Blagues espagnoles et latino-américaines

Ça y est : le mois d’avril pointe son nez ! C’est le moment de coller des poissons dans le dos de vos proches et de leur faire des blagues. En Espagne, le 1er avril est un jour comme les autres. En revanche, on se charrie le 28 décembre, jour des Saints Innocents.

Dans ce billet, je vous propose de découvrir l’humour espagnol. Quelles blagues racontent nos voisins d’outre-Pyrénées ? Souvent, ce sont les mêmes d’un pays à l’autre. Seuls varient les bouc-émissaires. Les Français racontent des blagues sur les Belges, les Américains en racontent sur les Polonais, les Québécois sur les « blondes », les latino-américains sur les Espagnols en général ou les Galiciens en particulier, les Libanais sur les Syriens, les Syriens sur les habitants de Homs, etc.

Les blagues espagnoles s’acharnent contre les habitants des différentes communautés autonomes qui composent le pays. Par exemple, les Catalans sont considérés comme radins. Les Basques sont vus comme des grosses brutes sans cerveau. Quant aux habitants de Lepe, petite ville d’Andalousie, ils pâtissent de la réputation que les Français donnent aux Belges. Dans les blagues, ils sont nommés leperos ou los de Lepe.

Jean O’Creisren

Rire est important ! Les blagues espagnoles et latino-américaines sont bonnes pour votre santé physique et mentale…

Blagues espagnoles sur les Leperos (chistes de Lepe) :

  • Un monsieur de Lepe achète une Mercedes. Un jour, il part l’essayer avec sa femme et laisse les clés à l’intérieur de la voiture.
    – Bon, eh bien il faudra prendre une pierre et casser la vitre, dit l’homme.
    – Ne sois pas si brutal, chéri ; regarde, la fenêtre est entrouverte ; tu prends un fil de fer et tu tires sur le verrou de la porte…
    – L’homme essaie, mais ça ne fonctionne pas. La femme, sur ce ton moqueur si spécial, corrige sa manière de faire :
    – Mais, chéri, fais une boucle à l’extrémité pour pouvoir attraper le verrou…
    En sueur, l’homme fait une boucle, mais ça ne fonctionne pas.
    – Chéri, enfin ! Plus petite, la boucle ! Comment penses-tu l’attraper si tu ne… ?
    À bout, l’homme finit par crier à sa femme :
    – Oui, bien sûr ! Tout est facile pour toi qui es bien planquée à l’intérieur de la bagnole !
  • Pourquoi les Leperos mettent-ils des oignons sur les routes ?
    – Parce que c’est bon pour la circulation.
  • Le maire de Lepe ordonne à son secrétaire : 
    – Convoquez-moi une réunion pour jeudi ! 
    – Monsieur le maire, réplique le secrétaire, jeudi avec un J ou avec un G ? 
    – Reportez-la à lundi !
  • Deux Leperos se rencontrent sur un chemin. L’un porte un sac sur son épaule.
    – Que portes-tu dans ton sac ? lui demande l’autre.
    – Des poulets, répond le premier.
    – Si je devine combien tu en portes, je peux en garder un ?
    – Si tu devines, tu peux les garder tous les deux !
    – D’accord ! Alors, je dirais… cinq !
  • Deux Leperos vont dans les bois à la recherche d’un sapin pour Noël.
    Après avoir parcouru la forêt dans tous les sens pendant plusieurs heures, l’un dit à l’autre : « Bon, ça suffit ! Le prochain sapin qu’on trouve, on le prend, qu’il ait des boules on non ! »
  • Un Lepero entre un lundi dans un magasin de chaussures. Après avoir essayé quelques paires, il choisit des souliers italiens très élégants. En les lui remettant, l’employé l’avertit :
    – Monsieur, ces chaussures font assez mal aux pieds les cinq premiers jours.
    – Aucun problème ! Je ne vais pas les mettre avant dimanche.
  • Que fait un Lepero qui court et qui crie dans les champs avant le lever du soleil ?
    – Il sème la panique.
  • Pourquoi tout le monde porte un casque anti-bruit à Lepe ? 
    – Parce que la corde de la cloche de l’église est cassée. Donc maintenant, le prêtre est obligé de lancer des pierres sur l’instrument pour qu’il sonne.
  • Nouvelle tirée d’un journal local de Lepe :
    « Hier, 4 Leperos sont décédés : deux dans un assassinat et deux autres dans la reconstitution des faits. »
  • Deux Leperos se rencontrent. L’un dit à l’autre :
    – Manolo, tu veux être témoin de Jéhovah ?
    L’autre lui répond.
    – Mais putain ! Tu sais bien que je n’étais pas là le jour de l’accident !
  • Deux Leperos sont assis : un père et son fils, regardant le ciel. Un avion passe.
    L’enfant demande à son père :
    – Papa, est-ce l’avion du Roi ?
    Et son père lui répond :
    – Non, l’avion du Roi se déplace toujours avec deux motos devant et deux motos derrière.
  • Un Lepero passe un appel. On lui répond :
    – Allô, oui ?
    – Docteur ! Docteur ! Ma femme est sur le point d’accoucher !
    – C’est son premier enfant ?
    – Non, je suis son mari.
  • Comment un Lepero envoie-t-il un fax confidentiel ?
    – Sous pli fermé.
  • Un Lepero se retrouve devant le tribunal. Le procureur demande à l’accusé :
    – Voyons, pourquoi avez-vous tiré deux coups sur votre belle-mère ?
    – Bah parce que je n’avais pas d’autres balles !
  • Un Lepero demande à un autre :
    – Curro, pourquoi n’as-tu pas arrosé le jardin ?
    – Parce qu’il pleut des cordes.
    – Ne sois pas fainéant, voyons ! Voilà un parapluie !
  • Un Lepero demande à un autre :
    – Eh, Paco, j’ai acheté un condenseur de protons stroboscopique avec un fissionneur calimastré. Je l’ai mis dans ma cour.
    – Hein ? Attends un peu… Qu’est-ce que c’est qu’une cour ?
  • Un Lepero va au cinéma. La jeune femme du guichet lui dit :
    – Monsieur, c’est la 5e fois que vous achetez votre place.
    Le Lepero lui répond :
    – Oui, mais l’autre connard qui est devant la porte me la déchire à chaque fois…

Source : https://chistesoriginales.com/chistes-lepe [le lien n’est plus actif]

Blagues traduites de l’espagnol par Jean O’Creisren

  • Pourquoi les Leperos mettent-ils une bouteille vide dans le réfrigérateur ?
    – Comme ça, s’ils demandent « qu’est-ce que je vous sers ? » et que les invités répondent « rien », ils donnent la bouteille.

Source : https://chistesi.com/chistes-mamones/ [le lien n’est plus actif]

Blague traduite de l’espagnol par Jean O’Creisren

Souhaitant développer le tourisme dans sa ville, le maire de Lepe décide de faire quelque chose qui attire l’attention du monde entier. Il appelle les fonctionnaires de la mairie et le chef de la police municipale. Il leur demande d’envoyer un télégramme à Pékin pour déclarer la guerre. 

Le message arrive et le président de la Chine demande à ses généraux : Lepe nous déclare la guerre… Mais où donc se trouve Lepe ?

Après 4 heures de recherches intenses, ils localisent enfin le pays belliqueux. Ils se rendent compte que Lepe est une petite ville située au sud de l’Espagne, semblable à une chiure de mouche sur la carte du monde. 

Analysant le risque provoqué par un tel conflit armé, les autorités militaires chinoises décident d’accepter la déclaration de guerre. Le président appelle sa secrétaire et lui ordonne : 
– Répondez au gouvernement local de Lepe que nous acceptons d’entrer en guerre. Par ailleurs, demandez-leur de quelle capacité militaire ils disposent. 

Le télégramme arrive à Lepe. Après l’avoir lu, le maire déclare à un fonctionnaire de la mairie : 
– Nous allons répondre à ces gens : « Nous disposons de 20 policiers municipaux, 15 pompiers, 130 pistolets, 10 fusils de chasse, 5 voitures de police, 3 gabarres et 2 canots pneumatiques avec moteur hors-bord. En outre, la Défense civile est composée par nous, le maire, 10 fonctionnaires et les pensionnaires des maisons de retraite. » Envoyez-leur ce message et demandez-leur avec quelles forces ils comptent nous affronter ! 

Réponse de la Chine : « Nous disposons de 27 millions de soldats, 120 000 officiers, 24 généraux et 6 amiraux, 200 000 canons, 25 000 tanks, 36 000 avions, 150 sous-marins, 30 porte-avions, 18 navires-citernes. Tout est dirigé par satellite. » 

Le télégramme arrive à Lepe. 

Réponse du maire : « Lepe demande à ne plus entrer en guerre. Nous n’avons pas assez de place pour accueillir autant de prisonniers. » 

Source : https://www.votoenblanco.com/LEPE-DECLARA-LA-GUERRA-A-CHINA-Humor-dominical_a5017.html

Blagues traduites de l’espagnol par Jean O’Creisren

Le rire et les blagues sont très bénéfiques pour la santé physique et mentale. Stimuler des émotions positives allonge l’espérance de vie.

Blagues espagnoles sur les Catalans :

– en jetant une pièce dedans.

Et comment les faire sortir ?

– en leur disant que c’est un taxi.

  • Quelle différence y a-t-il entre un Catalan et un Basque quand ils deviennent chauves ?

– le Basque s’achète un béret basque alors que le Catalan vend son peigne.

Blagues espagnoles sur les Basques :

  • Un Basque répand du fumier sur un champ de fraises. Un ami lui dit :

– Que fais-tu, Patxi ?
– Eh bien, je mets de la merde sur les fraises. 
– Aibalaoistia, tu n’as jamais essayé avec de la crème ?

  • Un arbitre de foot vient de mourir. Il arrive devant la porte du Paradis. Un barbu lui barre l’entrée. Il se dit que c’est saint Pierre.

– As-tu une âme assez pure pour entrer au Ciel ? 
– Toute ma vie, j’ai arbitré de manière très professionnelle. Bon, une fois, j’ai juste fait semblant de ne pas voir qu’un joueur de l’Athletic de Bilbao avait marqué son but à la main. C’était lors d’un match contre le Barça, au stade de San Mamés, à Bilbao. Tous les supporters du Barça m’ont sifflé, mais j’avais été très bien payé pour faire gagner l’équipe de Bilbao.
– Mais ce n’est pas grave ! Ce n’est pas du tout un péché !
– Oui, sauf qu’une autre fois, un joueur de l’Athletic de Bilbao s’était énervé contre un joueur du Real. Mon Dieu, il l’avait bien amoché ! Mais j’ai fait semblant de ne pas le voir. Le club m’avait bien payé pour ça… C’était au stade de San Mamés, à Bilbao.
– Mais ce n’est pas grave ! Ce n’est pas du tout un péché !
– Et une autre fois, j’ai appris qu’un joueur de l’Athletic de Bilbao était impliqué dans des affaires très douteuses : évasion fiscale, trafic de drogue, prostitution… La totale ! Mais comme c’était un excellent joueur, le club m’a convoqué au stade de San Mamés pour que j’accepte une grosse somme d’argent en échange de mon silence.
– Bon, c’est vrai que c’est très embêtant, mais je ferme le yeux là-dessus.
– Eh bien, je ne pensais pas qu’avec de tels péchés, je m’en tirerais comme ça… Merci beaucoup, saint Pierre !
– De rien, mais je ne suis pas saint Pierre… Je suis saint Mamés !

Autres blagues espagnoles :

  • Un homme se présente à un entretien d’embauche :
    – Bonjour ! Quel master avez-vous fait ? Économie ? Finance ? Ressources humaines ?
    – Rien !
    – Comment ça, rien ?
    – Je n’ai pas fait d’études !
    – Alors, vous avez certainement une expérience professionnelle intéressante. Avez-vous déjà dirigé une entreprise ?
    – Non.
    – Jamais ? Quelle est votre expérience professionnelle ?
    – Je n’en ai pas.
    – Alors, vous parlez au moins une langue étrangère ?
    – Non, seulement espagnol.
    – Et vos compétences ?
    – Je n’en ai aucune.
    – Vous ne savez rien faire ?
    – Non.
    – Et pour quelle raison n’avez-vous jamais travaillé, étudié et développé telle ou telle compétence ?
    – J’ai toujours été un gros flemmard et je n’ai aucune intention de changer !
    – Alors, pourquoi avez-vous postulé ? Sur l’annonce, il était bien écrit : « Présentez votre candidature pour ce poste de cadre. Inutile sans recommandations. »
    – « Inutile », « sans recommandation » : eh bien… C’est moi !
  • Un homme en interpelle un autre dans la rue :
    – Comment tu t’appelles ?
    – Je ne m’appelle pas ; les autres m’appellent.
    – Alors comment t’appellent-ils ?
    – Ça dépend.
    – Ça dépend de quoi ?
    – Si je suis loin, ils m’appellent en criant.

NB : mesdemoiselles, pensez-vous que cette technique puisse être utilisée si vous rencontrez un homme collant dans la rue ? 😊

  • Au collège, Teobaldo, Pablo et Mayolo rivalisent dans les matières scientifiques. Tous sont assez complets, mais Teobaldo est premier de classe en SVT, Pablo surpasse tout le monde en physique-chimie, tandis que Mayolo détient la palme en mathématiques. Dans cette matière, le professeur demande aux élèves de résoudre une équation. Les trois champions lèvent la main, mais l’enseignant interroge Jaimito, qui somnole à côté du radiateur :

– Alors, Jaimito, quelle est la valeur de x ?
– X est une lettre du milieu de l’alphabet.
Toute la classe rit aux éclats.
– Enfin, Jaimito ! Nous sommes en cours de maths…
– Alors π est aussi une lettre de l’alphabet, mais pas l’alphabet espagnol. C’est l’alphabet morse, donc c’est une note de musique.
– Bon, Jaimito : combien font 2 + 2 ?
– 5 ?

Teobaldo, Pablo et Mayolo toisent le cancre et l’un d’entre eux commente, d’un air moqueur : « Jaimito l’idiot » !

Quinze ans plus tard, Mayolo a réussi à retrouver sur un réseau social une partie de ses anciens camarades. Il arrive au bar de son village natal et gare sa Mercedes entre la BMW de Pablo et la Toyota hybride de Teobaldo.

– Alors, le matheux, que deviens-tu ?
– Je travaille au service comptabilité d’une ETI. J’ai été promu directeur financier il y a un an, donc j’ai pu investir dans cette petite merveille à roulettes. Et toi ?
– Moi, j’ai terminé médecine il y a quelques années, répond Teobaldo. Je suis généraliste dans une petite ville. J’ai cravaché pendant toutes mes études, donc je me ménage pour m’occuper de ma famille. J’ai une BM d’occasion et j’ai un rendez-vous demain avec ma banque pour faire construire un pavillon dans un lotissement à la campagne. Et toi, Pablo ?
– Moi, je suis ingénieur en physique nucléaire. Je soutiendrai ma thèse de doctorat jeudi et j’espère être promu à la tête d’une centrale grâce à ce diplôme. J’ai investi dans une voiture à peu près propre et j’investis dans des fonds ISR pour diversifier mes sources de revenus tout en soutenant des projets dans lesquels je crois.

Avant que le physicien a terminé sa phrase, ses deux interlocuteurs sont captivés par une magnifique Porsche qui fait de l’ombre à leurs modestes véhicules. Le chauffeur coupe l’autoradio, sort habillé de vêtements de haute marque et salue les autres.

– C’est qui, lui ?
– Ah, mais c’est Jaimito !
– Jaimito qui ?
– Jaimito, dit « l’idiot » !
– Nooon ! C’est pas possible !
– Salut les gars ! s’exclame le nouveau venu, qui s’est approché.
– Jaimito ! Quel plaisir de te voir ! ment Mayolo. Dans quoi travailles-tu pour rouler en Porsche ?
– Dans le business. C’est pas très compliqué : j’achète des trucs à 10€, je les revends à 100€ et, avec cette marge de 10%, je me fais des c******* en or !

Source des 3 dernières blagues : l’un de mes hôtes catalans mentionné dans cet article.

Blagues latino-américaines sur les Espagnols et les Galiciens :

  • C’est l’histoire d’un Espagnol, d’un Français et d’un Italien qui se retrouvent en plein milieu de la guerre entre Chinois et Tibétains. Le Français, qui est un frimeur, dit :
    – Tremblement de terre ! puis part en courant.
    L’Italien, qui veut frimer plus que le Français, crie :
    – Tornade ! puis part lui aussi en courant.
    L’Espagnol, le plus frimeur d’entre tous, hurle :
    – Feu ! et se fait tuer.
  • Deux Galiciens dans un camping se parlent d’une douche à l’autre :
    – Cándido, pourrais-tu me passer ton shampooing ? 
    – Tu n’as pas pris le tien ?
    – Si, mais c’est pour cheveux secs, alors que moi, j’ai les cheveux mouillés !
  • Pourquoi les Galiciens entrent-ils dans les supermarchés en se baissant ?
    – Pour voir les prix les plus bas.
  • Pourquoi ont-ils arrêté de mettre des films dans les avions galiciens ?
    – Parce qu’à la fin du film, tout le monde partait par la porte de derrière.

Blagues mexicaines (chistes mamones) :

  • Il était une fois un chat qui avait 16 vies. Un 4×4 passa et le tua.
  • Augmentation au moment approprié
    – Chef, pouvez-vous augmenter mon salaire ? Il y a 4 entreprises qui me poursuivent.
    – Lesquelles ?
    – Internet, le gaz, l’électricité et le téléphone.
  • Une technique à essayer…
    – Pourquoi frappes-tu dans tes mains quand tu marches dans la rue ?
    – Pour effrayer les éléphants.
    – Mais tu vois bien qu’il n’y en a pas !
    – Bien sûr ! Et c’est bien la preuve que ma technique fonctionne !

Source : https://chistesi.com/chistes-mamones/ [le lien n’est plus actif]

Blagues traduites de l’espagnol par Jean O’Creisren

Et voilà pour les blagues espagnoles et latino-américaines ! 😊 En attendant de fêter les saints Innocents, je vous souhaite de bien profiter de la vie et de prendre le temps de rire ! 😉

Crédits image : https://www.freepik.com/free-photo/crazy-young-man-surprised-expression_1032688.htm


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Coups de patriotisme

Ils nous mènent en bateau :
écoutez cette bande de mille bandits
parler de la « patrie » et emporter le fric
à l’ombre d’un quelconque paradis fiscal. 

Ces messieurs les voleurs, 
disciples des fascistes mutants, 
piquent la tirelire des cotisants, 
puis blanchissent ça par une amnistie fiscale.

Un voleur de bracelets
exhibe le drapeau avec ego et orgueil
en parasitant la classe ouvrière
qui, elle, sauve les victimes de ce pays. 

Chapardeurs aux gants blancs 
ouh oh oh oh 
toujours accrochés au pouvoir…

Je vais vous rappeler
qui paye ici les retraites,
la dépendance, l’école ou la santé !

Le héros, c’est toi,
anonyme de la classe ouvrière,
car, à partir de ton humble portefeuille,
est financé l’État-providence.

Eo ! Ce n’est pas du tout nouveau, ay ay ay ay,
leur patriotisme est pharisien.
Eo ! Ce n’est pas du tout nouveau, ay ay ay ay,
seul l’intérêt les mobilise.

Conclusion : la patrie est un butin.
Répartition : dans une mallette.
La population : qu’elle mange un bon
étron, étron, étron. (bis)

Je vais vous rappeler
qui paye ici les retraites,
la dépendance, l’école ou la santé !

Le héros, c’est toi,
anonyme de la classe ouvrière,
car, à partir de ton humble portefeuille,
est financé l’État-providence.

Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren avec l’autorisation du groupe Ska-P


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Érase una vez tres árboles

           Érase una vez, en una montaña, tres árboles que compartían sus sueños y sus esperanzas. El primero dijo:

           «Quisiera ser un cofre del tesoro, lujosamente adornado, lleno de oro y de piedras preciosas. Así todos verán mi hermosura.»

            El segundo dijo:

            «Un día, seré un barco sólido y fuerte, y llevaré a los reyes al otro lado del mundo. Todos se sentirán a salvo a bordo de mi embarcación.»

            El tercero dijo:

            «Quiero llegar a ser el mayor árbol y el más fuerte del monte. La gente me verá en la cumbre de la colina, pensará en el cielo y en Dios, y en mi proximidad con ellos; seré el mejor árbol de toda la eternidad y la gente nunca me olvidará.»

            Los tres árboles rezaron a Dios durante años para que sus sueños se hicieran realidad. Y un día vinieron tres leñadores.

            Uno de ellos se aproximó al primer árbol y dijo:

            «Este árbol me parece sólido, podré venderlo a un carpintero de armar.»

            Y le dio un primer golpe con el hacha.

            El árbol estaba contento porque estaba seguro de que el carpintero de armar lo convertiría en un cofre del tesoro…

            El segundo leñador dijo, al ver el segundo árbol:

            «Este árbol me parece sólido y fuerte, podré venderlo al fabricante de barcos.»

            El segundo árbol era feliz al pensar que iba a empezar su carrera por los mares…

            Cuando los leñadores se aproximaron al tercer árbol, éste tuvo miedo, ya que sabía que, si lo cortaban, sus sueños de grandeza se reducirían a nada.

            Entonces el tercer leñador dijo:

            «No necesito un árbol particular, así que voy a cortar éste.»

            Y el tercer árbol cayó…

            Cuando el primer árbol llegó al carpintero de armar, se convirtió en un simple pesebre para los animales. Lo colocaron en un establo y lo llenaron de heno.

            Esto no era en absoluto la respuesta a su plegaria.

            El segundo árbol que soñaba con llevar reyes por los mares se convirtió en una barca de pescadores. Desaparecieron sus antiguos sueños de grandeza.

            El tercer árbol fue cortado en largos pedazos de madera y abandonado en un rincón…

            Pasaron los años y los árboles olvidaron sus antiguos sueños…

            Un buen día, un hombre y una mujer entraron en el establo. La joven mujer dio a luz a un bebé y la pareja lo puso en el pesebre que se había fabricado con la madera del primer árbol.

            El hombre hubiera querido ofrecerle una cuna al bebé, pero este pesebre lo había hecho. Entonces el árbol comprendió la importancia del acontecimiento que estaba viviendo, y supo que en él se encontraba el tesoro más precioso de toda la eternidad.

            Muchos años después, un grupo de hombres subió a la barca fabricada con la madera del segundo árbol; uno de ellos estaba cansado y se durmió. Una tempestad terrible ocurrió, y el árbol temió no ser bastante fuerte para mantener a toda su tripulación a salvo. Los hombres le despertaron al que estaba durmiendo; éste se levantó y dijo:

            «¡Paz!»

            Y la tempestad terminó. En aquel momento, el árbol supo que había llevado al Rey del mundo.

            Por fin, alguien se fue a coger el tercer árbol olvidado en un rincón; fue llevado por las calles, y la muchedumbre insultaba al hombre que lo transportaba.

            Ese hombre fue clavado sobre los pedazos de madera formando una cruz, y murió en la cumbre de la colina.

            Cuando llegó el domingo, el árbol se dio cuenta de que había sido lo bastante fuerte como para hallarse en la cumbre de la colina y estar lo más cerca posible a Dios, ya que Jesucristo había sido crucificado en su madera.

            Cada uno de los tres árboles obtuvo lo que soñaba, pero de manera diferente de lo que imaginaba. Nunca sabemos con certeza cuáles son los proyectos que Dios guarda para nosotros. Sólo sabemos que Sus caminos no son los nuestros, pero que siempre son los mejores si le damos confianza.

Fuente: diaporama Il était une fois trois arbres, de Marcel Tramblay y Diane Turcotte

Traducido del francés por Jean O’Creisren

Créditos de imagen: https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/ensemble-differents-arbres_3875712.htm


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« El Olvidado » de Ska-P (paroles en français)

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « El Olvidado » (¡¡Que corra la voz!! – 2002)

L’oublié

Sous un pont en béton,
le froid pénètre ma peau chaque fois que la nuit tombe.
Parmi des boîtes en carton
ton indifférence à mon égard est une humiliation.


La solution n’est pas la charité ;
ça peut soulager, mais jamais soigner.
Quelle est la solution face à cette inégalité ?
Tant que la misère existera, il n’y aura pas de dignité.


Beaucoup de solidarité,
mais, si je traverse devant toi, tu vas m’ignorer.
La pièce que tu me donnes
me sert à pouvoir m’évader de la réalité.


C’est dit dans la Constitution
que j’ai le droit d’avoir une vie meilleure.
Quel tribunal puis-je saisir pour dénoncer
le fait qu’au moment du partage, j’ai été oublié ? (bis)

Des millions de personnes vivent dans la misère la plus absolue. Cours ! Big Brother arrive.

Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren,
 avec l’autorisation du groupe Ska-P

Source : https://www.musica.com/letras.asp?letra=32344 [consulté le 18 décembre 2019]


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« No lo volveré a hacer más » (paroles en français)

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« Patriotadas » (paroles en français)

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La COMECE envoie un message de soutien au peuple ukrainien et appelle à prier pour la paix

Éloge de la pauvreté

À la mémoire du Líder Máximo

Il y a exactement trois ans, Fidel Castro est mort. En tant qu’être humain, je ne peux pas m’en réjouir. En tant que chrétien, je prie et j’appelle à prier pour le salut de son âme.

Depuis la révolution de 1959, il aura apporté à Cuba de bonnes et de moins bonnes choses, mais le but de ce message n’est pas de faire de la politique.

Je voudrais simplement me rappeler le livre que le défunt a écrit lorsqu’il était emprisonné, suite à sa première tentative de coup d’État, en 1953. Cet ouvrage s’intitule L’histoire m’absoudra.

Je ne l’ai pas lu, mais je vous encourage à lire un autre livre, intitulé L’histoire me vomira, de Fiel Gastro.

¡¡Hasta la victoria siempre!!

Jean O’Creisren

Crédits images :  Camer.be, « Cuba : Fidel Castro, le père de la révolution cubaine n’est plus », article rédigé par Hugues Seumo le 26 novembre 2016. URL : https://www.camer.be/56195/11:1/cuba-fidel-castro-le-pere-de-la-revolution-cubaine-n39est-plus.html


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« Alí El Magrebí » de Ska-P (paroles en français)

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « Alí El Magrebí » (Ska-P – 1994) :

Ali le Maghrébin

Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis Ali,
ce pauvre malheureux de la chanson d’à côté
qui s’est fait choper avec du haschich.
Ali, Ali, Ali le Maghrébin.
Un triste jour, j’ai décidé
de fuir la misère,
en traversant la frontière
pour arriver dans ton pays.


Contre le vent et à travers la mer, Ali !!!


Mes rêves sont devenus réalité, je vais arriver.
Je veux juste travailler, je ne demande pas la charité, mais seulement une opportunité.
Ali, Ali, Ali le Maghrébin, j’ai passé le détroit sans hésiter,
en risquant ma vie, en laissant ma famille, pour pouvoir, un jour, rentrer.


Contre le vent et à travers la mer, Ali !!!


À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid
Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali,
à l’approche de l’an 2000, Ali
essaye de survivre.
Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali,
le ciel pleure sur toi, Ali,
perdu dans ce pays.


Plus de six jours sans manger, que vais-je faire ?
Je n’ai pas d’endroit où dormir, je ne pourrai pas résister.
Putain, je ne sais pas ce qu’il se passe ici…
Allah, Allah, aide-moi Allah,
comme ce Ramadan est long !
Personne ne me donne de coup de main alors que nous sommes frères.
Ton ancêtre est maghrébin.

Je crie au vent pour que m’aide Allah, Allah !

À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid
Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali,
à l’approche de l’an 2000, Ali

essaye de survivre.
Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali,
le ciel pleure sur toi, Ali,
perdu dans ce pays.

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P


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Remarque préalable sur la traduction :

Avant de vous donner la traduction de la chanson, il convient de relever un point clé des paroles. Celles-ci sont basées sur un jeu de mot entre lobby et lobo. Lobo signifie « loup » en espagnol, d’où la métaphore filée qui traverse la chanson. Les lobbies sont donc comparés à des loups-garous qui utilisent leur pouvoir au Parlement européen pour égorger les honnêtes citoyens. Remarque : en espagnol, « loup-garou » se dit hombre lobo (littéralement « homme-loup »), ce qui n’est pas sans rappeler l’anglais lobby man. Si vous aimez la littérature de fiction qui parle de ces choses-là, vous pouvez lire ma nouvelle « Quand on parle du loup… ».

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ?

Voici ma traduction en français des paroles de « The Lobby Man » (Game over – 2018) :

THE LOBBY MAN, la pleine lune s’est déjà levée
THE LOBBY MAN, griffes et dents déjà aiguisées
THE LOBBY MAN, astucieux, rapide et féroce
THE LOBBY MAN, parmi les ombres du pouvoir s’est transformé

Attentif à la proie, sautant directement à la jugulaire
Il sait qu’il ne peut pas échouer
(Il sait qu’il ne peut pas échouer)
Camouflé comme informateur
Ses dents mordront, elles te mordront
Sa mission : interférer, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Il maîtrise comme personne l’art de la persuasion
C’est un expert en corruption
(C’est un expert en corruption)
Pour le lobby, ta misère et ta voix n’ont pas d’importance
C’est un prédateur
Tueur à la solde des grandes entreprises, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun
Servitude du pouvoir

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Moi, serf de mon seigneur, c’est facile à comprendre
J’ai le pouvoir politique prosterné à mes pieds
Je suis le négociateur, je ne ressens pas de compassion
Je ne distingue pas le bien du mal

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun

Le lobby énergétique, c’est la mort au niveau mondial
Ils exploiteront la terre et nous ferons exploser
Le lobby financier n’est jamais rassasié
Les grandes sociétés, une escroquerie légale

Le lobby des armes est le plus criminel
La guerre est un business qui déteste la paix
Le lobby sanitaire ne veut pas nous guérir
La chronicité est beaucoup plus rentable

THE LOBBY MAN, des restes de sang a léché
THE LOBBY MAN, dans la pénombre a disparu
THE LOBBY MAN, un sourire a révélé
THE LOBBY MAN, la politique est sa pute de luxe.

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P


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« No lo volveré a hacer más » de Ska-P (paroles en français)

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « No lo volveré a hacer más » (Game over – 2018) :

Je ne recommencerai plus

Un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. 
Et encore, et encore, et on trinque !

Développement de l’amitié, chaque jour je t’aime un peu plus. 
Et encore, et encore, et on trinque !

Quand le diable s’habille en vêtements de fête, 
quand la nuit t’ouvre ses portes. 
Tu es déjà lancé, tu t’es déjà activé 
et impossible de reculer.  

Avec les copains, il n’y aura jamais de lendemain, 
Même s’il t’attend avec la gueule de bois ; il n’y aura pas de pitié. 
Oh, alors commence le récital : 

« Je ne recommencerai plus »,
Dis-tu d’un air innocent, 
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose 
et vomissant même les dents. 

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer.

Déjà quelques jours ont passé. 
Je me suis juré qu’il n’y en aurait plus. 
Pas une seule, pas une seule, pas une seule. 

Seulement un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. 
Et encore, et encore, la spirale. 

Si c’est le mariage de ma tante Rebeca, 
ou si maintenant, ce sont les fêtes de Vallekas, 
l’anniversaire de ton cousin Carlos 
ou de mon ami Juan, 

S’il y a un concert dans le village d’à côté, 
Et s’il n’y a rien, je me cherche quelque chose à célébrer. 
Oh, et demain c’est le récital : 

« Je ne recommencerai plus », 
Dis-tu d’un air innocent, 
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose 
et vomissant même les dents.

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer. 

Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda,
ouvre les portes du bar, car tout est bien fermé à clef. 
Il fait un froid de canard et je vais m’enrhumer. 

Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda,
c’est toi notre salut ! 
Tu sais que nous sommes des vampires et que tout s’arrête quand le soleil se lève. 
Rejoins notre bringue et chantons au son de :

« Je ne recommencerai plus »,
Dis-tu d’un air innocent,
Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose
et vomissant même les dents.

« Je ne recommencerai plus ». 
La couverture et le canapé. 
Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer. 

Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai :  
« La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »

Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai : 
« La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P


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Nous parlons tous arabe sans le savoir…

En été 2017, je suis parti en coopération en Israël et en Palestine. Je me suis donc remis à étudier l’arabe de manière autodidacte.


En effet, j’avais déjà commencé à apprendre cette belle langue lorsque j’étais lycéen puis jeune étudiant. Mais les exigences de la vie professionnelle m’ont empêché de continuer au-delà de la licence. Je me suis donc replongé dans mes bouquins avant et pendant le voyage…


En apprenant de nouveaux mots, j’ai remarqué que nous parlons tous les jours arabe sans le savoir. Laissez-moi vous citer quelques exemples concrets :


« Salle à Manger » : en arabe, salâm Angers (سلام أنجيه) signifie « Bonjour Angers »

– Bonjour Angers ! La Terre Sainte te salue !
– Arrête de parler tout seul et viens jeter un œil à ma salle à manger…

« Chou crâne » : en arabe, shoukran (شكرًا) signifie « merci »
– Regarde comment mon chou crâne avec sa nouvelle moto !
– Merci de lui dire d’arrêter de draguer ma poulette avec…

« Mousse d’argile » : en arabe, moustacjil (مستعجل) signifie « pressé »
– Pourrais-tu me donner un peu de mousse d’argile, s’il te plaît ?
– Désolé, je n’ai pas que ça à foutre car je suis pressé !

« T’as mal où ? » : en arabe, tacmalou (تعمل) signifie « tu travailles » (si l’on s’adresse à un homme) ou « elle travaille »
– T’as mal où, Roger ?
– J’ai mal pour toi à l’idée que tu travailles pour ces escrocs qui t’exploitent, Robert !

« L’abbesse » : en arabe, lâ be’s (لا بأس) signifie « pas mal »
– Comment va l’abbesse ?
– Pas mal, ma foi !

« Ôte-la » : en arabe, coutla (عطلة) signifie « congé »
– Ôte la machine à casser la caillasse de ton bureau tout de suite !
– Pourquoi ?
– Ça fait tellement de bruit que tu ne peux pas faire tes traductions sérieusement… Essaie et ça te fera des congés, tu verras !

« Mal » : en arabe, mâl (مال) signifie « argent »
Proverbe anticapitaliste : « L’argent, c’est mal ! »

« Ara » : en arabe, ‘ârâ’ (آراء) signifie « opinion »
– Quelle est ton opinion sur l’ara macao ?
– C’est quoi ce truc ?
– C’est un oiseau qui vit en Amazonie ainsi qu’en Amérique centrale. Emblème national du Honduras, ce cousin du perroquet est aussi appelé « ara rouge ». Il mesure environ 85 cm et vit en moyenne jusqu’à l’âge de 80 ans. Mangeant principalement des fruits et des graines, il pèse autour d’un kilogramme. En tant qu’oiseau social, l’ara macao ne se trouve presque qu’en groupe, souvent composé d’une vingtaine d’individus. De plus…
– Bon, ça va, j’ai compris ! Mon opinion sur ce machin, c’est que je m’en fiche pas mal…

« Azur » : en arabe, az-zuhr (الظهر) signifie « midi »
À midi, le ciel revêt sa robe d’azur.

« Mouche qu’il a » : en arabe, moushkila (مشكلة) signifie « problème »
– Son problème, c’est la mouche qu’il a sur le nez.
– Alors pourquoi ne la chasse-t-il pas ?
– Parce qu’il est débile et qu’il n’a pas encore pensé que c’est la meilleure solution…


Et ça marche aussi en espagnol ! Dans la langue de Cervantès, comment dit-on « tuer » ? « Matar », n’est-ce pas ? Eh bien en arabe, matâr (مطار) signifie « aéroport ». Bon, étant donné le contexte actuel de menace terroriste, je m’abstiendrai de faire une énième blague vaseuse par respect pour les victimes de l’islamisme radical.

Il y aurait certainement plein d’autres jeux de mots à faire, alors ceux d’entre vous qui parlent arabe peuvent me proposer quelques idées en commentaire, du moment que c’est publiable (par exemple, évitons la déformation de salâm calikoum que certains de mes anciens collègues connaissent)…

Si vous tenez à avoir un vrai cours de linguistique sur les mots français d’origine arabe, je vous invite à faire un tour sur ce lien.

Si vous souhaitez apprendre à parler arabe, je vous recommande la méthode ASSIMIL.
Maca-s-salâma tout l’monde !

Jean O’Creisren


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Bonjour à toutes et à tous !

Ah, l’argent ! Le nerf de la guerre ! La finance est l’objet de nombreux débats. Certains y voient la clé du progrès alors que d’autres y voient la cause de tous les maux de notre monde globalisé.

Dans cet article, je ne vais pas parler politique. L’idée est juste de faire un petit exercice de style sur le vocabulaire financier.

Oui, car même les gens qui travaillent dans le secteur de la finance vous diront qu’ils n’y comprennent rien. En effet, on vous parle de tontine, de prospectus de vente, d’agent de transfert, de compartiment, de produit monétaire, de sous-pondération, de teneur de registre, de DICI, de fonds maître-nourricier, de swap, d’alpha, d’inflation tendancielle, de prix de transfert, de jour bancable ou de sentiment de marché… Que de termes ésotériques ! Un vrai casse-tête !

Pourtant, il s’agit à chaque fois de la même chose, à savoir d’argent. Alors, comment vulgariser tout ça ?

Si l’on remplaçait certains termes du jargon financier par des synonymes du mot « argent », le résultat serait bien plus compréhensible. D’autant plus que la langue française est assez fournie en la matière. On essaie ?
Allons-y !

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Imaginez que vous, Français(e) lambda, vous souhaitez placer une partie de votre épargne afin de la faire fructifier. Vous allez donc voir votre conseiller bancaire, qui pourrait vous répondre ceci :

« L’encours de votre compte est assez important pour que vous puissiez placer une partie de votre avoir dans le fonds Foytougol-Kanaro. Votre investissement vous donnera accès à des titres financiers et votre capital produira peut-être un retour sur investissement, qui vous permettra d’obtenir des liquidités à terme. Le fonds Foytougol-Kanaro touchera, quant à lui, une commission sur les actifs que vous placerez chez lui. »

Si l’on traduit en français de tous les jours, voici ce que ça donne :

« La quantité de fric sur votre compte est assez importante pour que vous puissiez foutre une partie de votre flouze dans la boîte à pognon Foytougol-Kanaro. Votre investissement vous donnera accès à une paperasse qui dit où vous avez foutu vos briques et votre pèze produira peut-être du blé, qui vous permettra d’obtenir des pépètes à terme. La boîte à pognon Foytougol-Kanaro touchera, quant à elle, un peu d’oseille sur l’ensemble des thunes que vous foutrez chez elle. »

Et voilà pour l’exercice de style d’aujourd’hui !

Si par hasard vous avez vraiment besoin d’un linguiste qui s’y connaît en finance, ne faites surtout pas appel à moi ! Vous trouverez sur le site de la SFT un traducteur ou une traductrice reconnu(e) en la matière. Il ou elle saura vous fournir des services à hauteur de ses compétences… Bonne navigation dans le monde du flouze et du pognon !

Jean O’Creisren, piètre trésorier d’une association inconnue

Crédits image : https://fr.freepik.com/photos-libre/dollar-billie-avec-business-chart_1025792.htm [ce lien n’est plus actif]


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