« The Lobby Man » de Ska-P (paroles en français)

Remarque préalable sur la traduction :

Avant de vous donner la traduction de la chanson, il convient de relever un point clé des paroles. Celles-ci sont basées sur un jeu de mot entre lobby et lobo. Lobo signifie « loup » en espagnol, d’où la métaphore filée qui traverse la chanson. Les lobbies sont donc comparés à des loups-garous qui utilisent leur pouvoir au Parlement européen pour égorger les honnêtes citoyens. Remarque : en espagnol, « loup-garou » se dit hombre lobo (littéralement « homme-loup »), qui n’est pas sans rappeler l’anglais lobby man.

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « The Lobby Man » (Game over – 2018) :

THE LOBBY MAN, la pleine lune s’est déjà levée
THE LOBBY MAN, griffes et dents déjà aiguisées
THE LOBBY MAN, astucieux, rapide et féroce
THE LOBBY MAN, parmi les ombres du pouvoir s’est transformé

Attentif à la proie, sautant directement à la jugulaire
Il sait qu’il ne peut pas échouer
(Il sait qu’il ne peut pas échouer)
Camouflé comme informateur
Ses dents mordront, elles te mordront
Sa mission : interférer, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Il maîtrise comme personne l’art de la persuasion
C’est un expert en corruption
(C’est un expert en corruption)
Pour le lobby, ta misère et ta voix n’ont pas d’importance
C’est un prédateur
Tueur à la solde des grandes entreprises, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun
Servitude du pouvoir

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Moi, serf de mon seigneur, c’est facile à comprendre
J’ai le pouvoir politique prosterné à mes pieds
Je suis le négociateur, je ne ressens pas de compassion
Je ne distingue pas le bien du mal

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun

Le lobby énergétique, c’est la mort au niveau mondial
Ils exploiteront la terre et nous ferons exploser
Le lobby financier n’est jamais rassasié
Les grandes sociétés, une escroquerie légale

Le lobby des armes est le plus criminel
La guerre est un business qui déteste la paix
Le lobby sanitaire ne veut pas nous guérir
La chronicité est beaucoup plus rentable

THE LOBBY MAN, des restes de sang a léché
THE LOBBY MAN, dans la pénombre a disparu
THE LOBBY MAN, un sourire a révélé
THE LOBBY MAN, la politique est sa pute de luxe.

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P

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« No lo volveré a hacer más » de Ska-P (paroles en français)

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « No lo volveré a hacer más » (Game over – 2018) :

Je ne recommencerai plus

Un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. 
Et encore, et encore, et on trinque !

Développement de l’amitié, chaque jour je t’aime un peu plus. 
Et encore, et encore, et on trinque !

Quand le diable s’habille en vêtements de fête, 
quand la nuit t’ouvre ses portes. 
Tu es déjà lancé, tu t’es déjà activé 
et impossible de reculer.  

Avec les copains, il n’y aura jamais de lendemain, 
Même s’il t’attend avec la gueule de bois ; il n’y aura pas de pitié. 
Oh, alors commence le récital : 

« Je ne recommencerai plus »,
Dis-tu d’un air innocent, 
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose 
et vomissant même les dents. 

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer.

Déjà quelques jours ont passé. 
Je me suis juré qu’il n’y en aurait plus. 
Pas une seule, pas une seule, pas une seule. 

Seulement un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. 
Et encore, et encore, la spirale. 

Si c’est le mariage de ma tante Rebeca, 
ou si maintenant, ce sont les fêtes de Vallekas, 
l’anniversaire de ton cousin Carlos 
ou de mon ami Juan, 

S’il y a un concert dans le village d’à côté, 
Et s’il n’y a rien, je me cherche quelque chose à célébrer. 
Oh, et demain c’est le récital : 

« Je ne recommencerai plus », 
Dis-tu d’un air innocent, 
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose 
et vomissant même les dents.

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer. 

Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda,
ouvre les portes du bar, car tout est bien fermé à clef. 
Il fait un froid de canard et je vais m’enrhumer. 

Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda,
c’est toi notre salut ! 
Tu sais que nous sommes des vampires et que tout s’arrête quand le soleil se lève. 
Rejoins notre bringue et chantons au son de :

« Je ne recommencerai plus »,
Dis-tu d’un air innocent,
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose
et vomissant même les dents.

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer. 

Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai :  
« La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »

Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai : 
« La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P

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Limitation à 80 : bonne ou mauvaise idée ?

Il y a bientôt un an, la limitation de vitesse est passée de 90 à 80 km/h sur de nombreuses routes de France. Était-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

Sur Internet, il est impossible de trouver une étude sur les résultats de cette mesure.

L’objectif était d’améliorer la sécurité routière et de limiter les émissions de CO2. Qu’en est-il ?

Parcourant beaucoup de kilomètres pour des raisons professionnelles, je remarque que de nombreuses personnes ne respectent pas ces limitations. Lorsque je roule à 80 km/h, je me fais souvent dépasser par les véhicules qui me suivent, même lorsque le temps est pluvieux.

Un ami chauffeur de taxi remarque lui aussi une augmentation de mauvais comportements depuis un an :

  • dépassements dangereux
  • conducteurs énervés qui vous collent derrière
  • refus de priorité
  • etc.

Faut-il repasser à 90 pour autant ? Pas si sûr…

En effet, en ce qui concerne les émissions de CO2, le bilan est peut-être plus positif. D’après le site www.ecoconduite.org, « sur un parcours de 20 km, la différence de temps est de 1 minute et 40 secondes en conduisant à 90 km/h au lieu de 80 km/h… Par contre, dans ce même laps de temps et suivant la motorisation du véhicule, l’économie de carburant est de 2 à 5 %. Outre l’avantage économique de réduire la vitesse, il s’avère que conduire moins vite permet de prévenir beaucoup plus d’accidents (ainsi que les dommages possibles) : la distance de freinage est plus courte de 10 m à 80 km/h qu’à 90 km/h. »

Conduire à 80 est donc bénéfique à la fois pour l’environnement et pour la sécurité routière, du moins si on joue le jeu…

Pourquoi pratiquer l’écoconduite ?

En ce qui me concerne, j’essaie d’avoir une certaine conscience écologique. Mais malheureusement, mon travail m’oblige à beaucoup me déplacer en voiture. Alors comment rouler tout en limitant mon empreinte carbone ?

Vous trouverez quelques règles simples d’écoconduite sur ce lien.

De mon côté, voici ce que j’applique pour moins polluer :

  1. Je ne prends la voiture que lorsque c’est nécessaire. Si un endroit est accessible à pied ou à vélo, je ne brûle pas de gazole inutilement. Un peu de sport ne fait jamais de mal, c’est écolo et c’est gratuit !
  2. Quand je conduis, j’anticipe les feux et les ronds-points pour utiliser le frein moteur. Je ne freine pas comme un bourrin mais je rétrograde au moins sur 500 mètres (900 dans l’idéal). Lorsque moins d’1,5 km séparent deux ronds-points, je ne monte pas à 80 mais je reste à 60. Le GPS est très utile pour pouvoir anticiper…
  3. J’entretiens régulièrement mon véhicule (vidange tous les 15 000 km, contrôle des pneus tous les mois, etc.).
  4. J’utilise du carburant légèrement plus cher mais moins polluant. Il y a par exemple le diesel Excellium dans les stations Total ou l’Ultimate Diesel de BP. Rassurez-vous, je n’ai pas d’actions chez l’un ou l’autre de ces groupes pétroliers ! Je ne dis pas ça pour leur faire de la pub et il y a d’autres carburant de ce type qui sont tout aussi performants. Mais a priori, on peut faire 100 km de plus avec un plein de ce genre de gazole. À une dizaine de centimes de plus par litre, vous êtes largement gagnants ! D’autant plus que ces carburants sont meilleurs pour le moteur et votre voiture ira moins souvent au garage…
  5. Si je dois accélérer, je le fais de préférence en descente qu’en montée. Souvent, les villages sont dans des cuvettes. Je reste donc à 60 km/h tant que ça monte, puis quand ça redescend, j’accélère jusqu’à 80, sachant que le poids de la voiture m’évite de trop appuyer sur le champignon.
  6. Lorsque j’accélère, je le fais rapidement, en passant les vitesses à bas régime.
  7. J’évite de mettre la radio, les essuie-glaces et phares quand ce n’est pas nécessaire.
  8. Quand je ne suis pas pressé, je ne roule pas à 80, mais à 60 km/h. En effet, à partir de 70 km/h, un véhicule déplace deux fois plus d’air, donc consomme beaucoup plus. Mais rassurez-vous, je ne roule à cette vitesse que s’il n’y a personne derrière moi ou que si ceux qui me suivent ont la possibilité de doubler ! 😉
  9. Enfin, j’évite de mettre la climatisation, qui pollue énormément. Quand il fait très chaud, j’ouvre la fenêtre en-dessous de 70 km/h. Jusqu’à cette vitesse, ça pollue moins que la clim’. Mais au-delà, comme on déplace deux fois plus d’air, la fenêtre ouverte freine beaucoup plus le véhicule, qui consomme davantage. C’est uniquement dans ce cas que j’utilise l’air conditionné.

Vous me direz : c’est bien beau, tous ces efforts. Mais pour quel résultat ?

J’ai calculé les économies de carburant que j’ai fait de cette façon. Ma voiture consomme normalement 6 litres aux 100. Avec tous ces attitudes, je consomme autour de 4,6 litres. Cela fait donc une économie d’environ 23 % !

Pour résumer, nous n’avons pas de résultats fiables sur la limitation à 80. Mais si vous pratiquez l’écoconduite, l’environnement et votre portefeuille se porteront mieux ! 😊

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Riz-dinde au miel (recette en style culinaire-juridique)

Ingrédients :

  • Riz (de préférence produit pas trop loin de chez vous, par exemple en Camargue ou en Italie)
  • Crème fraîche
  • Moutarde
  • Miel
  • Oignons
  • Escalopes de dinde
  • Éventuellement herbes de Provence et/ou cumin selon vos goûts (et/ou allergies).

Ne me demandez pas d’infos sur les proportions ; je fais tout au pifomètre ! 😊

Ustensiles :

  • Assiette ou planche à découper
  • Couteau à viande
  • Couteau à dents
  • Casserole
  • La plus grande poêle que vous aurez sous la main
  • Spatule ou cuillère en bois
  • Cuillère à soupe
  • Cuillère à café
  • Gazinière ou plaque chauffante
  • Allumette ou briquet si non inclus dans la gazinière (non applicable en cas de plaque chauffante)

1/ Faire cuire le riz dans une casserole en respectant le temps de cuisson indiqué sur le paquet. Ne pas oublier de mettre de l’eau !

2/ Pendant que l’eau bout ou pendant que le riz cuit, éplucher les oignons et les couper de la façon qui vous convient le mieux. Les faire bouillir dans une poêle assez grande avec un fond d’eau et d’huile végétale (huile de palme interdite) et couvrir. Goûter de temps en temps pour voir si c’est cuit.

3/ Mélanger environ 2/3 (ou 3/4) de crème fraîche avec 1/3 (ou 1/4) de moutarde et une cuillère à café de miel. Goûter de temps en temps pour vous assurer que la sauce est bonne. Elle doit avoir du goût, comporter assez de moutarde pour être relevée, mais pas non plus au point d’arracher sa race. Le miel doit adoucir par une petite note sucrée.

4/ Couper les escalopes en petits morceaux carrés et les faire cuire à feu vif dans la poêle avec un fond de beurre.

5/ Mélanger les oignons (une fois qu’ils sont cuits) avec la sauce puis verser le contenu dans la poêle une fois que les morceaux d’escalope sont à point.

6/ Verser le riz (il a largement eu le temps de cuire pendant que vous vous occupiez des oignons, de la sauce et de la viande) dans la grande poêle où se trouvent lesdits oignons, ladite sauce et ladite viande. Mélanger et rajouter éventuellement le cumin et les herbes de Provence.

C’est prêt ! Bon appétit ! 😊

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Aujourd’hui, on nous parle sans cesse d’écologie : recyclage, énergies renouvelables, croissance verte (voire décroissance), agriculture biologique, biocarburants, agriculture écologiquement intensive, permaculture…

Et l’humain dans tout ça ?

En effet, tandis que certains mouvements écologistes affichent un certain mépris pour l’être humain, la plupart n’en sont heureusement pas là ! L’écologie dite « intégrale » considère que l’on peut prendre soin à la fois de l’environnement (écologie environnementale) et de tous les êtres humains (écologie humaine). Tout est lié !

C’est dans cette optique qu’a été fondé, en 2013, le Courant pour une écologie humaine (CEH). Ouverte à toute personne de bonne volonté, cette association reconnue d’utilité publique souhaite changer la société par une révolution de la bienveillance. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à visiter leur site officiel.

Le week-end des 24-25 mars 2018, j’ai eu la chance de participer à la rencontre nationale du CEH à Paris. Suite à la conférence de l’économiste Pierre-Yves Gomez sur l’individualisme intégral, j’ai participé à un atelier sur le sujet avec deux autres personnes. Avec l’accord de ces dernières, je vous fais part de notre contribution, qui pourraient presque faire l’objet d’un programme politique. N’hésitez pas à commenter…

Quelles sont les traces mortifères d’individualisme intégral dans notre quotidien ?

1.      Relations entre les personnes :

–          Incivilités au volant et conduite dangereuse, notamment en région parisienne.
–          Incivilités dans les transports en commun (par exemple, le fait de ne pas remercier quelqu’un qui nous laisse gentiment sa place).
–          Fait de ne pas dire bonjour à la caissière lorsque l’on fait ses courses.
–          Conversations privées dans les open-spaces ou dans les transports en commun, qui font que nous nous affirmons en tant qu’individus sans penser aux autres.
–          Fumeurs qui prennent des pauses cigarette longues et régulières, travaillant donc moins que leurs collègues non-fumeurs tout en s’abîmant la santé.
–          Mentalité qui consiste à « ne pas se mêler des problèmes d’autrui », quitte à ne pas intervenir pour défendre les personnes en danger et à ne pas corriger fraternellement la personne qui en aurait besoin (incivilités dans le métro, indifférence face aux problèmes d’addiction, refus de dénoncer les violences au sein des familles de nos voisins, le harcèlement au travail, etc.).
–          Refus de s’arrêter pour discuter avec les mendiants ou les personnes touchées par l’alcoolisme (on peut très bien discuter avec eux sans leur donner d’argent).
–          Indifférence envers les sans-abris, les Roms, les personnes âgées, malades, seules et/ou handicapées, ou encore envers les migrants.

2.      Nouvelles technologies :

–          Addiction aux écrans, comme le fait que chacun soit accroché à son Smartphone dans les transports en commun ou passe sa journée seul devant son ordinateur.
–          Caisses automatiques et automates à la gare, qui font disparaître le travail d’êtres humains, en plus d’exclure certaines personnes (personnes âgées qui ne maîtrisent pas les nouvelles technologies et personnes seules qui ont besoin de contact humain lorsqu’elles font leurs courses).
–          Publicités toxiques (pornographie ou autres produits utilisant des images dégradantes pour les femmes, sites de rencontre néfastes comme Gleeden, etc.) qui peuvent nous êtres proposées en fonction de notre historique de navigation.
–          Fascination pour les gadgets sans se rendre compte qu’ils sont fabriqués à partir de minerais volés aux Africains dans des conditions qui ne respectent ni les droits de l’homme ni l’environnement.

3.      Au niveau environnemental :

–          Emballages individuels pour les produits que l’on achète dans les supermarchés (yaourts, par exemple).
–          Journaux gratuits, qui proposent une information de piètre qualité accessible à tous tout en faisant mourir la presse papier payante, puis sont abandonnés dans le métro ou ailleurs, créant un nombre important de déchets qui ne sont pas nécessairement recyclés.
–          Personnes qui voyagent seules dans leur voiture alors qu’elles pourraient faire du covoiturage ou prendre les transports en commun.
–          Fait de laisser traîner par terre ses déchets (canettes de bière, mégots ou autres).
–          Vacances prises à l’autre bout du monde pour une semaine, là où l’on pourrait soit y aller pour une période plus longue et se rendre utile (en voyage humanitaire, par exemple) soit voyager plus près de chez soi.
–          Indifférence du monde politique par rapport à l’environnement.
–          Individualisme involontaire par manque de sensibilisation.

Comment remédier à ces tendances mortifères ?

1.      Sur les relations entre les personnes :

–          Mettre en place des spectacles et animations dans le métro (notamment des concerts qui parleraient à tout type de public).
–          Proposer des accueils café gratuits (café de qualité et si possible issu du commerce équitable) dans les stations de métro à destination de tous (du cadre au SDF) et à l’initiative d’associations qui informeraient sur leurs actions. 
–          Installer des pianos dans les stations de métro, comme cela se fait déjà dans de nombreuses gares.
–          Lutter contre le tabagisme en augmentant drastiquement les taxes sur les paquets de cigarette et de tabac dans toute l’Union européenne.
–          Inciter au tourisme familial, avec des aides à la location de gîtes à la campagne.
–          Promouvoir le tourisme solidaire, tels que le pratiquent des associations comme Coup de pouce humanitaire.
–          Sensibiliser sur le fait que nous sommes tous responsables les uns des autres et qu’il faut intervenir en cas de situation injuste.
–          Obliger les ressources humaines à protéger les salariés harcelés par leurs collègues.

2.      Sur les nouvelles technologies :

–          Informer le public, notamment les parents, sur l’effet des ondes sur le cerveau (via des émissions télévisées et les associations de consommateurs).
–          Confisquer les téléphones à l’entrée des écoles, des collèges et des lycées.
–          Sensibiliser les familles à l’importance des temps conviviaux sans écrans, notamment pour le bon développement des enfants (promenades en forêt, jeux de société, dîners au coin du feu, etc.).
–          Interdire les publicités toxiques et mieux réglementer les cookies.
–          Supprimer les caisses et guichets automatiques pour pouvoir créer du lien et de l’emploi, ou les boycotter à notre échelle.

3.      Sur les questions environnementales :

–          Règlement européen obligeant à mettre sur chaque produit en vente l’origine de tous les composants ainsi que l’empreinte carbone.
–          Placer des poubelles de tri sélectif dans le métro.
–          Supprimer les journaux gratuits.
–          Pour éviter les déchets issus des emballages individuels, revenir à la consigne, aux emballages collectifs, au vrac…
–          Mener une politique de tolérance zéro en matière d’incivilités et notamment de déchets jetés par terre : amende même pour un mégot ou pour un chewing-gum.
–          Promouvoir le tourisme vert en interdisant le tourisme discount, par des taxes au niveau européen envers les compagnies aériennes, notamment low-cost. Cela permettrait de subventionner le transport ferroviaire, afin que celui-ci soit toujours moins cher pour un même trajet que l’avion.
–          Interdire les voitures individuelles à Paris (Anne Hidalgo sera contente !).

Christine, Nicolas et Jean

      Lors d’un autre atelier, j’ai rédigé avec une autre personne un poème sur notre expérience respective par rapport au CEH. Comme nous n’avions que 45 minutes pour réaliser cet exercice d’écriture, nous n’avons pas été très rigoureux sur le nombre de pieds. Mais nous avons fait attention aux rimes. Voici notre contribution, que je publie également avec l’accord de cette personne :

Retour d’expérience sur le Courant pour une écologie humaine

Le Courant vous êtes au courant ?
– Par une conférence j’en ai eu vent.
– Moi j’étais aux assises,
Et ils ne disaient pas que des bêtises…

Je me disais que l’écologie était un truc de gauchos
Et l’anthropologie un truc de cathos,
Mais le Courant m’a montré que tout est lié :
Entre écologie et bioéthique pas d’incompatibilité !

Le tout n’est pas de cogiter :
Agissons concrètement pour l’humanité !
Afin de cohabiter dans notre commune maison,
Invitons tous les hommes à franchir notre paillasson…

À l’image de nos co-initiateurs,
Ouvrons-nous à ceux qui vivent à l’extérieur,
Aux périphéries, dans la rue, et même à ceux qui viennent d’ailleurs !
Comme eux, nous avons des limites et l’accepter est un vrai bonheur !

On peut se multiplier en décroissant,
On peut s’ancrer dans son identité tout en aidant les migrants.
Nature et humanité :
Tout est lié !


Axelle et Jean

Crédits image : Courant pour une écologie humaine.

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Nous parlons tous arabe sans le savoir…

En été 2017, je suis parti en coopération en Israël et en Palestine. Je me suis donc remis à étudier l’arabe de manière autodidacte.


En effet, j’avais déjà commencé à apprendre cette belle langue lorsque j’étais lycéen puis jeune étudiant. Mais les exigences de la vie professionnelle m’ont empêché de continuer au-delà de la licence. Je me suis donc replongé dans mes bouquins avant et pendant le voyage…


En apprenant de nouveaux mots, j’ai remarqué que nous parlons tous les jours arabe sans le savoir. Laissez-moi vous citer quelques exemples concrets :


« Salle à Manger » : en arabe, salâm Angers (أنجيه سلام) signifie « Bonjour Angers »

– Bonjour Angers ! La Terre Sainte te salue !
– Arrête de parler tout seul et viens jeter un œil à ma salle à manger…

« Chou crâne » : en arabe, shoukran (شكرًا) signifie « merci »
– Regarde comment mon chou crâne avec sa nouvelle moto !
– Merci de lui dire d’arrêter de draguer ma poulette avec…

« Mousse d’argile » : en arabe, moustacjil (مستعجل) signifie « pressé »
– Pourrais-tu me donner un peu de mousse d’argile, s’il te plaît ?
– Désolé, je n’ai pas que ça à foutre car je suis pressé !

« T’as mal où ? » : en arabe, tacmalou (تعمل) signifie « tu travailles » (si l’on s’adresse à un homme) ou « elle travaille »
– T’as mal où, Roger ?
– J’ai mal pour toi à l’idée que tu travailles pour ces escrocs qui t’exploitent, Robert !

« L’abbesse » : en arabe, lâ be’s (بأس لا) signifie « pas mal »
– Comment va l’abbesse ?
– Pas mal, ma foi !

« Ôte-la » : en arabe, coutla (عطلة) signifie « congé »
– Ôte la machine à casser les caillasses de ton bureau tout de suite !
– Pourquoi ?
– Ça fait tellement de bruit que tu ne peux pas faire tes traductions sérieusement… Essaie et ça te fera des congés, tu verras !

« Mal » : en arabe, mâl (مال) signifie « argent »
Proverbe anticapitaliste : « L’argent, c’est mal ! »

« Ara » : en arabe, ‘ârâ’ (آراء) signifie « opinion »
– Quelle est ton opinion sur l’ara macao ?
– C’est quoi ce truc ?
– C’est un oiseau qui vit en Amazonie ainsi qu’en Amérique centrale. Emblème national du Honduras, ce cousin du perroquet est aussi appelé « ara rouge ». Il mesure environ 85 cm et vit en moyenne jusqu’à l’âge de 80 ans. Mangeant principalement des fruits et des graines, il pèse autour d’un kilogramme. En tant qu’oiseau social, l’ara macao ne se trouve presque qu’en groupe, souvent composé d’une vingtaine d’individus. De plus…
– Bon, ça va, j’ai compris ! Mon opinion sur ce machin, c’est que je m’en fiche pas mal…

« Azur » : en arabe, az-zuhr (الظهر) signifie « midi »
À midi, le ciel revêt sa robe d’azur.

« Mouche qu’il a » : en arabe, moushkila (مشكلة) signifie « problème »
– Son problème, c’est la mouche qu’il a sur le nez.
– Alors pourquoi ne la chasse-t-il pas ?
– Parce qu’il est débile et qu’il n’a pas encore pensé que c’est la meilleure solution…


Et ça marche aussi en espagnol ! Dans la langue de Cervantès, comment dit-on « tuer » ? « Matar », n’est-ce pas ? Eh bien en arabe, matâr (مطار) signifie « aéroport ». Bon, étant donné le contexte actuel de menace terroriste, je m’abstiendrai de faire une énième blague vaseuse par respect pour les victimes de l’islamisme radical.

Il y aurait certainement plein d’autres jeux de mots à faire, alors ceux d’entre vous qui parlent arabe peuvent me proposer quelques idées en commentaire, du moment que c’est publiable (par exemple, évitons la déformation de salâm calikoum que certains de mes anciens collègues connaissent)…

Si vous tenez à avoir un vrai cours de linguistique sur les mots français d’origine arabe, je vous invite à faire un tour sur ce lien


Maca-s-salâma tout l’monde !

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Quelle est la ville la plus féroce ? Lyon ! Quelle est la ville la plus périlleuse ? La ville d’Angers ! Quelle est la ville où tout le monde est frères et sœurs ? Quimper !

Qui n’a pas été bercé dans son enfance par ces jeux de mots qui éveillent l’humour des élèves de primaire ?

Vous qui lisez de temps en temps mes exercices de style sur ce qui me sert de blog, vous avez dû remarquer que je suis un grand gamin… Dans ma famille, on est tous un peu comme ça. Alors je ne vous laisse pas imaginer les repas quand nous nous retrouvons autour de nos parents…

Par exemple, un dimanche où nous étions tous réunis, mes frères et moi nous sommes mis à inventer plein de blagues de ce type sur les villes. Je vais donc vous en faire profiter :

1.      Quelle est la ville la plus riche ?
2.      Quelle est la ville où les Chinois crèvent le plus la dalle ?
3.      Quelle est la ville où les gens ne sont jamais d’accord ?
4.      Quelle est la ville où on perd tout le temps ?
5.      Quelle est la ville où il y a le plus de scouts ?
6.      Quelle est la ville la plus pieuse ?
7.      Quelle est la ville où Tintin, Obélix et Spirou vont cueillir des fraises des bois ?
8.      Quelle est la ville où ce n’est pas beau de dormir ?
9.      Quelle est la ville où on fait caca ?
10.  Quelle est la ville de l’Ouest qui est la plus à l’Est ?
11.  Quelle ville est cerclée d’eau ?
12.  Quelle est la ville la plus drôle ?
13.  Quelle est la ville la plus polaire ?
14.  Quelle est la ville où les papas ne sont jamais contents ?
15.  Quelle ville est à la fois féroce et dangereuse ?
16.  Quel est le village où les églises sont les plus droites ?
17.  Quel est le bourg qui a le plus de rues ?
18.  Quelle est la ville où il ne se passe jamais rien ?
19.  Dans quelle ville les Bretons se sentent chez eux ?
20.  Dans quelle ville mange-t-on du steak de baleine avec des pâtes ?

Réponses :

1.      Bourges
2.      Paris
3.      Nancy
4.      Toulouse
5.      Caen
6.      Metz
7.      Roubaix
8.      Limoges
9.      Pau
10.  Lorient
11.  Lille
12.  Vannes
13.  Rennes
14.  Perpignan
15.  Le Lion d’Angers (bon, c’est sûr, il fallait connaître la géographie du Haut-Anjou)
16.  La Chapelle d’Aligné (bon, c’est sûr, il fallait connaître la géographie du Sud de la Sarthe)
17.  Strasbourg (bon, je sais ce n’est pas un bourg, mais si vous avez des notions d’allemand, vous comprendrez le calambour)
18.  Nevers
19.  Le Caire (clin d’oeil aux bretonnants)
20.  New York.

Bon, il est fort possible que vous ayez déjà entendu certaines de ces blagues par ailleurs, mais ce n’est que coïncidence. De toute façon, les blagues, les mots et autres expressions sont difficilement brevetables.

Quoi qu’il en soit, nous avons passé un bon déjeuner entre frères à retomber en enfance, sous le regard désespéré de nos parents…

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