance de la langue française ?

Faut-il enseigner les gros mots aux étrangers ? Comme je l’écrivais au début de cet article, une controverse à ce sujet m’opposait à une bonne amie, lorsque nous étions étudiants. Elle me soutenait que les étrangers apprennent le français pour l’élégance de notre belle langue. Par conséquent, il ne fallait pas dénaturer ce prestige, de son point de vue.

Mais n’oublions pas que la vulgarité fait également partie de notre idiome. Rabelais est sans conteste l’un de ses pères fondateurs. Néanmoins, sa plume est assez fleurie…

La richesse du français s’applique aussi aux 6000 à 7000 langues qui font la diversité de notre humanité. Il y a quelques années, j’ai eu la chance de travailler au sein d’une entreprise dont les ressources humaines étaient très internationales. L’un de mes collègues guinéens nous y a appris quelques merveilles de sa langue natale. Mais quand on ne sait dire que « bunnaru », « kanaro », « foytougol » ou « lebol bunna » en fulfulde, ça limite les conversations…

Un autre de mes collègues, d’origine kabyle et d’un tempérament très blagueur, était invité à l’anniversaire de cet ami guinéen. Lorsque celui-ci déclamait son discours, l’Algérien applaudissait avec les autres en criant : « Foytougol ! Foytougol ! Foytougol ! », ce qui signifie « Péter ! Péter ! Péter ! »

Évidemment, les jeunes femmes peules qui entouraient ce farceur étaient très choquées de voir que la poésie de leur langue était réduite à ce verbe trivial…

Dans quelle mesure la vulgarité insulte-t-elle la beauté du français ou de n’importe quel idiome ? Dans quelle mesure honore-t-elle, au contraire, sa richesse ? La question restera éternellement ouverte…

En somme, faut-il enseigner les gros mots aux étrangers ? Chacun est libre de répondre comme il l’entend…

Quant à ce débat avec cette amie, il s’est terminé par la rédaction de mon tout premier exercice de style : « Les jurons distingués ». C’est à partir de là qu’a germé l’idée de mon blog. Si vous le souhaitez, vous pourrez lire cette première production littéraire sur ce lien… 😉


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« No lo volveré a hacer más » de Ska-P (paroles en français)

Chistes franceses

Si vous n’avez pas la tête à lire, vous pouvez aussi vous fendre la poire avec des vidéos d’humoristes. Personnellement, je suis assez fan de caméras cachées, notamment celles de Rémi Gaillard. Bon, il ne fait pas toujours dans la finesse, mais les vidéos suivantes sont assez passe-partout :

Dans la série des humoristes qui me font beaucoup rire, on ne présente plus les Inconnus. Pour moi, le plus drôle de leurs sketchs est « La Révolution ». Mais « Youpi matin », « La famille en plomb » et « Les sectes » ne sont pas mal non plus dans leur genre… 😉

Dans un autre style, Rowan Atkinson est un grand maître du rire, avec son fameux personnage de Mr Bean. Pour ceux d’entre vous qui parlent allemand, je pense que vous rigolerez bien en regardant cette vidéo. Nathanaël Rochat complète l’humour relatif à cette langue germanique dans cette chronique.

Parmi les films que je trouve très drôles, Tais-toi, de Francis Veber, est disponible en libre accès sur YouTube. Jean Reno et Gérard Depardieu forment un duo incomparable de gangsters hors normes. Même si l’image est de mauvaise qualité pour des raisons commerciales évidentes, vous pourrez bien vous marrer en visionnant ce long-métrage sur ce lien.

Eh oui : rire, c’est important ! Il est aussi prouvé scientifiquement que la prière (quand elle s’adresse à un Dieu aimant et protecteur) est un moyen efficace pour améliorer sa santé physique et mentale. Plus d’informations sur ce lien.

😂Bonne rigolade à vous tous en 2022 !😂

Jean O’Creisren

Crédits image : https://www.freepik.com/free-photo/laughing-couple-with-wine-notebook_1891957.htm

Qu’est-ce que la liberté ?

Qu’est-ce que la liberté ? Cette question a été posée par de nombreux philosophes. De Descartes à Sartre, en passant par la philosophie des Lumières, ce sont surtout des penseurs modernes qui ont tenté de la définir.

En France, la devise de notre république est « Liberté – égalité – fraternité ». Nous, citoyens de la patrie des droits de l’homme, comment comprenons-nous ces concepts ?

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Voici la définition de la liberté que propose le dictionnaire Larousse :

Liberté. nom féminin (latin libertas, -atis)

1. État de quelqu’un qui n’est pas soumis à un maître : Donner sa liberté à un esclave.

Synonyme : affranchissement. Contraires : esclavage – servitude

2. Condition d’un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté : Liberté politique.

Synonymes : autonomie – indépendance. Contraires : colonisation – occupation – soumission

3. Droit reconnu par la loi dans certains domaines, état de ce qui n’est pas soumis au pouvoir politique, qui ne fait pas l’objet de pressions : La liberté de la presse.

4. Situation de quelqu’un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé : Avoir sa liberté de pensée.

Synonymes : faculté – latitude – licence – pouvoir. Contraires : assujettissement – contrainte – subordination

5. Possibilité d’agir selon ses propres choix, sans avoir à en référer à une autorité quelconque : On lui laisse trop peu de liberté.

Synonyme : indépendance. Contraires : dépendance – intégration

6. État de quelqu’un qui n’est pas lié par un engagement d’ordre contractuel, conjugal ou sentimental (…).

7. Temps libre, dont on peut disposer à son gré : Ne pas avoir un instant de liberté.

Synonymes : disponibilité – loisir. Contraires : activité – occupation – travail

8. État de quelqu’un ou d’un animal qui n’est pas retenu prisonnier : Un parc national où les animaux vivent en liberté.

Contraires : captivité – claustration – détention – emprisonnement – incarcération

9. Situation psychologique de quelqu’un qui ne se sent pas contraint, gêné dans sa relation avec quelqu’un d’autre : S’expliquer en toute liberté avec quelqu’un.

Synonyme : franchise

10. Manière d’agir de quelqu’un qui ne s’encombre pas de scrupules : Être blâmé pour la liberté de sa conduite.

Synonymes : dérèglement – désinvolture – familiarité – impertinence – irrévérence – laisser-aller – sans-gêne

11. Écart d’une interprétation, d’une adaptation, etc., par rapport aux faits réels ou au texte original : Une trop grande liberté dans la traduction.

12. État de ce qui n’est pas étroitement contrôlé, soumis à une réglementation sévère : Instaurer la liberté des prix industriels.

13. Caractère de ce qui relève de l’initiative privée : Liberté d’entreprise.

Jeux

14. Nom donné, pendant la Révolution, à certaines figures des jeux de cartes qui remplaçaient les reines.

Source : Larousse.fr

Comme le montre cette définition, la liberté est un concept très large. Selon les philosophes, les approches sont diverses. Dans cet article, je vous propose de réfléchir à la notion de liberté sans vous donner de réponses toutes faites. Je vais vous proposer quelques citations suivies de questions ouvertes. Vous pourrez y répondre (ou non) en toute liberté, suivant les idées que la lecture de ces textes feront accoucher en vous.

Je vous précise juste que ces citations sont majoritairement extraites de la Bible. Sentez-vous libre de réaliser ou non cet exercice. Sentez-vous libre de répondre aux questions posées comme vous l’entendez. 😊 Si vous ne souhaitez pas vous pencher sur ce point de vue chrétien, mais voulez en savoir plus sur la notion de liberté en philosophie, je vous invite à consulter ce lien.


Qu’est-ce que la liberté ?

« Situation psychologique de quelqu’un qui ne se sent pas contraint, gêné dans sa relation avec quelqu’un d’autre » (l’un des sens donnés par le Larousse)

Pistes de réflexion :

  • Suis-je libre de mener ma vie comme je l’entends ? Suis-je soumis à des pressions extérieures ?
  • Si oui, ces pressions sont-elles bonnes pour moi ou m’empêchent-elles d’être heureux (heureuse) ?
  • Mes relations avec telle ou telle personne sont-elles saines ? M’édifient-elles dans la liberté ou m’emprisonnent-elles ?

« La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 31-36)

Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres.

Pistes de réflexion :

  • Si je demeure fidèle à la parole de Dieu, je suis Son fils (ou Sa fille) et je suis libre. Dans quelle mesure suis-je fidèle à cette parole ? Qu’y a-t-il de beau dans ma vie ? Qu’est-ce qui fait que je suis libre ? Qu’est-ce qui fait que je me sens comme un fils ou une fille de Dieu ?
  • Nous sommes tous à la fois aimés de Dieu et sous l’emprise du péché. De quel(s) péché(s) suis-je esclave ?
  • En m’appuyant sur la parole de Dieu, sur des conseils qu’on m’a donnés et/ou sur le bon sens, que puis-je faire pour sortir de l’esclavage de mon péché ?

Liberté dans l’Esprit Saint (2 Corinthiens 3, 17)

« Or, le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté. »

Pistes de réflexion :

Est-ce que j’arrive à reconnaître la voix de l’Esprit Saint ? Si oui, est-ce que je me laisse guider par Lui ? Ai-je au contraire tendance à résister ? Pourquoi ? Ai-je conscience que, si Dieu m’appelle à quelque chose, c’est parce qu’Il m’aime et parce qu’Il sait que ce chemin me rendra libre et heureux (heureuse) ?


Oser annoncer Jésus (Mc 6, 7-13)

En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ; 
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. 
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, 
mais seulement un bâton ; 
pas de pain, pas de sac, 
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 
    « Mettez des sandales, 
ne prenez pas de tunique de rechange. » 
    Il leur disait encore : 
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, 
restez-y jusqu’à votre départ. 
    Si, dans une localité, 
on refuse de vous accueillir et de vous écouter, 
partez et secouez la poussière de vos pieds : 
ce sera pour eux un témoignage. » 
    Ils partirent, 
et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 
    Ils expulsaient beaucoup de démons, 
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, 
et les guérissaient.

Pistes de réflexion :

  • Suis-je assez libre pour oser parler de Jésus autour de moi ? Ai-je assez de lâcher-prise pour évangéliser sans craindre le jugement des autres ?
  • Si j’ose, est-ce que je m’y prends comme il faut ? Si je n’ose pas, qu’est-ce qui me freine ?
  • Comment fais-je pour aborder le sujet ? Ai-je pris le temps de me former à l’évangélisation ?

Cette proposition de méditation biblique sur la liberté est tirée du carnet de l’édition 2021 du pèlerinage sur les pas du bienheureux Noël Pinot. La constitution du corpus et la formulation des question ont été réalisées par Jean O’Creisren.

Qu’est-ce que la liberté ?

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7 astuces pour lutter contre la dépression

Vous vous sentez triste ? Rassurez-vous : cela peut arriver à tout le monde ! 😊 Mais il existe plusieurs façons d’être déprimé. Vous avez parfois des coups de blues passagers ? Vous souffrez actuellement d’une dépression sévère ? Vous pâtissez d’un état dépressif chronique ?

Photo de Jill Wellington sur Pexels.com

Comment lutter contre une dépression, un coup de blues passager ou une tendance dépressive chronique ?

Voici quelques conseils pour vous en sortir… Ils vous seront plus ou moins utiles suivant la situation que vous traversez. À vous de voir ce qui vous convient le plus…

Avant tout, je tiens à préciser que je ne suis ni psychologue ni psychiatre. Je suis juste une personne qui a déjà traversé des moments très difficiles. Mes 7 astuces sont donc basées sur mon expérience de la vie. Elles sont pour vous : à vous de choisir ce qui est à prendre ou à laisser ! 😊

  1. Vous faire soigner

À partir de quand faut-il se faire soigner ? Si vous avez juste un coup de blues passager, peut-être faut-il vous concentrer sur les conseils suivants. Mais si vous pensez sérieusement au suicide, ou si d’autres symptômes font état d’une véritable maladie, il est important d’aller voir un professionnel. Pour savoir si vous devez consulter un psychiatre, je vous invite à lire cet article.

Je connais des personnes qui souffrent d’une maladie psychique assez flagrante. Mais, comme elles ne font pas confiance à la médecine, leur état s’empire. Elles sont inaptes à s’insérer dans une vie professionnelle stable. Elles se trouvent également très seules car leur comportement fait fuir les autres. Or ces personnes ont une valeur inestimable et pourraient être bien plus heureuses si elles se faisaient suivre. 😊

Évidemment, aller voir un psy peut faire peur. Mais dites-vous que ça arrive à énormément de monde. Or, comme la maladie mentale est un sujet tabou, les gens concernés ne le crient pas sur les toits. Il est d’ailleurs recommandé de ne pas trop en parler. Cela est important pour que votre entourage porte sur vous un regard positif. Et ce regard bienveillant vous aidera à guérir…

Bien sûr, les médicaments peuvent avoir des effets secondaires. Mais ils sont là pour régler une déficience passagère ou durable dans la biochimie de votre cerveau. Et ce problème d’hormones ou de neurotransmetteurs n’est pas votre faute ! En revanche, vous avez le pouvoir de résoudre cette déficience en faisant confiance à la médecine.

Quant aux effets secondaires, vous avez aussi le pouvoir de les atténuer ! Comment ? En faisant ce que vous pouvez pour aller mieux ! Ainsi, votre médecin pourra baisser progressivement la dose jusqu’au jour où, peut-être, vous pourrez vous passer de traitement… Et pour savoir comment aller mieux, je vous invite à lire les astuces suivantes…

2. Régler vos problèmes

La dépression peut être liée à de nombreux facteurs : prédispositions génétiques, vécu lourd, addictions, deuil, échec professionnel ou amoureux, souffrance vécue avant votre naissance… Mais souvent, elle est liée à un problème que vous avez le pouvoir de résoudre. À vous de prendre le taureau par les cornes !

Par exemple, si vous vivez un échec professionnel, il faudra peut-être réfléchir à vous réorienter. Pour cela, allez rencontrer des conseillers d’orientation et consultez le site de l’ONISEP. Voyez quels métiers vous attirent et lesquels correspondent à ce que vous aimez faire. Allez rencontrer des gens qui les exercent… Soyez vraiment actif dans votre démarche ; cela vous fera un bien fou ! Bien sûr, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un coach ou un psychothérapeute si besoin ! 😉

Parfois, le problème à résoudre est plus léger. Il y a quelques années, j’avais quelque chose à me reprocher envers quelqu’un. Et je pensais que cette personne m’en voulait. Je faisais régulièrement des cauchemars où elle s’énervait contre moi. Jusqu’au jour où j’ai eu le courage d’aborder le sujet en face-à-face avec elle. Ça n’a pas été facile, mais c’était nécessaire. Finalement, cette personne ne m’en voulait pas et mes cauchemars ont cessé du jour au lendemain. Dans ce cas précis, il n’était pas nécessaire de me faire suivre, mais juste de prendre le taureau par les cornes.

3. Faire des activités qui vous font du bien

La dépression se traduit par une grande tristesse. Elle résulte d’un manque de dopamine, qui est l’hormone du plaisir. Pour résoudre ce problème, faites des activités qui vous font du bien !

Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Personne ne peut répondre à votre place ! En ce qui me concerne, traduire me fait un bien fou lorsque je suis déprimé. Mais si vous n’aimez pas traduire, ça ne sert à rien de vous y forcer…

Quoi qu’il en soit, je vous conseille de pratiquer des activités édifiantes, dont vous pourriez être fier après coup. Il est prouvé que le sport est bon pour le moral. Mais pratiquez un sport qui vous convient. Si vous êtes en dépression sévère, je vous conseillerais plutôt un sport individuel. En effet, le risque d’un sport d’équipe est de se comparer aux autres. Si vous êtes excellent en foot ou en basket, pas de souci ! Vous excellerez même si vous êtes déprimé ! 😊 Mais si cette pratique sportive n’apporte que comparaisons et reproches de la part de vos coéquipiers, vous n’avez pas besoin de cela en ce moment. Prenez soin de vous !

L’art peut aussi avoir des vertus thérapeutiques intéressantes. L’art thérapie est une solution parmi d’autres. Si vous avez développé des talents artistiques, vous pourrez aussi les exercer de manière autonome. Créer permet de se libérer.

Ayant traversé une dépression sévère il y a quelques années, je me souviens être tombé sur un dessin original que j’avais réalisé auparavant. Je me suis dit : « Moi, j’ai été capable de faire ça ? » Quand on est déprimé, on se sent nul. Si c’est le cas, vous avez besoin de voir les belles choses que vous avez déjà produites. Vos réalisations – artistiques ou autres – vous aideront à retrouver votre fierté et votre confiance en vous !

Le travail manuel peut aussi vous aider. Par exemple, certaines personnes peuvent se ressourcer par le jardinage. De manière générale, je pense que le contact avec la nature peut faire du bien à tout le monde.

Enfin, n’hésitez pas à stimuler vos capacités intellectuelles ! Vous êtes littéraire ? Écrivez des nouvelles, de la poésie ou que sais-je encore ! Vous êtes matheux ? Enchaînez les calculs et les sudokus ! Vous voulez apprendre une langue ? Utilisez une méthode en autodidacte pour progresser ! Lors de ma dépression sévère, j’ai appris les bases du portugais avec la méthode ASSIMIL. Travaillez dans les domaines où vous êtes bon ! Cela vous mettra en situation de réussite. Cela vous motivera et vous redonnera confiance en vous ! 😊

4. Prendre le temps de rire

Parmi les activités qui font du bien, rire est bénéfique pour tout le monde ! Il y a un an, j’ai frôlé le burn-out. J’aime beaucoup mon métier, mais quand on a trop de travail et qu’on dort peu, le corps finit par saturer. À cela s’ajoutaient certains problèmes personnels sur lesquels je ne m’étendrai pas. Pendant une semaine, j’ai travaillé sans aucun goût. Je récupérais mes heures de sommeil. Je buvais du café pour me stimuler et j’effectuais des tâches administratives très rébarbatives. J’avais un délai impératif à respecter et cela m’obligeait à me bouger. Mais ce qui m’a vraiment fait sortir de cette semaine compliquée, ce fut une discussion avec un ami. Celui-ci avait bu et fumé quelques substances dont je ne souhaite pas faire la promotion. Mais ce qu’il me racontait à cause de cela était vraiment très drôle. J’ai passé la soirée en mode fou rire et le moral est revenu instantanément.

Depuis, j’utilise le rire comme remède privilégié dès que j’ai un coup de blues. Entre autres, j’ai déjà regardé un certain nombre de caméras cachées hilarantes. Si vous souhaitez vous marrer un bon coup, vous pouvez lire les blagues que vous trouverez sur ce lien. Si cela vous intéresse, vous trouverez l’ensemble de mes articles humoristiques ainsi que quelques vidéos drôles en cliquant ici.

Surtout, lisez ou visionnez quelque chose qui correspond à votre type d’humour. Des Visiteurs à La Grande Vadrouille, des Inconnus à Gad Elmaleh, de The Big Bang Theory à H, les artistes et les productions sont aussi variés que les goûts du public… 😉

5. Prier

Dieu existe-t-il ? À titre personnel, je suis convaincu que oui. Mais l’objet de cet article n’est pas de vous convertir ! Si vous souhaitez vous lancer dans un débat théologique, je vous invite à lire ce texte. Sinon, vous pouvez lire ce passage sur la 5e astuce sans nécessairement y adhérer, ou passer directement à la suivante… 😉

Que Dieu existe ou non, il est scientifiquement prouvé que prier sécrète de la dopamine et vous aide à lutter contre la dépression. Et ce, quels que soient votre dieu et votre religion.

Par ailleurs, la plupart des religions condamnent le suicide. Pendant des siècles, l’Église catholique a refusé les sépultures religieuses aux personnes qui se donnaient la mort. En effet, elles étaient considérées comme homicides envers elles-mêmes. L’Église considéraient donc qu’elles mouraient en état de péché mortel et se condamnaient à l’enfer. Cela devait être très difficile à vivre pour les proches des suicidés. Quelle tristesse d’imaginer qu’un être cher doive souffrir pendant l’éternité pour un acte posé à un instant donné, parfois après une vie irréprochable ! Heureusement, le discours de l’Église a évolué. Un jour, la science a découvert les facteurs médicaux qui poussent certaines personnes à passer à l’acte. Pour appuyer sa doctrine, l’Église se base sur ce que dit la science. Aujourd’hui, elle prie pour les personnes qui ont mis fin à leurs jours. Elle laisse Dieu seul juge de ces âmes et espère leur salut. 😉

Pourquoi vous raconter cela ? Je connais quelqu’un qui souffrait d’une dépression sévère. La tentation du suicide était très grande. Le rendez-vous chez le psychiatre n’allait avoir lieu que dans quelques jours et cette personne pouvait passer à l’acte d’un moment à l’autre. La seule chose qui l’empêchait de se donner la mort était la peur d’aller en enfer. Cette personne se disait : « Je souffre énormément. J’ai deux options : soit je me bats et je m’en sortirai peut-être soit je me suicide et cette atroce souffrance durera pour l’éternité ». Aujourd’hui, cette personne est guérie. Elle a vécu de très belles choses depuis cette période noire et ne regrette pas d’avoir choisi la vie ! 😊

Ainsi, le discours que tenait l’Église pouvait sembler très dur. Mais il avait sans doute des vertus dissuasives radicales. Encore aujourd’hui, les gens se suicident beaucoup moins dans les pays très religieux.

Cependant, si vous vous trouvez un jour dans la situation de cette personne, n’attendez pas votre prochain rendez-vous de psy ! Ne prenez pas le risque de passer à l’acte, mais appelez les urgences (15) ! Vous non plus, vous ne regretterez pas d’avoir dit oui à la vie !

6. Vous entourer de personnes positives

C’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît les vrais amis. Quand tout va bien, tout le monde vous aime. Mais quand les choses vont mal, beaucoup de gens vous fuient. Seules restent les personnes sur qui vous pouvez vraiment compter.

La dépression vous fragilise. Vous avez besoin de personnes qui vous aident à aller mieux. Vos proches vous aiment, mais ne sont pas toujours adroits. Les personnes négatives ne vous aideront pas à sortir de votre noirceur. Entourez-vous de personnes positives ! 😊😊😊

Parfois, on essaie de vous tirer vers le haut de manière maladroite. Si une personne pleine de bonne volonté vous fait la morale, fuyez-la ! L’un des symptômes de la dépression est la culpabilité. Si quelqu’un vous fait culpabiliser, cela ne vous boostera pas mais vous enfoncera.

Entourez-vous plutôt de personnes délicates et souriantes. De personnes qui peuvent vous faire voir ce qu’il y a de beau en vous. Souvent, elles vous comprennent car elles-mêmes ont vécu les épreuves que vous traversez.

Certaines personnes en situation de handicap mental sont surdouées de la relation. Elles peuvent donc vous faire beaucoup de bien par leur simple présence. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire cet article.

Mais attention : certaines personnes souriantes sont malintentionnées ! En particulier, les sectes ciblent les gens qui souffrent de dépression. Elles vous attirent, vous aident apparemment à trouver le sens de votre vie. Et parfois, vous avez l’impression de guérir de cette maladie psychique. Mais vous êtes manipulé, on vous coupe de vos relations, on vous pompe votre argent et vous devenez esclave d’un système totalitaire. Lors de ma dépression sévère, je me suis retrouvé à attendre à un arrêt de tram. Des témoins de Jéhovah discutaient à côté de moi. Je me disais : « Ils sont souriants ; ils ont l’air heureux, contrairement à moi. » J’avais envie d’aller leur parler. Mais je connaissais leur astuce et je savais que j’étais vulnérable à ce moment-là. J’ai donc refusé de tomber dans leur piège et je ne regrette pas d’être resté catholique.

7. Aider votre prochain

C’est aussi prouvé : faire du bien à autrui rend heureux ! L’un des symptômes de la dépression est l’égocentrisme. On se compare toujours aux autres, on est très préoccupé par soi, on focalise sur ses propres échecs. L’égocentrisme n’est pas l’égoïsme. Mais donner vous tourne vers les autres et vous aide à redonner un sens à votre vie. D’un point de vue psychologique, donner est aussi vital que recevoir.

J’ai un ami qui est très alcoolique et qui a touché à toutes les drogues. Il n’a pas travaillé depuis des années. Ces substances lui ont tant abîmé le cerveau qu’il a pu passer du RSA à l’allocation adulte handicapé (AAH). Il est sous curatelle renforcée. Il vit dans des conditions d’hygiène déplorables. Il complète ses revenus en faisant la manche, afin de pouvoir payer ses bières et ses « dettes de shit ». Chaque mercredi, l’Udaf lui donne accès à une somme d’argent. Il en profite donc pour acheter une bouteille de vodka, se prend une cuite puis finit par appeler les urgences car il veut se suicider.

Lorsqu’il est dans cet état, cet ami a honte de lui-même et se sent inutile. RSA, AAH, mendicité : il ne vit que de ce que lui donnent les autres. Ce dont il a besoin, c’est de donner à son tour. Depuis quelques temps, il fait du bénévolat auprès de personnes en difficultés. J’ai pu observer qu’il boit moins et semble plus heureux.

Cependant, je peux vous assurer que cet ami est vraiment utile. Il m’a déjà rendu de nombreux services. Et quand il est de bonne humeur, il peut être très drôle. À longueur de journée, il aide certainement les gens qu’il croise à lutter contre leurs coups de blues, voire leur dépression… Si vous vous dîtes que vous ne servez à rien, sachez que ce n’est pas vrai ! Vous faites certainement beaucoup de bien autour de vous sans même vous en rendre compte. 😊

Aider les autres vous décentrera de vous-même. Vous serez également fier de vous. Vous retrouverez confiance en vous et vous irez beaucoup mieux ! Si vous souhaitez vous impliquer dans des associations caritatives, je vous invite à lire cet article.

Petit bémol néanmoins ! Si vous êtes une personne très altruiste, pensez aussi à vous protéger ! Si vous donnez sans cesse à des personnes qui profitent de vous et ne vous rendent jamais la pareille, il faut apprendre à dire non ! Dans ce cas, prenez soin de vous et appliquez les 6 autres astuces en priorité ! 😉 Par ailleurs, aidez les autres d’une manière qui vous convient ! Si vous n’êtes pas à l’aise avec les enfants, n’allez pas donner des cours particuliers. Si vous avez peur des SDF, n’allez pas faire des maraudes. Choisissez un service qui est à votre portée et qui vous fait du bien. Prenez soin des autres tout en prenant soin de vous !

Voilà ce que je peux vous dire sur les remèdes pour lutter contre la dépression. Bien sûr, ce n’est que mon point de vue. Il n’est pas exhaustif. Peut-être avez-vous des choses à partager sur le sujet… Dans ce cas, vos commentaires sont bienvenus !

Jean O’Creisren


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