« Patriotadas » de Ska-P (paroles en français)

« Partiotadas » est une chanson de Ska-P dénonçant l’évasion fiscale

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « Patriotadas » (Game Over – 2018)

Coups de patriotisme

Ils nous mènent en bateau :
écoutez cette bande de mille bandits
parler de la « patrie » et emporter le fric
à l’ombre d’un quelconque paradis fiscal

Ces messieurs les voleurs, 
disciples des fascistes mutants, 
piquent la tirelire des cotisants, 
puis blanchissent ça par une amnistie fiscale.

Un voleur de bracelets
exhibe le drapeau avec ego et orgueil
en parasitant la classe ouvrière
qui, elle, sauve les victimes de ce pays. 

Chapardeurs aux gants blancs 
ouh oh oh oh 
toujours accrochés au pouvoir…

Je vais vous rappeler
qui paye ici les retraites,
la dépendance, l’école ou la santé !

Le héros, c’est toi,
anonyme de la classe ouvrière,
car, à partir de ton humble portefeuille,
est financé l’État-providence.

Eo ! Ce n’est pas du tout nouveau, ay ay ay ay,
leur patriotisme est pharisien.
Eo ! Ce n’est pas du tout nouveau, ay ay ay ay,
seul l’intérêt les mobilise.

Conclusion : la patrie est un butin.
Répartition : dans une mallette.
La population : qu’elle mange un bon
étron, étron, étron. (bis)

Je vais vous rappeler
qui paye ici les retraites,
la dépendance, l’école ou la santé !

Le héros, c’est toi,
anonyme de la classe ouvrière,
car, à partir de ton humble portefeuille,
est financé l’État-providence.

Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren avec l’autorisation du groupe Ska-P


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Bx Noël Pinot : quel exemple pour nous aujourd’hui ?

En 1794, un prêtre réfractaire est guillotiné à Angers. Dans ce diocèse en partie ravagé par les guerres de Vendée, le bienheureux Noël Pinot est vénéré en tant que martyr local. Son sacrifice couronne une vie toute donnée au service des autres. Mais en quoi l’exemple de cet homme mort il y a plus de 200 ans peut nous parler aujourd’hui ?

Qui était Noël Pinot ?

Né à Angers en 1747, Noël est le dernier enfant d’une famille nombreuse. À 18 ans, il entre au grand séminaire et est ordonné prêtre cinq ans plus tard, en 1770. Après onze ans comme vicaire de diverses paroisses, il est nommé aumônier des incurables d’Angers. Au chevet des malades, il montre un dévouement exemplaire et tout le monde l’apprécie.

En parallèle de ce service, il poursuit ses études à l’université afin de pouvoir être nommé curé. Une fois diplômé, il est envoyé dans la paroisse du Louroux-Béconnais, à l’ouest d’Angers, en 1788. Il y montre une attention particulière pour les pauvres, parfois jusqu’à se priver de la nourriture et du linge dont il a besoin. « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre » (Lc 21, 3-4). Ce que Jésus a dit de cette veuve dans ce passage de l’Évangile de Luc, il aurait pu le dire de Noël Pinot.

En 1789, la Révolution éclate. Au début, l’abbé Pinot se montre plutôt favorable à ce changement car il promet de sortir les plus démunis de la misère. Mais lorsqu’est promulguée la Constitution civile du clergé, le curé du Louroux s’y oppose. En effet, cette loi oblige l’Église à se soumettre à l’État. Les clercs deviendront des fonctionnaires. Les évêques ne seront plus nommés par le Pape, mais élus par tous les citoyens, qu’ils soient catholiques ou non. En ce sens, les prêtres qui s’opposent à ce texte peuvent être considérés comme des défenseurs de la laïcité. Ils entendent séparer l’Église et l’État. Ces prêtres dits « réfractaires » sont nombreux dans l’Ouest. Ils refusent de prêter serment à la Constitution pour rester fidèles au Pape. En 1791, Noël Pinot explique ce refus dans une homélie et est arrêté.

Après deux ans de prison à Baupréau, dans le sud du Maine-et-Loire, il voit le vent tourner. Les guerres de Vendée éclatent. Des paysans se révoltent contre la République, notamment pour défendre les prêtres réfractaires. Libéré par les rebelles, Noël retourne donc dans sa paroisse, où il devra célébrer dans la clandestinité. En effet, un prêtre fidèle à la Révolution a été nommé à sa place et l’abbé Pinot devra se cacher chez des paroissiens.

Au fil du conflit, les Vendéens enchaînent défaite sur défaite. Noël est en danger, mais il tient à rester auprès de ses ouailles. Les soldats le recherchent mais ses amis prennent des risques pour qu’il puisse rester dans la région.

Finalement, il est dénoncé en février 1794 et arrêté au hameau de La Milandrie. Emmené à Angers, il ne dénonce aucune des personnes qui l’ont aidé. Son juge est un prêtre défroqué. Celui-ci condamne à mort le prisonnier et lui propose de monter à l’échafaud vêtu de ses habits liturgiques. Est-ce par provocation ou pour lui faire honneur ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, Noël accepte avec joie. C’est donc en tenue de célébrant qu’il marche vers la guillotine, le vendredi 21 février 1794, vers trois heures de l’après-midi. Il aurait alors prononcé les premiers mots de la messe en rite tridentin : « Introibo at altare Dei »[1]. Son martyre est ainsi associé à celui de Jésus sur la croix.

Le 31 octobre 1926, le Pape Pie XI béatifie Noël Pinot. En tant que bienheureux, il peut recevoir un culte public uniquement au sein du diocèse d’Angers.

Que nous dit aujourd’hui la vie de Noël Pinot ?

Il existe de nombreuses manières d’être saint. Chacun peut l’être à sa façon. Ceux que l’Église a reconnus comme tels ont vécu l’Évangile de manière héroïque et/ou sont morts pour leur foi. Leurs vies sont des témoignages, mais le seul exemple que nous devons imiter reste le Christ.

Quel témoignage nous apporte la vie du bienheureux Noël Pinot ?

Tout d’abord, sa vie de prêtre est déjà un don et un sacrifice. Il n’a pas eu peur de se mettre radicalement au service des pauvres et des malades. À sa suite, n’hésitons pas à nous retrousser les manches, à donner même de notre nécessaire à ceux qui n’ont rien ! Il existe mille et une façons de s’investir. Aller discuter avec les personnes qui font la manche, éventuellement leur donner de l’argent ou de la nourriture si nous sommes à l’aise avec ces manières de procéder. Nous pouvons aussi soutenir des associations sérieuses qui viennent en aide aux plus démunis. C’est notamment le cas du Secours Catholique ou de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Mais donner ne se résume pas à ce qui est matériel. Nous pouvons donner notre temps, nos compétences, notre prière, notre sourire. 😊

Enfin, Noël Pinot a subi le martyre parce qu’il voulait rester fidèle au Christ. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens sont encore persécutés dans de nombreux pays. Que faisons-nous pour eux ? Plusieurs associations, comme l’Aide à l’Église en Détresse, œuvrent à leurs côtés. Là aussi, nous pouvons donner de notre temps, de notre argent, de nos compétences et/ou tout simplement notre prière pour aider nos frères et sœurs dans la foi ! Eux aussi nous tendraient la main si nous étions à leur place.

À la suite du curé du Louroux, une dizaine de fidèles, clercs et laïcs, sont engagés au sein de l’Oratoire bienheureux Noël Pinot. De sensibilités ecclésiales diverses, ils ont en commun une fibre sociale et une attention aux plus pauvres. Dans leur vie personnelle, professionnelle et/ou associative, ils viennent en aide à différentes personnes en difficulté : Roms, migrants, personnes souffrant d’addictions, SDF, personnes âgées, personnes en situation de handicap… Reconnue à la fois par l’Église et par l’État, cette association marche à la suite du Christ et du bienheureux. Pauvres au milieu des pauvres, ses membres aspirent à annoncer l’Évangile aux personnes qui se trouvent en marge de la société.

Et nous ? Que faisons-nous pour nos frères et sœurs en difficulté ? Prenons-nous le temps de vivre l’Évangile dans une charité radicale ? Écoutons-nous celui qui a dit : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres »[2] ?

Bienheureux Noël Pinot, intercédez pour que nous sachions imiter Jésus !

Jean O’Creisren

Crédits image : Fraternité de l’Oratoire Bienheureux Noël Pinot.


[1] « Je monte à l’autel de Dieu »

[2] Jn 13, 35


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Vous pouvez le relire en espagnol sur ce lien.


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Érase una vez tres árboles

           Érase una vez, en una montaña, tres árboles que compartían sus sueños y sus esperanzas. El primero dijo:

           «Quisiera ser un cofre del tesoro, lujosamente adornado, lleno de oro y de piedras preciosas. Así todos verán mi hermosura.»

            El segundo dijo:

            «Un día, seré un barco sólido y fuerte, y llevaré a los reyes al otro lado del mundo. Todos se sentirán a salvo a bordo de mi embarcación.»

            El tercero dijo:

            «Quiero llegar a ser el mayor árbol y el más fuerte del monte. La gente me verá en la cumbre de la colina, pensará en el cielo y en Dios, y en mi proximidad con ellos; seré el mejor árbol de toda la eternidad y la gente nunca me olvidará.»

            Los tres árboles rezaron a Dios durante años para que sus sueños se hicieran realidad. Y un día vinieron tres leñadores.

            Uno de ellos se aproximó al primer árbol y dijo:

            «Este árbol me parece sólido, podré venderlo a un carpintero de armar.»

            Y le dio un primer golpe con el hacha.

            El árbol estaba contento porque estaba seguro de que el carpintero de armar lo convertiría en un cofre del tesoro

            El segundo leñador dijo, al ver el segundo árbol:

            «Este árbol me parece sólido y fuerte, podré venderlo al fabricante de barcos

            El segundo árbol era feliz al pensar que iba a empezar su carrera por los mares…

            Cuando los leñadores se aproximaron al tercer árbol, éste tuvo miedo, ya que sabía que, si lo cortaban, sus sueños de grandeza se reducirían a nada.

            Entonces el tercer leñador dijo:

            «No necesito un árbol particular, así que voy a cortar éste.»

            Y el tercer árbol cayó…

            Cuando el primer árbol llegó al carpintero de armar, se convirtió en un simple pesebre para los animales. Lo colocaron en un establo y lo llenaron de heno.

            Esto no era en absoluto la respuesta a su plegaria.

            El segundo árbol que soñaba con llevar reyes por los mares se convirtió en una barca de pescadores. Desaparecieron sus antiguos sueños de grandeza.

            El tercer árbol fue cortado en largos pedazos de madera y abandonado en un rincón…

            Pasaron los años y los árboles olvidaron sus antiguos sueños…

            Un buen día, un hombre y una mujer entraron en el establo. La joven mujer dio a luz a un bebé y la pareja lo puso en el pesebre que se había fabricado con la madera del primer árbol.

            El hombre hubiera querido ofrecerle una cuna al bebé, pero este pesebre lo había hecho. Entonces el árbol comprendió la importancia del acontecimiento que estaba viviendo, y supo que en él se encontraba el tesoro más precioso de toda la eternidad.

            Muchos años después, un grupo de hombres subió a la barca fabricada con la madera del segundo árbol; uno de ellos estaba cansado y se durmió. Una tempestad terrible ocurrió, y el árbol temió no ser bastante fuerte para mantener a toda su tripulación a salvo. Los hombres le despertaron al que estaba durmiendo; éste se levantó y dijo:

            «¡Paz!»

            Y la tempestad terminó. En aquel momento, el árbol supo que había llevado al Rey del mundo.

            Por fin, alguien se fue a coger el tercer árbol olvidado en un rincón; fue llevado por las calles, y la muchedumbre insultaba al hombre que lo transportaba.

            Ese hombre fue clavado sobre los pedazos de madera formando una cruz, y murió en la cumbre de la colina.

            Cuando llegó el domingo, el árbol se dio cuenta de que había sido lo bastante fuerte como para hallarse en la cumbre de la colina y estar lo más cerca posible a Dios, ya que Jesucristo había sido crucificado en su madera.

            Cada uno de los tres árboles obtuvo lo que soñaba, pero de manera diferente de lo que imaginaba. Nunca sabemos con certeza cuáles son los proyectos que Dios guarda para nosotros. Sólo sabemos que Sus caminos no son los nuestros, pero que siempre son los mejores si le damos confianza.

Fuente: diaporama Il était une fois trois arbres, de Marcel Tramblay y Diane Turcotte

Traducido del francés por Jean O’Creisren

Créditos de imagen: https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/ensemble-differents-arbres_3875712.htm


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L’oublié

Sous un pont en béton,
le froid pénètre ma peau chaque fois que la nuit tombe.
Parmi des boîtes en carton
ton indifférence à mon égard est une humiliation.


La solution n’est pas la charité ;
ça peut soulager, mais jamais soigner.
Quelle est la solution face à cette inégalité ?
Tant que la misère existera, il n’y aura pas de dignité.


Beaucoup de solidarité,
mais, si je traverse devant toi, tu vas m’ignorer.
La pièce que tu me donnes
me sert à pouvoir m’évader de la réalité.


C’est dit dans la Constitution
que j’ai le droit d’avoir une vie meilleure.
Quel tribunal puis-je saisir pour dénoncer
le fait qu’au moment du partage, j’ai été oublié ? (bis)

Des millions de personnes vivent dans la misère la plus absolue. Cours ! Big Brother arrive.

Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren,
 avec l’autorisation du groupe Ska-P

Source : https://www.musica.com/letras.asp?letra=32344 [consulté le 18 décembre 2019]


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Éloge de la pauvreté

Quel est le sens de Noël ?

Ah, Noël ! Le réveillon, la famille, les cadeaux… Mais derrière tout cela, quel sens donner à cette fête qui enchante les petits comme les grands ?

Pour rappel, les chrétiens célèbrent la naissance de Jésus. Ils croient que Dieu a voulu se faire homme pour nous apporter son amour et nous sauver. Et Jésus n’est pas né dans un palais. Non ! Il s’est fait petit enfant dans une famille tellement pauvre que l’accouchement s’est déroulé dans une étable, au milieu des bêtes. Oui, dans la religion chrétienne, Dieu, le Tout-Puissant, est aussi un Dieu qui se fait humble. Il nous rejoint au plus profond de nos misères. C’est un Dieu qui a le souci des plus pauvres. Jésus était particulièrement proche de ces derniers lors de sa vie publique. Il vivait pauvrement et appelait tout le monde à partager avec nos frères dans le besoin. Il fréquentait les lépreux, les prostituées et les autres laissés-pour-compte de la société juive d’alors. Le Christ a témoigné de cette cohérence jusqu’au bout en acceptant de mourir dans d’atroces souffrances, comme le plus vil des malfaiteurs.

Que nous soyons croyants ou non, quel sens donner à Noël ? Le 24 et le 25 décembre, peut-être aurons-nous la chance d’être entourés ? Peut-être aurons-nous la chance de bien manger ? Peut-être aurons-nous la chance de recevoir plein de cadeaux ? Bien sûr, si nous avons tout cela, réjouissons-nous et profitons-en ! 😊

Mais malheureusement, tout le monde n’a pas cette chance-là… En France et ailleurs, de nombreuses personnes sont touchées par la faim, la pauvreté, l’isolement, la persécution, la maladie, le handicap Entre deux bouchées de foie gras, aurons-nous une pensée, une parole, un geste pour nos frères et sœurs en humanité qui sont dans le besoin ?

Autrefois, dans les campagnes de France et dans d’autres pays, on mettait un couvert supplémentaire lors du réveillon. Cette « place du pauvre »[1] était réservée à un passant, un vagabond, une personne seule, qui pouvait se présenter à l’improviste ce soir-là. Il paraît qu’elle était très souvent occupée.

Et nous, que pouvons-nous faire concrètement, aujourd’hui ?

Dans notre entourage, peut-être connaissons-nous des personnes seules ? Nous pourrions très bien être à leur place et nous serions heureux si quelqu’un pensait à nous ce soir-là. Savez-vous que Noël est un soir où le taux de tentatives de suicide est très élevé ? En faisant un peu de place à notre semblable, nous pouvons donc lui sauver la vie…

Nous allons aussi dépenser plein d’argent pour acheter des victuailles et des cadeaux. C’est très bien : ça fait plaisir aux personnes qui en bénéficient, ça fait tourner l’économie et ça crée de l’emploi. Mais pensons-nous à consommer de manière responsable ? Et surtout, donnons-nous une part de cet argent à ceux qui en ont réellement besoin ?

Aujourd’hui, en France, de nombreuses personnes sont touchées par la pauvreté. Offrirons-nous un peu d’argent ou quelques victuailles festives au mendiant qui fait la manche à la sortie de la messe de Noël ?

Si nous voulons lutter de manière pérenne et efficace contre la misère, de nombreuses associations agissent au quotidien aux côtés de celles et ceux qui souffrent. De plus, les dons donnent droit à des réductions fiscales, ce qui n’est pas négligeable en cette fin d’année civile. Laissez-moi vous présenter quelques-unes de ces structures. Ce sont celles que je connais et en qui j’ai confiance. Mais bien sûr, vous en connaissez peut-être d’autres qui font le même travail de manière tout aussi efficace. Libre à vous de soutenir qui vous voulez ! Enfin, si vous le souhaitez et si vous en avez les moyens… 😊

Présent partout en France et dans de nombreux pays, le Secours Catholique lutte contre toute forme de pauvreté. Avec un solide réseau de bénévoles très engagés, cette association agit auprès des personnes seules, des SDF, des migrants, des Roms ou encore des enfants des quartiers populaires qui peinent à l’école… Pour Noël, pourquoi ne pas vous engager au sein de cette ONG pour organiser un réveillon pour les personnes seules près de chez vous ? Pourquoi ne pas prendre un engagement régulier pour faire des maraudes en proposant une soupe, un café et/ou une discussion aux personnes qui vivent dehors ? Pourquoi ne pas mettre vos compétences à profit pour aider des migrants ou des Roms à apprendre le français, ou des enfants à réussir leur scolarité ? Si vous avez des enfants, vous pourrez aussi accueillir un jeune vacancier de plus cet été. Le Secours Catholique a effectivement mis en place depuis longtemps l’Accueil familial de vacances (AFV). Un enfant issu d’un milieu défavorisé, qui n’a pas les moyens de partir se ressourcer, est accueilli dans une famille avec des enfants de son âge pendant quelques semaines. C’est l’occasion de tisser de beaux liens où tout le monde est gagnant. Mais le Secours Catholique apporte aussi une aide matérielle concrète aux personnes dans le besoin et nos dons sont nécessaires…

Une autre association qui lutte efficacement contre la misère est ATD Quart Monde. Elle se compose de bénévoles issus de tous milieux, et en premier lieu de personnes directement touchées par la grande pauvreté. Son fondateur, le père Joseph Wresinski, était issu d’un milieu très pauvre. ATD Quart Monde considère que les personnes qui souffrent de la misère doivent être actrices de la lutte contre la pauvreté pour s’en sortir. Même au fond du gouffre, chacun a en soi la capacité de se relever et doit bénéficier d’un regard bienveillant pour le faire.

Mais bien souvent, ces personnes sont si blessées par la vie qu’elles ont besoin d’un accompagnement spécifique avant de pouvoir reprendre leur envol. L’association Lazare aide des personnes qui ont connu la rue. Elle les héberge dans des collocations avec des jeunes professionnels. Et vous, cette expérience vous tenterait-elle ?

Peut-être avez-vous une sensibilité davantage tournée vers les pays en développement ? Dans ce cas, connaissez-vous le CCFD – Terre Solidaire ? Il s’agit d’une organisation qui lutte contre la faim dans le monde. Elle participe à l’autonomie alimentaire des petits paysans par une agriculture respectueuse de l’homme et de l’environnement. Elle soutient notamment le commerce équitable.

Dans de nombreux pays, beaucoup de personnes n’ont pas la chance de vivre aussi libres que chez nous. Encore aujourd’hui, certains régimes pratiquent la torture. L’ACAT agit aux côtés des victimes et fait pression sur les gouvernements pour que les droits de l’homme soient respectés. En tant qu’adhérent ou sympathisant, vous pouvez envoyer tous les mois un courrier à l’autre bout du monde pour que justice soit rendue. Et bien souvent, agir est efficace. Des victimes sont libérées et des tortionnaires sont condamnés. Association chrétienne, l’ACAT vous propose également de prier, non seulement pour les victimes, mais aussi pour les bourreaux. « Aimez vos ennemis », disait Jésus !

Les victimes de la torture sont généralement celles qui ne pensent pas comme les plus puissants. Cela inclut les convictions politiques, mais aussi religieuses. Savez-vous que 75 % des personnes persécutées en raison de leur foi sont des chrétiens ? Cela représente 200 millions de fidèles dans le monde, soit un chrétien sur dix ! Que nous soyons croyants ou nous, ferons-nous quelque chose pour ces personnes qui ne peuvent pas pratiquer leur religion librement ? Liée au Saint-Siège, l’Aide à l’Église en Détresse vient en aide aux chrétiens du monde entier. Elle envoie également des jeunes en coopération chaque été, par le programme AED Mission.

Vous êtes particulièrement sensible à la cause des enfants maltraités ? Le BICE agit à leurs côtés dans de nombreux pays. Enfants traumatisés par la guerre, victimes de violences physiques et/ou sexuelles, ou encore d’exploitation au travail ; enfants touchés par la malnutrition ou la déscolarisation… Cette organisation lutte contre toutes ces injustices avec l’aide de professionnels compétents. Elle s’appuie sur les travaux de chercheurs en psychologie, notamment sur des études concernant la résilience. Sur le terrain, éducateurs, psychologues et autres travailleurs sociaux agissent pour protéger ceux qui vivent l’aube de leur existence.

Et même chez nous, les enfants et les jeunes ont besoin d’être accompagnés. L’école n’est malheureusement plus une garantie de réussite, surtout si vous habitez dans une cité. C’est pourquoi Espérance Banlieues propose un enseignement de qualité aux jeunes issus des quartiers sensibles. Avec des méthodes pédagogiques hétérodoxes qui ont fait leurs preuves, ces écoles redonnent espoir à ces enfants à qui l’avenir a toujours été présenté comme morose. Après ce qu’il s’est passé ces dernières années, l’islamisme fait peur à certains d’entre nous. À mon avis, si nous voulons vivre dans une France apaisée et sécurisée, ce genre d’initiative est bien plus efficace que toute mesure coercitive… Une autre association qui accompagne les jeunes des cités est Le Rocher.

D’autres personnes blessées vivent de la prostitution. Même si nous sommes chrétiens, nous devons les regarder avec bienveillance, car Jésus lui-même l’a fait. Quand quelqu’un en vient à vendre son corps, ce n’est pas sa faute. C’est très souvent un vécu douloureux qui l’a poussé dans cette direction. Sans compter que l’immense majorité de ces personnes n’ont pas choisi de faire ce métier mais sont les proies de réseaux de proxénétisme. L’association Magdalena les accompagne. Elle est notamment très présente auprès des personnes travesties qui travaillent dans le bois de Boulogne.

Comme vous le voyez, de nombreuses formes de pauvreté existent. Et chacun d’entre nous a ses propres misères. Personne parmi nous n’est parfait. Alors autant nous serrer les coudes face à nos faiblesses respectives !

Une autre forme de pauvreté est le handicap. Cela peut tous nous toucher un jour ou l’autre. Prendre soin d’une personne handicapée, c’est prendre soin de mon frère ou de ma sœur en humanité, donc de moi-même. Au premier abord, le handicap peut faire peur. Mais au bout d’un certain temps, c’est la personne que l’on voit et non plus sa fragilité. Et chaque personne est belle et unique, au-delà de telle ou telle pauvreté qu’elle peut subir. Pour les personnes en situation de handicap moteur, l’association Simon de Cirène propose des colocations avec des personnes valides dans des logements aménagés. La communauté de l’Arche propose un principe similaire pour les personnes en situation de handicap mental.

Lorsqu’un enfant porteur de handicap naît dans une famille, c’est avant tout une bénédiction. Chaque personne a une égale dignité et un enfant handicapé est avant tout un être humain, qui mérite l’amour de ses parents. Mais bien évidemment, cela demande à ces derniers un investissement supplémentaire. Pour les décharger le temps d’un week-end, l’association À bras ouverts (rien à voir avec le film) organise des week-ends pour ces jeunes, avec des accompagnateurs bénévoles. Les enfants et adolescents handicapés peuvent profiter d’un moment de détente et les parents peuvent se reposer.

Enfin, si vous considérez que la vie est sacrée de l’instant de la conception à son terme naturel, vous pouvez soutenir des associations comme Alliance VITA ou la Fondation Jérôme Lejeune. Pour l’histoire, Jérôme Lejeune était le médecin qui a découvert les causes génétiques de la trisomie 21. Il considérait que la recherche devait être réellement mise au service des personnes souffrant de ce handicap, dans le respect de la vie. Alliance VITA accompagne des futures mamans en détresse ainsi que des personnes ayant besoin de parler du début ou de la fin de vie. Elle informe également les citoyens et les politiques sur les enjeux bioéthiques. Fondées par l’association Lazare, les maisons Marthe et Marie proposent des colocations entre des femmes enceintes en détresse et des jeunes professionnelles. Cela permet aux futures mamans de mener leur grossesse à terme et de construire un avenir serein et sécurisant pour leur enfant.

Et vous, comment souhaitez-vous vous engager pour donner un beau sens à Noël ? Peut-être certaines causes vous parlent plus que d’autres. Peut-être vous sentez-vous davantage concernés par d’autres combats : l’aide aux femmes et aux hommes battus, l’accompagnement des personnes âgées, des malades du SIDA, des personnes souffrant d’addictions ou de telle maladie orpheline ou psychique… Ou encore la protection de l’environnement. Peu importe ce que vous faites ou ce que vous donnez : l’essentiel est de ne pas oublier que Noël est aussi pour nos frères et sœurs qui ont besoin d’une main tendue. Et eux aussi nous soutiendraient certainement si nous étions à leur place… 😉

Jean O’Creisren

Crédits image : https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/creche-illustration-design-plat_6035146.htm


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À la mémoire du Líder Máximo

Il y a exactement trois ans, Fidel Castro est mort. En tant qu’être humain, je ne peux pas m’en réjouir. En tant que chrétien, je prie et j’appelle à prier pour le salut de son âme.

Depuis la révolution de 1959, il aura apporté à Cuba de bonnes et de moins bonnes choses, mais le but de ce message n’est pas de faire de la politique.

Je voudrais simplement me rappeler le livre que le défunt a écrit lorsqu’il était emprisonné, suite à sa première tentative de coup d’État, en 1953. Cet ouvrage s’intitule L’histoire m’absoudra.

Je ne l’ai pas lu, mais je vous encourage à lire un autre livre, intitulé L’histoire me vomira, de Fiel Gastro.

¡¡Hasta la victoria siempre!!

Jean O’Creisren

Crédits images :  Camer.be, « Cuba : Fidel Castro, le père de la révolution cubaine n’est plus », article rédigé par Hugues Seumo le 26 novembre 2016. URL : https://www.camer.be/56195/11:1/cuba-fidel-castro-le-pere-de-la-revolution-cubaine-n39est-plus.html


Cet article vous a plu ? Lisez la version espagnole : Homenaje al líder máximo


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Homenaje al líder máximo

Hace exactamente tres años falleció Fidel Castro. Como ser humano, no puedo alegrarme de eso. Como cristiano, ruego por la salvación de su alma.

Desde la revolución de 1959 el líder máximo le aportó a Cuba buenas y malas cosas, pero el asunto de este mensaje no es hacer política.

Solo quisiera recordar que el difunto escribió un libro cuando estaba encarcelado, después de su primer intento de golpe de Estado, en 1953. Ese libro se titula La Historia me absolverá.

Yo no lo he leído, pero vosotr@s/ustedes podéis/pueden leer otra obra, titulada La Historia me vomitará de Hiel Gastro… 

¡¡Hasta la victoria siempre!!

Jean O’Creisren

¿Te ha gustado este artículo? También puedes leer la versión francesa: À la mémoire du líder máximo


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Faut-il privatiser les aéroports de Paris ?

Chers compatriotes,

Comme vous le savez peut-être, le gouvernement veut privatiser les aéroports de Paris. Faut-il accepter cette mesure ?

À mon sens, non. L’État est déjà surendetté, et ce serait le priver d’une manne financière dont il a besoin (173 millions d’euros par an). Par ailleurs, céder à des investisseurs privés l’accès à notre territoire national peut nuire à notre souveraineté.

En effet, ces entreprises privatisées sont aussitôt rachetées par ceux qui disposent de gros moyens financiers. Ils n’ont pas nécessairement les mêmes intérêts que le peuple français. Ce sont par exemple des fonds de pension qui cherchent à maximiser les profits au détriment des usagers, des salariés et de l’environnement.

248 parlementaires de gauche et de droite se sont unis pour lancer un référendum d’initiative partagée. Si vous le souhaitez, vous pouvez signer pour que ce projet de loi soit soumis au suffrage universel.

Pour signer cette pétition, il faut jouir du droit de vote et être inscrit sur les listes électorales.

Il faut 4,7 millions de signatures d’ici mi-mars 2020 pour valider le référendum. Nous en sommes encore loin !

Cette demande officielle est une véritable occasion de nous engager pour notre pays, de manière simple, légale, constitutionnelle et concrète. Ainsi, nous pourrons au moins obtenir un débat sur les dispositions prises par ceux qui nous gouvernent.

Envie de signer ? C’est trop tard… Mais vous pouvez vous engager contre un autre projet de loi du gouvernement actuel. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien !

Jean O’Creisren

Crédit image : https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/avion-commercial_4564760.htm


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« Alí El Magrebí » de Ska-P (paroles en français)

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « Alí El Magrebí » (Ska-P – 1994) :

Ali le Maghrébin

Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis Ali,
ce pauvre malheureux de la chanson d’à côté
qui s’est fait choper avec du haschich.
Ali, Ali, Ali le Maghrébin.
Un triste jour, j’ai décidé
de fuir la misère,
en traversant la frontière
pour arriver dans ton pays.


Contre le vent et à travers la mer, Ali !!!


Mes rêves sont devenus réalité, je vais arriver.
Je veux juste travailler, je ne demande pas la charité, mais seulement une opportunité.
Ali, Ali, Ali le Maghrébin, j’ai passé le détroit sans hésiter,
en risquant ma vie, en laissant ma famille, pour pouvoir, un jour, rentrer.


Contre le vent et à travers la mer, Ali !!!


À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid
Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali,
à l’approche de l’an 2000, Ali
essaye de survivre.
Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali,
le ciel pleure sur toi, Ali,
perdu dans ce pays.


Plus de six jours sans manger, que vais-je faire ?
Je n’ai pas d’endroit où dormir, je ne pourrai pas résister.
Putain, je ne sais pas ce qu’il se passe ici…
Allah, Allah, aide-moi Allah,
comme ce Ramadan est long !
Personne ne me donne de coup de main alors que nous sommes frères.
Ton ancêtre est maghrébin.

Je crie au vent pour que m’aide Allah, Allah !

À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid
Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali,
à l’approche de l’an 2000, Ali

essaye de survivre.
Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali,
le ciel pleure sur toi, Ali,
perdu dans ce pays.

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P


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Parlez-vous angevin ?

Ah, Angers ! Cette ville où il fait si bon vivre ! De Joachim du Bellay aux enquêtes sur la qualité de vie en passant par le journal espagnol El País, tout le monde vante la « douceur angevine »…

Mais savez-vous qu’en Anjou, on parle aussi un français un peu différent ? Ce phénomène est observé par la linguiste Henriette Walter dans L’aventure des langues en Occident. La professeure émérite à Rennes-II remarque que le patois angevin a disparu, mais qu’il a laissé des traces sur le parler du Maine-et-Loire. Nous allons voir quelques exemples…

Baner :

Ce verbe signifie « pleurer » ou « crier ». Quand j’étais en primaire, mes camarades et moi utilisions ce terme de manière très courante, comme nous aurions dit « chialer ». En jour, j’étais en train de discuter avec des cousins d’Orléans. Je leur ai parlé d’un enfant qui était en train de baner. Ils n’ont évidemment rien compris. Je me suis demandé d’où ils sortaient, pour ne pas saisir un verbe familier si courant. Ce n’est que des années plus tard que j’ai appris que c’est du patois.

Barrer une porte :

Cette expression signifie « fermer une porte à clef ». Il paraît que ça se dit en Anjou, mais je ne l’ai pas souvent entendu.

Berouette / berrouette :

Brouette. Si vous voulez entendre ce mot, venez pratiquer des activités agricoles dans la région !

Bouiner :

Ce verbe signifie « ne rien faire ». On pourrait le comparer à « glander ». Pour demander « qu’est-ce que tu fais ? » (parfois sous-entendu « on t’attend »), on dira : « qu’est-ce que tu bouines ? »

Brâiller :

Au même titre que « baner », on utilisera ce terme pour parler d’un enfant qui pleure de façon sonore.

Crayon de bois :

Suivant les régions, la mine graphite est appelée différemment. En Anjou, ce n’est ni « crayon à papier » ni « crayon gris », mais plutôt « crayon de bois ». Et ce, même lorsque ces fournitures ne contiennent pas un gramme de matière végétale…

Crémet :

Dessert typiquement angevin. Vous en trouverez la recette ici.

Du coup :

Cette expression, qui signifie « par conséquent », est tout à fait française. Mais j’ai l’impression qu’à Angers, on l’utilise plus qu’ailleurs. Moi-même, je ne suis pas épargné…

Goule :

En patois angevin, on utilise « goule » comme on dirait « gueule » en français familier : « je me suis cassé la goule. »

Liaisons en [n] :

En primaire, je remarquais que certains de mes camarades faisaient des liaisons en [n]. Par exemple, au lieu de dire « il en faut encore », ils disaient « y n’en faut encore ». Je pensais qu’il s’agissait d’une erreur d’enfants qui apprenaient à parler. Mais juste après le bac, j’ai fait la cueillette de pommes avec des adultes qui parlaient de cette façon. Depuis, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres personnes s’exprimant ainsi. J’ai donc compris que c’est la façon dont on parle dans les campagnes du Haut-Anjou. Personnellement, je trouve que ça comporte un certain charme…

Patouille :

J’ai souvent entendu ce mot étant enfant. Je viens de découvrir que c’est du patois. En gros, la patouille correspond à un truc visqueux et pas très propre. Par exemple, quand un enfant joue avec de la boue ou mélange des aliments qui n’ont rien à voir. Encore aujourd’hui, je fais de la patouille en compostant mes déchets sur mon appui de fenêtre.

Pigner :

Verbe signifiant « geindre » / « pleurnicher ».

Topette :

Non, non, ce n’est pas une insulte homophobe ! « Topette ! » (parfois orthographié « Tôpette ! ») signifie « Au revoir ! » On utilise cette formule pour prendre congé d’une personne avec qui on est familier.

Pour terminer, je vous propose un petit dialogue plein de clichés pour illustrer la douceur de la langue angevine :

— Pourquoi barres-tu la porte avec cette berouette ?

— Parce que mon gamin est en train de brâiller et qu’on ne s’entend plus !

— Du coup, pourquoi il bane comme ça ?

— Il s’est cassé la goule en faisant de la patouille. Il mettait du Côteaux du Layon dans son crémet et il a glissé dessus…

— Y n’en faut peu, pour faire pigner un môme !

— N’insulte pas mon fils, l’ami ! Et d’abord, qu’est-ce que tu bouines ? Tu ne devais pas descendre la Loire sur ta gabare ?

— Certes ! Je me taille ! Topette !

Pour plus d’informations sur le patois angevin, cliquez ici ou ici !

Si vous le souhaitez, vous pouvez également lire « Quand on parle du loup… », une nouvelle dans laquelle certains personnages s’expriment dans le parler populaire du Pays fléchois, mélangeant patois angevin et sarthois.

Voilà pour la leçon de linguistique d’aujourd’hui ! J’espère que ça vous a plu… À bientôt pour de nouveaux articles ! Topette ! 😉


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