Espérer l’inespéré

Devant les difficultés de la vie, nous avons parfois tendance à être pessimistes, à désespérer, à nous dire qu’il n’y a plus rien à faire. Et si nous pouvions justement espérer au-delà de toute espérance ? Pablo Domínguez Prieto, prêtre espagnol décédé en 2009, fait le pari d’espérer l’inespéré…


Le vrai miracle : espérer l’inespéré


Et voici ce qui nous arrive : nous n’avons pas cette capacité à nous laisser impressionner par la parole de Dieu. Il nous manque cette capacité pour voir l’incroyable, pour voir des miracles.


Il y a vingt-six siècles, le philosophe Héraclite était surnommé « l’Obscur ». C’était un homme très sympathique et étrange comme peu de gens. Il se retira dans la montagne pour contempler le logos, cédant ses titres de noblesse à son cousin. Il dit, entre autres, cette phrase que j’aime beaucoup : « Si on n’espère pas, on ne trouvera pas l’inespéré. » Nous, malheureusement, nous espérons seulement ce que nous espérons. Nous espérons ce qui est susceptible d’être espéré.


Voici ce qui nous arrive lorsque nous traversons une situation difficile : nous disons « prions ». Mais au fond de nous-mêmes, nous ne sommes pas convaincus. Pourquoi n’espérons-nous pas l’inespéré ? Pourquoi les miracles n’augmentent-ils pas ? C’est comme lorsque quelqu’un dit à quelqu’un d’autre : « Tu sais, un tel a abandonné sa femme et est parti de chez lui. Prions. » Et l’autre répond : « Bah, c’est impossible… ! »


Il faut espérer l’inespéré, parce que si nous n’espérons pas, nous ne trouverons pas l’inespéré. Et en nous-mêmes, il arrive parfois que nous fassions un pacte avec la médiocrité ou pensions que les choses ne peuvent pas changer, car elles semblent totalement inespérées. Mais justement, c’est bien l’inespéré qu’il faut espérer !


Et cela arrive aussi dans notre vie intérieure, car celui qui n’espère pas ne trouvera pas l’inespéré […].


Parfois, nous devons apprendre de l’expérience de personnes qui, apparemment, sont loin de nous ou de Dieu. Néanmoins, elles ont encore la capacité d’étonnement, la capacité à être surprises, à espérer l’inespéré, à être captivées, à se laisser captiver par Dieu Lui-même. En effet, Dieu existe, Il est mon Père et qu’Il m’a choisi(e) pour me consacrer à Lui[1].


Il faut rencontrer Dieu. Non seulement entendre parler de Lui, non seulement parler de Lui, mais Le rencontrer, en tête à tête, face à face, et contempler Son visage. « C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face » (Ps 26, 8-9)[2]. Voici quel pourrait être le thème de cette matinée : « C’est ta face, Seigneur, que je cherche, je veux Te voir, je veux être surpris, je veux être stupéfait de Toi. » Si nous n’approchons pas de Dieu comme des enfants, il n’y a rien à faire. Je crois qu’avec ce déguisement de découvreur et en nous faisant petits enfants, nous pouvons demander à l’Esprit Saint de nous faire rentrer dans le mystère, de nous introduire dans son mystère. Et de nous rendre plus contemplatifs, afin que nous sachions contempler Dieu sans nous y habituer.


D’après Pablo Domínguez PrietoHasta la cumbre: testamento espiritual, 2009. Ce passage a été traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren.


Suite au succès qu’il a connu en Espagne, l’ouvrage dont est tiré cet extrait a été traduit en français par Cathy Brenti et publié par les Éditions des Béatitudes sous le titre : Le dernier sommet : testament spirituel. Plus d’infos sur ce lien.

Crédits image : https://www.freepik.com/free-photo/man-jumping-impossible-possible-cliff-sunset-background-business-concept-idea_1151017.htm


[1] Le texte de cet enseignement est à l’origine destiné à une communauté religieuse. (NDT)

[2] D’après la traduction officielle de la Bible pour la liturgie catholique. Source : AELF. (NDT)


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La Biblia y el móvil

¿Puede usted imaginar lo que pasaría si tratáramos a la Biblia del mismo modo que a nuestro móvil? 
 
¿Si lleváramos la Biblia en el portafolios, en el maletín, del cinturón o en el bolsillo de la chaqueta? ¿Si echáramos un vistazo en ella varias veces al día?
¿Si volviéramos a buscarla cuando la olvidemos en casa o en el despacho?
¿Si la usáramos para enviar mensajes a nuestros amigos?
¿Si la tratáramos como si no pudiéramos vivir sin ella?
¿Si la lleváramos cuando nos fuéramos de viaje, en caso de que necesitáramos ayuda o auxilio?
¿Si la cogiéramos en caso de emergencia? 

Al contrario del móvil, la Biblia siempre tiene cobertura.
Podemos conectarnos con ella en cualquier lugar.
No necesitamos preocuparnos de la falta de saldo porque Jesucristo ya ha pagado la factura y los saldos no tienen límites.
Mejor todavía: la comunicación nunca se interrumpe y la batería está cargada por la vida entera. 

«¡Busquen al Señor mientras se deja encontrar, llámenlo mientras está cerca! » (Is 55, 6) 

Números de emergencia:  

Si se siente triste, teclee *Jn 14.  
Si la gente habla contra usted, teclee *Sal 27.  
Si está enojado, teclee *Sal 51.  
Si está inquieto, teclee *Mt 6, 19-24.  
Si está en peligro, teclee *Sal 91.  
Si Dios le parece lejano, teclee *Sal 63.  
Si su fe necesita fortalecerse, teclee *Heb 11.  
Si se siente solitario y temeroso, teclee *Sal 22.  
Si está duro y crítico, teclee *I Cor 13.  
Para conocer el secreto de la felicidad, teclee *Col 3, 12-17.  
Si se siente triste y solo, teclee *Rm 8, 31-39.  
Si desea la paz y el descanso, teclee *Mt 11, 25-30.
Si el mundo se parece mayor que Dios, teclee *Sal 90.

  

Adaptado de un texto anónimo publicado en Foulards Blancs (revista scout francesa) n°73, febrero de 2009. Traducido del francés por Jean O’Creisren.

Créditos de imagen: https://www.freepik.com/free-photo/close-up-person-using-cellphone_3006108.htm


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«¡Busquen al Señor mientras se deja encontrar, llámenlo mientras está cerca! » 
(Is 55, 6)

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Si está en peligro, teclee *Sal 91.  
Si Dios le parece lejano, teclee *Sal 63.  
Si su fe necesita fortalecerse, teclee *Heb 11.  
Si se siente solitario y temeroso, teclee *Sal 22.  
Si está duro y crítico, teclee *I Cor 13.  
Para conocer el secreto de la felicidad, teclee *Col 3, 12-17.  
Si se siente triste y solo, teclee *Rm 8, 31-39.  
Si desea la paz y el descanso, teclee *Mt 11, 25-30.
Si el mundo se parece mayor que Dios, teclee *Sal 90.


Adaptado de un texto anónimo publicado en Foulards Blancs (revista scout francesa) n°73, febrero de 2009. Traducido del Francés por Jean O’Creisren.

Créditos de imagen: https://www.freepik.com/free-photo/brunette-businesswoman-using-her-smartphone_4337957.htm


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Mon corps sous le regard de Dieu

Le 3 mai 2016, Jeanne Larghero est intervenue à l’Appart’ sur le sujet de l’affectivité et de la sexualité. Loin d’être taboue dans l’Église, cette question a été traitée avec bienveillance, et l’intervenante nous a montré combien le regard de Dieu sur notre corps est beau.

Que dit l’Église sur la question de la sexualité ? Le mardi 3 mai 2016, Jeanne Larghero a donné une conférence aux étudiants qui fréquentent l’aumônerie de Cergy-Pontoise. La thématique était : « Mon corps sous le regard de Dieu ». Philosophe, écrivain et formatrice en éducation affective et sexuelle, l’intervenante a publié un ouvrage intitulé Quand la philosophie se mêle de sexe (Desclée De Brouwer, 2014). Dans un monde où la question affective est omniprésente, cet éclairage sur le point de vue de l’Église a beaucoup interpellé l’auditoire.

En effet, la sexualité est un sujet duquel on parle énormément, mais sur lequel il est difficile d’avoir un discours juste et adéquat. Jeanne Larghero nous rappelle que Dieu, notre Créateur, s’intéresse à notre corps. Il n’est pas indifférent au fait qu’on ait un corps d’homme ou de femme. Il nous regarde et nous dit : « Quel homme bien ! » « Quelle fille super ! » Et plus encore : Dieu a des sentiments pour nous !

En outre, notre corps sexué est appelé à la vie éternelle. Au jour de la résurrection, nous verrons Dieu dans notre propre chair, après l’avoir recherché pendant toute notre existence terrestre.

Quand on lit le livre de la Genèse, le Seigneur crée l’homme « mâle et femelle », si l’on traduit littéralement. C’est le premier récit de l’histoire où est affirmé que l’homme et la femme ont la même origine et la même dignité. Avant d’évoquer Adam et Ève, ce récit traite de la création des animaux et de leur reproduction (« Soyez féconds et multipliez-vous » Gn 1, 22), mais sans aborder directement la question de la sexualité. En revanche, ce n’est qu’au moment de créer une réalité à son image que le Seigneur donne existence au couple humain doté de sexualité et de fécondité. « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme » (Gn 1, 27). En d’autres termes, la sexualité humaine n’a rien à voir avec la sexualité animale, car elle reflète la gloire de Dieu. Par ailleurs, je ne peux pas séparer la façon dont je vis ma sexualité du regard que je pose sur l’homme ou sur la femme que je suis. En effet, il n’y a rien de plus concret que ma masculinité ou ma féminité. Si je suis un homme, plus le regard que je pose sur les femmes est beau, plus mon regard sur ma propre masculinité sera beau.

Voulu par Dieu, notre corps sert à la relation ; il est entièrement fait pour entrer en relation avec l’autre. Il n’est pas différent de moi. En effet, on n’« a » pas un corps mais on « est » un corps. Quand quelqu’un me dit « je t’aime », il ou elle aime mon corps. La relation sexuelle est la forme accomplie de la relation amoureuse ; c’est pourquoi l’Église demande qu’elle ne soit pas vécue à la légère, mais qu’elle implique un réel engagement d’amour.

Si le corps de l’homme produit sans cesse des spermatozoïdes, celui de la femme n’est fertile qu’une dizaine de jours par cycle. Cela signifie que la sexualité humaine n’est pas le lieu de l’instinct et de la reproduction, contrairement à ce qui se passe chez les animaux. Elle est quelque chose de profond, de sacré.

Lorsque l’acte sexuel engendre un être humain, on crée du « pour toujours », on donne la vie à un être appelé à l’éternité.

Après la conférence, certains étudiants ont posé des questions sur ce qui est permis et interdit par l’Église en matière de morale sexuelle. L’intervenante a répondu que moraliser n’a pas de sens en soi, mais que l’amour et la sexualité doivent se vivre dans la vérité, en voulant réellement le bien de l’autre et en se donnant pleinement. C’est la définition même du mariage.

La soirée s’est terminée par des débats entre les étudiants, sur cette belle question qui préoccupe tout un chacun.

Jean O’Creisren

Crédits image : https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/adam-eve-au-jardin-eden-ander-pommier-au-fruit-defendu-connaissances-vecteur-dessin-anime-illust_4029181.htm


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Litanie des vins et des fromages français

Dans la liturgie catholique, la litanie des saints est une prière chantée à des occasions solennelles, comme un baptême ou une ordination. L’assemblée invoque l’Église du Ciel en demandant à différents saints de s’unir à elle dans la prière.

La gastronomie française est riche, en particulier concernant les vins et les fromages. Certains de ces mets ont pour appellation d’origine contrôlée (AOC) des noms commençant par le mot « Saint ». Pourquoi ne pas imaginer cette litanie en leur honneur ?

Docteur, prends pitié.
Docteur, prends pitié.
Ô foie, prends pitié.
Ô foie, prends pitié.
Docteur, prends pitié. 
Docteur, prends pitié.

Saint Vincent, patron des vignerons, priez pour nous.
Ô patron des fromagers, saint Uguzon, priez pour nous.
Tous les saints qui étaient des gloutons et et des pochtrons, priez pour nous.

Saint-Estèphe et Saint-Emilion, régalez-nous.
Sainte-Foy-Bordeaux et Sainte-Croix-du-Mont, régalez-nous.
Saint-Julien, enivrez-nous.

Saint-Georges-Saint-Émilion, régalez-nous.
Saint-Amour, régalez-nous.
Tous les vins rouges et vins du Bordelais, enivrez-nous.

Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Saint-Just et Saint-Pourçain, régalez-nous.
Saint-Véran et Saint-Romain, régalez-nous.
Tous les vins du Val de Loire et de Bourgogne, enivrez-nous.

Saint-Bris, Saint-Pierre Doré et Saint-Péray, régalez-nous.
Saint-Chinian et Saint-Joseph, régalez-nous.
Tous les vins blancs, vins floraux et vins fruités, enivrez-nous.

Sainte-Maure-de-Touraine et Saint-Rémois, puez pour nous.
Pauligny-Saint-Pierre et Saint-Florentin, puez pour nous.
Tous les fromages de chèvre et au lait cru, engraissez-nous.

Saint-Laurent et Saint-Félicien, puez pour nous.
Saint-Marcellin, puez pour nous.
Tous les fromages à pâte molle et à croûte fleurie, engraissez-nous.

Saint-Paulin et Saint-Nectaire, puez pour nous.
Saint-Rémy et Saint-Gelais, puez pour nous.
Tous les fromages à pâte pressée non cuite, franc-comtois ou poitevins, engraissez-nous.

Saint-Siméon et Saint-Foin, puez pour nous.
Saint-Just et Saint-Staib, puez pour nous.
Tous les fromages franciliens et rhônalpins, engraissez-nous.

Saint-Agur et Saint-Julien, puez pour nous.
Saint-Albray et Saint-Môret, puez pour nous.
Saint-Algue, tous les fromages auvergnats, nordistes et aquitains, engraissez-nous.

Curé nantais et Caprice des dieux, puez pour nous.
Chaussée aux moines, puez pour nous.
Tous les fromages religieux ne commençant pas par le mot « saint », engraissez-nous.

Saint-André et Saint-Nicolas, puez pour nous.
Saint-Pierre et Saint-Gildas-des-Bois, puez pour nous.
Tous les fromages de France et de Navarre, engraissez-nous.

De la famine et de la soif, délivre-nous, docteur.
De la gloutonnerie et de l’abus des bonnes choses, délivre-nous, docteur.
De l’obésité et de l’alcoolisme, délivre-nous, docteur.
Du cholestérol et de la cirrhose, délivre-nous, docteur.

Nous qui sommes buveurs de glace, écoute-nous.
Nous qui sommes mangeurs de graisse, écoute-nous.

Ô psy, écoute-nous, 
Ô psy, écoute-nous. 
Régime, exauce-nous,
Régime, exauce-nous.

Voilà pour cette litanie d’ivrognerie et de gloutonnerie ! Si vous n’avez jamais lu ou entendu la litanie des saints pour de vrai, je vous invite à voir à quoi ça ressemble sur ce lien.

Crédits image : https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/jeu-icones-doodle-noir-vin_2870645.htm



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