Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ?

Il y a quelques mois, nous avons élu notre président et nos députés. Si les questions bioéthiques ont été assez absentes des débats, LREM comme la NUPES planifient de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Une grande consultation citoyenne à ce sujet est prévue dans les mois qui viennent. Comment gérer la fin de vie ? Faut-il ouvrir aux Français·es le droit à mourir dans la dignité ? Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

Parmi les arguments en faveur d’une telle loi, on avance souvent la liberté et la compassion pour les personnes qui souffrent. Un autre argument de poids est l’écologie. Plus nous sommes nombreux sur Terre, plus nous polluons. Les morts, eux, ne polluent pas.

Ce dernier argument me paraît être le seul recevable en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté. D’après moi, toute souffrance peut être traitée. Il suffit de développer les soins palliatifs et d’entourer les personnes seules et/ou souffrant de dépression. Octroyer le droit de mourir à une personne qui le réclame est une attitude démissionnaire : « ta vie ne mérite plus d’être vécue, tu n’es plus qu’un déchet et je ne veux surtout pas m’emmerder à prendre soin de toi ». Il ne s’agit pas de juger celles et ceux qui souffrent et formulent cette demande. Cette dernière est généralement un cri de détresse, un appel au secours. Il faut entendre ce cri et y répondre avec courage : « Non, ta vie a de la valeur et mérite d’être vécue ! Bats-toi et je suis à tes côtés pour t’aider ! »

Dans cet article, je raconte l’histoire d’une personne qui a traversé une dépression sévère et qui était sur le point de se suicider. Finalement, elle a accepté de se faire soigner et, après quelques années de lutte, elle ne regrette pas d’avoir choisi la vie. 😊

Comme elle pourrait en témoigner, quelqu’un qui considère la mort comme seule issue n’est pas vraiment libre. La liberté implique la possibilité de choisir au moins entre deux options. Si vous souffrez tellement que mettre fin à vos jours vous semble être la seule voie envisageable, alors vous êtes aussi libre qu’un condamné un mort. Or les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté invoquent la liberté pour justifier leur point de vue. Vous voyez bien que cela ne tient pas la route !

Si vous vous sentez au bout du rouleau et ne voyez d’autre issue que l’euthanasie ou le suicide assisté, cet article vous donnera des pistes concrètes pour vous battre et vous en sortir. 😊

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire ce que publient Alliance VITA et Soulager mais pas tuer à ce sujet.

Vous pouvez aussi regarder les vidéos suivantes, notamment des témoignages de personnes souffrant de handicaps sévères. Bien que la société leur dise que leur vie n’a aucune valeur, elles s’opposent à l’euthanasie ainsi qu’au suicide assisté. Parmi ces témoins, vous pourrez écouter Philippe Pozzo di Borgo. C’est de son histoire que s’inspire le film Intouchables.

Pour conclure ce raisonnement, je citerai le serment d’Hippocrate. Dans les pays où l’euthanasie et le suicide assisté sont pratiqués, ce sont généralement les médecins qui administrent les produits létaux. Or ces soignants ont promis, au début de leur carrière, de ne jamais provoquer la mort délibérément :

Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.

Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.”

Serment d’Hippocrate (source : Conseil national de l’Ordre des médecins)

En définitive, la fin de vie reste un sujet complexe. Je vous ai exposé mon point de vue sur l’euthanasie et le suicide assisté. Bien évidemment, je ne suis pas spécialiste et tout le monde a le droit de penser différemment. Si vous souhaitez partager votre opinion à ce sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire et je serai ravi de débattre avec vous ! 😊


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4 commentaires sur “Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ?

  1. Sur l euthanasie

    .l euthanasie est un sujet tres sensible qui touche a des domaines comme la mort ,la medecine,le droit,la religion,la philosophie morale.c est un sujet qui concerne chaque personne car tous les hommes sont mortels par definition.l euthanasie pour ses defenseur est la mort volontaire c est a dire l introduction de la liberte dans la fin de vie.c est une des dernieres liberte encore a conquerir parmi toutes les revendications progressiste de notre epoque.

    Du cote des pro et des antis ils
    Percoivent l importance de ce combat. Quel est cette liberte dont il est question a propos de l euthanasie?choisir librement l heure de sa mort plutot que de laisser sa vie arriver a terme naturellement.deja je remarque qu on reconnait beaucoup plus facilement
    La « vrai liberte » chez celui qui se fait euthanasier plutot que chez celui qui rejette cette idee et continue a s accrocher du mieux possible a la vie.moi qui suis athee je peux reconnaitre cette liberte authentique aussi bien dans une personne qui se fait euthanasier que dans une personne qui va etre malade toute sa vie et rester jusqu au bout.les catho ont un reflexe antisuicide car leur Dieu punit
    Le suicide par l enfer.les euthanasistes savent parfaitement qu en legalisant l euthanasie il ne change pas seulement des regles medicales ou juridique mais remette completement en cause l ancienne conception catholiques sur la medecine la mort et l au dela.il sont revoltes contre le Dieu chretien qui a maximise les souffrance endure par les fideles au long des siecles.
    Discipline de fer pour les chretien ,privation volontaire nombreuses ,la fameuse souffrance redemptrices des hommes tout ca n est pas du gout des euthanasiste.leur idee c est que les societes les plus catholiques sont necesserement les societe les plus invivable.pour eux evidement ,la souffrance est toujours vide de sens et nullement redemptrice.ce n est pas une route sur laquelle on peut avancer et faire des rencontres avec dieu.c est une impasse qui ne conduit qu a soi meme.c est un complet renversement de perspective.
    L homme souffrant faisait partie jadis d une sorte d « aristocratie des larmes ».
    Aujourdhui la souffrance est percu comme inutile ,uniquement destructrice et a eradiquer le plus vite possible.
    Ces evolution ont une consequences fondamentale et massive dans notre societe.

    On ne peut plus apprendre comment souffrir si la souffrance n a aucune raison d etre.
    On ne peut plus apprivoiser notre souffrance au fil du temps, en faire meme peut etre quelque chose de grand et de beau.au lieu d etre une souffrance qui peut reveler son sens dans la duree et s integrer dans la vie du souffrant,cette souffrance sans dieu ne peut qu etre repetitive et sterile au plus haut degres.elle reste toujours etrangere,impossible a assimiler.donc il faut le reconnaitre le suicide ou l euthanasie peuvent legitimement attirer des personnes en grandes difficultes.comment repondre a quelqun qui veut en finir une bonne fois pour toute?un catho pourrait essaye de lui faire peur en lui disant suicide=enfer mais s’ il se sent deja en enfer sur terre ca ne changera rien.bien sur on ne peut pas non plus lui demontrer de facon rationnelle qu il vaut toujours mieux vivre que mourir.essayer 5 minutes et vous verrez que c est impossible.de toute facon meme si on en trouvait, l homme qui n est que peu rationnel ne pourrait donc etre que peu influence. Je remarque egalement que certaines personnes peuvent vivre 110 ans sans jamais se poser la question »pourquoi vivre plutot que mourir »?
    J aborde une nouvelle question : le suicide est il une anomalie de la nature,une fautes morales(catho) ou l expression legitime de la volonte humaines(euthanasie)?

    Maintenant je vais vous exposer mes propre idees sur le suicide :je ne trouve pas de raison pour le condamner dans tout les cas de figure comme les cathos.s il n y a qu une seule regle pour tout les cas ,alors la regle est forcement inadapte. Par rapport aux euthanasistes qui font presque du suicide un ideal, pour moi c est juste un fait sans connotation morale.

    Pour moi le suicide a sa source dans une inadaptation profonde durable et
    douloureuse de l individu avec lui meme avec les autres et avec la vie.

    C est juste un phenomene naturelle comme les autres.
    Il n y a ni bien ni mal a trouver dans le suicide.

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    1. Merci pour ton commentaire, Laurent ! Il est très bien argumenté et m’oblige à te répondre avec la même rigueur. 🙂

      Tout d’abord, tu as raison de dire que la fin de vie est un sujet complexe. La souffrance est mauvaise et absurde par nature. Dieu tel que le conçoivent les chrétiens n’est pas ami de ce mal en soi. Si Jésus accepte de douiller grave sur la croix, ce n’est pas par masochisme, mais en vue de sauver l’humanité et de nous rejoindre même dans nos misères les plus basses, par pur Amour.

      De même, un bon chrétien n’est pas censé rechercher la souffrance. Certains saints zélés l’ont fait, mais ils allaient à l’encontre de la volonté de Dieu lors de ces égarements. Par exemple, sainte Marguerite-Marie, à qui le Cœur de Jésus apparaissait à Paray-le-Monial, a dit au Christ : « Jésus, pour toi, je vais boire un bol de pus ! » Et le Christ de lui répondre : « Ma fille, tu es folle ! »

      Le vrai chrétien ne recherche pas la souffrance. Nous devons l’éviter et c’est pourquoi les opposants à l’euthanasie sont à fond pour le développement des soins palliatifs et un traitement efficace contre la douleur. L’Église s’oppose également à l’acharnement thérapeutique. Mais quand la souffrance s’abat sur nous et que nous ne pouvons pas l’éviter, nous pouvons souffrir chrétiennement en l’offrant pour telle personne ou telle cause. Par exemple, je me lèverai dans 4h30 et il n’est pas garanti que je m’endorme tout de suite, alors que je suis déjà en grand manque de sommeil. Demain, j’ai pas mal de trucs à faire et je carburerai au café pour être efficace. La journée sera raide et j’offrirai ma souffrance au Seigneur pour que le mouvement anti-euthanasie sache résister à nos dirigeants avec la même vigueur que l’immense mouvement social de 2013. 😉 Le plus souvent, j’offre mes souffrances pour des personnes qui me sont chères et/ou qui ont particulièrement besoin qu’on prie pour elles. « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », disait Mère Teresa.

      Sur la question du suicide, les choses ne sont pas aussi tranchées que tu l’écris. Bien sûr, l’Église le condamne, mais elle glorifie le sacrifice du Christ sur la croix, celui des martyrs ou encore celui des femmes qui préfèrent mener une grossesse à terme alors que cela met leur vie en danger. Néanmoins, une femme qui avorterait dans ces conditions ne serait pas excommunié. C’est le seul cas où l’avortement est accepté par l’Église catholique.

      Jusqu’à il y a quelques décennies, une personne qui s’était suicidée ne pouvait pas recevoir de sépulture religieuse. L’Église considérait qu’elle avait décidé librement de se mettre en état de péché mortel, celui d’homicide envers soi-même. Mais quand la science a découvert les facteurs médicaux qui expliquent certainement l’immense majorité des suicides, le discours de l’Église a évolué. Aujourd’hui, elle ne condamne plus ces personnes à la place de Dieu. Elle espère leur salut et prie pour cela.

      De même, l’Église ne dit pas qu’une personne euthanasiée ira nécessairement en enfer. Je pense que la faute est bien plus grande pour la personne qui administre le produit létal au mépris du commandement : « Tu ne tueras point. »

      Pour moi, un suicide ou une euthanasie est avant tout un échec. C’est toujours très triste de perdre un être cher de cette façon. Comment une personne qu’on a tant aimé, ou tout être humain qui a posé des actions si belles au cours de sa vie peut-iel terminer son existence de façon si lamentable ? Je ne suis pas là pour juger ces personnes qui posent ce choix soi-disant librement. Au contraire, je les estime et je proclame haut et fort qu’elles valent mieux que cela. Même si ma vie n’est pas rose tous les jours, je veux la finir en beauté. Je préfère mourir jeune en défendant pacifiquement mes idées ou en protégeant la femme que j’aime plutôt que de la terminer sur un échec du genre euthanasie ou suicide assisté.

      Voilà ce que je peux te répondre à ce sujet. Pour conclure, j’appelle les opposants à l’euthanasie à faire preuve de cohérence. De même que les partis pro-euthanasie souhaitent développer les soins palliatifs (et donc, in fine, réduire les demandes d’euthanasie et de suicide assisté), nous devons nous aussi être fair play, en allant encore plus loin…

      J’invite donc toutes les personnes qui s’opposent à ces lois iniques à prendre soin concrètement des plus fragiles. Soyez attentifs aux personnes isolées, malades, handicapées et/ou âgées qui vous entourent ! 🙂 Montrez-leur combien elles sont importantes et aimées ! ❤ Montrez-leur toute la valeur de leur existence, même si la société leur dit le contraire au quotidien, parfois avec une violence inouïe ! 🤒

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  2. Le problème est qu’on ne tiens plus compte de ce que Dieu a fait. Dieu a fait l’homme à son image, donc l’homme est sacré aux yeux de Dieu. L’homme est une créature belle et magnifique, plus que les anges car il n’a pas dit qu’il nous avait fait à l’image des anges, mais bien de lui-même. C’est incroyable mais vrai. En fait, il est supérieur aux anges dans la hiérarchie universelle (terrestre et céleste). Satan, qui était un ange parfait à la base, le plus de tous les anges, a voulu défier Dieu et a été chassé dans les airs après avoir voulu salir la création de Dieu. Il est donc venu sur Terre pour la salir. Mais, depuis, le nouvel Adam est venu ; c’est le Christ, qui est parfait, Dieu fait homme ou Dieu incarné.

    En fait, les médicaments peuvent soulager seulement, mais non guérir complètement. Seul le Christ est capable de guérir l’âme et d’apporter le salut. Si on a complètement la foi en lui, il peut guérir aussi le corps charnel. Tout ce qui est proposé en dehors de la foi en Christ : médicaments, ou autres technologies comme le transhumanisme, ne sont que des leurres. On parle souvent du péché et que l’homme serait piégé par le péché, mais on oublie que le Christ est venu depuis. Et l’un des messages du Christ est : « Soyez saints car je suis Saint », plus que simplement se confesser auprès d’un prêtre (ce qui est déjà bien), mais ça n’est pas suffisant. Ce qu’il faut, c’est rechercher à être saint, sinon on ne peut arriver au royaume de Dieu. En effet, Dieu ne tolère des personnes qui sont impures. Et Satan dans ce monde ne fait que cela : nous diviser et nous faire croire qu’on est mauvais, qu’on est des bêtes (théorie de Darwin : l’homme vient du singe) ou encore que l’homme serait une créature mauvaise et défaillante (pensée des transhumanistes). Jésus a bien réussi à transcender la peur et la mort. Il a ouvert un chemin vers la Sainteté et la Résurrection pour tous. Voilà ce qui n’est jamais enseigné par l’Église.

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    1. Merci pour ton message Gabriel.

      Si je comprends bien, tu considères que, comme l’homme est à l’image de Dieu, il est sacré. Par conséquent, mettre un terme à la vie d’un être humain par l’euthanasie ou « augmenter » son corps par le transhumanisme relève du sacrilège et même de la profanation. Est-ce bien cela ?

      Merci pour les interprétations religieuses que tu nous partages. Si la plupart sont justes, je ne suis pas sûr que les théologiens catholiques considèrent que nous sommes au-dessus des anges dans la hiérarchie céleste. Ce serait à vérifier. En tout cas, l’homme est la seule créature que Dieu ait voulue pour elle-même, alors que les anges ont été créés pour louer le Seigneur et agir dans le monde pour tout faire concourir au bien. Néanmoins, les anges ont été créés libres, tout comme nous. C’est pourquoi certains se sont rebellés contre leur Créateur et ont fait le choix de se ranger derrière Satan, par orgueil.

      Concernant la théorie de l’évolution, je ne suis pas sûr que l’Église catholique la condamne. Il faudrait demander à des spécialistes du domaine de nous éclairer à ce sujet.

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