Limitation à 80 : bonne ou mauvaise idée ?

Il y a bientôt un an, la limitation de vitesse est passée de 90 à 80 km/h sur de nombreuses routes de France. Était-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

Sur Internet, il est impossible de trouver une étude sur les résultats de cette mesure.

L’objectif était d’améliorer la sécurité routière et de limiter les émissions de CO2. Qu’en est-il ?

Parcourant beaucoup de kilomètres pour des raisons professionnelles, je remarque que de nombreuses personnes ne respectent pas ces limitations. Lorsque je roule à 80 km/h, je me fais souvent dépasser par les véhicules qui me suivent, même lorsque le temps est pluvieux.

Un ami chauffeur de taxi remarque lui aussi une augmentation de mauvais comportements depuis un an :

  • dépassements dangereux
  • conducteurs énervés qui vous collent derrière
  • refus de priorité
  • etc.

Faut-il repasser à 90 pour autant ? Pas si sûr…

En effet, en ce qui concerne les émissions de CO2, le bilan est peut-être plus positif. D’après le site www.ecoconduite.org, « sur un parcours de 20 km, la différence de temps est de 1 minute et 40 secondes en conduisant à 90 km/h au lieu de 80 km/h… Par contre, dans ce même laps de temps et suivant la motorisation du véhicule, l’économie de carburant est de 2 à 5 %. Outre l’avantage économique de réduire la vitesse, il s’avère que conduire moins vite permet de prévenir beaucoup plus d’accidents (ainsi que les dommages possibles) : la distance de freinage est plus courte de 10 m à 80 km/h qu’à 90 km/h. »

Conduire à 80 est donc bénéfique à la fois pour l’environnement et pour la sécurité routière, du moins si on joue le jeu…

Pourquoi pratiquer l’écoconduite ?

En ce qui me concerne, j’essaie d’avoir une certaine conscience écologique. Mais malheureusement, mon travail m’oblige à beaucoup me déplacer en voiture. Alors comment rouler tout en limitant mon empreinte carbone ?

Vous trouverez quelques règles simples d’écoconduite sur ce lien.

De mon côté, voici ce que j’applique pour moins polluer :

  1. Je ne prends la voiture que lorsque c’est nécessaire. Si un endroit est accessible à pied ou à vélo, je ne brûle pas de gazole inutilement. Un peu de sport ne fait jamais de mal, c’est écolo et c’est gratuit !
  2. Quand je conduis, j’anticipe les feux et les ronds-points pour utiliser le frein moteur. Je ne freine pas comme un bourrin mais je rétrograde au moins sur 500 mètres (900 dans l’idéal). Lorsque moins d’1,5 km séparent deux ronds-points, je ne monte pas à 80 mais je reste à 60. Le GPS est très utile pour pouvoir anticiper…
  3. J’entretiens régulièrement mon véhicule (vidange tous les 15 000 km, contrôle des pneus tous les mois, etc.).
  4. J’utilise du carburant légèrement plus cher mais moins polluant. Il y a par exemple le diesel Excellium dans les stations Total ou l’Ultimate Diesel de BP. Rassurez-vous, je n’ai pas d’actions chez l’un ou l’autre de ces groupes pétroliers ! Je ne dis pas ça pour leur faire de la pub et il y a d’autres carburant de ce type qui sont tout aussi performants. Mais a priori, on peut faire 100 km de plus avec un plein de ce genre de gazole. À une dizaine de centimes de plus par litre, vous êtes largement gagnants ! D’autant plus que ces carburants sont meilleurs pour le moteur et votre voiture ira moins souvent au garage…
  5. Si je dois accélérer, je le fais de préférence en descente qu’en montée. Souvent, les villages sont dans des cuvettes. Je reste donc à 60 km/h tant que ça monte, puis quand ça redescend, j’accélère jusqu’à 80, sachant que le poids de la voiture m’évite de trop appuyer sur le champignon.
  6. Lorsque j’accélère, je le fais rapidement, en passant les vitesses à bas régime.
  7. J’évite de mettre la radio, les essuie-glaces et phares quand ce n’est pas nécessaire.
  8. Quand je ne suis pas pressé, je ne roule pas à 80, mais à 60 km/h. En effet, à partir de 70 km/h, un véhicule déplace deux fois plus d’air, donc consomme beaucoup plus. Mais rassurez-vous, je ne roule à cette vitesse que s’il n’y a personne derrière moi ou que si ceux qui me suivent ont la possibilité de doubler ! 😉
  9. Enfin, j’évite de mettre la climatisation, qui pollue énormément. Quand il fait très chaud, j’ouvre la fenêtre en-dessous de 70 km/h. Jusqu’à cette vitesse, ça pollue moins que la clim’. Mais au-delà, comme on déplace deux fois plus d’air, la fenêtre ouverte freine beaucoup plus le véhicule, qui consomme davantage. C’est uniquement dans ce cas que j’utilise l’air conditionné.

Vous me direz : c’est bien beau, tous ces efforts. Mais pour quel résultat ?

J’ai calculé les économies de carburant que j’ai fait de cette façon. Ma voiture consomme normalement 6 litres aux 100. Avec tous ces attitudes, je consomme autour de 4,6 litres. Cela fait donc une économie d’environ 23 % !

Pour résumer, nous n’avons pas de résultats fiables sur la limitation à 80. Mais si vous pratiquez l’écoconduite, l’environnement et votre portefeuille se porteront mieux ! 😊

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Riz-dinde au miel (recette en style culinaire-juridique)

Ingrédients :

  • Riz (de préférence produit pas trop loin de chez vous, par exemple en Camargue ou en Italie)
  • Crème fraîche
  • Moutarde
  • Miel
  • Oignons
  • Escalopes de dinde
  • Éventuellement herbes de Provence et/ou cumin selon vos goûts (et/ou allergies).

Ne me demandez pas d’infos sur les proportions ; je fais tout au pifomètre ! 😊

Ustensiles :

  • Assiette ou planche à découper
  • Couteau à viande
  • Couteau à dents
  • Casserole
  • La plus grande poêle que vous aurez sous la main
  • Spatule ou cuillère en bois
  • Cuillère à soupe
  • Cuillère à café
  • Gazinière ou plaque chauffante
  • Allumette ou briquet si non inclus dans la gazinière (non applicable en cas de plaque chauffante)

1/ Faire cuire le riz dans une casserole en respectant le temps de cuisson indiqué sur le paquet. Ne pas oublier de mettre de l’eau !

2/ Pendant que l’eau bout ou pendant que le riz cuit, éplucher les oignons et les couper de la façon qui vous convient le mieux. Les faire bouillir dans une poêle assez grande avec un fond d’eau et d’huile végétale (huile de palme interdite) et couvrir. Goûter de temps en temps pour voir si c’est cuit.

3/ Mélanger environ 2/3 (ou 3/4) de crème fraîche avec 1/3 (ou 1/4) de moutarde et une cuillère à café de miel. Goûter de temps en temps pour vous assurer que la sauce est bonne. Elle doit avoir du goût, comporter assez de moutarde pour être relevée, mais pas non plus au point d’arracher sa race. Le miel doit adoucir par une petite note sucrée.

4/ Couper les escalopes en petits morceaux carrés et les faire cuire à feu vif dans la poêle avec un fond de beurre.

5/ Mélanger les oignons (une fois qu’ils sont cuits) avec la sauce puis verser le contenu dans la poêle une fois que les morceaux d’escalope sont à point.

6/ Verser le riz (il a largement eu le temps de cuire pendant que vous vous occupiez des oignons, de la sauce et de la viande) dans la grande poêle où se trouvent lesdits oignons, ladite sauce et ladite viande. Mélanger et rajouter éventuellement le cumin et les herbes de Provence.

C’est prêt ! Bon appétit ! 😊

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Aujourd’hui, on nous parle sans cesse d’écologie : recyclage, énergies renouvelables, croissance verte (voire décroissance), agriculture biologique, biocarburants, agriculture écologiquement intensive, permaculture…

Et l’humain dans tout ça ?

En effet, tandis que certains mouvements écologistes affichent un certain mépris pour l’être humain, la plupart n’en sont heureusement pas là ! L’écologie dite « intégrale » considère que l’on peut prendre soin à la fois de l’environnement (écologie environnementale) et de tous les êtres humains (écologie humaine). Tout est lié !

C’est dans cette optique qu’a été fondé, en 2013, le Courant pour une écologie humaine (CEH). Ouverte à toute personne de bonne volonté, cette association reconnue d’utilité publique souhaite changer la société par une révolution de la bienveillance. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à visiter leur site officiel.

Le week-end des 24-25 mars 2018, j’ai eu la chance de participer à la rencontre nationale du CEH à Paris. Suite à la conférence de l’économiste Pierre-Yves Gomez sur l’individualisme intégral, j’ai participé à un atelier sur le sujet avec deux autres personnes. Avec l’accord de ces dernières, je vous fais part de notre contribution, qui pourraient presque faire l’objet d’un programme politique. N’hésitez pas à commenter…

Quelles sont les traces mortifères d’individualisme intégral dans notre quotidien ?

1.      Relations entre les personnes :

–          Incivilités au volant et conduite dangereuse, notamment en région parisienne.
–          Incivilités dans les transports en commun (par exemple, le fait de ne pas remercier quelqu’un qui nous laisse gentiment sa place).
–          Fait de ne pas dire bonjour à la caissière lorsque l’on fait ses courses.
–          Conversations privées dans les open-spaces ou dans les transports en commun, qui font que nous nous affirmons en tant qu’individus sans penser aux autres.
–          Fumeurs qui prennent des pauses cigarette longues et régulières, travaillant donc moins que leurs collègues non-fumeurs tout en s’abîmant la santé.
–          Mentalité qui consiste à « ne pas se mêler des problèmes d’autrui », quitte à ne pas intervenir pour défendre les personnes en danger et à ne pas corriger fraternellement la personne qui en aurait besoin (incivilités dans le métro, indifférence face aux problèmes d’addiction, refus de dénoncer les violences au sein des familles de nos voisins, le harcèlement au travail, etc.).
–          Refus de s’arrêter pour discuter avec les mendiants ou les personnes touchées par l’alcoolisme (on peut très bien discuter avec eux sans leur donner d’argent).
–          Indifférence envers les sans-abris, les Roms, les personnes âgées, malades, seules et/ou handicapées, ou encore envers les migrants.

2.      Nouvelles technologies :

–          Addiction aux écrans, comme le fait que chacun soit accroché à son Smartphone dans les transports en commun ou passe sa journée seul devant son ordinateur.
–          Caisses automatiques et automates à la gare, qui font disparaître le travail d’êtres humains, en plus d’exclure certaines personnes (personnes âgées qui ne maîtrisent pas les nouvelles technologies et personnes seules qui ont besoin de contact humain lorsqu’elles font leurs courses).
–          Publicités toxiques (pornographie ou autres produits utilisant des images dégradantes pour les femmes, sites de rencontre néfastes comme Gleeden, etc.) qui peuvent nous êtres proposées en fonction de notre historique de navigation.
–          Fascination pour les gadgets sans se rendre compte qu’ils sont fabriqués à partir de minerais volés aux Africains dans des conditions qui ne respectent ni les droits de l’homme ni l’environnement.

3.      Au niveau environnemental :

–          Emballages individuels pour les produits que l’on achète dans les supermarchés (yaourts, par exemple).
–          Journaux gratuits, qui proposent une information de piètre qualité accessible à tous tout en faisant mourir la presse papier payante, puis sont abandonnés dans le métro ou ailleurs, créant un nombre important de déchets qui ne sont pas nécessairement recyclés.
–          Personnes qui voyagent seules dans leur voiture alors qu’elles pourraient faire du covoiturage ou prendre les transports en commun.
–          Fait de laisser traîner par terre ses déchets (canettes de bière, mégots ou autres).
–          Vacances prises à l’autre bout du monde pour une semaine, là où l’on pourrait soit y aller pour une période plus longue et se rendre utile (en voyage humanitaire, par exemple) soit voyager plus près de chez soi.
–          Indifférence du monde politique par rapport à l’environnement.
–          Individualisme involontaire par manque de sensibilisation.

Comment remédier à ces tendances mortifères ?

1.      Sur les relations entre les personnes :

–          Mettre en place des spectacles et animations dans le métro (notamment des concerts qui parleraient à tout type de public).
–          Proposer des accueils café gratuits (café de qualité et si possible issu du commerce équitable) dans les stations de métro à destination de tous (du cadre au SDF) et à l’initiative d’associations qui informeraient sur leurs actions. 
–          Installer des pianos dans les stations de métro, comme cela se fait déjà dans de nombreuses gares.
–          Lutter contre le tabagisme en augmentant drastiquement les taxes sur les paquets de cigarette et de tabac dans toute l’Union européenne.
–          Inciter au tourisme familial, avec des aides à la location de gîtes à la campagne.
–          Promouvoir le tourisme solidaire, tels que le pratiquent des associations comme Coup de pouce humanitaire.
–          Sensibiliser sur le fait que nous sommes tous responsables les uns des autres et qu’il faut intervenir en cas de situation injuste.
–          Obliger les ressources humaines à protéger les salariés harcelés par leurs collègues.

2.      Sur les nouvelles technologies :

–          Informer le public, notamment les parents, sur l’effet des ondes sur le cerveau (via des émissions télévisées et les associations de consommateurs).
–          Confisquer les téléphones à l’entrée des écoles, des collèges et des lycées.
–          Sensibiliser les familles à l’importance des temps conviviaux sans écrans, notamment pour le bon développement des enfants (promenades en forêt, jeux de société, dîners au coin du feu, etc.).
–          Interdire les publicités toxiques et mieux réglementer les cookies.
–          Supprimer les caisses et guichets automatiques pour pouvoir créer du lien et de l’emploi, ou les boycotter à notre échelle.

3.      Sur les questions environnementales :

–          Règlement européen obligeant à mettre sur chaque produit en vente l’origine de tous les composants ainsi que l’empreinte carbone.
–          Placer des poubelles de tri sélectif dans le métro.
–          Supprimer les journaux gratuits.
–          Pour éviter les déchets issus des emballages individuels, revenir à la consigne, aux emballages collectifs, au vrac…
–          Mener une politique de tolérance zéro en matière d’incivilités et notamment de déchets jetés par terre : amende même pour un mégot ou pour un chewing-gum.
–          Promouvoir le tourisme vert en interdisant le tourisme discount, par des taxes au niveau européen envers les compagnies aériennes, notamment low-cost. Cela permettrait de subventionner le transport ferroviaire, afin que celui-ci soit toujours moins cher pour un même trajet que l’avion.
–          Interdire les voitures individuelles à Paris (Anne Hidalgo sera contente !).

Christine, Nicolas et Jean

      Lors d’un autre atelier, j’ai rédigé avec une autre personne un poème sur notre expérience respective par rapport au CEH. Comme nous n’avions que 45 minutes pour réaliser cet exercice d’écriture, nous n’avons pas été très rigoureux sur le nombre de pieds. Mais nous avons fait attention aux rimes. Voici notre contribution, que je publie également avec l’accord de cette personne :

Retour d’expérience sur le Courant pour une écologie humaine

Le Courant vous êtes au courant ?
– Par une conférence j’en ai eu vent.
– Moi j’étais aux assises,
Et ils ne disaient pas que des bêtises…

Je me disais que l’écologie était un truc de gauchos
Et l’anthropologie un truc de cathos,
Mais le Courant m’a montré que tout est lié :
Entre écologie et bioéthique pas d’incompatibilité !

Le tout n’est pas de cogiter :
Agissons concrètement pour l’humanité !
Afin de cohabiter dans notre commune maison,
Invitons tous les hommes à franchir notre paillasson…

À l’image de nos co-initiateurs,
Ouvrons-nous à ceux qui vivent à l’extérieur,
Aux périphéries, dans la rue, et même à ceux qui viennent d’ailleurs !
Comme eux, nous avons des limites et l’accepter est un vrai bonheur !

On peut se multiplier en décroissant,
On peut s’ancrer dans son identité tout en aidant les migrants.
Nature et humanité :
Tout est lié !


Axelle et Jean

Crédits image : Courant pour une écologie humaine.

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Nous parlons tous arabe sans le savoir…

En été 2017, je suis parti en coopération en Israël et en Palestine. Je me suis donc remis à étudier l’arabe de manière autodidacte.


En effet, j’avais déjà commencé à apprendre cette belle langue lorsque j’étais lycéen puis jeune étudiant. Mais les exigences de la vie professionnelle m’ont empêché de continuer au-delà de la licence. Je me suis donc replongé dans mes bouquins avant et pendant le voyage…


En apprenant de nouveaux mots, j’ai remarqué que nous parlons tous les jours arabe sans le savoir. Laissez-moi vous citer quelques exemples concrets :


« Salle à Manger » : en arabe, salâm Angers (أنجيه سلام) signifie « Bonjour Angers »

– Bonjour Angers ! La Terre Sainte te salue !
– Arrête de parler tout seul et viens jeter un œil à ma salle à manger…

« Chou crâne » : en arabe, shoukran (شكرًا) signifie « merci »
– Regarde comment mon chou crâne avec sa nouvelle moto !
– Merci de lui dire d’arrêter de draguer ma poulette avec…

« Mousse d’argile » : en arabe, moustacjil (مستعجل) signifie « pressé »
– Pourrais-tu me donner un peu de mousse d’argile, s’il te plaît ?
– Désolé, je n’ai pas que ça à foutre car je suis pressé !

« T’as mal où ? » : en arabe, tacmalou (تعمل) signifie « tu travailles » (si l’on s’adresse à un homme) ou « elle travaille »
– T’as mal où, Roger ?
– J’ai mal pour toi à l’idée que tu travailles pour ces escrocs qui t’exploitent, Robert !

« L’abbesse » : en arabe, lâ be’s (بأس لا) signifie « pas mal »
– Comment va l’abbesse ?
– Pas mal, ma foi !

« Ôte-la » : en arabe, coutla (عطلة) signifie « congé »
– Ôte la machine à casser les caillasses de ton bureau tout de suite !
– Pourquoi ?
– Ça fait tellement de bruit que tu ne peux pas faire tes traductions sérieusement… Essaie et ça te fera des congés, tu verras !

« Mal » : en arabe, mâl (مال) signifie « argent »
Proverbe anticapitaliste : « L’argent, c’est mal ! »

« Ara » : en arabe, ‘ârâ’ (آراء) signifie « opinion »
– Quelle est ton opinion sur l’ara macao ?
– C’est quoi ce truc ?
– C’est un oiseau qui vit en Amazonie ainsi qu’en Amérique centrale. Emblème national du Honduras, ce cousin du perroquet est aussi appelé « ara rouge ». Il mesure environ 85 cm et vit en moyenne jusqu’à l’âge de 80 ans. Mangeant principalement des fruits et des graines, il pèse autour d’un kilogramme. En tant qu’oiseau social, l’ara macao ne se trouve presque qu’en groupe, souvent composé d’une vingtaine d’individus. De plus…
– Bon, ça va, j’ai compris ! Mon opinion sur ce machin, c’est que je m’en fiche pas mal…

« Azur » : en arabe, az-zuhr (الظهر) signifie « midi »
À midi, le ciel revêt sa robe d’azur.

« Mouche qu’il a » : en arabe, moushkila (مشكلة) signifie « problème »
– Son problème, c’est la mouche qu’il a sur le nez.
– Alors pourquoi ne la chasse-t-il pas ?
– Parce qu’il est débile et qu’il n’a pas encore pensé que c’est la meilleure solution…


Et ça marche aussi en espagnol ! Dans la langue de Cervantès, comment dit-on « tuer » ? « Matar », n’est-ce pas ? Eh bien en arabe, matâr (مطار) signifie « aéroport ». Bon, étant donné le contexte actuel de menace terroriste, je m’abstiendrai de faire une énième blague vaseuse par respect pour les victimes de l’islamisme radical.

Il y aurait certainement plein d’autres jeux de mots à faire, alors ceux d’entre vous qui parlent arabe peuvent me proposer quelques idées en commentaire, du moment que c’est publiable (par exemple, évitons la déformation de salâm calikoum que certains de mes anciens collègues connaissent)…

Si vous tenez à avoir un vrai cours de linguistique sur les mots français d’origine arabe, je vous invite à faire un tour sur ce lien


Maca-s-salâma tout l’monde !

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Quelle est la ville la plus féroce ? Lyon ! Quelle est la ville la plus périlleuse ? La ville d’Angers ! Quelle est la ville où tout le monde est frères et sœurs ? Quimper !

Qui n’a pas été bercé dans son enfance par ces jeux de mots qui éveillent l’humour des élèves de primaire ?

Vous qui lisez de temps en temps mes exercices de style sur ce qui me sert de blog, vous avez dû remarquer que je suis un grand gamin… Dans ma famille, on est tous un peu comme ça. Alors je ne vous laisse pas imaginer les repas quand nous nous retrouvons autour de nos parents…

Par exemple, un dimanche où nous étions tous réunis, mes frères et moi nous sommes mis à inventer plein de blagues de ce type sur les villes. Je vais donc vous en faire profiter :

1.      Quelle est la ville la plus riche ?
2.      Quelle est la ville où les Chinois crèvent le plus la dalle ?
3.      Quelle est la ville où les gens ne sont jamais d’accord ?
4.      Quelle est la ville où on perd tout le temps ?
5.      Quelle est la ville où il y a le plus de scouts ?
6.      Quelle est la ville la plus pieuse ?
7.      Quelle est la ville où Tintin, Obélix et Spirou vont cueillir des fraises des bois ?
8.      Quelle est la ville où ce n’est pas beau de dormir ?
9.      Quelle est la ville où on fait caca ?
10.  Quelle est la ville de l’Ouest qui est la plus à l’Est ?
11.  Quelle ville est cerclée d’eau ?
12.  Quelle est la ville la plus drôle ?
13.  Quelle est la ville la plus polaire ?
14.  Quelle est la ville où les papas ne sont jamais contents ?
15.  Quelle ville est à la fois féroce et dangereuse ?
16.  Quel est le village où les églises sont les plus droites ?
17.  Quel est le bourg qui a le plus de rues ?
18.  Quelle est la ville où il ne se passe jamais rien ?
19.  Dans quelle ville les Bretons se sentent chez eux ?
20.  Dans quelle ville mange-t-on du steak de baleine avec des pâtes ?

Réponses :

1.      Bourges
2.      Paris
3.      Nancy
4.      Toulouse
5.      Caen
6.      Metz
7.      Roubaix
8.      Limoges
9.      Pau
10.  Lorient
11.  Lille
12.  Vannes
13.  Rennes
14.  Perpignan
15.  Le Lion d’Angers (bon, c’est sûr, il fallait connaître la géographie du Haut-Anjou)
16.  La Chapelle d’Aligné (bon, c’est sûr, il fallait connaître la géographie du Sud de la Sarthe)
17.  Strasbourg (bon, je sais ce n’est pas un bourg, mais si vous avez des notions d’allemand, vous comprendrez le calambour)
18.  Nevers
19.  Le Caire (clin d’oeil aux bretonnants)
20.  New York.

Bon, il est fort possible que vous ayez déjà entendu certaines de ces blagues par ailleurs, mais ce n’est que coïncidence. De toute façon, les blagues, les mots et autres expressions sont difficilement brevetables.

Quoi qu’il en soit, nous avons passé un bon déjeuner entre frères à retomber en enfance, sous le regard désespéré de nos parents…

Crédits image : https://www.freepik.com/free-photo/laughing-couple-with-wine-notebook_1891957.htm

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Que peuvent nous apporter les personnes en situation de handicap ?

Quel regard portons-nous sur les personnes handicapées ? Voyons-nous d’abord la personne ou d’abord le handicap ? Aujourd’hui, je vous parlerai particulièrement du handicap mental. Qu’elles soient porteuses de cette maladie génétique ou d’une autre difficulté, les personnes en situation de handicap mental peuvent parfois nous étonner, voire nous déranger. Pourtant, elles peuvent aussi beaucoup nous apporter. Je vais vous parler de l’expérience que j’ai vécue avec certaines d’entre elles via une association quand j’étais étudiant.

Suite à une proposition de l’aumônerie, j’ai pris contact avec l’équipe Foi et Lumière de la paroisse. En effet, le thème de l’année 2014-2015 était la fragilité. Dans ce cadre, il leur était proposé d’entrer en relation avec des personnes handicapées. 

Personnellement, j’avais envie de vivre cette expérience dans un but complètement utilitaire. En effet, il se trouve que j’écris des nouvelles et des contes. Je voulais y faire intervenir des personnages porteurs de handicap. Mais lorsqu’on écrit sur un tel sujet, il faut que ce soit basé sur du concret, sur du vécu. 

C’était donc ma motivation initiale pour y aller, mais j’avais tout de même un peu peur. La proposition nous avait été faite en septembre 2014. Mais ce n’est qu’en janvier 2015 que je me suis décidé à contacter la communauté Foi et Lumière. La première personne handicapée que j’ai croisée dans ce cadre est Patricia. Je n’étais pas très à l’aise au début, et la première chose qu’elle m’a dit a été : « T’as fini ? » Bonjour l’accueil ! Mais je me suis vite rendu compte que Patricia dit ça tout le temps et à tout le monde.

Cette première journée avec Foi et Lumière m’a fait beaucoup de bien. C’était un moment où je n’avais pas trop le moral. Deux communautés étaient réunies et nous étions très nombreux. Ce qui m’a d’abord frappé à la messe, c’est que, parmi les personnes porteuses de handicap, certaines sont très belles. J’ai aussi été marqué par une atmosphère remplie d’allégresse. Les personnes handicapées sont très joyeuses et ont un bel humour. Bref, j’étais venu avec le moral dans les chaussettes, et je suis reparti tout gonflé. En effet, on arrive avec nos fragilités, qui sont cachées, mais qui font mal. Et ces personnes qui ont la simplicité de ne pas cacher les leurs nous aident à relativiser. Comment peux-tu être malheureux quand tu vois rire des personnes qui auraient bien plus de raisons que toi de pleurnicher ?

Et à chaque rencontre Foi et Lumière, ça me faisait un bien fou ! Je me souviens également d’une fois où mon moral était au plus bas. Bon, rassurez-vous, ça ne m’arrive pas tous les jours non plus ! 😉 Bref, ce jour-là, je suis allé à la messe du Jeudi saint. J’y suis allé tout seul avec mes problèmes. J’étais en retard, ou juste à l’heure, je ne me souviens plus. En tout cas, l’église était pleine à craquer. J’ai tout de même pu trouver une place au fond. Sur la même rangée, un peu plus loin, il y avait Patricia avec sa maman. Quand Patricia m’a vu, elle m’a fait un grand sourire, et ça m’a remis du baume au cœur. Ça m’a vraiment remonté le moral et ça m’a aidé à oublier mes problèmes pendant un certain temps. 

Pour conclure sur cette expérience, il ne faut pas hésiter à vivre cette rencontre avec les personnes handicapées. Certaines d’entre elles peuvent nous paraître un peu déstabilisantes au début. Mais elles ont toutes un grand cœur et elles font énormément de bien autour d’elles. En tout cas, moi, elles m’ont transformé !

*
*       *

Comme je l’ai mentionné au début de ce témoignage, j’ai décidé de vivre cette expérience pour pouvoir écrire un conte. J’ai maintenant terminé la rédaction de ce récit et je suis à la recherche d’un éditeur pour le faire publier avec d’autres textes. Vous trouverez ci-dessous le passage où interviennent des personnes en situation de handicap mental. 


Pour situer cet extrait dans son contexte, le conte s’intitule « Mémoires d’un chapelet ». Eh oui, encore un truc de cathos (lol) ! Dans ce récit, j’ai imaginé un chapelet qui raconte sa vie. Si cela peut paraître rasoir au premier abord, cette vie est passionnante, puisqu’elle commence en 1980 à Lourdes, à la fin de la guerre froide, et s’étend jusqu’à aujourd’hui. Pendant ce temps, le chapelet ne cesse de changer de propriétaire et fait le tour du monde. Il vit donc différents événements historiques qui ont marqué les pays visités ainsi que les joies et les peines des personnes qui l’utilisent pour prier.


Dans le passage que je vous propose ci-dessous, le chapelet revient d’Espagne, où un séminariste nigérian l’a donné à Marta, une jeune Mexicaine trisomique. En effet, ces deux personnages étaient réunis autour du pape Benoît XVI à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Madrid (2011). Un rassemblement d’un million de pèlerins venus de toute la planète. 

Bonne lecture !

« Marta était venue au monde dans une famille en détresse. Son père Emiliano était alcoolique, violent et infidèle envers son épouse, absent pour ses enfants. Lorsque Lupita fut enceinte pour la troisième fois, elle confia cette grossesse à la Vierge de Guadalupe, sa sainte patronne, patronne du Mexique et de toute l’Amérique latine. Et l’enfant naquit avec cette fragilité qu’on appelle la trisomie 21. Cette nouvelle fut d’abord difficile à accepter, mais l’arrivée de cet enfant souda finalement toute la famille. Emiliano prit la résolution d’arrêter de boire, et, se laissant attendrir par cette enfant faible et touchante, il mûrit et se mit à assumer avec exemplarité son rôle d’époux et de père.

            Marta grandit dans l’État mexicain du Sinaloa, sur la côte pacifique, dans un cadre familial sécurisant. Bien que son handicap générât des difficultés et même une certaine souffrance pour elle, pour ses parents et pour ses frères et sœurs, l’amour qui régnait entre les uns et les autres les aidait à tout supporter, à faire confiance en tout, à tout espérer, à tout endurer. Cet amour portait de très beaux fruits qui n’auraient pas été là sans la présence de la jeune fille.

            Marta, lorsqu’elle revint d’Espagne en me portant autour du cou, fut heureuse de me montrer à sa famille. En effet, elle accompagnait de temps en temps Lupita, qui récitait le chapelet une fois par semaine avec d’autres femmes dans l’église paroissiale. La première fois qu’elle m’y emmena, sa mère lui dit : “tu sais, avec ton chapelet, tu n’es jamais seule. Quand tu le tiens dans ta main, c’est comme si tu tenais la main de la Vierge Marie.” 

            Marta connaissait par cœur toutes les prières, même si elle n’en comprenait pas tous les mots, sur lesquels elle fourchait. “Dios te salve María, llena eres de gracia…” À la fin de chaque dizaine, après avoir récité “Gloria al Padre, al Hijo y al Espíritu Santo como era en el principio ahora y siempre, y por los siglos de los siglos. Amén”, l’on s’adressait à la Vierge pour lui demander sa protection : “María, madre de gracia, de piedad y de misericordia, defiéndenos de nuestros enemigos y ampáranos, ahora y en la hora de nuestra muerte. Amén.” Devant la statue habillée et multicolore de sainte Marie, chacune des priantes portait des intentions particulières, depuis les petits problèmes du quotidien jusqu’à des événements plus graves, comme les violences occasionnées par la guerre entre l’État et les cartels. Marta priait simplement. Si elle formulait maladroitement ses prières à voix haute, ces paroles venaient du fond du cœur. Et le Bon Dieu, qui a choisi ce qu’il y a de faible dans le monde pour couvrir de confusion ce qui est fort, devait certainement accorder une grande importance à ces demandes toutes simples. 

            Marta fréquentait également la communauté locale Foi et Lumière, qui rassemblait des personnes handicapées et leurs familles, ainsi que des bénévoles extérieurs, appelés « amis ». Cela commençait par la messe dominicale à l’église paroissiale. Ce jour-là, pendant l’office, on entendait Verónica qui chantonnait des airs improvisés mais mélodieux, générant un agréable bruit de fond en continu. Comme elle, Amérigo ne savait presque pas parler. En revanche, il passait des heures à observer sa mappemonde et avait donc une immense culture géographique, dans un pays où la plupart des gens en savent peu sur le sujet. Il pointait alors ses interlocuteurs du doigt en disant le nom d’un pays. Ainsi, pendant la messe, on entendait de temps à autres : “Islande !” “Émirats Arabes Unis !” “Guatemala !” “Jordanie !” “Mongolie !” “Pays-Bas !” “Afghanistan !” “Népal !” “Oman !” “Chypre !” “Turquie !”. Après le Notre Père, les personnes du groupe Foi et Lumière se donnèrent la paix du Christ. Plus pacifique que les autres, Mahatma fit le tour de l’église pour serrer la main à toute l’assemblée, ce qui dura jusqu’à la fin de la messe. Puis vint le moment du déjeuner. Manolo marchait frénétiquement dans la salle paroissiale en poussant des cris aigus, et renversait parfois les couverts et les plats sur son passage. Parfois, il voulait entraîner avec lui un bénévole en le prenant affectueusement par le bras. Dans un élan de générosité, le jeune homme lança dans les mains de l’un des amis une cuillère et des serviettes en papier chiffonnées, avant de repartir faire une énième fois le même parcours. Pendant ce temps, Isabel tapotait sur un tambourin tout en chantant en boucle l’hymne de la dernière coupe du monde de football. Elle improvisait ainsi les paroles du refrain : “¡Samira-mira hé-hé! ¡Wó cào – wó cào heyéyé! Sam Ituarte vomitará… ¡Porque esto es África!” Les psalmodies de Verónica accompagnaient cette chanson au rythme de laquelle se trémoussait Mahatma, dans une prestation très originale qui empruntait à la fois au tai chi quan, au yoga, à la tecktonik et à la danse contemporaine. Derrière, on entendait la voix affirmée d’Amérigo qui scandait la chorégraphie : “Bahreïn ! … Belgique ! … Bolivie ! … Koweït ! … Malte ! … Qatar ! … Vatican !”

            Marta et les autres personnes handicapées étaient certes blessées et souffrantes, mais porteuses d’une joie si simple qu’elle transformait les personnes valides qui les accompagnaient, les ramenant à leurs propres fragilités, et les aidant à relativiser leurs petits problèmes. Ces cris, ces paroles au contenu étonnant étaient pleines de force et d’amour. Ces corps tordus étaient parfois d’une beauté rayonnante. Ces personnes faibles étaient libres, détachées de tout bien pour vivre l’amour. Car le Dieu d’amour est fort dans la fragilité humaine extrême. Et de cet amour jaillissait la communion, cette communion pour laquelle tous les êtres humains sont faits.

            Marta intervint durant le temps de prière : “Seigneur, je Te prie pour les personnes qui sont plus handicapées que moi, qui ne peuvent plus du tout bouger. Rends-leur le sourire malgré tout !” Pauvre en esprit, la jeune fille avait un cœur puissant et une foi d’une simplicité à déplacer les montagnes. Elle serrait ma croix dans sa main et s’adressait à voix basse à Jésus, à tout moment de la journée, pour lui confier ci et ça. Elle était également rayonnante de joie et s’émerveillait de tout, même des choses les plus insignifiantes. Elle amenait ainsi les personnes tristes à porter un regard renouvelé sur le monde (…). Oui, sa joie était contagieuse et elle faisait beaucoup de bien autour d’elle.

            Marta vit une seconde fois Benoît XVI, qui se rendit au Mexique en mars 2012. Le 21 décembre suivant, il ne se passa rien de particulier, n’en déplaise aux Mayas et à quelques illuminés. Puis, l’été d’après, nous nous embarquâmes pour le Brésil [où allaient se tenir les JMJ de Rio de Janeiro]. »

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Bonjour à toutes et à tous !

Ah, l’argent ! Le nerf de la guerre ! La finance est l’objet de nombreux débats. Certains y voient la clé du progrès alors que d’autres y voient la clé de tous les maux de notre monde globalisé.

Dans cet article, je ne vais pas parler politique. L’idée est juste de faire un petit exercice de style sur le vocabulaire financier.

Oui, car même les gens qui travaillent dans la finance vous diront qu’ils n’y comprennent rien. En effet, on vous parle de tontine, de prospectus de vente, d’agent de transfert, de compartiment, de produit monétaire, de sous-pondération, de teneur de registre, de DICI, de fonds maître-nourricier, de swap, d’alpha, d’inflation tendancielle, de prix de transfert, de jour bancable ou de sentiment de marché… Que de termes ésotériques ! Un vrai casse-tête !

Pourtant, il s’agit à chaque fois de la même chose, à savoir d’argent. Alors, comment vulgariser tout ça ?

Si l’on remplaçait certains termes du jargon financier par des synonymes du mot « argent », le résultat serait bien plus compréhensible. D’autant plus que la langue française est assez fournie en la matière. On essaie ?
Allons-y !

Imaginez que vous, Français(e) lambda, vous souhaitez placer une partie de votre épargne afin la faire fructifier. Vous allez donc voir votre conseiller bancaire, qui pourrait vous répondre ceci :

« L’encours de votre compte est assez important pour que vous puissiez placer une partie de votre avoir dans le fonds Foytougol-Kanaro. Votre investissement vous donnera accès à des titres financiers et votre capital produira peut-être un retour sur investissement, qui vous permettra d’obtenir des liquidités à terme. Le fonds Foytougol-Kanaro touchera, quant à lui, une commission sur les actifs que vous placerez chez lui. »

Si l’on traduit en français de tous les jours, voici ce que ça donne :

« La quantité de fric sur votre compte est assez importante pour que vous puissiez foutre une partie de votre flouze dans la boîte à pognon Foytougol-Kanaro. Votre investissement vous donnera accès à une paperasse qui dit où vous avez foutu vos briques et votre pèze produira peut-être du blé, qui vous permettra d’obtenir des pépètes à terme. La boîte à pognon Foytougol-Kanaro touchera, quant à elle, un peu d’oseille sur l’ensemble des thunes que vous foutrez chez elle. »

Et voilà pour l’exercice de style d’aujourd’hui !

Si par hasard vous avez vraiment besoin d’un linguiste qui s’y connaît en finance, ne faites surtout pas appel à moi ! Je vous recommande plutôt Pierre Jeanson, un traducteur reconnu en la matière. Il saura vous fournir des services à hauteur de ses compétences… Bonne navigation dans le monde du flouze et du pognon !

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