7 astuces pour lutter contre la dépression

Vous vous sentez triste ? Rassurez-vous : cela peut arriver à tout le monde ! 😊 Mais il existe plusieurs façons d’être déprimé. Vous avez parfois des coups de blues passagers ? Vous souffrez actuellement d’une dépression sévère ? Vous pâtissez d’un état dépressif chronique ?

Photo de Jill Wellington sur Pexels.com

Comment lutter contre une dépression, un coup de blues passager ou une tendance dépressive chronique ?

Voici quelques conseils pour vous en sortir… Elles vous seront plus ou moins utiles suivant la situation que vous traversez. À vous de voir ce qui vous convient le plus…

Avant tout, je tiens à préciser que je ne suis ni psychologue ni psychiatre. Je suis juste une personne qui a déjà traversé des moments très difficiles. Mes 7 astuces sont donc basées sur mon expérience de la vie. Ils sont pour vous : à vous de choisir ce qui est à prendre ou à laisser ! 😊

  1. Vous faire soigner

À partir de quand faut-il se faire soigner ? Si vous avez juste un coup de blues passager, peut-être faut-il vous concentrer sur les conseils suivants. Mais si vous pensez sérieusement au suicide, ou si d’autres symptômes font état d’une véritable maladie, il est important d’aller voir un professionnel. Pour savoir si vous devez consulter un psychiatre, je vous invite à lire cet article.

Je connais des personnes qui souffrent d’une maladie psychique assez flagrante. Mais, comme elles ne font pas confiance à la médecine, leur état s’empire. Elles sont inaptes à s’insérer dans une vie professionnelle stable. Elles se trouvent également très seules car leur comportement fait fuir les autres. Or ces personnes ont une valeur inestimable et pourraient être bien plus heureuses si elles se faisaient suivre. 😊

Évidemment, aller voir un psy peut faire peur. Mais dites-vous que ça arrive à énormément de monde. Or, comme la maladie mentale est un sujet tabou, les gens concernés ne le crient pas sur les toits. Il est d’ailleurs recommandé de ne pas trop en parler. Cela est important pour que votre entourage porte sur vous un regard positif. Et ce regard bienveillant vous aidera à guérir…

Bien sûr, les médicaments peuvent avoir des effets secondaires. Mais ils sont là pour régler une déficience passagère ou durable dans la biochimie de votre cerveau. Et ce problème d’hormones ou de neurotransmetteurs n’est pas votre faute ! En revanche, vous avez le pouvoir de résoudre cette déficience en faisant confiance à la médecine.

Quant aux effets secondaires, vous avez aussi le pouvoir de les atténuer ! Comment ? En faisant ce que vous pouvez pour aller mieux ! Ainsi, votre médecin pourra baisser progressivement la dose jusqu’au jour où, peut-être, vous pourrez vous passer de traitement… Et pour savoir comment aller mieux, je vous invite à lire les astuces suivantes…

2. Régler vos problèmes

La dépression peut être liée à de nombreux facteurs : prédispositions génétiques, vécu lourd, addictions, deuil, échec professionnel ou amoureux, souffrance vécue avant votre naissance… Mais souvent, elle est liée à un problème que vous avez le pouvoir de résoudre. À vous de prendre le taureau par les cornes !

Par exemple, si vous vivez un échec professionnel, il vous faudra peut-être réfléchir à vous réorienter. Pour cela, allez rencontrer des conseillers d’orientation et consultez le site de l’ONISEP. Voyez quels métiers vous attirent et lesquels correspondent à ce que vous aimez faire. Allez rencontrer des gens qui les exercent… Soyez vraiment actif dans votre démarche ; cela vous fera un bien fou ! Bien sûr, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un coach ou un psychothérapeute si besoin ! 😉

Parfois, le problème à résoudre est plus léger. Il y a quelques années, j’avais quelque chose à me reprocher envers quelqu’un. Et je pensais que cette personne m’en voulait. Je faisais régulièrement des cauchemars où elle s’énervait contre moi. Jusqu’au jour où j’ai eu le courage d’aborder le sujet en face-à-face avec elle. Ça n’a pas été facile, mais c’était nécessaire. Finalement, cette personne ne m’en voulait pas et mes cauchemars ont cessé du jour au lendemain. Dans ce cas précis, il n’était pas nécessaire de me faire suivre, mais juste de prendre le taureau par les cornes.

3. Faire des activités qui vous font du bien

La dépression se traduit par une grande tristesse. Elle résulte d’un manque de dopamine, qui est l’hormone du plaisir. Pour résoudre ce problème, faites des activités qui vous font du bien !

Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Personne ne peut répondre à votre place ! En ce qui me concerne, traduire me fait un bien fou lorsque je suis déprimé. Mais si vous n’aimez pas traduire, ça ne sert à rien de vous y forcer…

Quoi qu’il en soit, je vous conseille de pratiquer des activités édifiantes, dont vous pourriez être fier après coup. Il est prouvé que le sport est bon pour le moral. Mais pratiquez un sport qui vous convient. Si vous êtes en dépression sévère, je vous conseillerais plutôt un sport individuel. En effet, le risque d’un sport d’équipe est de se comparer aux autres. Si vous êtes excellent en foot ou en basket, pas de souci ! Vous excellerez même si vous êtes déprimé ! 😊 Mais si cette pratique sportive n’apporte que comparaisons et reproches de la part de vos coéquipiers, vous n’avez pas besoin de cela en ce moment. Prenez soin de vous !

L’art peut aussi avoir des vertus thérapeutiques intéressantes. L’art thérapie est une solution parmi d’autres. Si vous avez développé des talents artistiques, vous pourrez aussi les exercer de manière autonome. Créer permet de se libérer.

Ayant traversé une dépression sévère il y a quelques années, je me souviens être tombé sur un dessin original que j’avais réalisé auparavant. Je me suis dit : « Moi, j’ai été capable de faire ça ? » Quand on est déprimé, on se sent nul. Si c’est le cas, vous avez besoin de voir les belles choses que vous avez déjà produites. Vos réalisations – artistiques ou autres – vous aideront à retrouver votre fierté et votre confiance en vous !

Le travail manuel peut aussi vous aider. Par exemple, certaines personnes peuvent se ressourcer par le jardinage. De manière générale, je pense que le contact avec la nature peut faire du bien à tout le monde.

Enfin, n’hésitez pas à stimuler vos capacités intellectuelles ! Vous êtes littéraire ? Écrivez des nouvelles, de la poésie ou que sais-je encore ! Vous êtes matheux ? Enchaînez les calculs et les sudokus ! Vous voulez apprendre une langue ? Utilisez une méthode en autodidacte pour progresser ! Lors de ma dépression sévère, j’ai appris les bases du portugais avec la méthode ASSIMIL. Travaillez dans les domaines où vous êtes bon ! Cela vous mettra en situation de réussite. Cela vous motivera et vous redonnera confiance en vous ! 😊

4. Prendre le temps de rire

Parmi les activités qui font du bien, rire est bénéfique pour tout le monde ! Il y a un an, j’ai frôlé le burn-out. J’aime beaucoup mon métier, mais quand on a trop de travail et qu’on dort peu, le corps finit par saturer. À cela s’ajoutaient certains problèmes personnels sur lesquels je ne m’étendrai pas. Pendant une semaine, j’ai travaillé sans aucun goût. Je récupérais mes heures de sommeil. Je buvais du café pour me stimuler et j’effectuais des tâches administratives très barbantes. J’avais un délai impératif à respecter et cela m’obligeait à me bouger. Mais ce qui m’a vraiment fait sortir de cette semaine compliquée, c’est une discussion avec un ami. Celui-ci avait bu et fumé quelques substances dont je ne souhaite pas faire la promotion. Mais ce qu’il me racontait à cause de cela était vraiment très drôle. J’ai passé la soirée en mode fou rire et le moral est revenu instantanément.

Depuis, j’utilise le rire comme remède privilégié dès que j’ai un coup de blues. Entre autres, j’ai déjà regardé un certain nombre de caméras cachées hilarantes. Si vous souhaitez vous marrer un bon coup, vous pouvez lire les blagues que vous trouverez sur ce lien.

Surtout, lisez ou visionnez quelque chose qui correspond à votre type d’humour. Des Visiteurs à La Grande Vadrouille, des Inconnus à Gad Elmaleh, de The Big Bang Theory à H, les artistes et les productions sont aussi variés que les goûts du public… 😉

5. Prier

Dieu existe-t-il ? À titre personnel, je suis convaincu que oui. Mais l’objet de cet article n’est pas de vous convertir ! Si vous souhaitez vous lancer dans un débat théologique, je vous invite à lire ce texte. Sinon, vous pouvez lire ce passage sur la 5e astuce sans nécessairement y adhérer, ou passer à la suivante… 😉

Que Dieu existe ou non, il est scientifiquement prouvé que prier sécrète de la dopamine et vous aide à lutter contre la dépression. Et ce, quels que soient votre dieu et votre religion.

Par ailleurs, la plupart des religions condamnent le suicide. Pendant des siècles, l’Église catholique a refusé les sépultures religieuses aux personnes qui se donnaient la mort. En effet, elles étaient considérées comme homicides envers elles-mêmes. L’Église considéraient donc qu’elles mouraient en état de péché mortel et se condamnaient à l’enfer. Cela devait être très difficile à vivre pour les proches des suicidés. Quelle tristesse d’imaginer qu’un être cher doive souffrir pendant l’éternité pour un acte posé à un instant donné, parfois après une vie irréprochable ! Heureusement, le discours de l’Église a évolué. Un jour, la science a découvert les facteurs médicaux qui poussent certaines personnes à passer à l’acte. Pour appuyer sa doctrine, l’Église se base sur ce que dit la science. Aujourd’hui, elle prie pour les personnes qui ont mis fin à leurs jours. Elle laisse Dieu seul juge de ces âmes et espère leur salut. 😉

Pourquoi vous raconter cela ? Je connais quelqu’un qui souffrait d’une dépression sévère. La tentation du suicide était très grande. Le rendez-vous chez le psychiatre n’allait avoir lieu que dans quelques jours et cette personne pouvait passer à l’acte d’un moment à l’autre. La seule chose qui l’empêchait de se donner la mort était la peur d’aller en enfer. Cette personne se disait : « Je souffre énormément. J’ai deux options : soit je me bats et je m’en sortirai peut-être soit je me suicide et cette atroce souffrance durera pour l’éternité ». Aujourd’hui, cette personne est guérie. Elle a vécu de très belles choses depuis cette période noire et ne regrette pas d’avoir choisi la vie ! 😊

Ainsi, le discours que tenait l’Église pouvait sembler très dur. Mais il avait sans doute des vertus dissuasives radicales. Encore aujourd’hui, les gens se suicident beaucoup moins dans les pays très religieux.

Cependant, si vous vous trouvez un jour dans la situation de cette personne, n’attendez pas votre prochain rendez-vous de psy ! Ne prenez pas le risque de passer à l’acte, mais appelez les urgences (15) ! Vous non plus, vous ne regretterez pas d’avoir dit oui à la vie !

6. Vous entourer de personnes positives

C’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît les vrais amis. Quand tout va bien, tout le monde vous aime. Mais quand les choses vont mal, beaucoup de gens vous fuient. Seules restent les personnes sur qui vous pouvez vraiment compter.

La dépression vous fragilise. Vous avez besoin de personnes qui vous aident à aller mieux. Vos proches vous aiment, mais ne sont pas toujours adroits. Les personnes négatives ne vous aideront pas à sortir de votre noirceur. Entourez-vous de personnes positives ! 😊😊😊

Parfois, on essaie de vous tirer vers le haut de manière maladroite. Si une personne pleine de bonne volonté vous fait la morale, fuyez-la ! L’un des symptômes de la dépression est la culpabilité. Si quelqu’un vous fait culpabiliser, cela ne vous boostera pas mais vous enfoncera.

Entourez-vous plutôt de personnes délicates et souriantes. De personnes qui peuvent vous faire voir ce qu’il y a de beau en vous. Souvent, elles vous comprennent car elles-mêmes ont vécu les épreuves que vous traversez.

Certaines personnes en situation de handicap mental sont des surdoués de la relation. Elles peuvent donc vous faire beaucoup de bien par leur simple présence. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire cet article.

Mais attention : certaines personnes souriantes sont malintentionnées ! En particulier, les sectes ciblent les gens qui souffrent de dépression. Elles vous attirent, vous aident apparemment à trouver le sens de votre vie. Et parfois, vous avez l’impression de guérir de cette maladie psychique. Mais vous êtes manipulé, on vous coupe de vos relations, on vous pompe votre argent et vous devenez esclave d’un système totalitaire. Lors de ma dépression sévère, je me suis retrouvé à attendre à un arrêt de tram. Des témoins de Jéhovah discutaient à côté de moi. Je me disais : « Ils sont souriants ; ils ont l’air heureux, contrairement à moi. » J’avais envie d’aller leur parler. Mais je connaissais leur astuce et je savais que j’étais vulnérable à ce moment-là. J’ai donc refusé de tomber dans leur piège et je ne regrette pas d’être resté catholique.

7. Aider votre prochain

C’est aussi prouvé : faire du bien à autrui rend heureux ! L’un des symptômes de la dépression est l’égocentrisme. On se compare toujours aux autres, on est très préoccupé de soi, on focalise sur ses propres échecs. L’égocentrisme n’est pas l’égoïsme. Mais donner vous tourne vers les autres et vous aide à retrouver un sens à votre vie. D’un point de vue psychologique, donner est aussi vital que recevoir.

J’ai un ami qui est très alcoolique et qui a touché à toutes les drogues. Il n’a pas travaillé depuis des années. Ces substances lui ont tant abîmé le cerveau qu’il a pu passer du RSA à l’allocation adulte handicapé (AAH). Il est sous curatelle renforcée. Il vit dans des conditions d’hygiène déplorables. Il complète ses revenus en faisant la manche, afin de pouvoir payer ses bières et ses « dettes de shit ». Chaque mercredi l’Udaf lui donne accès à une somme d’argent. Il en profite donc pour acheter une bouteille de vodka, se prend une cuite puis finit par appeler les urgences car il veut se suicider.

Lorsqu’il est dans cet état, cet ami a honte de lui-même et se sent inutile. RSA, AAH, mendicité : il ne vit que de ce que lui donnent les autres. Ce dont il a besoin, c’est de donner à son tour. Depuis quelques temps, il fait du bénévolat auprès de personnes en difficultés. J’ai pu observer qu’il boit moins et semble plus heureux.

Cependant, je peux vous assurer que cet ami est vraiment utile. Il m’a déjà rendu de nombreux services. Et quand il est de bonne humeur, il peut être très drôle. À longueur de journée, il aide certainement les gens qu’il croise à lutter contre leurs coups de blues, voire leur dépression… Si vous vous dîtes que vous ne servez à rien, sachez que ce n’est pas vrai ! Vous faites certainement beaucoup de bien autour de vous sans même vous en rendre compte. 😊

Aider les autres vous décentrera de vous-même. Vous serez également fier de vous. Vous retrouverez confiance en vous et vous irez beaucoup mieux ! Si vous souhaitez vous impliquer dans des associations caritatives, je vous invite à lire cet article.

Petit bémol néanmoins ! Si vous êtes une personne très altruiste, pensez aussi à vous protéger ! Si vous donnez sans cesse à des personnes qui profitent de vous et ne vous rendent jamais la pareille, il faut apprendre à dire non ! Dans ce cas, prenez soin de vous et appliquez les 6 autres astuces en priorité ! 😉 Par ailleurs, aidez les autres d’une manière qui vous convient ! Si vous n’êtes pas à l’aise avec les enfants, n’allez pas donner des cours particuliers. Si vous avez peur des SDF, n’allez pas faire des maraudes. Choisissez un service qui est à votre portée et qui vous fait du bien. Prenez soin des autres tout en prenant soin de vous !

Voilà ce que je peux vous dire sur les remèdes pour lutter contre la dépression. Bien sûr, ce n’est que mon point de vue. Il n’est pas exhaustif. Peut-être avez-vous des choses à partager sur le sujet… Dans ce cas, vos commentaires sont bienvenus !

Jean O’Creisren


Pour lutter contre la dépression, vous avez envie de rigoler un bon coup ?

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Et si vous aimez rire en espagnol, vous pourrez lire :

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Avec le nouveau confinement, nos restaurateurs souffrent d’une crise dont ils ne sont pas responsables… Pour les soutenir, je vous propose un peu d’humour dans cette période qui n’est drôle pour personne.

En France, nous pouvons être fiers de notre gastronomie. Nous avons également une belle langue, riche en matière de lexique culinaire. Cela vaut également pour le registre familier : bouffe, pinard, patates, claquos, bibine et autres bonbecs…

Imaginez la carte d’un restaurant rédigée uniquement avec de tels vocables… Ce serait inhabituel, original, et peut-être même vendeur. Essayons de voir ce que ça donne ! 😊

Voici la carte d’un resto de proximité sans prétention :

Aux délices du linguiste

Nos mets :

Plats de résistance :

  • Tartiflette normande
  • Saumon à l’oseille

Desserts :

  • Crème brûlée
  • Gâteau de bonbons

Nos boissons :

Boissons alcoolisées :

  • Vin blanc
  • Vin rouge
  • Bière

Boissons chaudes :

  • Thé
  • Café serré
  • Café allongé

Boissons fraîches :

  • Eau plate
  • Eau pétillante

Rien de plus classique… Voilà maintenant ce que donnerait la même carte en langage familier :

À la bonne graille du linguiste

Bouffe :

Pour se faire péter la panse en salé :

  • Patates au claquos
  • Poiscaille qui coûte un bras, accompagnée de fric végétal

Pour se faire péter la panse en sucré :

  • Crème cramée
  • Gâteau de bonbecs

Bibine :

Tise :

  • Vinasse blanche
  • Pinard rouge
  • Binouze

Bibine qui crame la gueule :

  • Pisse-mémé
  • Kawa corsé
  • Jus de chaussette

Bibine qui caille :

  • Château-la-Pompe
  • Flotte qui pique

Voilà pour cette publication en soutien moral aux restaurateurs français. Bon courage à tous pour le confinement ! En union de prière avec ceux qui sont particulièrement touchés !

Jean O’Creisren

Crédits images 1 et 2 : https://fr.freepik.com/photos-vecteurs-libre/conception




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Le pouvoir de l’amour

Comme toute bonne mère, quand Diana sut qu’elle attendait un bébé, elle fit tout ce qu’elle pouvait pour aider Luisito, son fils de trois ans, à se préparer à cette nouvelle étape dans sa vie.

Ils savaient que le nouvel enfant serait une fille. Jour et nuit, Luisito chantait et chantait encore pour sa petite sœur qui était dans le ventre de sa mère. Il s’attendrissait à son sujet avant même de la connaître… Il voulait déjà jouer avec elle et la protéger.

La grossesse de Diana se déroula normalement, et au bout des neuf mois, l’accouchement s’annonça. Bientôt, les contractions se produisaient toutes les cinq minutes, puis toutes les trois minutes… Et finalement toutes les minutes… Diana dut passer plusieurs heures en salle d’accouchement quand soudain, une complication se présenta.

Les médecins dirent qu’il fallait faire une césarienne… Après de longues heures de combat, la petite sœur de Luisito vint au monde, mais dans de très mauvaises conditions. On l’emmena immédiatement dans une ambulance au service de réanimation néo-natale de l’hôpital de la ville. Les jours passèrent et l’état de santé de l’enfant empira. Les pédiatres durent finalement annoncer aux parents cette terrible nouvelle : « Il y a très peu d’espoir, attendez-vous au pire. » Diana et son mari contactèrent alors le cimetière local afin de réserver un emplacement pour leur petite fille.

Ils avaient aménagé une nouvelle chambre pour leur bébé et ils étaient maintenant en train de faire les préparatifs pour des funérailles. Toutefois, Luisito suppliait ses parents de le laisser voir sa petite sœur, en leur répétant :

« Je veux chanter pour elle comme quand elle était dans le ventre de maman… »

Cela faisait deux semaines qu’elle était en thérapie intensive et il semblait que l’enterrement viendrait avant la fin de la semaine entamée. Luisito continuait à dire avec insistance qu’il voulait chanter pour sa petite sœur, mais ses parents lui expliquaient que les enfants n’étaient pas autorisés à entrer dans le service des soins intensifs. Cependant, Luisito ne pouvait pas comprendre et insista jusqu’à ce que sa maman se décide…

Diana emmènerait Luisito voir sa petite sœur, qu’on le lui permette ou non ! S’il ne la voyait pas à ce moment-là, peut-être ne la verrait-il jamais vivante. Elle le vêtit d’une énorme barboteuse et l’emmena aux soins intensifs. Luisito était caché dans un immense panier de linge sale. Mais l’infirmière en chef s’en aperçut et devint rouge de colère…

« Sortez-le d’ici tout de suite ! Les enfants ne sont pas admis dans ce service ! »

Le fort caractère de Diana se révéla. Oubliant ses bonnes manières de dame bien éduquée qui l’avaient toujours caractérisée, elle fusilla l’infirmière du regard, ses lèvres ne formant qu’une seule ligne. Puis elle lui dit fermement :

« Il ne s’en va pas avant d’avoir vu sa petite sœur et d’avoir chanté pour elle ! »

Ensuite, elle prit Luisito et le conduisit jusqu’au lit du bébé. Il regarda ce tout petit être qui perdait déjà la bataille pour garder la vie… Au bout d’un moment, il commença à chanter, avec la voix qui sort du cœur d’un enfant de trois ans :

« Tu es mon soleil, ma seule lumière,

 Tu me rends heureux quand le ciel n’est pas bleu… »

Tout de suite, le bébé parut répondre à la voix stimulante de Luisito. Son pouls commença à redevenir normal.

« Continue, mon fils ! », lui demandait désespérément sa mère, les larmes aux yeux.

Et l’enfant continua sa chanson :

« Tu ne sais pas, ma petite sœur, combien tu remplis mon cœur.

Aujourd’hui, je voudrais que tu viennes, s’il te plaît… »

Tandis que Luisito chantait pour la fillette, celle-ci remuait et sa respiration était maintenant aussi douce que celle d’un chaton que l’on caresse.

« Continue, mon chéri ! », lui disait sa maman.

Et il continuait, comme lorsque sa petite sœur était encore dans le ventre de sa mère.

« L’autre nuit, petite sœur, quand je dormais, j’ai rêvé que je t’embrassais… »

Tandis que le garçon continuait à chanter, le bébé commençait à se relâcher et à entrer dans un sommeil réparateur, qui semblait le rétablir à vue d’œil.

« Continue, Luisito ! »

C’était maintenant la voix de l’infirmière grognon qui, les larmes aux yeux et la gorge nouée, n’arrêtait pas de demander à l’enfant de poursuivre sa chanson.

« Tu es ma lumière, ma seule amie ; comme je t’aime !

S’il te plaît, je voudrais que tu viennes… »  

Et le lendemain… la petite fille était presque en assez bonne santé pour rentrer à la maison. Les journaux et les informations ne se lassèrent pas de relater « le miracle de la chanson d’un frère ».

Les médecins appelèrent tout simplement cela « un miracle ». Diana l’appela « le miracle de l’amour et de la miséricorde de Dieu ».

Voici une belle histoire, celle du pouvoir de l’amour, en toutes circonstances. Ne te décourage pas et bats-toi pour ceux que tu aimes : l’amour est incroyablement puissant ! (…)

D’après une chaîne de prière en espagnol reçue par courriel. Source inconnue.

Titre original : « El poder del amor ».

Traduction : Jean O’Creisren


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Un beau matin, une femme bien habillée s’arrêta devant un homme délaissé, qui leva les yeux lentement… et regarda franchement cette femme qui paraissait habituée aux bonnes choses. Son manteau était neuf. Il semblait qu’elle n’avait jamais manqué un repas de toute sa vie. La première pensée de cet homme fut : « Elle veut seulement se moquer de moi ». Tant d’autres l’avaient fait…

– S’il vous plaît, laissez-moi tranquille ! grogna l’indigent.

À sa surprise, la femme resta face à lui. Elle souriait, ses dents blanches renvoyaient des éclats éblouissants.

– As-tu faim ? lui demanda-t-elle.

– Non, répondit-il sarcastiquement, je reviens tout juste d’un dîner avec le Président… Maintenant, va-t-en !

Le sourire de la femme se fit plus grand encore. Soudain, l’homme sentit une main douce sous son bras.

– Que faites-vous, madame ? demanda l’homme, irrité. Je vous dis de me laisser tranquille !!! 

Juste à ce moment-là, un policier s’approcha.

– Il y a un problème, madame ? demanda l’agent.

– Il n’y a aucun problème, officier, répondit la femme. Je suis juste en train de l’aider à se lever. Voulez-vous me donner un coup de main ?

L’officier se gratta la tête.

– Bien sûr ! Ces dernières années, le Vieux Juan n’a pas arrêté de nous gêner par ici. Que lui voulez-vous ? demanda-t-il.

– Vous voyez la cafétéria, là-bas ? demanda-t-elle. Je vais lui donner quelque chose à manger et le sortir du froid un petit instant.

– Êtes-vous folle, madame ? résista le pauvre laissé-pour-compte. Je ne veux pas y aller !

Il sentit alors deux mains fortes qui le saisirent par les bras et le soulevèrent.

– Laissez-moi partir, officier ! Je n’ai rien fait…

– Allons, mon vieux, c’est une bonne opportunité pour toi ! lui susurra le policier à l’oreille.

Finalement, et non sans difficulté, la femme et l’agent de police emmenèrent le Vieux Juan à la cafétéria et l’assirent à une table dans un coin de la salle. Il était presque midi, la plupart des gens avait déjà pris leur encas du matin et le groupe du déjeuner n’était pas encore arrivé.

Le gérant s’approcha et leur demanda :

– Qu’est ce qui se passe, officier ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Cet homme a un problème ?

– Cette dame l’a amené ici pour qu’il mange quelque chose, répondit le policier.

– Oh, non ! Pas ici ! répondit le gérant en colère. Avoir quelqu’un comme ça ici, c’est mauvais pour mon commerce !!!

Le Vieux Juan esquissa un sourire presque édenté.

– Madame, je vous l’avais dit. Maintenant, allez-vous enfin me laisser partir ? Moi, je ne voulais pas venir ici depuis le début…

La femme s’adressa au gérant de la cafétéria et sourit.

– Monsieur, connaissez-vous Hernández y Asociados, la banque qui est à deux rues d’ici ?

– Bien sûr que je les connais, répondit-il avec impatience, leurs réunions hebdomadaires ont lieu dans l’une de mes salles de banquets. 

– Et vous gagnez beaucoup d’argent en les nourrissant lors de ces réunions hebdomadaires ? 

– Et en quoi ça vous regarde ?

– Moi, monsieur, je suis Penélope Hernández, présidente et propriétaire de cette société.

– Oh, pardon !!! s’écria le gérant.

La femme sourit à nouveau.

– Je pensais bien que ça pouvait faire la différence et changer votre attitude.

Elle s’adressa au policier, qui essayait tant bien que mal de réprimer un éclat de rire :

– Voulez-vous prendre une tasse de café avec nous, ou peut-être un repas, monsieur l’agent ?

– Non, merci, madame, répliqua l’officier. Je suis de service.

– Alors peut-être une tasse de café à emporter ?

– Oui, madame. Ce serait mieux.

Le gérant de la cafétéria tourna sur ses talons, comme s’il eût reçu un ordre.

– Je vous apporte un café immédiatement, monsieur l’agent !

L’officier le vit s’éloigner et livra sa pensée.

– Vous l’avez bien remis à sa place, dit-il.

– Ce n’était pas mon intention, répondit la dame. Que vous le croyiez ou non, j’ai une bonne raison de faire tout cela.

Elle s’assit à table, face à son invité. Elle le regarda fixement.

– Juan, te souviens-tu de moi ?

Le Vieux Juan regarda le visage de son hôte de ses yeux chassieux.

– Je crois que oui. Enfin, vous me dites quelque chose…

– Regarde, Juan, peut-être suis-je un peu plus grande, mais regarde-moi bien, dit la dame. Peut-être me vois-tu plus enrobée maintenant, mais quand tu travaillais ici, il y a de nombreuses années, j’y suis venue une fois, par cette même porte, morte de faim et de froid. 

Quelques larmes coulèrent sur ses joues.

– Madame ? interrogea l’agent. Il ne pouvait pas croire ce à quoi il assistait, ni même penser que cette femme eût pu connaître la faim.

– Je venais d’être diplômée de l’université de ma région, commenta-t-elle. J’étais arrivée dans cette ville à la recherche d’un emploi, mais je ne trouvais rien.

La voix brisée, elle poursuivit :

– Mais quand il ne me restait plus que mes derniers centimes et qu’on m’avait expulsée de mon appartement, je déambulais dans les rues. C’était en février, il faisait froid et j’étais presque morte de faim. Alors j’ai vu cet endroit et je suis entrée avec l’infime espoir de pouvoir obtenir quelque chose à manger.

Les yeux baignés de larmes, la femme continua à parler :

– Juan m’a reçue avec un sourire.

– Maintenant, je me souviens, dit Juan. J’étais de service, derrière le comptoir. Vous vous êtes approchée et vous m’avez demandé si vous pouviez travailler en échange de quelque chose à manger.

– Tu m’as dit que ce n’était pas conforme à la politique de la maison, continua la femme. Alors, tu m’as fait le sandwich à la viande, le plus gros que j’avais jamais vu… Tu m’as donné une tasse de café et je suis allée dans un coin pour profiter de ma nourriture. J’avais peur que tu t’attires des ennuis. Ensuite, quand je t’ai vu payer de ta poche le prix du repas dans la caisse, alors j’ai su que tout allait bien se passer.

– Alors, vous avez monté votre propre entreprise ? demanda le Vieux Juan.

– Oui, j’ai trouvé du travail le jour même. J’ai travaillé très dur, et j’ai gravi les échelons avec l’aide de Dieu, mon Père. Plus tard, j’ai monté ma propre entreprise, qui a prospéré, avec l’aide de Dieu.

Elle ouvrit son sac à main et sortit une carte de visite.

– Quand tu auras terminé, je veux que tu ailles faire une visite à monsieur Martínez. C’est le DRH de mon entreprise. J’irai lui parler et je suis sûre qu’il te trouvera quelque chose à faire au bureau.

Elle sourit.

– Je crois même que je pourrais t’avancer de l’argent, suffisamment pour que tu puisses t’acheter un peu de vêtements et trouver un endroit où vivre jusqu’à ce que tu retrouves une vie stable. Si une fois ou l’autre, tu as besoin de quelque chose, ma porte est toujours ouverte pour toi, Juan. 

Il y eut des larmes dans les yeux du vieillard.

– Comment puis-je vous remercier ? demanda-t-il.

– Ne me remercie pas, répondit la femme. Rends gloire à Dieu. C’est Lui qui m’a amenée jusqu’à toi.

Hors de la cafétéria, l’agent et la femme s’arrêtèrent et, avant de s’en aller chacun de son côté, ils échangèrent :

– Merci pour toute votre aide, officier, dit madame Hernández.

– Au contraire, répondit l’agent, merci à vous ! Aujourd’hui, j’ai vu un miracle, quelque chose que je n’oublierai jamais. Et… et merci pour le café !

Que Dieu te bénisse toujours ! Et n’oublies pas que, quand tu lances ton pain sur l’eau, tu ne sais jamais quand tu le retrouveras… Dieu est si grand qu’Il peut abriter tout le monde de Son amour. Et en même temps, Il est assez petit pour entrer dans ton cœur.

Quand Dieu t’emmène au bord de la falaise, aie pleinement confiance en Lui et laisse-toi porter ! Seulement l’une de ces deux choses se passera : soit Il te soutiendra dans ta chute, soit Il t’apprendra à voler !

(…)

D’après une chaîne de prière en espagnol reçue par courriel. Source inconnue.

Titre original : « Uno cosecha lo que siembra ».

Traduction : Jean O’Creisren

Image par J Garget de Pixabay


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Photos du château d’Angers

Ville réputée pour sa douceur et sa qualité de vie, Angers est également chargée d’histoire. Si vous y venez, vous ne pourrez pas manquer son imposant château médiéval. Depuis des siècles, il trône en plein centre-ville. Du haut d’un éperon rocheux, il surplombe la Maine et fait face au quartier historique de la Doutre.

Les lieux sont habités par l’homme depuis le néolithique. Pendant l’Antiquité, les Gaulois puis les Romains ont occupé le site à leur tour. Construite en schiste et en tuffeau, la forteresse date du XIIIe siècle. Au Moyen Âge, le château d’Angers était la demeure des ducs d’Anjou. Parmi eux, le Roi René fut un illustre personnage de l’histoire locale.

Outre ses hautes tours, ses murailles imposantes, son fier logis et sa petite chapelle, l’édifice abrite la tapisserie de l’Apocalypse. Ce joyau du XIVe siècle est l’une des perles de l’Anjou. Une visite guidée vous permettra de bien comprendre toute la symbolique de cette œuvre majestueuse.

Au pied du château, des douves sèches ont été aménagées en beaux jardins à la française.

Aujourd’hui, nous fêtons la Saint-Maurice. Le 22 septembre fait mémoire de ce soldat romain mort en martyr au IIIe siècle avec plusieurs compagnons d’armes. C’est sous son patronage qu’a été placé le diocèse d’Angers. La cathédrale Saint-Maurice se trouve d’ailleurs juste à côté du château. Vous la verrez donc apparaître sur certains clichés…

Fier de la ville d’Angers et de son histoire, je vous présente les photos que j’ai prises de cet édifice incontournable. Cette galerie montre toujours l’extérieur du château, sous différents angles et à différents moments de la journée. Bonne visite ! 😊

Ces photos vous ont plu ? Qu’attendez-vous pour visiter le château d’Angers ? Vous trouverez de plus amples informations (tarifs, horaires, etc.) sur ce lien.

Jean O’Creisren


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Entre autres, cet article vous conseille de réemployer le vocabulaire que vous apprenez. Cela vous permettra de le retenir durablement. Concrètement, il s’agit d’écrire des textes ou des phrases avec ces mots nouveaux. Mais quand ces termes n’ont rien à voir les uns avec les autres, ça peut donner des textes complètement absurdes. Cet exercice littéraire vous permet d’apprendre en vous amusant.

Depuis quelques mois, j’apprends le breton grâce à cette méthode. J’ai donc rédigé un dialogue dans cette langue passionnante. J’ai juste utilisé les 400 mots que je connais pour le moment. Ce texte littéraire n’a ni queue ni tête. Je vous proposerai d’abord le dialogue en breton, puis sa traduction en français.

Étant encore un novice dans l’apprentissage de cette langue, je ne garantis pas que ce soit de la grande littérature. Ne vous attendez pas non plus à de la haute philosophie druidique ! En effet, il est possible que le texte en breton contienne des erreurs. Le but n’est pas d’enrichir la littérature en langue bretonne, mais de promouvoir cette langue tout en vous faisant passer un bon moment ! 😊

Dialogue absurde en breton

– Ac’h ! An amann en osteleri zo glas !

– N’eo ket amann ! Madigoù int…

– Madigoù int ?

– Evel just ! Int madigoù ar baraer gant laezh ha chistr !

– Ha pelec’h emañ ar levr ? Pell ar gador eo ?

– N’eo ket ! War an taol eo, e-kichen ar gador.

– Trugarez Mammig !

– N’on ket da mamm ! Da c’hoar on. An Itron El-Kalawi eo ma anv.

– N’ouzon ket piv out.

– N’ouzout ket ? Ul leue out !

– N’on ket ! Ma tad zo an Aotrou Diallo, ar maer, ha ma mamm zo ur skolaerez. Ha n’eo ket melen ma blev !

– Nann, avat ar bara orañjez zo ret. Keta ?

– Eo ! Hag ur gwele digor ivez !

– Ya ! Hag aez eo o chom en ti-kêr tomm-tomm !

– Ya ! Ha daez eo butuniñ ganin war ur vag yaouank…

– Trist eo, kentoc’h.

– Ya, trist eo… Sell ! Petra eo se ?

– Se zo kafe gant laezh, chokolad, chistr, gwin ruz ha butun…

– Mat-tre ! Yec’hed mat !

– Trugarez ! Piv eo ar sekretour ?

– Hemañ eo : ar den-mañ gant ar sac’h.

– N’eo ket ar person ?

– Nann. Ar person zo ar den-hont, hep leue. Mab ma mignonez eo.

– Piv eo da mignonez ?

– Ar plac’h-se eo. Homañ gant ar blev gwenn eo, ha medisinez eo.

– Mat-tre ! Ha pelec’h emañ ar mor ?

– Ahont, e-kichen Bro-Saoz, Iwerzhon, Euskadi, Bro-C’hall ha Kembre…

– …hag emaint e-kichen ma liorzh !

– Evel just ! Hag ar gazetenner ivez. Pell ar gazetenn int…

– Piv eo ar gazetenner ?

– Homañ eo ! Al leue-mañ eo ! Ar gwaz ar studierez eo !

– Piv eo ar studierez ?

– Honnezh eo ! Ar plac’h-se merc’h ar skolaer eo. Zo gwreg ar gazetenner. Zo c’hoazh yac’h.

– ‘Ta diskuizh eo ?

– Ya, met skuizh eo Tadig ! An dour fresk zo ret…

– Ha bras eo ar paotr-mañ…

– Petra zo ?

– Ar straed zo gwer avat ar sekretour zo kozh, hepken er gêr…

– Marteze… Koulskoude, ar vakansoù tostoc’h int… Prest out ?

– Prest on ! Peseurt lein emañ en daoulagad an amezeg ?

– N’ouzon ket ! Avat ar sukr emañ war an taol. Mat eo ar sport hag al labour ivez !

– Te out ur paour-kaezh !

– Ya, un tammig. Mar plij, deus amañ, ez eus an korn ha glav zo.

– Eo se an amzer brezhoneg…

– Tomatez, deuit ! Mat-tre eo dont ha saludiñ hep gouzout peseurt ospital zo fall !

– N’eus ket studier klañv en ospital-mañ ken d’ar sul…

– Hag er stal nevez ivez !

– Petra ?

– Omp studieren eus Bro-C’hall. Pe liv eo banniel Bro-C’hall ?

– Int glas, gwenn ha ruz bannieloù Bro-C’hall ha Bro-Saoz !

– Mat-tre ! Ha penaos zo al livioù en ti ?

– Evel ur banne hag evel ur pellgomzadenn…

– Diaes eo goulenn ur penestr serret digant da breur. Lavar din : piv o chom er stal-vutun ?

– Ma mignonez !

– Ha piv eo he kamarad ?

– Henhont, hag ar bananez brav ivez. Dit eo o arc’hant.

– Trugarez ! Bananez eo honhont ?

– Ya, met diaes eo o chom en ti-post ganeoc’h, gant ar sigaretennoù ha gant an all traoù…

– Ebet ki zo dit.

– Gortoz ! Te eo. Tomm out er korn hag er gêr !

– Ma ! Neuze mat eo bezañ echu hag ober bannieloù dindan an dour. Ac’h ! Piv eo hennezh ?

– Ma c’hoar eo ar studierez-se. Xun eo he anv. Koant eo ?

– N’eo ket ! Setu unan all salud !

– N’eo ket yen ar salud-mañ dirak da breur. Eus pelec’h zo ?

– Eus a-dreñv hini ah zo kozh.

– Ar tud kozh oc’h c’hwi !

– Trugarez ! Pelec’h emañ ar pakad ? En ti ?

– Aes eo mont ganin ha gant ur gador tomm ha demata e Iwerzhon.

– A-walc’h ! Kenavo !

– Demat ! Mont a ra ? Alo adarre ! Salud c’hoazh !

– Ken arc’hoazh !

Traduction en français du dialogue absurde ci-avant

– Berk ! Le beurre est bleu dans le bistrot !

– Ce n’est pas du beurre ! Ce sont des bonbons…

– Ce sont des bonbons ?

– Bien sûr ! Ce sont les bonbons du boulanger avec du lait et du cidre !

– Et où se trouve le livre ? Est-il loin de la chaise ?

– Non ! Il est sur la table, à côté de la chaise.

– Merci maman !

– Je ne suis pas ta mère ! Je suis ta sœur. Mon nom est madame El-Kalawi.

– Je ne sais pas qui tu es.

– Tu ne sais pas ? Tu es un imbécile !

– Non, je n’en suis pas un ! Mon père est monsieur Diallo, le maire, et ma mère est une institutrice. Et je ne suis pas blond !

– Non, mais le pain orange est nécessaire. N’est-ce pas ?

– Si ! Et un lit ouvert également !

– Oui ! Et il est facile d’habiter dans une mairie très chaude !

– Oui ! Et il est difficile de fumer avec moi sur un jeune bateau…

– C’est triste, tu veux dire.

– Oui, c’est triste… Regarde ! Qu’est-ce que c’est ?

– C’est du café avec du lait, du chocolat, du cidre, du vin rouge et du tabac…

– Très bien ! Santé !

– Merci ! Qui est le secrétaire ?

– C’est lui : cet homme-ci, avec le sac.

– Ce n’est pas le curé ?

– Non. Le curé est cet homme, là-bas, qui n’a pas de veau avec lui. C’est le fils de mon amie.

– Qui est ton amie ?

– C’est cette fille. Celle-là, avec les cheveux blancs. Elle est médecin.

– Très bien ! Et où se trouve la mer ?

– Là-bas, à côté de l’Angleterre, de l’Irlande, du Pays Basque, de la France et du Pays de Galle…

– …et tout cela est à côté de mon jardin !

– Bien sûr ! Et le journaliste aussi. Tout cela est loin du journal…

– Qui est le journaliste ?

– C’est lui ! C’est cet imbécile-ci ! C’est le mari de l’étudiante !

– Qui est l’étudiante ?

– C’est cette fille-là ! C’est la fille de l’instituteur et la femme du journaliste. Elle est encore en bonne santé.

– Mais elle n’est pas fatiguée ?

– Non, mais papa l’est ! L’eau fraiche s’avère nécessaire…

– Et ce gars est grand…

– Qu’y a-t-il ?

– La rue est verte mais le secrétaire est vieux, seulement dans la maison…

– Peut-être… Pourtant, les vacances se sont approchées… Es-tu prêt ?

– Je suis prêt ! Quel petit-déjeuner se trouve dans les yeux du voisin ?

– Je ne sais pas ! Mais le sucre est sur la table. Le sport, c’est bien, et le travail aussi !

– Tu es une pauvre malheureuse !

– Oui, un peu. S’il te plaît, viens ici, il y a un coin et il pleut.

– C’est un temps breton…

– Venez, les tomates ! C’est très bien de venir et de saluer sans savoir quel hôpital est mauvais !

– Il n’y a plus d’étudiant malade dans cet hôpital le dimanche…

– Et dans le nouveau magasin non plus !

– Quoi ?

– Nous sommes des étudiants originaires de France. De quelle couleur est le drapeau français ?

– Les drapeaux français et anglais sont bleu, blanc et rouge !

– Très bien ! Et comment sont les couleurs à la maison ?

– Comme un coup à boire et comme un coup de fil…

– Il est difficile de demander une fenêtre fermée à ton frère. Dis-moi : qui habite dans le bureau de tabac ?

– Mon amie !

– Qui est son ami ?

– Celui qui est là-bas, et les belles bananes également. Leur argent t’appartient.

– Merci ! Ce sont des bananes ?

– Oui, mais il est difficile d’habiter dans le bureau de poste avec vous, avec les cigarettes et avec les autres choses…

– Aucun chien n’est à toi.

– Attends ! C’est toi. Tu es chaud dans le coin et dans la ville !

– Bien ! Alors il est bon d’être fini et de faire des drapeaux sous l’eau. Berk ! Qui est-ce ?

– Cette étudiante est ma sœur. Elle s’appelle Xun. Est-elle jolie ?

– Non ! Voici une autre salutation !

– Cette salutation-ci n’est pas froide devant ton frère. D’où est-il ?

– De derrière celui qui est vieux.

– C’est vous, les vieux !

– Merci ! Où est le paquet ? À la maison ?

– Il est facile de partir avec toi ainsi qu’avec une chaise chaude et de dire bonjour à l’Irlande.

– Assez ! Au revoir !

– Bonjour ! Ça va ? Allô à nouveau ! Salut encore !

– À demain !

Et voilà pour l’exercice de style de fin août ! Ce dialogue absurde vous a donné envie d’apprendre le breton ? Vous pourrez le faire gratuitement grâce à cette méthode. Vous voulez progresser dans une langue ? Cet article vous donne de bons conseils pour vous améliorer rapidement !

À bientôt sur mon blog pour de nouvelles trouvailles en littérature linguistique !

Jean O’Creisren


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¿Por qué soy fan de Ska-P?

¿Conocen a Ska-P? Es una banda de ska española oriunda del barrio popular de Vallecas, en Madrid. Si no les suena nada este grupo, pueden visitar su página web oficial.

Tuve la suerte de descubrir Ska-P cuando empecé a aprender el español. Tenía entonces 13 años. Un primo me dio a conocer su música y ésta me gustó. Al escuchar las canciones de Planeta Eskoria y El Vals del Obrero, me di cuenta rápidamente de que era algo para los rebeldes. Y eso, ¡claro que te gusta cuando eres un adolescente! Descubrí lo que era el anarquismo y me flipaba cantar “Legalización” para molestar a mis padres.

El Gato López en la carátula del álbum ¡¡Que corra la voz!!

Lo que también me gustaba era el Gato López. La mascota de la banda “es un gato obrero” que lleva una gorra verde, amarilla y roja, algunos piercings y una medalla anarquista. También fuma un porro. En el colegio, dibujé muchos Gatos Lópeces, sobre todo durante las clases de matemáticas. Aquí vienen los 2 mejores:

Éste lo dibujé para colocarlo de la pared del aula. Es un homenaje a Ska-P y a los 5 álbumes que habían producido entonces. Pero como no teníamos el derecho de poner símbolos políticos en el aula, reemplacé la medalla anarquista por una medalla “Peace and love”. Bueno, estamos de acuerdo de que no le corresponde para nada a este gato tan agresivo. ¡Ja! ¡Ja! ¡Ja!
Esta serie de parodias del Gato López tiene por objetivo imaginar qué tipo de gatos tendrían bandas de otros estilos de música. Bueno, es la visión de un adolescente que tiene más afición por unos géneros que por otros…

Pero, sobre todo, escuchar a Ska-P me hizo progresar muchísimo en español. Gracias a sus canciones pude aprender las palabrotas. En efecto, la primera letra que aprendí de memoria fue la de “A la mierda”. También pude memorizar mucho vocabulario sobre la política, mejorar en cuanto a la comprensión auditiva y a acento. No podría haber sido primero de clase en español desde el 2° de ESO hasta la diplomatura de Filología Hispánica sin la ayuda de Ska-P. Aún hoy, cuando traduzco un texto de francés a español, Ska-P me ayuda mucho. Si tengo alguna duda sobre una preposición u otra cosa, recuerdo que así lo dicen en tal canción que conozco de memoria.

Además, Ska-P tiene canciones cuyo ritmo es alegre y cuyo sonido me gusta, aunque la letra sea triste. Por ejemplo, el ritmo de “Un@ más” te da ganas de bailar, aunque la letra es muy pesimista. Así que, a veces, necesito escuchar a Ska-P para animarme: cuando conduzco bajo la lluvia, cuando limpio mi piso, cuando friego los platos, etc.

¿De qué tratan las canciones de Ska-P?

La gente conoce a Ska-P sobre todo por “Legalización”. Pero hay otras mucho más interesantes. Unas tratan de la condición obrera: “El Valso del Obrero”, “Naval Xixón”, “La fábrica”, etc. Los miembros de la banda provienen de las clases populares y conocen bien este tema.

Otras canciones hablan de política, criticando el capitalismo y el orden establecido. Es el caso de “¿Quiénes sois?” y de “Canto a la rebelión”. “Intifada” apoya al pueblo palestino sin antisemitismo ni islamismo alguno. A mí me gusta, aunque no pienso que la protesta violenta sea la solución. El ritmo de esta canción es muy rápido. Es un auténtico desafío bailar el rock con una chica en ella, y lo hice yo. 😉 Ska-P también denuncia el liberalismo que rige la Unión europea en “The Lobby Man”. Critica la monarquía española en “Jaque al rey”. Para un gabacho como yo, cabe notar “La Colmena”, en la cual se abarcan los disturbios de 2005 en los suburbios de mi país. En esta canción oímos al expresidente Nicolas Sarkozy y Ska-P canta en francés… con un acento español. Denunciar, denunciar… Pero ¡claro que el grupo también propone alternativas! “Marinaleda” promueve un municipio andaluz regido según el principio de autogestión. La banda muestra que en anarquismo no es una mera utopía, sino que se puede aplicar en la realidad.

Si el mensaje político es muy a menudo orientado, Ska-P también denuncia injusticias que cualquier ser humano debería denunciar. Por ejemplo, “Violencia Machista” es un grito de resistencia contra la violencia de género. “Alí el Magrebí” es un homenaje a los inmigrantes que nos llama a la solidaridad y a la lucha contra el racismo. Asimismo, “Niño Soldado” y “Los hijos bastardos de la globalización” defienden los derechos del niño. Por fin, “El Olvidado” nos llama a ayudar a los sin techos.

Ska-P también es sensible a la condición animal. “Insensibilidad” trata de las mascotas abandonadas por sus dueños. Del mismo modo, la banda se opone a las corridas de toros en “Abolición”, “Vergüenza” y “Wild Spain”.

Como banda anticapitalista, Ska-P critica la sociedad de consumo. “Consumo Gusto” es un buen ejemplo de ello. Pero el grupo habla de muchos otros temas: la censura, el medio ambiente, la pena de muerte y las violencias policiales, reivindicaciones feministas y LGBTI, la denuncia de la evasión fiscal, etc. Además, existen escasas canciones que no son reivindicativas. “No lo volveré a hacer más” es una de ellas. Trata de forma divertida del tema de la borrachera y de la resaca. Vi el videoclip con un amigo alcohólico que no habla español. Reaccionó con mucho humor y me dijo: “¡El tío del vídeo soy yo!” En el primer álbum de la banda salió “Como un rayo”. El ritmo festivo de esta canción me gusta particularmente. Aquí viene un vídeo con la letra. Haciendo clic en este enlace pueden ver ustedes un concierto de esta canción en 1995. Para los fans de Ska-P como yo, resulta emocionante ver los principios de la banda, cuando los miembros eran muy jóvenes y todavía estaban buscando su estilo…

Al mejorar mi nivel de español, me di cuenta de que la letra de las canciones de Ska-P tiene una calidad literaria muy interesante, con figuras retóricas y referencias culturales bien encontradas.

Los miembros de la banda Ska-P en 2018

¿Y respecto a la religión?

Como grupo anarquista, Ska-P critica mucho las religiones, sobre todo el catolicismo. A menudo, ponen palabras sexuales y escatológicas en las canciones que tratan de un tema religioso. Por ejemplo, en una canción se compara al Papa con una mosca de mierda.

Los que me conocen un poco saben que, en la vida real, soy un meapilas. Entonces, aunque soy fan de Ska-P, me niego a escuchar las canciones que no respetan a mi Dios y mis creencias. Sin embargo, a veces escucho “Crimen Solicitationis”. Esta canción acomete contra la Iglesia, pero por razones adecuadas. En efecto, hace hincapié en los abusos sexuales cometidos por unos sacerdotes. Soy católico, pero estos crímenes son muy graves y estoy totalmente de acuerdo con Ska-P a la hora de denunciarlos.

Aunque Ska-P muestra hostilidad respecto al cristianismo, abundan las referencias religiosas en la letra de algunas canciones. Por ejemplo, en “Intifada”, cantan “¿Quién podía imaginar que David fuese Goliat?”, para decir que los israelíes intercambiaron su papel militar con los palestinos. En la Biblia, Goliat representa la fuerza armada del potente pueblo filisteo (“filisteo” dio su origen a la palabra “palestino”) y David es un niño frágil israelita que desafía a Goliat tirándole piedras. Hoy pasa lo contrario: el ejército israelí es muy poderoso y los oponentes civiles palestinos tiraron piedras a los soldados de Tsahal durante los conflictos llamados “intifadas”.

Hay otras más referencias a la Biblia, a la historia de la Iglesia, e incluso a otras religiones (como al islam en “Alí el Magrebí”). No obstante, habría que escribir otro artículo sobre este tema. Sea lo que sea, esto muestra que los miembros de Ska-P tienen un buen conocimiento de la religión católica, como muchos españoles. Para mí, es importante interesarse por la cultura religiosa. Luego, creer o no es otro asunto. Un@ está libre de tener la fe o no. Pero, para poder elegir, hay que conocer, saber en qué un@ cree o a qué un@ renuncia. Y si tu cultura religiosa te sirve para criticar la religión, tus argumentos tendrán mucho más peso que los de una persona que se considera atea, pero que, en realidad, no puede criticar bien por no conocer lo que rechaza.

En definitiva, Ska-P es una banda que me gusta muchísimo. Aunque no comparto todas sus ideas, aunque nunca tuve la oportunidad de verlos en concierto, considero que soy un gran fan de esta banda. Realmente merece la pena escuchar su buena música. Entonces, no duden en hacerlo, ¡¡hasta la victoria siempre!! 😉

Jean O’Creisren

Créditos de imagen: Ska-P y Jean O’Creisren


¿Tú también eres fan de Ska-P?

Aquí viene la traducción al francés de las canciones siguientes:

« Alí el magrebí »

« No lo volveré a hacer más »

« The Lobby Man »

« El Olvidado »

« Patriotadas »

« Consumo gusto »


Más contenido en español:

Érase una vez tres árboles

La Biblia y el móvil

Chistes franceses

La Biblia y el celular

Homenaje al líder máximo

« Consumo gusto » de Ska-P (paroles en français)

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « Consumo gusto » (¡¡Que corra la voz!! – 2002)

Je consomme du plaisir / Avec un plaisir suprême[1]

Acheter, des choses qui ne valent rien,
Acheter, pour les oublier dans le grenier,
Acheter, c’est un plaisir exceptionnel,
Acheter, comme j’aime gaspiller !
Toute la journée, je bosse comme un connard jusqu’à 10 heures
pour un salaire de merde qui s’épuise avant la fin du mois,
mais la télé me dit que je dois consommer.
J’accepte avec un plaisir suprême ; je me laisse persuader.


Payer, le collège du gamin,
Payer, la putain de lumière, l’eau et le gaz,
Payer, la maison de retraite de maman,
Payer, ma vie consiste à évaluer le débit.
Je paye la facture de la bagnole, je paye la copropriété
je paye la putain d’hypothèque, je paye l’addition que je dois au bar,
je paye la facture du caméscope, je paye la facture du téléviseur,
je paye l’assurance de la bagnole, je paye la facture de l’ordinateur.


Putain d’argent, putain d’argent [bis]
la société de consommation m’a transformé en son serviteur.
Putain d’argent, putain d’argent [bis]
avoir toujours de l’eau jusqu’au cou : c’est ça, la vie d’un consommateur !


Esclave de la putain de publicité, je suis esclave !
Esclave, la société du bien-être ne traite pas tout le monde en égal.


Ici se termine l’histoire de cet humble travailleur
qui s’est fait utiliser et ne s’est même pas rendu compte
de qui tire les bénéfices, de qui tire les ficelles :
ceux qui sont là-haut, ceux qui mènent la barque.


Putain d’argent, putain d’argent [bis]
la société de consommation m’a transformé en son serviteur.
Putain d’argent, putain d’argent [bis]
avoir toujours de l’eau jusqu’au cou : c’est ça, la vie d’un consommateur !


Esclave de la putain de publicité, je suis esclave !
Esclave, la société du bien-être n’est pas égale avec tout le monde. [ter]
Ne traite pas tout le monde en égal… ne traite pas tout le monde en égal… Égal !

Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren avec l’autorisation du groupe Ska-P

Texte source : https://www.musica.com/letras.asp?letra=23666 [consulté le 01.01.2020]


[1] «Consumo gusto» peut se traduire de plusieurs façons. Consumo signifie « je consomme », mais fait aussi partie de l’expression sociedad de consumo, qui veut dire « société de consommation ». Avec une orthographe différente, con sumo gusto se traduirait par « avec un plaisir suprême ». À la fin de la première strophe, cette expression apparaît, comme un clin d’œil au jeu de mots du titre : «Acepto con sumo gusto, yo me dejo persuadir». J’ai donc traduit par : « J’accepte avec un plaisir suprême ; je me laisse persuader. »


Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ?

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¿Por qué soy fan de Ska-P?

« Alí el magrebí »  (paroles en français)

Blagues espagnoles et latino-américaines

« No lo volveré a hacer más » (paroles en français)

« The Lobby Man » (paroles en français)

« El Olvidado » (paroles en français)

« Patriotadas » (paroles en français)

« The Backwoods of Canada », un hommage littéraire au pays de l’érable

Aujourd’hui, 1er juillet, nous célébrons la fête nationale du Canada. Je vous propose donc la traduction d’un extrait de The Backwoods Of Canada. Il s’agit d’une série de lettres qu’une voyageuse britannique a écrit à sa mère au XIXe siècle. Catharine Parr Traill rédige en anglais dans un style captivant. Dans cette traduction inédite en français, j’ai tâché de rendre toute la description poétique de la nature canadienne… Pour plus d’informations sur l’œuvre, veuillez consulter ce lien.

Traduction de Jean O’Creisren :

Brick Laurel, fleuve Saint-Laurent, le 6 août 1832

Ma chère mère, j’ai arrêté de vous écrire pour cette simple raison : je n’avais rien à dire. Chaque jour n’était en quelque sorte que l’écho de celui qui le précédait ; si bien qu’une page copiée sur le journal de bord du capitaine se serait avérée aussi amusante et tout à fait aussi instructive que mon journal si j’en avais tenu un pendant la dernière quinzaine.

Ce temps a été si vide d’événements que la vue d’un groupe d’hyperoodons, de deux ou trois phoques et d’un marsouin, peut-être en chemin pour un dîner ou un thé au Pôle Nord, a été considérée comme un fait d’une grande importance. Chaque longue-vue a été réquisitionnée dès qu’ils ont fait leur apparition et les monstres marins ont presque été dévisagés à en être décontenancés.

Les côtes de la Terre-Neuve étaient en vue le 5 août, exactement un mois après le jour où nous avons jeté notre dernier regard sur les îles Britanniques. Bien que la côte fût brune, déchiquetée et désolée, j’ai salué son apparition avec ravissement. Rien ne m’a jamais semblé aussi rafraîchissant et délicieux que la brise de la terre qui nous est parvenue, portant, pensai-je, la santé et la joie sur ses ailes (…).

Le 7 août—Ce matin, nous avons reçu la visite d’un joli petit oiseau, guère plus grand que notre roitelet huppé. Je l’ai salué comme un oiseau de bon augure, un petit messager envoyé pour nous souhaiter la bienvenue dans le Nouveau Monde. Et j’ai presque ressenti une joie enfantine à la vue de notre menu visiteur. Il y a dans nos vies des moments joyeux où nous tirons le plus grand plaisir des choses les plus insignifiantes, de même que les enfants sont contents avec le plus simple des jouets (…).

Je peux maintenant apercevoir avec précision le tracé de la berge sur la rive sud du fleuve. Parfois, les hautes terres sont soudainement enveloppées dans de denses nuages de brume en perpétuel mouvement, roulant dans des volutes sombres, tantôt teintes de lumière rosée, tantôt blanches et floconneuses, ou brillantes comme l’argent lorsqu’elles captent les rayons du soleil. Les changements qui se produisent dans le banc de brouillard sont si rapides que, la prochaine fois que je lèverai les yeux, je verrai peut-être la scène transfigurée, comme par magie. Le rideau de brume est lentement tiré, comme par des mains invisibles, et les montagnes sauvages et boisées sont partiellement révélées, avec leurs puissants rivages rocheux et leurs baies aux courbes majestueuses. À d’autres moments, la masse de vapeur se divise, se déplace le long des vallées et des profonds ravins, comme de hautes colonnes de fumée, ou reste suspendue comme des draperies neigeuses parmi les pins sombres de la forêt (…).

Le 8 août —Bien que je ne puisse que demeurer en état d’émerveillement et d’admiration devant la majesté et la puissance de ce fleuve imposant, je commence à me lasser de son immensité et je rêve d’une vue plus proche du rivage ; mais actuellement, nous ne voyons rien d’autre sur la rive sud que de longues rangées de collines revêtues de pins, avec ici et là une tache blanche, qu’on me présente comme des colonies et des villages ; en revanche, sur la rive nord du fleuve, d’immenses montagnes dépouillées de verdure limitent notre vue. Mon admiration pour les paysages montagneux fait davantage pencher mon intérêt vers ce côté-ci du cours d’eau, et je regarde avec un plaisir concluant la progression des cultures le long de ces régions accidentées et inhospitalières (…).

Tandis que j’écrivais ce qui précède, j’ai été surprise par un remue-ménage sur le pont. En montant pour m’enquérir de la cause de tout cela, j’ai été informée qu’un bateau amenant le pilote tant attendu avait appareillé du rivage ; mais après tout ce tapage et toute cette agitation, il s’est avéré qu’il s’agissait seulement d’un pêcheur français accompagné d’un pauvre gamin déguenillé, son assistant. Sans trop de difficulté, le capitaine a persuadé monsieur Paul Breton[1] de nous piloter jusqu’à Green Island, à une distance de quelques centaines de miles en remontant le fleuve, où il nous a assurés que nous devrions rencontrer un pilote confirmé, si cela ne se produit pas avant.

J’ai quelques petites difficultés à comprendre monsieur Paul, car il parle un dialecte particulier ; mais il semble assez accommodant et serviable. Il nous informe que le maïs est encore vert et que les épis sont à peine formés. Il nous dit également que les fruits estivaux ne sont pas encore mûrs, mais que nous trouverons à Québec des pommes et autres fruits en abondance.

D’après Catharine Parr Traill, The Backwoods Of Canada (1836)


[1] « Monsieur Paul Breton » : en français dans le texte.


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Des arguments pour évangéliser

Il y a quelques jours, nous avons fêté la Pentecôte. Comme les disciples, sortons annoncer au monde que le Christ est ressuscité !

Eh oui, pour les chrétiens, l’amour de Dieu est plus fort que la mort. Nous croyons aussi que Jésus nous envoie annoncer cette Bonne Nouvelle au monde entier. Cette annonce s’appelle l’évangélisation. Mais attention : évangéliser, ce n’est pas imposer ! C’est proposer un message, auquel les gens sont libres d’adhérer ou non. Nous pouvons annoncer l’Évangile, mais c’est Dieu seul qui peut convertir telle ou telle personne, si celle-ci Le laisse faire. Car Dieu est amour et il ne fait rien sans nous laisser libres.

Si Jésus nous envoie annoncer la Bonne Nouvelle au monde, comment s’y prendre ?

Nous verrons ici quelques arguments pour évangéliser des personnes qui croient de différentes manières ou ne croient pas. Toutefois, ce n’est pas seulement à coup d’arguments qu’on évangélise. Jésus nous a donné la clé : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35). Eh oui, on ne peut témoigner d’un Dieu-Amour qu’en essayant d’aimer. Être chrétien, c’est notamment respecter autrui, avoir le souci des plus pauvres, prendre soin de la création, etc. Si vous arrivez très sûr(e) de vous en disant : « Moi, j’ai la Vérité, et je vais te l’apporter, à toi, pauvre ignorant ! », vous allez vous faire envoyer promener… Au contraire, ayons une attitude respectueuse : une écoute de ce que l’autre souhaite dire sur le sujet, un certain humour, un réel intérêt pour ce que vit l’interlocuteur, une compassion face aux souffrances qu’il ou elle peut porter. Même si la personne en face de nous pense beaucoup de mal des cathos, du Pape et de l’Église, laissons-la exprimer son point de vue. Jésus s’y prenait de cette manière-là !

Après, avec certaines personnes, il peut arriver d’avoir des débats théologiques. Voici ce que je vous propose de répondre à celles et à ceux qui affichent certaines convictions différentes des vôtres, voire une absence de convictions…

Pour dialoguer avec un(e) athée :

Tu me dis qu’il y a trop de souffrance dans le monde pour que Dieu existe. Tu as raison de dire que la souffrance est révoltante ! Moi, je crois en un Dieu tout-puissant en amour. Dieu n’aime pas nous voir souffrir. Il nous aime tellement qu’Il tient à souffrir avec nous. Sur la croix, Jésus a vraiment morflé. Il a morflé pour nous parce qu’Il nous aime.

D’ailleurs, juste avant de mourir, Jésus dit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46). À ce moment-là, Il fait l’expérience de l’absence de Dieu. Tout comme toi, il n’a pas de raison de croire en Dieu en cet instant précis. En d’autres termes, Il comprend ce que tu vis dans ton athéisme.

Et grâce à Sa souffrance, nous sommes sauvés. Comme Lui, nous pourrons ressusciter pour une vie éternelle. Nous aurons droit à un bonheur sans fin, sans la moindre douleur. Le christianisme n’est pas une religion de la souffrance, mais une religion de la vie et de l’amour.

Si tu souhaites en savoir plus, je t’invite à regarder cette vidéo :

Pour dialoguer avec un(e) agnostique :

Tu ne sais pas si Dieu existe ou non. Certaines choses te poussent à croire et d’autres à ne pas croire. Cette situation n’est pas confortable pour toi et tu te dis que Dieu n’est pas démontrable par la raison. Le philosophe Blaise Pascal se posait les mêmes questions que toi. Il n’a pas démontré l’existence de Dieu, mais s’est dit qu’en pariant sur celle-ci, on gagnait tout. Voici un extrait du pari pascalien :

« Puisqu’il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »

Selon Blaise Pascal, il est donc plus raisonnable de parier que Dieu existe. Cela nous engage à ordonner notre vie comme si nous allions être jugés sur nos actes à la fin. Si Dieu existe, nous entrerons alors au Paradis. En revanche, si nous avons fait le mal toute notre vie en pariant que Dieu n’existe pas, nous aurons une mauvaise surprise à l’heure du jugement. Et si Dieu n’existe pas, nous n’aurons rien perdu en pariant sur son existence (ou sur son inexistence). Tu trouveras le texte complet ainsi qu’une analyse universitaire de ce passage sur ce lien.

Pour ce qui est de prouver l’existence de Dieu, Aristote s’y est attelé. Il était grec, donc issu d’un peuple qui croyait en plusieurs divinités. Il observait que tout a une cause : notre monde d’aujourd’hui ne serait pas ce qu’il est sans tout ce qu’il s’est passé tout au long de l’histoire. L’homme n’aurait pas pu écrire l’Histoire sans l’évolution des primates. Les primates ne se seraient pas développés ainsi sans la disparition des dinosaures. Les dinosaures n’auraient pas existé sans l’apparition de la vie sur Terre. La vie ne serait pas apparue sur Terre sans un milieu propice à son éclosion… Nous pouvons toujours remonter les causes et les effets. Mais Aristote se dit qu’on ne peut pas remonter comme ça à l’infini. Il doit bien y avoir une cause première. Et ce « premier moteur » n’est mu par aucun autre. Il est éternel et se trouve donc être la cause finale de tout. Cette « cause première » ou ce « premier moteur », c’est ce que nous appelons Dieu.

Au-delà de cette démonstration intellectuelle, la foi est aussi une question de volonté. La raison peut nous amener à un certain point, au-delà duquel on peut croire ou non. Pour continuer ce chemin vers la foi, il faut poser un acte volontaire.

Que veux-tu ? Dans la Bible, Dieu dit : « Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui » (Dt 30, 19-20). Et toi, comment veux-toi voir les choses ? Quelle vision du monde veux-tu porter ? Veux-tu croire que la mort a le dernier mot ou veux-tu espérer en la toute-puissance de l’Amour ? Veux-tu choisir une perspective de bonheur ou de malheur ? Veux-tu choisir une vie heureuse dans l’amour de Dieu ou une vie d’orphelin ? Veux-tu avoir à tes côtés un Ami qui te tire vers le haut ? Souhaites-tu au contraire avancer avec difficulté, en ne comptant que sur tes propres forces ? Veux-tu vivre de manière exigeante en te pliant à la Loi d’amour du Seigneur ou t’égarer dans une pseudo-liberté ?

Si tu souhaites en savoir plus, je t’invite à regarder cette vidéo.

Pour dialoguer avec une personne de confession juive :

Vous, les Juifs, vous êtes nos frères aînés dans la foi. Vous êtes ceux à qui Dieu a parlé en premier et vous devez en être fiers ! Vous gardez pieusement les racines de notre religion. Dans l’Ancien Testament, cette partie de la Bible que nous avons en commun avec vous, nous voyons des signes de la venue de Jésus. Je t’invite à en découvrir plus sur ce lien.

Pour dialoguer avec une personne qui croit en Dieu, mais pense qu’Il se manifeste à travers les états de transe générés par les drogues :

Tu penses rencontrer Dieu dans les champignons hallucinogènes, le teuch ou l’ayahuasca ? Ce sont peut-être des expériences uniques, mais ça te détruit la santé ! Je vais t’indiquer quelques drogues fiables, à travers lesquelles Dieu peut vraiment te parler :

  1. La Bible. Oui, Dieu te parle à travers la Bible. Ce livre… Que dis-je ? Cette bibliothèque est un vrai trésor sur le plan littéraire, culturel, philosophique et spirituel. On y trouve des textes d’une grande variété : des conseils remplis de sagesse, de belles prières, des bijoux de poésie amoureuse, des sagas guerrières, des contes d’une profondeur inouïe, des lettres, des récits mystiques complètement délirants… sans oublier le cœur de la Révélation, l’Évangile, cette histoire de Jésus qui révèle combien Dieu nous aime. Oui, Dieu t’aime tel que tu es, même si la drogue te fait du mal.
  2. Si tu sens que ton cœur est lourd, si tu te sens coupable de tel ou tel péché, ne te réfugie pas dans une drogue qui ne résout rien. Va plutôt voir quelqu’un qui peut vraiment guérir ton âme. Si tu es baptisé, va voir un prêtre pour te faire confesser. Un prêtre qui confesse bien ne te jugera pas. S’il te fait culpabiliser, alors c’est lui qui devrait aller au confessionnal ! Non, quand on va se confesser, on entre avec le cœur lourd, mais on ressort tout léger, heureux d’avoir été pardonné.
  3. La troisième drogue que je te propose est daller à la messe. Si tu n’as pas commis de péché grave, ou si tu t’es confessé depuis, et si tu as déjà fait ta première communion, tu peux recevoir le Corps du Christ. Oui, crois-moi, cette drogue-là est hyper efficace ! Ça ne t’explose pas le cerveau, mais ça fortifie ton âme. Ça la remplit d’amour. Or, si tu abuses de drogues, n’est-ce pas pour combler un manque d’amour dont tu souffres tant ?

Il y a plein d’autres manières d’être un toxico de Jésus : la prière du chapelet, l’invocation de l’Esprit Saint, la louange, l’adoration, les pèlerinages, les lectures spirituelles, les études de théologie… Encore une fois, ces drogues-là ne font que du bien, car Dieu veut te faire grandir et non te détruire !

Pour dialoguer avec une personne de confession musulmane :

Nos religions ont plein de choses en commun. Toi et moi, nous croyons en un Dieu unique, créateur de toute chose et tout-puissant. Tu fais le Ramadan, je fais le Carême. Tu pries, moi aussi. Tu as le souci du plus pauvre, moi également. Mais une chose fondamentale nous divise. Pour moi, Jésus est Dieu et pour toi, ce n’est qu’un prophète. Pour toi, Il n’est pas mort et n’est pas ressuscité. Pour toi, la Bible a été falsifiée et le Coran rétablit la vérité. Pour toi, Dieu ne peut pas être à la fois un et trois. Nous pourrions passer toute une vie à débattre de nos désaccords. Chrétiens et musulmans n’ont pas fini de disserter sur ces contradictions. Je vais d’abord te soumettre deux remarques pour te montrer que la Trinité est bel et bien suggérée dans ta religion :

  • Le vert est la couleur de l’islam, n’est-ce pas ? Sais-tu que c’est également la couleur du catholicisme irlandais ? Et sais-tu pourquoi ? Parce que c’est celle du trèfle de saint Patrick. Celui-ci a expliqué la Trinité aux Celtes polythéistes. Ces derniers lui ont demandé comment un Dieu pouvait être à la fois un et trois. Il a montré un trèfle en disant : « il y a un seul trèfle, mais celui-ci a trois feuilles différentes ».
  • La seconde remarque est la suivante : quand tu fais tes ablutions, chaque geste est répété trois fois. En effet, tu me dis toi-même que le 3 est le chiffre préféré d’Allah. Pourquoi donc, à ton avis ?

Mais il faut savoir que la Trinité est avant tout une communion d’amour entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Oui, nous croyons que Dieu est amour. Pour nous, Il est le tout-miséricordieux, le très miséricordieux (الرَّمان الرَّحيم – al-raḥmân al-raḥîm). D’après notre religion, Dieu créateur aime, donc Il engendre le Fils. Le Père et le Fils s’aiment infiniment et leur relation d’amour est l’Esprit Saint, qui rejaillit sur le monde. Et cette communion d’amour embrasse toute la création. Si Dieu est amour, Il est relation. Dieu nous a créés par amour. Donc il ne peut que nous aimer. Dans l’islam, Allah a 99 attributs. Vous considérez que le centième sera révélé dans l’au-delà. Joseph Fadelle, un musulman converti au christianisme, considère que ce 100e attribut est حُبّ [ḥubb], « l’amour ».

Tu dis également que Jésus n’est pas ressuscité. Pour toi, il n’est même pas mort. Il a été enlevé au Ciel par Allah et un sosie a été crucifié à sa place. Mais, pour nous les chrétiens, Sa Résurrection est au cœur de notre foi. Tu ne crois pas à cette histoire ? Qu’en diras-tu après avoir vu cette vidéo ?

Pour dialoguer avec un témoin de Jéhovah :

Les témoins de Jéhovah se basent sur la Bible, mais ils en ont une interprétation erronée. Notamment, ils nient la divinité de Jésus. Or, quand on lit de plus près, la Bible dit que Jésus est Dieu. Regardons ce passage du chapitre 18 de l’Évangile de Jean, où le Christ est arrêté avant sa Passion :

Ayant ainsi parlé, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. »

Source : AELF

« C’est moi, je le suis. » est la traduction du grec « ἐγώ εἰμι » [ego eïmi]. Une traduction littérale de cette phrase donne : « Moi, je suis ». Or « Je suis celui qui suis » est la façon dont l’Éternel se présente à Moïse dans l’épisode du buisson ardent : אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה [’ehyeh ’ăšer ’ehyeh]. Autrement dit, Jésus reprend les mêmes mots pour dire qu’Il est Dieu. Notons que « ἐγώ εἰμι » est répété trois fois. En effet, l’évangéliste insiste car ce détail est important. Et quelle est la réaction de cette troupe de soldats armés jusqu’aux dents ? Ils se cassent la figure ! Ils tombent comme un château de cartes devant la toute-puissance de l’Éternel.

Voilà donc ce que vous pouvez répondre à un témoin de Jéhovah qui essaie de vous prouver que Jésus n’est pas Dieu.

Une autre idée des témoins de Jéhovah est qu’il n’y aura que 144 000 sauvés. Pour cela, ils se basent sur le chapitre 7 du livre de l’Apocalypse. Dans ce cas, ça ne vaut même pas le coup d’être témoin de Jéhovah, puisqu’ils sont largement plus que 144 000 ! Mais voyons ce qu’enseigne réellement la Bible à ce sujet :

Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. De la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau ; de la tribu de Roubène, douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille ; de la tribu d’Aser, douze mille ; de la tribu de Nephtali, douze mille ; de la tribu de Manassé, douze mille ; de la tribu de Siméon, douze mille ; de la tribu de Lévi, douze mille ; de la tribu d’Issakar, douze mille ; de la tribu de Zabulon, douze mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau. Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main (…). L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

Source : AELF

Donc, pour résumer, les cent quarante-quatre mille sauvés sont juste 12 000 personnes de chaque tribu d’Israël. Ce sont donc des Juifs et non des témoins de Jéhovah. Néanmoins, d’après Antonio Fuentes Mendiola, « le nombre 144 000 (mille fois 12×12) est purement symbolique. Il représente d’une part la perfection (douze) et d’autre part la multitude (mille). »[1] Enfin, le texte précise juste après qu’une foule indénombrable issue de tous les peuples de la Terre rejoint ces 144 000. Le salut est donc proposé à tous. Dans un autre texte biblique, Jean écrit que « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8). Le Seigneur aime donc tout le monde et veut que tous soient sauvés. Il aime aussi les pécheurs et souhaite leur conversion. Il est le Bon Pasteur qui parcourt le désert à la recherche de la brebis égarée. D’ailleurs, dans l’évangile de Matthieu, Jésus dit « votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » (Mt 18, 14). Donc pas de panique : il y a de la place pour tout le monde au Paradis ! 😊

Pour dialoguer avec une personne qui pratique le spiritisme et qui boursicote :

Tu pratiques le spiritisme ? Moi aussi ! Je le fais même tous les jours. Mais je le fais comme à la Bourse : je mise uniquement sur des valeurs sûres. Si tu invoques un défunt devant un pentacle, c’est comme si tu achetais un subprime. Tu as de grandes chances d’invoquer un démon et de voir ta vie complètement ruinée. En revanche, tu peux invoquer des esprits que l’Église catholique reconnaît comme fiables à 100 %. En premier lieu, invoquer l’Esprit Saint te permet d’être bien éclairé quand tu as une décision à prendre ou quand tu vas tenir une discussion importante avec quelqu’un. Ça, tous les chrétiens sont d’accord pour dire que c’est une valeur sûre puisque c’est Dieu Lui-même.

Après, chez les cathos, nous invoquons aussi les saints, les bienheureux et les vénérables. Ce sont des défunts que l’Église considère comme des placements sans risque. Ils peuvent te pistonner auprès du Bon Dieu pour des choses concrètes dont tu aurais besoin. Par exemple, la prière à saint Joseph est un très bon investissement pour trouver du boulot. Si tu perds un truc, tu peux parier sur saint Antoine de Padoue. Si tu chutes dans la luxure, la Vierge Marie est une valeur-refuge. Et même si tu rencontres des problèmes avec Internet, tu peux demander l’aide d’un saint du VIe siècle, Isidore de Séville.

Épilogue pour les évangélisateurs

Nous avons eu la chance d’avoir été évangélisés. À nous maintenant d’annoncer Jésus au monde. Mais n’oublions pas que le Christ a dit : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35). Soyons donc des témoins aimants. Soyons cohérents avec l’Amour que nous prêchons.

Qui d’entre nous applique l’Évangile à 100 % ? Qui vit parfaitement ce que Jésus nous demande ? Qui peut se vanter d’être saint ? Personne ! Alors en écrivant ce passage, je m’adresse à chacun d’entre nous et je m’inclus dans ces nombreux cathos qui ne sont pas toujours à la hauteur…

Tu te dis « catholique », mais tu oublies que ce terme signifie « ouvert à tous ». Tu vas à la messe tous les dimanches, mais tu méprises la personne qui fait la manche à la sortie de l’église. Tu vas souvent te confesser, mais aussitôt obtenu le pardon de Dieu, tu juges l’étranger, la personne homosexuelle ou prostituée. Tu tiens de grands discours sur la sexualité, mais ton regard n’est pas toujours sain. Tu parles de Dieu aux personnes qui ne le connaissent pas, mais tu n’écoutes pas les souffrances qu’elles ont à te confier. Tu adores un Christ juif, mais tu refuses d’accueillir des étrangers. Tu dissertes sur tel ou tel détail de la liturgie, mais tu écoutes à peine la lecture de l’Évangile et t’inquiètes encore moins de mettre la Parole en pratique. Tu communies au Corps du Christ, mais tu critiques les membres de ce Corps que sont tes frères et sœurs en Dieu. Tu dis que tu aimes Dieu, mais tu refuses d’aimer ton prochain.

Or Dieu est amour et Il nous jugera selon nos actes. Voici un texte qui peut nous rappeler à l’ordre (Mt 25, 31-46) :

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Ainsi, si tu veux évangéliser, ton témoignage d’amour touchera beaucoup plus que les meilleurs arguments. 😉

Jean O’Creisren

Crédits image : https://fr.freepik.com/photos-vecteurs-libre/conception


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[1] D’après une version espagnole du Nouveau Testament traduite et commentée par Antonio Fuentes Mendiola (Madrid, Ediciones RIALP, S. A., 14e édition, 2007). Le commentaire en espagnol de Ap 7, 4-8 a été partiellement traduit par Jean O’Creisren spécialement pour cet article.