« Alí El Magrebí » de Ska-P (paroles en français)

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « Alí El Magrebí » (Ska-P – 1994) :

Ali le Maghrébin

Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis Ali,
ce pauvre malheureux de la chanson d’à côté
qui s’est fait choper avec du haschich.
Ali, Ali, Ali le Maghrébin.
Un triste jour, j’ai décidé
de fuir la misère,
en traversant la frontière
pour arriver dans ton pays.


Contre le vent et à travers la mer, Ali !!!


Mes rêves sont devenus réalité, je vais arriver.
Je veux juste travailler, je ne demande pas de charité, mais seulement une opportunité.
Ali, Ali, Ali le Maghrébin, j’ai passé le détroit sans douter,
en risquant ma vie, en laissant ma famille, pour pouvoir, un jour, rentrer.


Contre le vent et à travers la mer, Ali !!!


À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid
Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali,
à l’approche de l’an 2000, Ali
essaye de survivre.
Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali,
le ciel pleure sur toi, Ali,
perdu dans ce pays.


Plus de six jours sans manger, que vais-je faire ?
Je n’ai pas d’endroit où dormir, je ne pourrai pas résister.
Putain, je ne sais pas ce qu’il se passe ici…
Allah, Allah, aide-moi Allah,
comme ce Ramadan est long !
Personne ne me donne de coup de main alors que nous sommes frères.
Ton ancêtre est maghrébin.

Je crie au vent pour que m’aide Allah, Allah !

À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid
Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali,
à l’approche de l’an 2000, Ali

essaye de survivre.
Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali,
le ciel pleure sur toi, Ali,
perdu dans ce pays.

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P

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Ah, Angers ! Cette ville où il fait si bon vivre ! De Joachim du Bellay aux enquêtes sur la qualité de vie en passant par le journal espagnol El País, tout le monde vante la « douceur angevine »…

Mais savez-vous qu’en Anjou, on parle aussi un français un peu différent ? Ce phénomène est observé par la linguiste Henriette Walter dans L’aventure des langues en Occident. La professeure émérite à Rennes-II remarque que le patois angevin a disparu, mais qu’il a laissé des traces sur le parler du Maine-et-Loire. Nous allons voir quelques exemples…

Baner :

Ce verbe signifie « pleurer » ou « crier ». Quand j’étais en primaire, mes camarades et moi utilisions ce terme de manière très courante, comme nous aurions dit « chialer ». En jour, j’étais en train de discuter avec des cousins d’Orléans. Je leur ai parlé d’un enfant qui était en train de baner. Ils n’ont évidemment rien compris. Je me suis demandé d’où ils sortaient, pour ne pas saisir un verbe familier si courant. Ce n’est que des années plus tard que j’ai appris que c’est du patois.

Barrer une porte :

Cette expression signifie « fermer une porte à clef ». Il paraît que ça se dit en Anjou, mais je ne l’ai pas souvent entendu.

Berouette / berrouette :

Brouette. Si vous voulez entendre ce mot, venez pratiquer des activités agricoles dans la région !

Bouiner :

Ce verbe signifie « ne rien faire ». On pourrait le comparer à « glander ». Pour demander « qu’est-ce que tu fais ? » (parfois sous-entendu « on t’attend »), on dira : « qu’est-ce que tu bouines ? »

Brâiller :

Au même titre que « baner », on utilisera ce terme pour parler d’un enfant qui pleure de façon sonore.

Crayon de bois :

Suivant les régions, la mine graphite est appelée différemment. En Anjou, ce n’est ni « crayon à papier » ni « crayon gris », mais plutôt « crayon de bois ». Et ce, même lorsque ces fournitures ne contiennent pas un gramme de matière végétale…

Crémet :

Dessert typiquement angevin. Vous en trouverez la recette ici.

Du coup :

Cette expression, qui signifie « par conséquent », est tout à fait française. Mais j’ai l’impression qu’à Angers, on l’utilise plus qu’ailleurs. Moi-même, je ne suis pas épargné…

Goule :

En patois angevin, on utilise « goule » comme on dirait « gueule » en français familier : « je me suis cassé la goule. »

Liaisons en [n] :

En primaire, je remarquais que certains de mes camarades faisaient des liaisons en [n]. Par exemple, au lieu de dire « il en faut encore », ils disaient « y n’en faut encore ». Je pensais qu’il s’agissait d’une erreur d’enfants qui apprenaient à parler. Mais juste après le bac, j’ai fait la cueillette de pommes avec des adultes qui parlaient de cette façon. Depuis, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres personnes s’exprimant ainsi. J’ai donc compris que c’est la façon dont on parle dans les campagnes du Haut-Anjou. Personnellement, je trouve que ça comporte un certain charme…

Patouille :

J’ai souvent entendu ce mot étant enfant. Je viens de découvrir que c’est du patois. En gros, la patouille correspond à un truc visqueux et pas très propre. Par exemple, quand un enfant joue avec de la boue ou mélange des aliments qui n’ont rien à voir. Encore aujourd’hui, je fais de la patouille en compostant mes déchets sur mon appui de fenêtre.

Pigner :

Verbe signifiant « geindre » / « pleurnicher ».

Topette :

Non, non, ce n’est pas une insulte homophobe ! « Topette ! » (parfois orthographié « Tôpette ! ») signifie « Au revoir ! » On utilise cette formule pour prendre congé d’une personne avec qui on est familier.

Pour terminer, je vous propose un petit dialogue plein de clichés pour illustrer la douceur de la langue angevine :

— Pourquoi barres-tu la porte avec cette berouette ?

— Parce que mon gamin est en train de brâiller et qu’on ne s’entend plus !

— Du coup, pourquoi il bane comme ça ?

— Il s’est cassé la goule en faisant de la patouille. Il mettait du Côteaux du Layon dans son crémet et il a glissé dessus…

— Y n’en faut peu, pour faire pigner un môme !

— N’insulte pas mon fils, l’ami ! Et d’abord, qu’est-ce que tu bouines ? Tu ne devais pas descendre la Loire sur ta gabare ?

— Certes ! Je me taille ! Topette !

Pour plus d’informations sur le patois angevin, cliquez ici ou ici !

Voilà pour la leçon de linguistique d’aujourd’hui ! J’espère que ça vous a plu… À bientôt pour de nouveaux articles ! Topette ! 😉

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Voyage en Algérie

Cet été, j’ai eu la chance de partir une dizaine de jours en Algérie. Dans cet article, je vais vous faire part de cette belle expérience. Au programme : photos, anecdotes, culture et humour…

Avant de partir : préparation du voyage

L’Algérie est un pays que je rêvais de découvrir depuis quelques années. Ayant eu l’occasion de tisser des liens plus ou moins étroits avec plusieurs Algériens, soucieux d’améliorer mon niveau d’arabe, j’avais très envie de faire ce voyage. En février dernier, mon ami Ishaq m’a proposé de m’accueillir quelques jours dans sa ville natale, Jijel.

La préparation a été un peu compliquée. Je vais vous épargner les péripéties administratives que j’ai dû traverser pour obtenir mon visa. J’ai aussi dû me faire vacciner contre l’hépatite A et la fièvre typhoïde. En revanche, je n’ai pas pu me faire vacciner contre la rage. J’avais donc interdiction formelle de toucher des animaux.

Selon le site officiel du ministère des Affaires étrangères, la région où j’allais me rendre était fortement déconseillée pour les ressortissants français. En effet, il y aurait encore des groupuscules terroristes pour qui nous serions des cibles privilégiées. Ishaq s’est montré très étonné que je lui dise cela. Il m’a assuré que ça craint beaucoup plus en France, entre les cités et la crise des gilets jaunes qui sévissait à ce moment-là. Je me suis bien gardé d’en parler à ma famille. Mais si je peux vous écrire maintenant, c’est que je suis revenu sain et sauf. 😊

Début juillet, j’étais enfin sûr de pouvoir partir. J’ai donc acheté mes billets d’avion. À l’aller, une escale de 5h20 à Barcelone (entre 0h30 et 5h50 du matin). Au retour, 1h seulement pour changer d’avion et de terminal à Madrid. Je me suis dit à l’avance que j’allais bien rigoler ! 😉

7-8 août : un aller mouvementé…

Je me rends donc en train à l’aéroport de Nantes. 8h à attendre. Heureusement, j’ai de quoi m’occuper : ma méthode ASSIMIL d’arabe, quelques publications du CCFD-Terre Solidaire, ainsi que le livre Azul…, de Rubén Darío. Si vous aimez la bonne littérature, vous apprécierez sans aucun doute ce chef-d’œuvre du modernisme latino-américain. Je ne sais pas ce que donne la traduction en français, mais la version originale en espagnole est un bijou de prose et de poésie, d’un style très édifiant.

Bref, pour revenir à l’Algérie, j’ai la bonne idée de flâner dans le Relay de l’aéroport. J’y achète un mini-dictionnaire d’arabe du Maghreb. On m’a déjà dit que cette langue est assez éloignée de l’arabe littéraire, que j’étudie par intermittence depuis une quinzaine d’années. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point ! En Algérie, même les mots les plus basiques se disent autrement. Par exemple, pour dire merci, on ne dit pas shoukrane (شكراً) mais sahet (صحة), qui signifie « santé » en arabe littéraire. À croire que, quand on n’a pas le droit de boire d’alcool, les joies refoulées de l’apéritif ressurgissent autrement. 😉

C’est sympa de bouquiner, mais au bout de huit heures, on s’embête un peu. Je m’assieds à côté d’une famille lusophone. Mon portugais et un peu rouillé, donc je ne comprends pas tout. J’arrive tout de même à avoir un bref échange avec un enfant qui vient me voir, sous le regard amusé des parents. Puis vient l’heure de m’enregistrer. Une fois passé le contrôle, j’attends à la porte d’où partira mon avion. J’essaie d’aborder les autres passagers français ou espagnol pour passer le temps, sans succès. Heureusement que j’ai Azul… sous la main ! J’espère au moins que je serai à côté d’une personne sympa dans l’avion…

Une fois à bord, je suis sur la même rangée que deux sœurs espagnoles d’une quinzaine d’années. Ni elles ni moi ne sommes à l’aise pour démarrer une grande conversation, mais je profite de leurs joyeuses gamineries. Si tous les adolescents pouvaient être aussi bien dans leur peau, le monde serait bien meilleur !

Une fois arrivé à Barcelone, je me pose dans un café pour prendre un chocolat chaud et écrire. L’aéroport est très beau et de nombreuses boutiques sont ouvertes toute la nuit. Vive le capitalisme ! Vers 3h30, je me dis qu’il est peut-être temps de penser à m’enregistrer. Panique à bord : je ne trouve aucune indication quant à mon vol vers Alger. J’aperçois trois femmes voilées attablées à une autre cafétéria. Je les salue en arabe, puis leur demande en français si elles prennent le même avion que moi. C’est bien le cas. Elles me proposent de m’asseoir avec elles et m’offrent un thé à la menthe. Je viens de passer la frontière culturelle : en Europe, les gens sont individualistes, branchés sur leurs écrans (moi le premier) et peu enclins à parler avec les inconnus. En Algérie, l’individualisme n’existe pas et vous pourrez vous en rendre compte tout au long de cet article…

Une fois dans l’avion, un problème technique nous empêche de décoller. On nous demande de sortir, nous passons les contrôles une nouvelle fois. Puis on nous installe dans un bus censé nous diriger vers notre nouvel aéronef. Richard, le mari anglais de l’une des femmes algériennes qui m’ont si gentiment accueilli, m’explique un peu comment ça se passe au bled. Nous parlons, entre autres, de l’arabe du Maghreb et il me raconte une anecdote à ce sujet. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu des Maghrébins converser dans leur langue maternelle. Au milieu d’une phrase en arabe, on entend quelques mots en français. D’après Richard, lorsque les Algériens vont en pèlerinage à La Mecque, les Arabes d’Orient se moquent d’eux. Ils leur disent : « vous ne devriez pas tourner sept fois autour de la Kaaba, mais de la Tour Eiffel ! »

Le car finit par nous redéposer au terminal, où nous passons les contrôles pour la troisième fois. Autant vous dire que mes compagnons de voyage sont de plus en plus énervés. Finalement, nous nous envolons avec trois bonnes heures de retard. Je parle avec Youssef, mon voisin, un architecte algérien qui vit au Canada. Dans l’avion, les passagers discutent, partagent, blaguent même sur la situation. La culture algérienne est ainsi, mais notre galère commune à l’aéroport nous a également rapprochés…

Ça y est, nous quittons enfin Barcelone ! Nous allons survoler la Méditerranée : seulement du bleu sous nos pieds…
Et nous arrivons à Alger ! One, two, three : viva l’Algérie !

Arrivé à l’aéroport d’Alger, je suis impressionné par le nombre de contrôles douaniers. Aux entrées, aux sorties. On me demande même d’indiquer où je logerai. Et cette partie de l’aéroport n’est pas aussi chaleureuse qu’à Barcelone : pas une boutique, seulement des uniformes bleus. J’arrive dans le grand hall : là, je vois des commerces, certes, mais pas d’Ishaq ! Je le cherche : introuvable. J’essaie de le joindre : mon portable n’a pas de réseau. J’emprunte le portable de quelqu’un : répondeur… Il est environ 10h, j’ai somnolé deux heures maximum dans l’avion et je suis seul dans un pays où je ne connais personne. Bon, déjà, j’ai faim. Je vais donc essayer de trouver à manger. Ce ne sont pas les cafétérias qui manquent à l’aéroport. Mais d’abord, il faut convertir mes euros en dinars. Des changeurs à la sauvette me proposent des opérations au noir. Je me dis qu’ils veulent m’arnaquer, donc je décline poliment, mais fermement. Ils m’indiquent néanmoins l’autre terminal, où se trouve le bureau de change. J’y vais à pied, je suis contrôlé à l’entrée. D’autres changeurs à la sauvette m’abordent. Je réussis enfin à effectuer l’opération auprès de la Banque d’Algérie et j’en profite pour demander si c’est normal que mon portable ne capte aucun réseau. Ils me conseillent à ce niveau. Après quelques péripéties, je réussis enfin à joindre Ishaq par WhatsApp. Il me cherche, inquiet, depuis deux heures. Nous nous retrouvons et il m’explique que j’aurais été largement gagnant en échangeant mes euros au marché noir. En effet, la Banque d’Algérie prend une très grande commission sur les opérations de change.

Nous prenons le taxi pour la gare routière. Les choses qui me frappent sont :

  • le nombre de palmiers qui bordent les routes
  • le code de la route algérien, qui diffère en nombreux points de celui de la France : pas de ceinture de sécurité à l’arrière des voitures, on peut doubler à droite, on peut conduire des deux-roues sans casque, la priorité n’est pas à droite mais à celui qui prend sa place le plus rapidement et le klaxon peut aussi être utilisé en pleine nuit. Mais la grande différence avec mon voyage au Cameroun il y a dix ans est le bon état des chaussées.

Ishaq me demande mes premières impressions sur l’Algérie. Je lui demande ce que j’ai le droit de dire. Il me dit de ne pas m’inquiéter. Ici, les gens sont directs et on peut parler de tout, même de politique et dire tout ce qu’on pense. Je lui annonce qu’on voit que c’est un État très policier. Je remarque que, même en Israël, ce n’était pas à ce point. En sortant du taxi, Ishaq me réprimande en disant qu’on peut parler de tout, certes, sauf d’une chose. Le seul tabou est l’État d’Israël. En Algérie, on peut dire qu’on est contre le gouvernement, qu’on est gay, qu’on est chrétien, qu’on est athée, mais pas qu’on est allé en Israël. Le chauffeur de taxi pourrait très bien informer la police qu’il a entendu un truc pas très clair…

Nous arrivons à la gare routière. Elle est noire de monde car c’est bientôt l’Aïd. Nous attendons quelques heures, puis nous nous embarquons pour Jijel, entre Alger et la Tunisie, dans la région de Petite Kabylie. 7h de trajet en car, rallongées par un problème technique au milieu de nulle part (apparemment un amortisseur qui a lâché). Pour passer le temps, je raconte des histoires belges à Ishaq, qui me fait découvrir l’humour algérien en retour. Contrairement à l’humour français, on ne se moque de personne, mais ça tourne souvent autour de la religion. Voici un exemple de blague :

Un homme va voir un imam pour lui demander de prononcer une fatwa. Il lui dit :

— Cheikh, je trouve ça fatiguant de marcher jusqu’à la mosquée toutes les semaines. Pourrais-tu prononcer une fatwa pour que je puisse regarder le prêche à la télé et prier devant l’écran tous les vendredis ?

Bien évidemment, l’imam refuse, mais l’homme insiste. Le religieux lui répond donc :

— As-tu un frigo, chez toi ?

— Oui.

— Eh bien, si tu tiens à prier devant ta télé, tu peux aussi mettre un drap noir sur ton frigo. Tu tourneras sept fois autour et tu pourras te vanter d’avoir fait le pèlerinage à La Mecque !

Nous arrivons à Jijel vers 2h du matin. Mourad, le frère d’Ishaq, est venu nous chercher en voiture. Il nous conduit vers la maison louée par mon hôte, où son ami Kamel nous attend. Enfin, je vais pouvoir honorer un repos bien mérité…

Vendredi 9 août : journée tranquille à Jijel

Après cet aller tumultueux, une petite grasse matinée s’impose. Il fait très chaud. C’est une chaleur humide et étouffante. Nous devons nous allonger torse nu sur nos matelas, sans draps.

Nous passons l’après-midi à la plage du Grand Phare. Le sable est brûlant et c’est une véritable torture que de marcher pieds nus. Heureusement, l’ombre du parasol permet d’échapper à ce brasier. Ishaq nous apporte des sandwich « frites omelette » (sic en arabe algérien, en roulant le R de « frites »). Comme son nom l’indique, ça se compose de pain, de frites et d’omelette. Ce n’est absolument pas diététique, mais je suis fan du goût. En effet, c’est exactement la même saveur que la tortilla de patatas, mon plat espagnol préféré. Logique : les deux plats se composent des mêmes ingrédients. Enfin, sauf si l’on ajoute des oignons dans la tortilla, mais ceci est un autre débat… 😉

Sur la plage, de nombreuses personnes sont venues passer la journée. Jijel est une ville balnéaire et une grande partie des Algériens y vient pour les vacances. Il y a aussi des binationaux, qui sont facilement repérables puisqu’ils parlent français sans accent. Jijel est l’une des villes les plus conservatrices du pays. Sur la plage, pas de femmes en bikini. Seulement des maillots une pièce, des burkinis, voire des personnes qui se baignent tout habillées. En revanche, pour les hommes, il n’y a aucun problème pour porter le short de bain.

Les eaux sont parfaites : d’une limpidité que les Arabes nomment « safir », c’est-à-dire entre bleu marine et turquoise. Elle est bien chaude et il n’y a aucun problème pour entrer dedans. Le sable se compose de grains plats, qui collent à la peau de manière coriace. Sans doute que les falaises de la région sont constituées d’une roche particulière… Si l’un des lecteurs de cet article est géologue, je serais ravi d’avoir une explication en commentaire. 😊

Comme pour la sécurité routière, les règles de la baignade sont différentes en Algérie. Pas de bouées. Les bateaux à moteur circulent librement parmi les baigneurs. De mon côté, ça me plaît bien car ça fait des vagues…

Quand je ne me baigne pas, je lis Azul… ou les Écrits spirituels de l’émir Abd El-Kader. Pour rappel, ce dernier était un chef de guerre qui a résisté à l’invasion française au XIXe siècle. Après avoir rendu les armes, il a passé le reste de sa vie dans la prière. Il appartenait à un courant de l’islam nommé « soufisme ». Cette branche du sunnisme est alimentée par la philosophie et la mystique. Les soufis sont généralement de grands ascètes qui entrent facilement en dialogue avec les croyants d’autres religions. Tolérants, ils considèrent qu’il y a une part de vérité dans la foi de chacun et qu’il n’est pas nécessaire d’être musulman pour être proche de Dieu.

Après la baignade, nous partons vers le Grand Phare. Cela nous permet d’escalader les rochers et de contempler quelques belles vues de la côte. Voici quelques photos :

Samedi 10 août : des conversations édifiantes

Ce matin, Kamel et son petit frère Mahfoud sont repartis pour Alger. Ishaq et moi sommes donc seuls à la maison. Nous retournons à la plage pour cette nouvelle journée tranquille. J’y rencontre Tareq, un ami de mon hôte qui enseigne la géotechnique à l’université. Tiens, il aurait pu m’expliquer de quelle roche provient le sable de Jijel tout collant !

Nos conversations sont assez édifiantes. Nous parlons notamment de religion. Avec Ishaq, j’ai déjà eu l’occasion de discuter sur le livre d’Abd El-Kader à la maison. Il m’a appris plein de choses sur l’histoire de son beau pays. Sur la plage, j’explique la différence entre les catholiques, les protestants et les orthodoxes. J’aborde des sujets assez techniques, comme la hiérarchie dans l’Église et les démarches des procès de béatification et de canonisation. Eh oui, il faut bien que je justifie pourquoi les catholiques se basent à la fois sur la révélation (la Bible), la tradition (les écrits des pères de l’Église et la vie des différents saints) et le magistère (ce que disent ou écrivent le pape et les conciles). Ishaq et Tareq se montrent intéressés. Même si je suis dans une ville musulmane très conservatrice, je peux affirmer ma foi chrétienne sans aucune crainte. Mes hôtes sont respectueux et font preuve de curiosité. Mais bien évidemment, je dis ce en quoi je crois de manière humble, sans le présenter comme La vérité. Il est aussi recommandé d’éviter les sujets qui fâchent : l’Incarnation et la Trinité. En effet, dans l’islam, Dieu est Un, donc il ne peut pas être Trois Personnes. Jésus n’est considéré ni comme Dieu ni comme le Fils de Dieu, mais uniquement comme un prophète qui n’aurait jamais prétendu être plus qu’un homme.

Le soir, nous allons déguster une glace chez le meilleur glacier de Jijel. Et c’est vrai que c’est un régal ! Je rencontre Mohammed, le cousin d’Ishaq, ainsi que certains de ses amis. Nous avons des conversations très intéressantes sur l’histoire de l’Algérie, du monde arabe, de la France, de l’Espagne et de l’Empire ottoman. Nous pouvons parler de certains sujets sensibles sans langue de bois. Si la France a un réseau diplomatique si étendu, c’est parce que nous évitons d’aborder certains sujets suivant les contextes. Peut-être sommes-nous un peu hypocrites. Mais cela nous permet de vivre plus ou moins en bonne intelligence dans une société où les convictions politiques et religieuses sont très variées. Le seul endroit où nous sommes vraiment francs, ce sont les réseaux sociaux. En Algérie, les gens sont généralement très directs. Cela est sans doute moins un problème dans la mesure où tout le monde a plus ou moins les mêmes convictions. Eh oui, l’individualisme, c’est aussi le fait que chacun pense à sa façon. Or la culture algérienne n’est pas individualiste. Avec ces personnes chez ce glacier, j’ai pu avoir certaines conversations qu’il m’aurait été impensable de tenir en France. Mais je ne vous dirai pas sur quoi… 😉

Dimanche 11 août : Aïd moubarak !

Aujourd’hui, les musulmans du monde entier célèbrent l’Aïd el-Kébir, la fête la plus importante du calendrier islamique. Ils se rappellent le sacrifice d’Abraham (« Ibrahim », en arabe). À cette occasion, chaque famille sacrifie un agneau mâle. Depuis quelques jours déjà, on voit dans les rues des enfants qui jouent avec un jeune bélier. En France, ce serait impensable ! Soit les enfants auraient peur soit les parents auraient peur… Les règles du jeu sont les suivantes : certes, l’animal est voué à être égorgé, mais d’une manière relativement respectueuse. Pendant quelques jours, le mouton est choyé. Les familles le promènent dans la rue, le nourrissent bien. J’ai même vu une photo où un homme se baigne en tenant l’animal dans ses bras. La comparaison vous paraîtra peut-être un peu osée, mais cette image m’a tout de suite fait penser aux parents qui accompagnent à la piscine un jeune enfant qui ne sait pas nager. De fait, les ovins ainsi traités n’ont pas du tout l’air malheureux. Ils sont paisibles, sans aucun signe de stress. L’arme fatale est cachée à leur vue. Le jour J, le mouton doit être égorgé rapidement afin de souffrir le moins possible. Bien évidemment, pour que la viande soit halal (حلال / « licite »), il faut dire le mot magique ! Non, ce n’est pas « merci », mais « bismi-llah » (بسم الله / « au nom de Dieu »). C’est aussi la formule qu’on utilise avant de commencer à manger.

À l’occasion de ce jour important, je suis invité chez les parents d’Ishaq. Je suis accueilli comme un roi. Sa mère a préparé le repas et je suis donc à table avec mon ami, son petit frère Yassin et leur père. Eh oui, dans le monde arabo-musulman, ce sont généralement les femmes qui cuisinent. Lors des repas, les deux sexes sont séparés. Ça vous dérange ? Ça vous semble machiste ? Attention, point de jugement hâtif ! À la fin du repas, tous les hommes débarrassent puis font la vaisselle. Enfin, sauf moi. L’hospitalité est un devoir sacré dans le monde arabe. Les invités sont mis à l’honneur et on ira parfois jusqu’à se priver en cachette pour les accueillir de manière convenable. Après le repas, je prends le café en compagnie d’Ishaq et de sa maman. Nous avons tous les trois une belle discussion sur la religion, devant la télé qui diffuse des programmes spéciaux pour l’Aïd.

En Algérie, la vie n’est pas mixte. Peut-être l’avez-vous remarqué : chaque fois que je sors avec Ishaq, nous retrouvons ses amis hommes. Souvent, c’est l’homme qui travaille et la femme qui gère la maison. Et elle est honorée dans son foyer. Et encore, les femmes travaillent de plus en plus, donc les hommes participent de plus en plus aux tâches ménagères. D’après les Algériens avec qui j’ai pu en discuter, il y a peu de violences envers les femmes dans le pays. C’est sans doute dans le monde hispanophone que ce fléau frappe le plus. Et je connais assez bien ce monde-là pour vous assurer que beaucoup de femmes y sont habillées de manière provocante. Bref, tout l’inverse des codes vestimentaires algériens !

Pendant l’après-midi, je reste me reposer à la maison. Ishaq honore un devoir impératif. Il doit aller visiter les différents membres de sa famille (oncles et tantes) pour leur souhaiter une « Aïd moubarak » (عيد مبارك /« fête bénie »).

Le soir, nous sommes invités chez la famille de Mohammed. Comme à midi, nous mangeons du mouton. La conversation au dessert est très intéressante. Mes hôtes font l’effort de la tenir en français, afin que je puisse suivre.

Nous rentrons assez tard et devons bien nous reposer car une grosse journée nous attend demain…

Lundi 12 août : un voyage d’enfer avec des photos qui envoient du steak…

Aujourd’hui, je pars avec Ishaq et son ami Naaman visiter la Corniche de Jijel. Il s’agit de la côte entre Jijel et Béjaïa. Naaman est commercial. Nous nous embarquons donc dans son camion et entreposons nos affaires entre les articles qu’il vend : du produit vaisselle et des couches.

Nous nous arrêtons sur la Corniche pour prendre quelques beaux clichés. J’apprends à mes hôtes l’expression familière « ça envoie du steak ! »

Après une petite baignade et la pause déjeuner, nous arrivons à l’embouchure d’un oued. En fait, savez-vous ce qu’est un oued ? En arabe, il existe deux mots pour dire « cours d’eau ». Nahar (نهر) correspond à une rivière ou à un fleuve en paysage de plaine. Ainsi, la Loire, la Seine et la Maine sont des nahar. En revanche, wâd ou oued (واد) désigne un cours d’eau dans un paysage de montagne. C’est notamment le cas du fleuve andalou Guadalquivir, dont le nom vient de l’arabe wâd al-kabîr (واد الكبير), ce qui signifie « le grand oued ».

Chouette ! Un beau dromadaire sur la plage ! 😊 Beau cliché, mais grande frustration : n’étant pas vacciné contre la rage, il m’est vivement déconseillé de caresser l’animal…

Derrière le camélidé : une tente du désert, l’embouchure de l’oued et une zone très touristique car des grottes sont creusées dans la falaise. Malheureusement, elles sont fermées ce jour-là…

Nous enlevons nos sandales et nous remontons l’oued. L’eau est froide et peu profonde. Elle vient des montagnes kabyles qui surplombent la côte. Comme c’est l’été, le débit est faible et nous avons au maximum de l’eau jusqu’aux genoux. Attention de ne pas glisser sur les galets !

Eh oui ! Nous apercevons des singes. Ils sont mignons, mais très sauvages, donc difficiles à approcher. De toute façon, je n’ai pas le droit de les caresser, pour la même raison que le chameau.

Je veux vivre dans une baraque comme ça ! 😊

Après avoir fait trempette, nous remontons dans le camion de Naaman puis nous circulons dans les montagnes pour rejoindre l’amont de l’oued. Nous allons visiter les magnifiques chutes de Kefrida…

Eh non, ce n’est pas une carte postale, mais une photo que j’ai prise avec mon vieux smartphone âgé de 3 ans. Ne me demandez pas le nom de cette montagne : je n’en sais rien.

On se croirait en Savoie pendant l’été…

Et voici une belle image des chutes !
En bas, nous piquons une tête dans cette piscine naturelle d’eau douce. Après quelques jours de plage, ça fait bizarre de boire la tasse et de se rendre compte que la flotte n’est pas salée…

Petit cliché pour vous montrer qu’en Algérie, certaines femmes sont voilées et d’autres non.

Avez-vous déjà pensé à prendre un verre les pieds dans l’eau ?

Comme le souligne Gad Elmaleh, les Algériens sont très fiers de leur drapeau et l’affichent partout.
Quelques cabanes bucoliques en aval des chutes

Sans oublier la belle décoration vivante pour que les touristes prennent des photos :

De gauche à droite : drapeaux chaoui, algérien et kabyle. Pour rappel, les Chaouis et les Kabyles sont deux ethnies berbères.

Le soir, nous retrouvons les amis qu’Ishaq a gardés de ses années à l’université. Son cousin Mohammed se joint à nous. Alors que nous parlons, je vois arriver un homme d’un certain âge, vêtu d’une djellaba blanche et portant une longue barbe de la même couleur. Mohammed me dit qu’il s’agit d’un ascète soufiste connu à Jijel. Il me propose d’aller discuter avec lui. Je ne me fais pas prier…

Jamel vit de façon austère, bien qu’il gagne correctement sa vie en réparant des filets. C’est un choix. Je lui dis : « il paraît que vous êtes un soufi. » Il me répond : « on essaie de l’être ! » Je lui annonce que je suis chrétien et il commence à prêcher comme le ferait un prêtre catholique. Bien qu’il soit fermement convaincu de sa foi musulmane, il me dit qu’un athée ou un polythéiste peut très bien être plus proche d’Allah qu’un pratiquant de l’islam. Il me dit que la théorie (en l’occurrence la connaissance de la foi) doit toujours aller avec la pratique (vie de prière et application des préceptes moraux). Il fait ensuite référence aux philosophes. Hegel est un idéaliste qui fait abstraction de la matière. Son disciple Marx, quant à lui, est un matérialiste qui oublie l’idée. En islam, le souci du plus pauvres est à la fois dans ce qu’en dit le Coran (idée) et dans la zakat (somme versée en aumône, donc notion purement matérielle). La vie de Jamel est un bel exemple de ce mariage théorie/pratique ou idée/matière. En effet, il lit énormément tout en vivant d’un métier manuel.

Mardi 13 août : journée tranquille au creux de la vague

Aujourd’hui, Tareq, Ishaq et moi nous posons à la plage. Le vent souffle fort et les vagues sont puissantes. J’apprends que « vague » se dit en arabe moudja (موجة). Le pavillon rouge ne nous empêche pas de nous baigner. Je ne sais pas pour vous, mais ce que je préfère, à la plage, c’est quand les eaux bougent. Nous devons tout de même rester prudents car les courants peuvent nous entraîner. Nous ne nous éloignons pas trop du bord.

Pour le déjeuner, Tareq nous offre un excellent couscous préparé par son épouse. Nous tournons une vidéo pour la remercier.

Le soir, nous sommes invités pour un barbecue chez la sœur d’Ishaq. Les brochettes de mouton sont excellentes. À la table des hommes, la conversation est entièrement en arabe. En effet, seuls Ishaq et moi savons parler français. J’arrive tout de même à comprendre plus ou moins de quoi il est question. Je m’appuie sur mes notions d’arabe littéraire et surtout sur les mots de français qui surgissent çà et là…

Mercredi 14 août : les vagues, c’est bien, mais attention quand même !

Après une petite grasse matinée, nous allons déjeuner chez les parents d’Ishaq. La télévision est allumée, ce qui me permet de travailler mon arabe. Aux informations, on nous annonce que deux personnes sont mortes sur la plage où nous avons joué dans les vagues hier. À l’écran, nous voyons les secours qui emmènent un cadavre à la morgue et un père qui pleure son enfant. Dur. Nos pensées vont à cette famille éprouvée par ce deuil. Ishaq m’annonce que, dans les provinces plus au sud, les habitants ne savent pas nager. Donc quand ils viennent en vacances à Jijel, ils sont plus vulnérables que les locaux lors des baignades.

Après le repas, mon hôte me montre le clip de l’équipe d’Algérie pour la Coupe d’Afrique des Nations. Pour rappel, mon cher pays d’accueil a gagné le championnat cet été. Voici la vidéo :

Nous passons l’après-midi sur la plage en compagnie de Lamine et de Mohammed, deux amis d’Ishaq. Le pavillon rouge bat toujours et nous nous baignons tout en restant prudents.

Le soir, Ishaq et moi nous promenons en ville. Nous prenons quelques photos devant le monument fétiche de Jijel. Il représente le bateau corsaire turc dirigé par le célèbre Barberousse. Celui-ci a sauvé la région de l’invasion espagnole au début du XVIe siècle. L’occupation ottomane a été très bien vécue par les populations locales. Les Turcs envoyaient quelques fonctionnaires sur le terrain. Mais ces derniers s’appuyaient sur les chefs locaux arabes et berbères, sans remettre en question l’organisation sociale de la région. Les Ottomans sont restés jusqu’à l’arrivée des Français, dans la première moitié du XIXe siècle.

Jeudi 15 août : musée, cartes postales et barbecue

La matinée de cette Assomption en terre d’islam s’avère culturelle. Nous visitons d’abord le port de pêche de Jijel. Ishaq y a travaillé lorsqu’il était étudiant. Il était serveur dans un bar où l’ambiance était au rendez-vous.

Après avoir un peu déambulé dans la ville, nous visitons le musée Kotama, sur l’histoire de la région. Ishaq m’a déjà parlé du tremblement de terre qui a détruit Jijel juste avant l’arrivée de Français. Ces derniers ont reconstruit la ville à l’époque coloniale et les rescapés du séisme sont redescendus des montagnes pour repeupler la cité. La salle où mon hôte me donne le plus d’explications est celle sur la guerre d’Algérie. Voici quelques clichés des autres expositions :

Une amphore phénicienne

Ces bracelets traditionnels me font un peu penser à l’orfèvrerie celtique

Quelques instruments du folklore local

Gros plan sur un instrument à vent assez proche de la cornemuse

Quelques tableaux sans légende… À vous d’interpréter ! 😉

Dans l’après-midi, nous retournons nous baigner dans les vagues. Sur la plage, je rédige une bonne dizaine de cartes postales pour différentes personnes. Aujourd’hui, nous sommes avec Naaman et son fils de cinq ans. Celui-ci m’explique tout un tas de trucs en arabe. Je comprends juste « moudja kabira » (موجة كبيرة), c’est-à-dire « grosse vague ». Je saisis donc que le petit bonhomme s’est éclaté pendant la baignade avec son papa. Une fois ma séance de secrétariat terminée, je me jette à l’eau. J’enseigne le français à Naaman et celui-ci m’apprend l’arabe. Notre discussion est parfois interrompue par une vague qui nous prend par surprise. Original, comme méthode pédagogique…

Le soir, nous nous retrouvons avec les amis de fac d’Ishaq : Lamine, Mohammed, Amine, un autre Amine, Ahmed, Houssam, Bachir et un autre Mohammed (j’espère que je n’ai oublié personne). Nous préparons un barbecue sur la plage : brochettes d’agneau, frites, ratatouille, chawarmas, puis raisin muscaté en dessert. Les conversations sont intéressantes. Nous parlons encore une fois de religions et de l’histoire de l’Algérie. Mes compagnons me racontent les horreurs de la décennie noire, quand ils étaient enfants. Les massacres perpétrés notamment par les terroristes islamistes sont encore brûlants dans les mémoires.

Nous rentrons vers 3h du matin. Houssam vient dormir avec nous. Nous regardons un film. Finalement, les deux Algériens s’endorment. Je ne suis pas très fatigué (je suis plutôt du soir) donc je regarde jusqu’à la fin. Tout-à-coup, j’entends le muezzine qui psalmodie : « Allahou akbar ! » C’est l’heure de la fajr, lapremière prière de la journée. Le soleil ne va donc pas tarder à se lever. Je regarde mon portable : 4h50. J’attends que le film se finisse, je me douche puis je me couche. Ma longue Assomption musulmane s’achève enfin.

Vendredi 16 août : une journée on ne peut plus pépère

Sans surprise, je passe une bonne partie de la journée à dormir. Ishaq s’absente à midi pour aller prier à la mosquée. Pour le dîner, je suis invité chez les parents de mon ami. Ils m’offrent un petit souvenir de Jijel, qui trône désormais dans mon salon :

Nous prenons ensuite une glace avec Mohammed (le cousin d’Ishaq, pas son ami de fac). Puis nous passons à la maison pour récupérer nos affaires. Nous regardons un film d’horreur en anglais à la télé pour passer le temps. Vers minuit, le père d’Ishaq nous conduit vers la gare routière, où nous voyagerons de nuit. Nous essayons de dormir tant bien que mal, malgré l’inconfort et un homme un peu timbré qui parle tout seul bien que tout le monde lui manifeste son mécontentement. J’arrive quand même à somnoler un peu et je crois bien que je réussis à rêver en arabe. Bon, étant donné mon niveau, ça reste de l’arabe très basique…

Samedi 17 et dimanche 18 août : Alger, l’avion, Madrid

Ishaq dort encore quand je peux observer un magnifique lever de soleil. Malheureusement, les photos sont floues à cause du mouvement du car.

Nous passons quelques heures dans la capitale. Voici quelques clichés :

La faculté de traduction

La statue de l’émir Abd El-Kader

Une illustre librairie juste en face de la statue de l’émir

Une mosquée algéroise

Une vue qui illustre bien l’architecture d’Alger-centre
La Grande Poste
Le mémorial du Martyr, en hommage aux combattants morts pour l’indépendance de l’Algérie

Ça y est : c’est l’heure de retourner en Gaule. Ishaq et moi nous quittons à l’aéroport, sachant que nous pourrons nous revoir en France d’ici quelques semaines.

Bon, on ne voit pas grand-chose, mais nous survolons les îles Baléares

Le voyage de retour est aussi chargé d’imprévus que l’aller. Néanmoins, il est bien plus plaisant. J’ai une correspondance à Madrid avec juste une heure pour changer de terminal et d’avion. Comme on m’a indiqué une porte erronée, je loupe mon second vol et mes bagages partent sans moi. Je partage cette galère avec Marc, un Vannetais qui a loupé la même correspondance que moi. Il a un très bon sens de l’orientation (que je n’ai pas) et je parle espagnol (ce qui n’est pas son cas). À deux, nous arrivons à nous débrouiller. Comme c’est la faute de la compagnie aérienne, c’est elle qui nous paye la nourriture et l’hôtel pendant 24h, le temps d’avoir un autre vol vers Nantes. La classe !

Nous sommes samedi soir. Je trouve une église à proximité de l’hôtel. Je peux assister à la messe dominicale anticipée. Dans son sermon, le prêtre dit que le véritable chrétien doit supporter les épreuves et l’inconfort. De manière métaphorique, il parle de « voyager sans bagages ». J’ai un petit sourire en coin, car ce n’est pas si métaphorique en ce qui me concerne…

Le lendemain, je prends enfin l’avion. Je suis assis à côté d’une doctorante allemande qui revient du Maroc. Nous discutons en espagnol, chacun avec son accent. Lorsque nous survolons la Bretagne, elle me fait remarquer que c’est beaucoup plus vert que l’Espagne et le Maghreb. Lorsque nous sortons de l’appareil, nous sommes saisis par un temps beaucoup plus frais que ce que nous avons connus ces dernières semaines. Après quelques péripéties, je récupère enfin mes bagages et je peux rentrer à la maison.

Vous l’avez compris : ce voyage m’a énormément plu. Merci aux personnes courageuses qui ont lu cet article jusqu’au bout ! 😉 J’espère que ça vous a donné envie d’aller en Algérie. Ce pays est peu touristique et les gens y sont d’autant plus accueillants. Donc n’ayez pas peur de traverser la Méditerranée pour visiter une terre qui en vaut vraiment la peine !

Jean O’Creisren

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« The Lobby Man » de Ska-P (paroles en français)

Remarque préalable sur la traduction :

Avant de vous donner la traduction de la chanson, il convient de relever un point clé des paroles. Celles-ci sont basées sur un jeu de mot entre lobby et lobo. Lobo signifie « loup » en espagnol, d’où la métaphore filée qui traverse la chanson. Les lobbies sont donc comparés à des loups-garous qui utilisent leur pouvoir au Parlement européen pour égorger les honnêtes citoyens. Remarque : en espagnol, « loup-garou » se dit hombre lobo (littéralement « homme-loup »), ce qui n’est pas sans rappeler l’anglais lobby man.

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « The Lobby Man » (Game over – 2018) :

THE LOBBY MAN, la pleine lune s’est déjà levée
THE LOBBY MAN, griffes et dents déjà aiguisées
THE LOBBY MAN, astucieux, rapide et féroce
THE LOBBY MAN, parmi les ombres du pouvoir s’est transformé

Attentif à la proie, sautant directement à la jugulaire
Il sait qu’il ne peut pas échouer
(Il sait qu’il ne peut pas échouer)
Camouflé comme informateur
Ses dents mordront, elles te mordront
Sa mission : interférer, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Il maîtrise comme personne l’art de la persuasion
C’est un expert en corruption
(C’est un expert en corruption)
Pour le lobby, ta misère et ta voix n’ont pas d’importance
C’est un prédateur
Tueur à la solde des grandes entreprises, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun
Servitude du pouvoir

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Moi, serf de mon seigneur, c’est facile à comprendre
J’ai le pouvoir politique prosterné à mes pieds
Je suis le négociateur, je ne ressens pas de compassion
Je ne distingue pas le bien du mal

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun

Le lobby énergétique, c’est la mort au niveau mondial
Ils exploiteront la terre et nous ferons exploser
Le lobby financier n’est jamais rassasié
Les grandes sociétés, une escroquerie légale

Le lobby des armes est le plus criminel
La guerre est un business qui déteste la paix
Le lobby sanitaire ne veut pas nous guérir
La chronicité est beaucoup plus rentable

THE LOBBY MAN, des restes de sang a léché
THE LOBBY MAN, dans la pénombre a disparu
THE LOBBY MAN, un sourire a révélé
THE LOBBY MAN, la politique est sa pute de luxe.

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P

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Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « No lo volveré a hacer más » (Game over – 2018) :

Je ne recommencerai plus

Un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. 
Et encore, et encore, et on trinque !

Développement de l’amitié, chaque jour je t’aime un peu plus. 
Et encore, et encore, et on trinque !

Quand le diable s’habille en vêtements de fête, 
quand la nuit t’ouvre ses portes. 
Tu es déjà lancé, tu t’es déjà activé 
et impossible de reculer.  

Avec les copains, il n’y aura jamais de lendemain, 
Même s’il t’attend avec la gueule de bois ; il n’y aura pas de pitié. 
Oh, alors commence le récital : 

« Je ne recommencerai plus »,
Dis-tu d’un air innocent, 
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose 
et vomissant même les dents. 

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer.

Déjà quelques jours ont passé. 
Je me suis juré qu’il n’y en aurait plus. 
Pas une seule, pas une seule, pas une seule. 

Seulement un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. 
Et encore, et encore, la spirale. 

Si c’est le mariage de ma tante Rebeca, 
ou si maintenant, ce sont les fêtes de Vallekas, 
l’anniversaire de ton cousin Carlos 
ou de mon ami Juan, 

S’il y a un concert dans le village d’à côté, 
Et s’il n’y a rien, je me cherche quelque chose à célébrer. 
Oh, et demain c’est le récital : 

« Je ne recommencerai plus », 
Dis-tu d’un air innocent, 
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose 
et vomissant même les dents.

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer. 

Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda,
ouvre les portes du bar, car tout est bien fermé à clef. 
Il fait un froid de canard et je vais m’enrhumer. 

Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda,
c’est toi notre salut ! 
Tu sais que nous sommes des vampires et que tout s’arrête quand le soleil se lève. 
Rejoins notre bringue et chantons au son de :

« Je ne recommencerai plus »,
Dis-tu d’un air innocent,
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose
et vomissant même les dents.

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer. 

Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai :  
« La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »

Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai : 
« La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P

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Limitation à 80 : bonne ou mauvaise idée ?

Il y a bientôt un an, la limitation de vitesse est passée de 90 à 80 km/h sur de nombreuses routes de France. Était-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

Sur Internet, il est impossible de trouver une étude sur les résultats de cette mesure.

L’objectif était d’améliorer la sécurité routière et de limiter les émissions de CO2. Qu’en est-il ?

Parcourant beaucoup de kilomètres pour des raisons professionnelles, je remarque que de nombreuses personnes ne respectent pas ces limitations. Lorsque je roule à 80 km/h, je me fais souvent dépasser par les véhicules qui me suivent, même lorsque le temps est pluvieux.

Un ami chauffeur de taxi remarque lui aussi une augmentation de mauvais comportements depuis un an :

  • dépassements dangereux
  • conducteurs énervés qui vous collent derrière
  • refus de priorité
  • etc.

Faut-il repasser à 90 pour autant ? Pas si sûr…

En effet, en ce qui concerne les émissions de CO2, le bilan est peut-être plus positif. D’après le site www.ecoconduite.org, « sur un parcours de 20 km, la différence de temps est de 1 minute et 40 secondes en conduisant à 90 km/h au lieu de 80 km/h… Par contre, dans ce même laps de temps et suivant la motorisation du véhicule, l’économie de carburant est de 2 à 5 %. Outre l’avantage économique de réduire la vitesse, il s’avère que conduire moins vite permet de prévenir beaucoup plus d’accidents (ainsi que les dommages possibles) : la distance de freinage est plus courte de 10 m à 80 km/h qu’à 90 km/h. »

Conduire à 80 est donc bénéfique à la fois pour l’environnement et pour la sécurité routière, du moins si on joue le jeu…

Pourquoi pratiquer l’écoconduite ?

En ce qui me concerne, j’essaie d’avoir une certaine conscience écologique. Mais malheureusement, mon travail m’oblige à beaucoup me déplacer en voiture. Alors comment rouler tout en limitant mon empreinte carbone ?

Vous trouverez quelques règles simples d’écoconduite sur ce lien.

De mon côté, voici ce que j’applique pour moins polluer :

  1. Je ne prends la voiture que lorsque c’est nécessaire. Si un endroit est accessible à pied ou à vélo, je ne brûle pas de gazole inutilement. Un peu de sport ne fait jamais de mal, c’est écolo et c’est gratuit !
  2. Quand je conduis, j’anticipe les feux et les ronds-points pour utiliser le frein moteur. Je ne freine pas comme un bourrin mais je rétrograde au moins sur 500 mètres (900 dans l’idéal). Lorsque moins d’1,5 km séparent deux ronds-points, je ne monte pas à 80 mais je reste à 60. Le GPS est très utile pour pouvoir anticiper…
  3. J’entretiens régulièrement mon véhicule (vidange tous les 15 000 km, contrôle des pneus tous les mois, etc.).
  4. J’utilise du carburant légèrement plus cher mais moins polluant. Il y a par exemple le diesel Excellium dans les stations Total ou l’Ultimate Diesel de BP. Rassurez-vous, je n’ai pas d’actions chez l’un ou l’autre de ces groupes pétroliers ! Je ne dis pas ça pour leur faire de la pub et il y a d’autres carburant de ce type qui sont tout aussi performants. Mais a priori, on peut faire 100 km de plus avec un plein de ce genre de gazole. À une dizaine de centimes de plus par litre, vous êtes largement gagnants ! D’autant plus que ces carburants sont meilleurs pour le moteur et votre voiture ira moins souvent au garage…
  5. Si je dois accélérer, je le fais de préférence en descente qu’en montée. Souvent, les villages sont dans des cuvettes. Je reste donc à 60 km/h tant que ça monte, puis quand ça redescend, j’accélère jusqu’à 80, sachant que le poids de la voiture m’évite de trop appuyer sur le champignon.
  6. Lorsque j’accélère, je le fais rapidement, en passant les vitesses à bas régime.
  7. J’évite de mettre la radio, les essuie-glaces et phares quand ce n’est pas nécessaire.
  8. Quand je ne suis pas pressé, je ne roule pas à 80, mais à 60 km/h. En effet, à partir de 70 km/h, un véhicule déplace deux fois plus d’air, donc consomme beaucoup plus. Mais rassurez-vous, je ne roule à cette vitesse que s’il n’y a personne derrière moi ou que si ceux qui me suivent ont la possibilité de doubler ! 😉
  9. Enfin, j’évite de mettre la climatisation, qui pollue énormément. Quand il fait très chaud, j’ouvre la fenêtre en-dessous de 70 km/h. Jusqu’à cette vitesse, ça pollue moins que la clim’. Mais au-delà, comme on déplace deux fois plus d’air, la fenêtre ouverte freine beaucoup plus le véhicule, qui consomme davantage. C’est uniquement dans ce cas que j’utilise l’air conditionné.

Vous me direz : c’est bien beau, tous ces efforts. Mais pour quel résultat ?

J’ai calculé les économies de carburant que j’ai fait de cette façon. Ma voiture consomme normalement 6 litres aux 100. Avec tous ces attitudes, je consomme autour de 4,6 litres. Cela fait donc une économie d’environ 23 % !

Pour résumer, nous n’avons pas de résultats fiables sur la limitation à 80. Mais si vous pratiquez l’écoconduite, l’environnement et votre portefeuille se porteront mieux ! 😊

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Riz-dinde au miel (recette en style culinaire-juridique)

Ingrédients :

  • Riz (de préférence produit pas trop loin de chez vous, par exemple en Camargue ou en Italie)
  • Crème fraîche
  • Moutarde
  • Miel
  • Oignons
  • Escalopes de dinde
  • Éventuellement herbes de Provence et/ou cumin selon vos goûts (et/ou allergies).

Ne me demandez pas d’infos sur les proportions ; je fais tout au pifomètre ! 😊

Ustensiles :

  • Assiette ou planche à découper
  • Couteau à viande
  • Couteau à dents
  • Casserole
  • La plus grande poêle que vous aurez sous la main
  • Spatule ou cuillère en bois
  • Cuillère à soupe
  • Cuillère à café
  • Gazinière ou plaque chauffante
  • Allumette ou briquet si non inclus dans la gazinière (non applicable en cas de plaque chauffante)

1/ Faire cuire le riz dans une casserole en respectant le temps de cuisson indiqué sur le paquet. Ne pas oublier de mettre de l’eau !

2/ Pendant que l’eau bout ou pendant que le riz cuit, éplucher les oignons et les couper de la façon qui vous convient le mieux. Les faire bouillir dans une poêle assez grande avec un fond d’eau et d’huile végétale (huile de palme interdite) et couvrir. Goûter de temps en temps pour voir si c’est cuit.

3/ Mélanger environ 2/3 (ou 3/4) de crème fraîche avec 1/3 (ou 1/4) de moutarde et une cuillère à café de miel. Goûter de temps en temps pour vous assurer que la sauce est bonne. Elle doit avoir du goût, comporter assez de moutarde pour être relevée, mais pas non plus au point d’arracher sa race. Le miel doit adoucir par une petite note sucrée.

4/ Couper les escalopes en petits morceaux carrés et les faire cuire à feu vif dans la poêle avec un fond de beurre.

5/ Mélanger les oignons (une fois qu’ils sont cuits) avec la sauce puis verser le contenu dans la poêle une fois que les morceaux d’escalope sont à point.

6/ Verser le riz (il a largement eu le temps de cuire pendant que vous vous occupiez des oignons, de la sauce et de la viande) dans la grande poêle où se trouvent lesdits oignons, ladite sauce et ladite viande. Mélanger et rajouter éventuellement le cumin et les herbes de Provence.

C’est prêt ! Bon appétit ! 😊

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