Vous aimez les langues ? Vous aimez jouer avec les mots, rigoler, refaire le monde ? Délires de linguiste est fait pour vous ! Bienvenus sur le blog de Jean O'Creisren !
Catégorie : Humour
Vous aimez rigoler ? C’est très important pour être en bonne santé physique et surtout mentale ! Dans cette catégorie, vous trouverez de quoi vous fendre la poire : blagues, exercices de style complètement barrés et même liste de caméras cachées bon enfant… Bonne rigolade !
Avez-vous déjà parcouru le chemin de Compostelle ? Si oui, vous avez certainement plein d’anecdotes à raconter… Si non, qu’attendez-vous pour vous lancer dans cette aventure ? 😀
Entre autres trouvailles, je vous partage quelques traductions étranges que j’ai photographiées chemin faisant…
« Bienvenidos » et non « Bienvenida »… Voilà ce qu’on appelle une traduction littérale complètement ratée !Lorsque je voyage en voiture, je fais des pauses toutes les 2 heures sur des « secteurs d’autoroute ». Pas vous ?Bon, il ne s’agit pas d’une traduction, mais d’une pierre que j’ai trouvée sur le chemin. Je l’ai prise en photo car elle ressemble étrangement à la carte de la péninsule Ibérique. Ne trouvez-vous pas ?On comprend l’idée, mais on voit bien que ces traductions en différentes langues ne sont pas l’œuvre d’un locuteur natif…Traduction très orale…On commence la série des perles de la machine à laver de Burgos…Je n’ai jamais pensé à laver mes vêtements avec des coings… Et vous ?Bon, cela aurait pu être rédigé par un Français qui ne maîtrise pas correctement les accords du participe passé… c’est à dire sans doute la majorité de nos compatriotes.Bon, ce n’est pas une traduction, mais cette auto-dérision d’un Breton têtu m’a bien fait rire…« Chemin alternatif » aurait bien fait l’affaire ! Parfois, la traduction littérale est le meilleur choix…En voilà une manière de s’exprimer !Private joke pour les arabophones… Cette traduction est-elle vraiment inmejorable ?
Bon, ça, c’était une traduction intersémiotique très explicite à destination de certains pèlerins un peu particuliers… 😉
Une fois arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle, je suis tombé sur cette autre traduction vraiment pas terrible…
Et voilà pour la série des traductions bizarres ! Si ça veut vous donner envie de vous lancer dans l’aventure du chemin de Compostelle, n’hésitez pas à relever ce défi ouvert aux personnes de toutes convictions politiques et religieuses !
Si vous pensez que les traductions bien faites, par des êtres humains compétents, c’est quand même beaucoup mieux, n’hésitez pas à consulter ces publications et à vous rapprocher de cette organisation. 🙂
Do you know Duolingo? It is a method to learn a language online for free.
Using Duolingo in French, you can improve your English, your Spanish, your German and your Italian.
Then again, you can also learn Arabic, Gaelic, Esperanto, Welsh, and many other languages. However, for this you will have to put Duolingo in English.
For a few months on, I have been improving my Arabic thanks to Duolingo, so, I can assure you that this app is a good method to get better at languages, that it is very efficient for acquiring vocabulary. Nonetheless, the lexicon is what matters most when it comes to improving your knowledge of a language.
On the other hand, to make progress, you need to learn and have fun! Well, the sentences offered by Duolingo are sometimes very funny…
While working on my Arabic, here are some of the weirdest sentences I have found:
You do not like kebab but today, you want kebab, correct?
خالَتي غَريبة لٰكِن لا نَكْرَهُها
Hrâlatî rarrîba lâkin lâ nukrrahuhâ.
My maternal aunt is weird but we do not hate her.
أفَرِّش أسْنان كَلْبي كُلّ صَباح
‘Afarrrrish ‘asnân kalbî kull sabahh.
I brush by dog’s teeth every morning.
لِماذا لا تُفَرِّشون أسْنانَكُم؟
Limâza lâ tufarrrrishûn ‘asnânkum?
Why do you all not brush your teeth?
In Duolingo, some sentences are very weird…
Though Duolingo enables you to learn a language for free, it is not the perfect method. Indeed, some people tell me that the pace does not fit them and that they wish they could go faster in their learning. I, myself, have experienced this while learning Arabic. During the first two months, everything seemed very easy and I got bored.
Duolingo enables you to get better at languages, but what is the other side of the coin? Who is behind this app? Where does your data go?
In Eco-Translation, Michael Cronin notices that, while using Duolingo, you help translate the Web for free.
“Von Ahn wants to harness this collective computing power for translation by encouraging users to learn a second language through Duolingo. As learners progress, they will be invited to translate simple sentences at first before eventually being asked to translate sentences from live web pages. The harnessing of this collective translational power through advanced technology is Von Ahn’s answer to his initial question: ‘How can we get 100 million people translating the Web into every major language for free?’ (Von Ahn 2011)”
I don’t know if it is true. These words on Duolingo are only Von Ahn’s opinion and I have no evidence that he tells the truth. If he is right, when you reach an advanced level, Duolingo uses your data to destroy the jobs of professional translators.
You got it: Duolingo is an interesting way to learn a language. Sometimes, it offers you weird sentences, which enables you to make progress while having fun. However, as a language teacher and as a translator, I have some doubts about Duolingo’s effectiveness and ethics. Will you use this method? If you do, how will you use it? It’s up to you!
I am not the only one that have noticed some weird sentences on Duolingo. Indeed, the Langfocus channel has published a video on YouTube about it.
Connaissez-vous Duolingo ? C’est une méthode qui permet d’apprendre une langue en ligne gratuitement.
À partir du français, vous pouvez vous perfectionner en anglais, en espagnol, en allemand et en italien.
Mais vous pouvez aussi apprendre l’arabe, le gaélique, l’espéranto, le gallois et plein d’autres langues. Cependant, il vous faudra passer par l’anglais.
Depuis quelques années, je perfectionne mon arabe grâce à Duolingo. Je peux donc vous assurer que cette application est une bonne méthode pour s’améliorer sur le plan linguistique. Cela est très efficace pour acquérir du vocabulaire. Or le lexique est ce qu’il y a de plus important pour progresser dans une langue.
Mais pour s’améliorer, il faut apprendre en s’amusant ! Or les phrases proposées par Duolingo sont parfois très drôles…
En travaillant mon arabe, voici quelques phrases bizarres que j’ai trouvées :
L’application Duolingo propose de nombreuses phrases bizarres.
Si Duolingo vous permet d’apprendre une langue gratuitement, ce n’est pas la méthode parfaite. En effet, certaines personnes me disent que le rythme n’est pas adapté et qu’elles aimeraient avancer plus vite dans leur apprentissage. J’ai moi-même fait cette expérience en apprenant l’arabe. Pendant les deux premiers mois, je trouvais tout trop facile et je m’ennuyais. Néanmoins, le côté intuitif de Duolingo m’a néanmoins permis de dépasser un point de grammaire qui m’avait toujours bloqué dans l’apprentissage de cette langue sémitique. Ayant commencé à utiliser cette application il y a un peu plus de 3 ans, j’ai testé un certain nombre de langues. Je remarque que j’ai seulement persévéré dans 3 d’entre elles : l’arabe, le portugais et l’allemand. Or, il se trouve que ce sont les seules que j’avais étudiées auparavant avec des méthodes plus solides, notamment au niveau de la grammaire. La persévérance est-elle due au fait que je ne partais pas vraiment de zéro ou au fait que j’étais déjà assez motivé d’avance pour apprendre ces langues qui peuvent me servir dans ma profession de traducteur ?
Duolingo vous permet de vous améliorer en langues, mais quel est le revers de la médaille ? Qui est derrière cette application ? Où vont vos données ?
Dans Eco-Translation, Michael Cronin observe qu’en utilisant Duolingo, vous travaillez gratuitement pour la traduction du Web. Il relaye des propose que Luis Von Ahn, fondateur de l’appli, a tenu en 2011 dans cette conférence :
« Von Ahn veut exploiter ce pouvoir informatique collectif à des fins de traduction en encourageant les utilisateurs à apprendre une deuxième langue avec Duolingo. À mesure qu’ils progresseront, les élèves seront d’abord invités à traduire des phrases simples. Puis on leur demandera finalement de traduire des extraits de contenu web disponibles en ligne. L’exploitation de ce pouvoir collectif transnational à travers la haute technologie est la réponse de Von Ahn à sa question initiale : “Comment pouvons-nous faire en sorte que 100 millions de personnes traduisent gratuitement le Web vers chaque langue majeure ?” (Von Ahn 2011) »
⚠ Autre point d’alerte : je me demande si Duolingo n’est pas une entreprise d’origine satanique. 😈 En effet, à l’heure où je mets à jour cet article, cela fait près de 2 ans que j’utilise cette application presque au quotidien. Chaque jour où le streak s’allonge, une célébration discrète est prévue autour du nombre atteint. Par exemple, si j’ai joué sur Duolingo pendant 12 jours d’affilée, le chiffre 12 est illuminé avec une flammèche. Quand on atteint une centaine, comme un streak de 300 jours, une célébration bien plus festive est prévue : l’oiseau de Duolingo devient un phœnix doré et les récompenses pleuvent pour le joueur. Il y a peu, j’ai atteint un streak de 666 jours. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que le nombre de l’antéchrist était, lui aussi, célébré en grandes pompes ! 😲 Bien que cette appli soit très efficace pour apprendre une langue, peut-être faut-il quand même s’en méfier…
Vous l’avez compris : Duolingo est une méthode intéressante pour apprendre une langue. Parfois, elle vous propose des phrases bizarres, ce qui vous permet de progresser en vous amusant. Mais en tant que professeur de langues et traducteur, j’ai quelques réserves quant à la pleine efficacité et quelques doutes quant à l’éthique de Duolingo. À vous de choisir si vous utilisez cette méthode, et comment vous l’utilisez…
Je ne suis pas le seul à avoir repéré des phrases bizarres sur Duolingo. En effet, la chaîne YouTube Langfocus a publié une vidéo en anglais à ce sujet :
Cet article sur Duolingo vous a plu ? Vous pouvez le relire en anglais sur ce lien.
Ah, l’alcool… Sujet à la fois amusant et dramatique… En cette période qui n’est facile pour personne, l’humour peut tous nous faire du bien. Voici donc quelques chistes de borrachos traduits de l’espagnol. 😊
Néanmoins, peut-on rire de tout ? Les boutades que je vous propose portent sur un sujet sensible. J’ai bien conscience que cela n’est pas drôle pour les personnes qui souffrent d’alcoolisme et leur entourage. Aussi ai-je trié ce qui était publiable et ce qui ne l’était pas. Dans ma vie quotidienne, je côtoie un certain nombre de personnes très portées sur la bouteille. Et je sais qu’elles seraient les premières à rire de ces blagues.
Le but n’est pas de faire la promotion de l’abus d’alcool, mais de prendre les choses au second degré. Alors, bon divertissement et à la vôtre !
Il était une fois un type qui était tellement alcoolique, mais tellement alcoolique que tout le monde l’appelait « le génie ». En effet, chaque fois qu’on débouchait une bouteille, il apparaissait.
L’œil de lynx
Un homme en état d’ivresse s’arrête et regarde bouche bée deux types qui passent dans la rue. — Pourquoi nous regardez-vous comme ça ? Eh oui, nous sommes jumeaux ! — Tous les quatre ???
Quel est votre nom ?
Blessé lors d’une mauvaise chute, un homme en état d’ivresse vient d’être conduit aux urgences. L’infirmière lui nettoie la plaie de la tête avec une éponge imbibée d’eau. Une importante quantité coule sur le corps du patient. — Comment vous appelez-vous ? — Moi ? Comme vous voudrez… — Allez, dites-moi votre nom ! — Vous le savez certainement. N’êtes-vous pas en train de me baptiser ?
Promesse tenue ?
Un mec bourré envoie un message à sa femme : « Mon amour, j’arrive dans une demi-heure. Si je ne suis pas rentré, relis ce message ! »
Pour votre santé, attention à l’abus d’alcool
Un homme en état d’ivresse conduit en zigzag. Une patrouille de police l’arrête donc sur le bas-côté. Sortant de son véhicule, le policier lui dit qu’il va le soumettre à un contrôle d’alcoolémie. Le conducteur gris lui répond : — Je ne peux pas car je souffre d’asthme sévère. Cela peut provoquer un arrêt cardiaque. Le policier lui réplique donc : — Alors nous devrons vous faire une prise de sang. L’ivrogne lui rétorque : — Ce ne sera pas possible car je suis hémophile. Si une plaie est ouverte, je peux mourir d’une hémorragie. Agacé, le policier lui dit : — Alors vous devrez vous soumettre à une analyse d’urine. Le soulard lui répond : — Non, car je suis diabétique. Cela pourrait augmenter mon taux de sucre et me faire mourir. Le policier est maintenant rouge de colère. Hors de lui, il crie au conducteur : — Alors sortez du véhicule et marchez en ligne droite ! Nous allons tester votre équilibre ! À nouveau, le conducteur en état d’ivresse lui réplique : — Ça ne va pas être possible. — Et pourquoi donc ? — Eh bien parce que je suis bourré !!!
Deux hommes ivres marchent dans la rue. L’un dit à l’autre : — Je crois que je vais rentrer. Ma femme m’attend pour jouer à l’exorciste. — À l’exorciste ? Et comment on y joue ? — Eh bien, pendant qu’elle me prêche son sermon, je vomis.
La question qui tue
Un groupe de personnes saoules passe dans la rue et s’arrête devant un portail. Ils sonnent à la porte d’une maison et une voix leur répond : — Oui ? — Excusez-moi, est-ce bien ici qu’habite Juan Antonio Rodríguez ? — Oui. — Accepteriez-vous de descendre pour nous dire lequel d’entre nous c’est ?
As-tu trouvé Jésus ?
Un mec bourré voit un groupe de protestants baptistes debout dans une rivière qui pratique le rite du Baptême. Sans y réfléchir à deux fois, il entre dans l’eau en trébuchant, s’approche du prêcheur et reste à côté de lui. Alors celui-ci se retourne, voit le vieil ivrogne et lui demande : — Monsieur, êtes-vous prêt à trouver Jésus ? L’homme en état d’ivresse se retourne vers le prédicateur et lui répond : — Oui, je le suis. Le pasteur l’immerge alors dans l’eau, le laisse sortir et lui demande : — Avez-vous trouvé Jésus ? — Non, répond l’ivrogne. Le prêcheur l’immerge à nouveau un peu plus longtemps. Quand il le sort de l’eau, il lui demande : — Et maintenant, mon frère, as-tu trouvé Jésus ? — Non, répond encore l’homme en état d’ivresse. Agacé, le pasteur le saisit et lui met la tête sous l’eau pendant presque une minute. Énervé, il lui demande une fois de plus : — Pour l’amour du Ciel, as-tu enfin trouvé Jésus ? Le vieil ivrogne s’essuie les yeux et implore, à demi noyé : — Non, putain !!!… Mais… êtes-vous sûr que c’est ici qu’il est tombé ?
Encore un p’tit verre !
Un homme entre dans un bar et demande au serveur : — Sers-moi cinq verres de whisky ! Le serveur les lui sert et l’homme les boit. Puis il lui dit : — Maintenant, sers-moi quatre verres de whisky. Et au bout d’un moment : — Maintenant, tu me seeers trois veeerres de whisky ? Plus tard : — Tuuu me seeers deux auuutres veeerres de whisky ? Puis il lui dit : — Maintenant, seeers-moi un veeerre de whisky ! Et il fait remarquer au serveur : — T’as vu… que… ? Moins je bois, pluuus je suis bourré !
Prière d’un ivrogne
Deux hommes ivres se couchent dans un lit superposé. Celui qui est en haut commence à prier avant de dormir : — Avec Dieu je me couche, avec Dieu je me lève, en présence de la Vierge Marie et de l’Esprit Saint. Sur ce, il tombe du lit et l’homme ivre qui est allongé en bas lui dit : — T’as vu ? Voilà ce qui se passe quand tu dors avec autant de monde !
Dialogue de soûlards
Un type complètement rond rentre chez lui à 3h du matin. Il tourne lentement la clef dans la serrure, sans faire de bruit, pour ne pas réveiller sa femme. Mais cette dernière l’attend, assise dans un fauteuil du salon. Quand il ouvre la porte, elle allume la lumière. Remarquant qu’il a été découvert, l’ivrogne lui dit : Ivrogne : Quoi… ? Épouse : Quoi… quoi ? Ivrogne : Quoi… quoi, ou quoi ? Épouse : Quoi… quoi, ou quoi de quoi ? Ivrogne : Quoi… quoi, ou quoi de quoi, ou quoi ? Épouse : Quoi… quoi, ou quoi de quoi, ou quoi, pourquoi ? Ivrogne : Quoi… quoi, ou quoi de quoi, ou quoi, pourquoi, mais c’est que ? Épouse : C’est que… Où étais-tu ?!? Ivrogne : Ne… ne… ne change pas de conversation !
Rentre avant minuit
Un jeune marié va boire un coup avec ses amis. Il promet à sa femme qu’il sera de retour avant minuit. Mais, comme d’habitude, la fête se prolonge, le type se prend une cuite monumentale et rentre chez lui à trois heures du matin.
Juste au moment où il passe la porte, la pendule sonne trois coups. Craignant que son épouse ne se réveille, le jeune marié imite la sonnerie. « Dang », « dang »… dit-il à neuf reprises pour qu’elle croie qu’il est minuit.
« Cool ! Je m’en suis bien sorti. Je suis sûr qu’elle ne s’est rendu compte de rien », se dit-il juste avant de se coucher.
Le lendemain matin, sa femme lui demande à quelle heure il est rentré. Il lui répond : — À minuit, ma chérie. — D’accord. Dis, Pepe, je crois qu’on va devoir acheter une nouvelle pendule. — Comment ça, une nouvelle pendule ? — Si, si, je t’assure : celle-ci doit être cassée. Tu ne penses pas ? — Mais tu vois bien qu’elle indique parfaitement l’heure qu’il est ! — Et avec quelle perfection ! Cette nuit, elle a sonné 3 fois, elle a fait une pause, elle sonné 4 autres coups, elle s’est raclé la gorge pour s’éclaircir la voix, elle a sonné 3 fois de plus, elle a pété, elle a sonné les 2 derniers coups et elle a éclaté de rire.
Bon voyage !
Trois hommes en état d’ivresse arrivent à la gare. « TAM TAM TA-AM ! Voie 4, le train AVE numéro 1234 à destination de Séville va partir… » Le trio se met à courir. Le chef de gare en aide un à monter, puis en aide un autre. Quand arrive le tour du troisième, le train a déjà pris de la vitesse et il ne peut pas l’y faire entrer. — Je suis désolé, mais c’est trop tard ! — Eh bien eux, ils vont être encore plus désolés… Ils étaient juste venus m’accompagner jusqu’au quai pour me souhaiter un bon voyage !
L’alcool et la conduite
Il était une fois un homme ivre qui monta dans un bus où se tenait beaucoup de monde. S’arrêtant dans l’allée, il annonça : — Ceux qui sont à droite sont des couillons ! Ceux qui sont à gauche sont des idiots ! Ceux de derrière sont des imbéciles ! Ceux de devant sont des cons ! En entendant cela, le conducteur freina brutalement sous l’effet de la surprise. Tout le monde tomba par terre, y compris l’ivrogne. Très énervé, le chauffeur prit ce dernier par le col et lui demanda : — Allez, vas-y, maintenant ! Essaie donc de me dire qui sont les couillons, les idiots, les imbéciles et les cons ! Et le soûlard répondit : — Je ne sais pas ; ils sont tous mélangés !
Le sens du commerce
Un paysan arrive dans un bar avec une radio sous le bras. Il vient la mettre en vente. Près de là, plusieurs hommes sont attablés. Le voyant si humble, ils se mettent d’accord pour lui prendre la radio sans payer un centime. L’un d’entre eux dit aux autres : — Je vous assure qu’après quelques bières, ce péquenot finira par baisser le prix de sa radio à presque rien. Les hommes attablés invitent donc le paysan à s’assoir avec eux. Ils lui demandent : — Combien nous vends-tu ta radio ? — 30 euros, répond-il naïvement. — OK. On se prend quelques bières et on en discute après. Au bout d’un moment, chacun a déjà bu plusieurs demis. L’initiateur de l’arnaque interroge à nouveau sa victime : — Alors, combien la vends-tu ? — Bien, donne-moi 10 euros, répond le paysan. — Ça me semble plus raisonnable. Allez, on t’offre quelques bières de plus ! Après un long moment, il demande à nouveau au paysan : — Et maintenant, combien tu me la vends ? — Donne-moi 5 euros pour que je puisse rentrer à la maison. Espérant pouvoir récupérer la radio gratuitement, l’homme décide de payer une nouvelle tournée. Puis au bout d’un autre long moment, il insiste : — Et maintenant, paysan, combien me la vends-tu ? Ce à quoi le paysan répond : — Je vais te dire la vérité : je voulais vendre ma radio pour pouvoir boire de la bière. Mais comme je suis déjà bourré, j’ai décidé de ne plus la mettre en vente et de rentrer chez moi.
Hypersensibilité
Les personnes en état d’ivresse sont les êtres les plus sensibles au monde… En effet, elles sont les seules capables de ressentir le mouvement de la Terre qui tourne.
Tournée dangereuse
Un mec bourré entre dans un bar. En arrivant, il dit au serveur : — Donnez-moi une bouteille, prenez-en une pour vous et donnez-en une à tous ceux qui sont ici. Le serveur les distribue. Quand elles sont terminées, il présente l’addition à l’ivrogne, qui répond : — Zut ! Je n’ai pas d’argent sur moi, aujourd’hui. Le serveur le sort donc violemment. Le lendemain, le mec bourré retourne au bar et dit : — Donnez-moi une bouteille, prenez-en une pour vous et donnez-en une à tous ceux qui sont ici. Le serveur les distribue. Quand elles sont terminées, il présente l’addition à l’ivrogne, qui répond : — J’ai oublié d’apporter l’argent. Le serveur le sort donc une fois de plus à coups de pieds. Le troisième jour, l’ivrogne revient et commande : — Donnez-moi une bouteille et donnez-en une à tous ceux qui sont ici. Le serveur lui demande : — Et pourquoi n’y en a-t-il pas une pour moi, cette fois-ci ? — Parce que, quand vous buvez, vous devenez violent.
Devinette
Quelle est la différence entre un arbre et un ivrogne ? L’arbre commence au sol et finit à la coupe alors que l’ivrogne commence avec une coupe et finit au sol.
Querelle entre deux poivrots
Deux hommes bien enivrés se disputent devant une maison. L’un dit : « C’est moi qui habite ici ! » L’autre réplique : « Non, c’est moi qui habite ici ! » Avec un tel tapage, la lumière s’allume et une femme se penche à la fenêtre. Les fusillant du regard, elle leur dit : « C’est bien beau, le père et le fils qui passent une bonne soirée ensemble ! »
Mauvaise idée
Un homme entre dans un bar, s’assoit et commande : — Un double whisky !!! Même si, avec ce que j’ai… je ne devrais pas commander ça. — Et qu’avez-vous donc ? — Vingt centimes.
Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !
Oui, malgré le confinement, nous fêtons Pâques. Nous célébrons la victoire de la Vie sur la mort. D’où les œufs en chocolat, qui symbolisent la naissance de futurs poussins.
Pâques est célébrée par les chrétiens du monde entier. En France, la majorité des disciples du Christ sont catholiques. Mais les orthodoxes et les protestants sont aussi nos frères et sœurs en Jésus ! 😊
Les catholiques pratiquants représenteraient 2 % de la population française. L’Église catholique en France est un large réseau qui dépasse les classes sociales. Il y a des cathos riches et des cathos pauvres. Il y a des cathos de droite et des cathos de gauche. Il y a des cathos âgés et des cathos jeunes. Il y a des cathos en ville et à la campagne.
Mais malgré cela, l’Église est une. Elle est unie dans sa diversité. Comme marque de son identité, de sa culture commune, elle dispose d’un langage spécifique. Je ne vais pas parler de termes liturgiques et théologiques barbares. La question n’est pas de disserter sur l’étymologie de « périchorèse » ou sur la prononciation de « messe chrismale ». Non, dans cet article, je vais m’intéresser au langage familier des cathos. Ces mots qui n’ont rien de formel, qui font partie d’un grand trip propre à ce milieu. Car oui, les catholiques pratiquants forment un milieu qui dépasse les classes sociales. Si vous faites du théâtre d’improvisation, une synergie se crée dans le groupe. Et pourtant, ce sont souvent des gens qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Ils ont des métiers très divers, gagnent des salaires inégaux et ne pensent pas nécessairement pareil. Néanmoins, ils créent une réalité sociale, avec des interactions, des codes, des délires communs. On retrouve un peu la même chose chez les cathos. Ils ont leurs propres codes, leurs propres blagues et leur propre jargon.
En linguistique, on appelle « sociolecte » tout langage propre à un groupe social. Êtes-vous prêt·e·s pour la leçon de sociolinguistique du jour ? Je vous laisse donc découvrir le sociolecte des cathos francophones… 😉
Ado : diminutif d’« adoration ». Chez les cathos, l’adoration du Saint-Sacrement consiste à prier devant une hostie consacrée, exposée dans un ostensoir. Beaucoup de gens se disent que nous sommes complètement fadas de nous prosterner devant un morceau de pain et de lui adresser nos prières. Seulement, nous croyons que ce n’est plus du pain. Pour nous, c’est le Corps du Christ. Et comme nous croyons que Jésus est Dieu, nous pouvons adorer l’hostie. Car, aussi barré que ça puisse paraître, nous croyons que ce « morceau de pain », c’est Dieu tout-puissant, le Créateur de tout l’univers…
– Mais où étais-tu passé, Nathanaël ? Encore à jouer avec ton portable sous le figuier ?
– Non, papa. J’ai trouvé mieux pour rechercher l’éveil : une heure d’ado à l’heure du dîner, et je suis boosté pour la semaine !
– Certes, mais tu pourrais faire ça à une heure où ça ne gêne pas l’ensemble de la famille ! Je ne pense pas que tu adores le pot-au-feu froid…
« Amen de gloire ! » : formule humoristique (qui ne veut strictement rien dire) pour se moquer des charismatiques. En effet, ces derniers exclament parfois des prières spontanées à voix haute lors des soirées de louange. D’après leur spiritualité, elles sont inspirées par l’Esprit Saint. Ce qui est sûr, c’est que la dimension émotionnelle prime sur la dimension intellectuelle. D’où des phrases qui, selon les mauvaises langues, peuvent manquer de cohérence. Il paraît d’ailleurs que « Merci sois-tu Seigneur ! » a déjà été entendu… Cf. cha-cha.
« Merci sois-tu Seigneur pour la journée de ouf que j’ai passée ! Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit… Amen de gloire ! »
L’autre : le diable. Si Dieu existe et nous aime infiniment, nous pensons aussi que Satan nous déteste. Il ne cesse de nous attirer vers le péché et la souffrance. Parfois, nous allons dans une direction en pensant bien faire car nous y voyons la main de Dieu. Mais il s’avère que cela nous conduit sur un chemin qui nous fait souffrir. Alors, une personne lucide et bienveillante nous dira : « Je pense que c’est plutôt l’autre qui t’a induit(e) en erreur ! ».
Ben : non, non ! Rien à voir avec une fameuse horloge londonienne… C’est juste le diminutif de « bénédicité ». Cette prière est dite ou chantée avant le repas. En voici un exemple :
« Bénissez-nous, Seigneur ! Bénissez ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n’en ont pas. Ainsi soit-il ! »
Parmi les nombreuses versions du « ben », une autre est parfois mentionnée pour plaisanter. À titre personnel, il m’arrive d’y faire référence en blaguant. Mais je trouve que la prier pour de vrai serait irrespectueux envers notre Créateur : « Pif ! Paf ! Pouf ! Bénissez la bouffe ! »
Béner : réciter ou chanter le bénédicité. Par exemple, avant de commencer le repas, l’un des convives propose de manière très poétique de bénir le Seigneur pour ses bienfaits et lui demander de nourrir les affamés : « Alors, on bène ? »
Cathomobile : voiture espace qui transporte une famille de cathos. En effet, les cathos ont en général beaucoup plus d’enfants que la moyenne des Français. Ouverture à la vie oblige ! Les catholiques font donc preuve d’autodérision en nommant ainsi ces véhicules souvent un peu usés. Si vous voulez vous assurer que vous avez bien affaire à une cathomobile, un signe ne trompe pas : un autocollant scout ou du groupe Glorious sous la lunette arrière…
« C’est pas très Laudato Si’ ! » : Cette expression signifie « ce n’est pas très écolo ». En effet, le Pape François a pris position pour la protection de l’environnement dans l’encyclique Laudato Si’. Pour nous, polluer est un péché !
Cha-cha : diminutif de « charismatique ». Le Renouveau charismatique est un mouvement spirituel apparu à la fin des années 1960. Les charismatiques prient en chantant, en dansant, en tapant des mains. Ils s’appuient sur les charismes reçus de l’Esprit Saint. Concrètement, une soirée louange peut donner ça. En France, deux communautés cha-chas importantes sont l’Emmanuel et le Chemin Neuf. Cf. dévisser des ampoules.
Clin-Dieu : clin d’œil de la part de Dieu. Les cathos utilisent cette expression lorsqu’ils perçoivent un truc cool qu’ils interprètent comme un signe du Seigneur. Par exemple, je connais un traducteur qui a commencé sa carrière en tant qu’enseignant. Il était très malheureux dans ce métier et pensait à se réorienter. Il a donc traversé la France pour participer à une rencontre entre traducteurs et traductrices. Cela lui a fait très bonne impression et l’a confirmé dans cette nouvelle vocation professionnelle. La rencontre avait lieu sur un week-end. Pour la messe dominicale, il s’est rendu à l’église qui jouxtait le lieu de l’événement. Elle s’appelait Saint-Jérôme. Or ce saint au très mauvais caractère a traduit la Bible en latin au moment de la chute de l’Empire romain. Sa traduction, la Vulgate, a fait foi pendant des siècles au sein de l’Église catholique. Saint Jérôme est donc le patron des traducteurs. Ce jeune homme en réorientation a donc vu un clin-Dieu dans le nom de cet édifice. Il savait déjà qu’il voulait exercer ce beau métier. Mais il a vu dans ce signe une preuve que Jésus pensait bien à lui en ce moment important de sa vie professionnelle. 😊
Deo Gratias : façon de dire « merci » dans certaines communautés religieuses. Cette expression latine peut être traduite de différentes manières : « Dieu soit loué ! », « Dieu merci ! », « (Nous) rendons grâce à Dieu ! », etc. Quelle que soit la traduction, l’idée est de remercier notre Créateur, qui nous aime et qui est la source de tout bien.
Dévisser des ampoules : les charismatiques prient parfois en dansant. Certains chantent donc en se trémoussant sur place avec les mains en l’air. D’où l’expression « dévisser des ampoules » pour « louer le Seigneur ». cf. cha-cha.
– Salut Marie-Sixtine, ça te dit de prendre un verre ce soir ?
– Désolée Kilian, mais j’ai déjà un truc de prévu. Je vais dévisser des ampoules de 19h30 à 23h30. Mais tu peux venir avec moi, si tu veux. Tu verras, c’est super sympa !
Effata : Cette expression araméenne signifie « ouvre-toi ! ». Dans l’évangile de Marc, Jésus guérit une personne sourde en lui disant « Effata ! ». Ainsi, on peut répondre cela à un catho qui a l’esprit étriqué ou qui ne parle que de ses centres d’intérêt :
– Eh, Jeanne-Marthe, as-tu vu mon nouveau chapelet ? Il est en pur buis. C’est le cinquantième que je fabrique cette année. Je suis un vrai patenôtrier ! Ou « patenostrier » devrais-je dire… Bref, les deux sont acceptés ! Tu sais, « patenôtrier » ou « patenostrier », c’est le nom qu’on donne à une personne qui fabrique des chapelets. Étymologiquement, ça vient de « Pater Noster ». Ça veut dire « Notre Père » en latin. Parce qu’on prie six fois le Notre Père quand on récite le chapelet. Patenôtrier, c’est vraiment le plus beau des métiers ! Savais-tu que…
– Merci pout toutes ces infos, Jean-Baudouin ! Vraiment, je suis admirative de ton talent ! Mais à part les chapelets, qu’est-ce qui t’intéresse dans la vie ?
– Rien ! Mais alors là, rien du tout !
– Effata !
Évanj’ : raccourci d’ « évangélisation ». Cette pratique consiste à parler de Jésus à des gens qui ne le connaissent pas. Même le chrétien le plus convaincu et le plus saint ne connaît pas Jésus dans tous les aspects de sa vie. Tout le monde a donc besoin d’être évangélisé. Mais attention : l’évangélisation n’est pas un prosélytisme agressif ! L’idée est de proposer la Bonne Nouvelle, pas de l’imposer ! Les gens sont libres d’adhérer ou non à la foi chrétienne. Nous pouvons parler de Dieu, mais c’est Dieu seul qui peut choisir de convertir telle ou telle personne, en respectant sa liberté, car Il nous aime. 😊
Si vous voulez rigoler un peu sur le sujet, n’hésitez pas à regarder cette vidéo :
Grenouille de bénitier : cette expression est bien connue même en dehors du milieu catho. Elle désigne familièrement une personne très pratiquante. J’aime bien son équivalent espagnol, un mot qui respire la délicatesse… En effet, meapilas se traduirait littéralement par « pisseur d’eau bénite ».
« Ma femme » : c’est ainsi que certains prêtres et séminaristes désignent leur bréviaire. Cet objet est un livre de prières. Les membres du clergé sont obligés de prier tous les jours certains passages écrits dedans. C’est ce qu’on appelle la « liturgie des heures ». Dans le rite romain, les prêtres sont célibataires. Alors que les personnes mariées doivent être fidèles à leur conjoint, les clercs doivent être fidèles à leur bréviaire…
– Ah oui ? Où ça ? À Rome ? À Compostelle ? À Lourdes ? À Jérusalem ?
– Non, à La Mecque !
Pharisien : à l’époque de Jésus, les pharisiens étaient l’un des courants dominants du judaïsme. Dans les Évangiles, ils sont présentés comme des Juifs rigoristes qui jugent selon les apparences. Jésus les dérange et ils lui posent parfois des questions gênantes pour le coincer. Mais le Christ arrive toujours à les remettre à leur place par une parole qui enseigne le droit chemin. Chez les cathos, le vocable « pharisien » désigne un chrétien hypocrite. Par exemple, une personne qui irait à la messe tous les dimanches, mais juste pour donner une bonne image afin de briller en société. Ou alors qui croirait détenir la vérité et jugerait les gens qui sont « dans l’erreur » alors qu’elle-même agit d’une manière non conforme à la loi d’amour de Dieu.
« Seigneur, prends pitié ! » : cette phrase est tirée de la prière du Kyrie. Au début de la messe, nous demandons pardon à Dieu pour nos péchés : « Seigneur, prend pitié ! » (ou « Kyrie eleison » en grec). Par extension, c’est une manière humoristique de dire que l’attitude de quelqu’un nous désespère…
– Mon père, j’ai beau expliquer à Bernard qu’il chante comme une casserole, il tient absolument à animer la messe. Tout le monde le lui dit gentiment, mais il a un caractère de cochon et ne veut pas en démordre. Il y a des gens bien plus compétents que lui qui sont prêts à le remplacer. Bernard serait très doué pour faire la lecture au lieu du chant. Mais il s’énerve dès qu’on aborde le sujet. Il nous traite de pharisiens et il a même menacé de chanter l’Internationale pendant la messe de Pâques si on continue à lui résister !
– Emmanuelle, on se retrouve où pour aller au RU ?
– Juste devant la fac de théo !
– Ça marche ! À toute ma poule !
Tra-tra / tradi : vous connaissez déjà les cha-chas. Mais qui sont les tra-tras ? « tra-tra », « tradi », voire « tra » est le diminutif de « traditionnaliste ». Les tradis sont des cathos qui préfèrent la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. C’est-à-dire en latin, comme autrefois. C’est notamment le cas de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. L’Église catholique est diverse. Certains cathos sont plus à l’aise pour prier comme-ci, d’autres pour prier comme ça. Quoi qu’il en soit, l’Église est une et nos différences sont des richesses.
Udp : sigle utilisé pour conclure une lettre, un mail ou un SMS qu’un(e) catho adresse à un(e) coreligionnaire. Cela signifie « en union de prière ». Par cette phrase, on assure au destinataire du message que l’on prie pour elle ou pour lui. Chez nos frères protestants, « Dieu te bénisse » est une expression plus courante.
Pour conclure ces délires sociologiques de linguiste, je vous propose une missive quelque peu farfelue… En sociolecte catho, voilà ce que pourrait donner une lettre d’amour :
Chère Marie-Astrid,
Lorsque je t’ai vue pour la première fois, c’était à la sortie de la seumé. Ta beauté m’a subjugué. Dans mon cœur, j’ai béni le Seigneur comme un cha-cha : « Amen de gloire ! »
Avec le temps, j’ai pu découvrir ta beauté intérieure. Ado, évanj’, louange… J’aime ta manière de prier ! Je suis notamment un grand fan de la façon gracieuse dont tu dévisses les ampoules !
J’ai été ravi de cette belle conversation lors de notre pélé vers Notre-Dame-des-Petits-Oiseaux. Ta passion pour la théo a éveillé en moi une passion pour la grenouille de bénitier que tu es !
Tu as un côté tra-tra et tu n’oublies jamais de béner avant les pique-niques à l’aumônerie. Profonde, tu fuis tous ces pharisiens qui ne te méritent pas. Quand l’autre m’incite à trop te parler de mes chapelets, tu me dis « Effata ! » avec une bienveillance qui me transfigure.
Rayonnant d’amour comme un ostensoir, je me sens appelé à te donner ma vie. D’ailleurs, nous avons tous les deux des prénoms composés. N’est-ce pas là un clin-Dieu ?
Quelle est ma vocation ? Je sais bien que je ne suis pas appelé à épouser un bréviaire ! Veux-tu être ma femme ? Nous pourrions avoir plein d’enfants et les emmener en vacances dans notre splendide cathomobile… Bon, je sais, comparé au train, c’est pas très Laudato Si’ !
Si tu acceptes mon amour, je dirai « Deo gratias ! » Mais si ma lettre te paraît trop farfelue pour cela, j’espère que tu ne t’exclameras pas « Seigneur, prends pitié ! »
Sur ce, je te souhaite une excellente octave pascale,
Udp,
Jean-Baudouin
Voilà donc ce à quoi ressemble l’argot des cathos ! Ou, pour être plus docte, le sociolecte des catholiques pratiquants. Vous connaissez d’autres expressions familières utilisées dans ce milieu ? N’hésitez pas à me les soumettre en commentaire !
Ça y est : le mois d’avril pointe son nez ! C’est le moment de coller des poissons dans le dos de vos proches et de leur faire des blagues. En Espagne, le 1er avril est un jour comme les autres. En revanche, on se charrie le 28 décembre, jour des Saints Innocents.
Dans ce billet, je vous propose de découvrir l’humour espagnol. Quelles blagues racontent nos voisins d’outre-Pyrénées ? Souvent, ce sont les mêmes d’un pays à l’autre. Seuls varient les bouc-émissaires. Les Français racontent des blagues sur les Belges, les Américains en racontent sur les Polonais, les Québécois sur les « blondes », les latino-américains sur les Espagnols en général ou les Galiciens en particulier, les Libanais sur les Syriens, les Syriens sur les habitants de Homs, etc.
Les blagues espagnoles s’acharnent contre les habitants des différentes communautés autonomes qui composent le pays. Par exemple, les Catalanssont considérés comme radins. Les Basques sont vus comme des grosses brutes sans cerveau. Quant aux habitants de Lepe, petite ville d’Andalousie, ils pâtissent de la réputation que les Français donnent aux Belges. Dans les blagues, ils sont nommés leperos ou los de Lepe.
Rire est important ! Les blagues espagnoles et latino-américaines sont bonnes pour votre santé physique et mentale…
Blagues espagnoles sur les Leperos (chistes de Lepe) :
Un monsieur de Lepe achète une Mercedes. Un jour, il part l’essayer avec sa femme et laisse les clés à l’intérieur de la voiture. – Bon, eh bien il faudra prendre une pierre et casser la vitre, dit l’homme. – Ne sois pas si brutal, chéri ; regarde, la fenêtre est entrouverte ; tu prends un fil de fer et tu tires sur le verrou de la porte… – L’homme essaie, mais ça ne fonctionne pas. La femme, sur ce ton moqueur si spécial, corrige sa manière de faire : – Mais, chéri, fais une boucle à l’extrémité pour pouvoir attraper le verrou… En sueur, l’homme fait une boucle, mais ça ne fonctionne pas. – Chéri, enfin ! Plus petite, la boucle ! Comment penses-tu l’attraper si tu ne… ? À bout, l’homme finit par crier à sa femme : – Oui, bien sûr ! Tout est facile pour toi qui es bien planquée à l’intérieur de la bagnole !
Pourquoi les Leperos mettent-ils des oignons sur les routes ? – Parce que c’est bon pour la circulation.
Le maire de Lepe ordonne à son secrétaire : – Convoquez-moi une réunion pour jeudi ! – Monsieur le maire, réplique le secrétaire, jeudi avec un J ou avec un G ? – Reportez-la à lundi !
Deux Leperos se rencontrent sur un chemin. L’un porte un sac sur son épaule. – Que portes-tu dans ton sac ? lui demande l’autre. – Des poulets, répond le premier. – Si je devine combien tu en portes, je peux en garder un ? – Si tu devines, tu peux les garder tous les deux ! – D’accord ! Alors, je dirais… cinq !
Deux Leperos vont dans les bois à la recherche d’un sapin pour Noël. Après avoir parcouru la forêt dans tous les sens pendant plusieurs heures, l’un dit à l’autre : « Bon, ça suffit ! Le prochain sapin qu’on trouve, on le prend, qu’il ait des boules on non ! »
Un Lepero entre un lundi dans un magasin de chaussures. Après avoir essayé quelques paires, il choisit des souliers italiens très élégants. En les lui remettant, l’employé l’avertit : – Monsieur, ces chaussures font assez mal aux pieds les cinq premiers jours. – Aucun problème ! Je ne vais pas les mettre avant dimanche.
Que fait un Lepero qui court et qui crie dans les champs avant le lever du soleil ? – Il sème la panique.
Pourquoi tout le monde porte un casque anti-bruit à Lepe ? – Parce que la corde de la cloche de l’église est cassée. Donc maintenant, le prêtre est obligé de lancer des pierres sur l’instrument pour qu’il sonne.
Nouvelle tirée d’un journal local de Lepe : « Hier, 4 Leperos sont décédés : deux dans un assassinat et deux autres dans la reconstitution des faits. »
Deux Leperos se rencontrent. L’un dit à l’autre : – Manolo, tu veux être témoin de Jéhovah ? L’autre lui répond. – Mais putain ! Tu sais bien que je n’étais pas là le jour de l’accident !
Deux Leperos sont assis : un père et son fils, regardant le ciel. Un avion passe. L’enfant demande à son père : – Papa, est-ce l’avion du Roi ? Et son père lui répond : – Non, l’avion du Roi se déplace toujours avec deux motos devant et deux motos derrière.
Un Lepero passe un appel. On lui répond : – Allô, oui ? – Docteur ! Docteur ! Ma femme est sur le point d’accoucher ! – C’est son premier enfant ? – Non, je suis son mari.
Comment un Lepero envoie-t-il un fax confidentiel ? – Sous pli fermé.
Un Lepero se retrouve devant le tribunal. Le procureur demande à l’accusé : – Voyons, pourquoi avez-vous tiré deux coups sur votre belle-mère ? – Bah parce que je n’avais pas d’autres balles !
Un Lepero demande à un autre : – Curro, pourquoi n’as-tu pas arrosé le jardin ? – Parce qu’il pleut des cordes. – Ne sois pas fainéant, voyons ! Voilà un parapluie !
Un Lepero va au cinéma. La jeune femme du guichet lui dit : – Monsieur, c’est la 5e fois que vous achetez votre place. Le Lepero lui répond : – Oui, mais l’autre connard qui est devant la porte me la déchire à chaque fois…
Blagues traduites de l’espagnol par Jean O’Creisren
Pourquoi les Leperos mettent-ils une bouteille vide dans le réfrigérateur ? – Comme ça, s’ils demandent « qu’est-ce que je vous sers ? » et que les invités répondent « rien », ils donnent la bouteille.
Souhaitant développer le tourisme dans sa ville, le maire de Lepe décide de faire quelque chose qui attire l’attention du monde entier. Il appelle les fonctionnaires de la mairie et le chef de la police municipale. Il leur demande d’envoyer un télégramme à Pékin pour déclarer la guerre.
Le message arrive et le président de la Chine demande à ses généraux : Lepe nous déclare la guerre… Mais où donc se trouve Lepe ?
Après 4 heures de recherches intenses, ils localisent enfin le pays belliqueux. Ils se rendent compte que Lepe est une petite ville située au sud de l’Espagne, semblable à une chiure de mouche sur la carte du monde.
Analysant le risque provoqué par un tel conflit armé, les autorités militaires chinoises décident d’accepter la déclaration de guerre. Le président appelle sa secrétaire et lui ordonne : – Répondez au gouvernement local de Lepe que nous acceptons d’entrer en guerre. Par ailleurs, demandez-leur de quelle capacité militaire ils disposent.
Le télégramme arrive à Lepe. Après l’avoir lu, le maire déclare à un fonctionnaire de la mairie : – Nous allons répondre à ces gens : « Nous disposons de 20 policiers municipaux, 15 pompiers, 130 pistolets, 10 fusils de chasse, 5 voitures de police, 3 gabarres et 2 canots pneumatiques avec moteur hors-bord. En outre, la Défense civile est composée par nous, le maire, 10 fonctionnaires et les pensionnaires des maisons de retraite. » Envoyez-leur ce message et demandez-leur avec quelles forces ils comptent nous affronter !
Réponse de la Chine : « Nous disposons de 27 millions de soldats, 120 000 officiers, 24 généraux et 6 amiraux, 200 000 canons, 25 000 tanks, 36 000 avions, 150 sous-marins, 30 porte-avions, 18 navires-citernes. Tout est dirigé par satellite. »
Le télégramme arrive à Lepe.
Réponse du maire : « Lepe demande à ne plus entrer en guerre. Nous n’avons pas assez de place pour accueillir autant de prisonniers. »
Blagues traduites de l’espagnol par Jean O’Creisren
Le rire et les blagues sont très bénéfiques pour la santé physique et mentale. Stimuler des émotions positives allonge l’espérance de vie.
Blagues espagnoles sur les Catalans :
Comment faire entrer 40 Catalans dans une voiture ?
– en jetant une pièce dedans.
Et comment les faire sortir ?
– en leur disant que c’est un taxi.
Quelle différence y a-t-il entre un Catalan et un Basque quand ils deviennent chauves ?
– le Basque s’achète un béret basque alors que le Catalan vend son peigne.
Blagues espagnoles sur les Basques :
Un Basque répand du fumier sur un champ de fraises. Un ami lui dit :
– Que fais-tu, Patxi ? – Eh bien, je mets de la merde sur les fraises. – Aibalaoistia, tu n’as jamais essayé avec de la crème ?
Un arbitre de foot vient de mourir. Il arrive devant la porte du Paradis. Un barbu lui barre l’entrée. Il se dit que c’est saint Pierre.
– As-tu une âme assez pure pour entrer au Ciel ? – Toute ma vie, j’ai arbitré de manière très professionnelle. Bon, une fois, j’ai juste fait semblant de ne pas voir qu’un joueur de l’Athletic de Bilbao avait marqué son but à la main. C’était lors d’un match contre le Barça, au stade de San Mamés, à Bilbao. Tous les supporters du Barça m’ont sifflé, mais j’avais été très bien payé pour faire gagner l’équipe de Bilbao. – Mais ce n’est pas grave ! Ce n’est pas du tout un péché ! – Oui, sauf qu’une autre fois, un joueur de l’Athletic de Bilbao s’était énervé contre un joueur du Real. Mon Dieu, il l’avait bien amoché ! Mais j’ai fait semblant de ne pas le voir. Le club m’avait bien payé pour ça… C’était au stade de San Mamés, à Bilbao. – Mais ce n’est pas grave ! Ce n’est pas du tout un péché ! – Et une autre fois, j’ai appris qu’un joueur de l’Athletic de Bilbao était impliqué dans des affaires très douteuses : évasion fiscale, trafic de drogue, prostitution… La totale ! Mais comme c’était un excellent joueur, le club m’a convoqué au stade de San Mamés pour que j’accepte une grosse somme d’argent en échange de mon silence. – Bon, c’est vrai que c’est très embêtant, mais je ferme le yeux là-dessus. – Eh bien, je ne pensais pas qu’avec de tels péchés, je m’en tirerais comme ça… Merci beaucoup, saint Pierre ! – De rien, mais je ne suis pas saint Pierre… Je suis saint Mamés !
Autres blagues espagnoles :
Un homme se présente à un entretien d’embauche : – Bonjour ! Quel master avez-vous fait ? Économie ? Finance ? Ressources humaines ? – Rien ! – Comment ça, rien ? – Je n’ai pas fait d’études ! – Alors, vous avez certainement une expérience professionnelle intéressante. Avez-vous déjà dirigé une entreprise ? – Non. – Jamais ? Quelle est votre expérience professionnelle ? – Je n’en ai pas. – Alors, vous parlez au moins une langue étrangère ? – Non, seulement espagnol. – Et vos compétences ? – Je n’en ai aucune. – Vous ne savez rien faire ? – Non. – Et pour quelle raison n’avez-vous jamais travaillé, étudié et développé telle ou telle compétence ? – J’ai toujours été un gros flemmard et je n’ai aucune intention de changer ! – Alors, pourquoi avez-vous postulé ? Sur l’annonce, il était bien écrit : « Présentez votre candidature pour ce poste de cadre. Inutile sans recommandations. » – « Inutile », « sans recommandation » : eh bien… C’est moi !
Un homme en interpelle un autre dans la rue : – Comment tu t’appelles ? – Je ne m’appelle pas ; les autres m’appellent. – Alors comment t’appellent-ils ? – Ça dépend. – Ça dépend de quoi ? – Si je suis loin, ils m’appellent en criant.
NB : mesdemoiselles, pensez-vous que cette technique puisse être utilisée si vous rencontrez un homme collant dans la rue ? 😊
Au collège, Teobaldo, Pablo et Mayolo rivalisent dans les matières scientifiques. Tous sont assez complets, mais Teobaldo est premier de classe en SVT, Pablo surpasse tout le monde en physique-chimie, tandis que Mayolo détient la palme en mathématiques. Dans cette matière, le professeur demande aux élèves de résoudre une équation. Les trois champions lèvent la main, mais l’enseignant interroge Jaimito, qui somnole à côté du radiateur :
– Alors, Jaimito, quelle est la valeur de x ? – X est une lettre du milieu de l’alphabet. Toute la classe rit aux éclats. – Enfin, Jaimito ! Nous sommes en cours de maths… – Alors π est aussi une lettre de l’alphabet, mais pas l’alphabet espagnol. C’est l’alphabet morse, donc c’est une note de musique. – Bon, Jaimito : combien font 2 + 2 ? – 5 ?
Teobaldo, Pablo et Mayolo toisent le cancre et l’un d’entre eux commente, d’un air moqueur : « Jaimito l’idiot » !
Quinze ans plus tard, Mayolo a réussi à retrouver sur un réseau social une partie de ses anciens camarades. Il arrive au bar de son village natal et gare sa Mercedes entre la BMW de Pablo et la Toyota hybride de Teobaldo.
– Alors, le matheux, que deviens-tu ? – Je travaille au service comptabilité d’une ETI. J’ai été promu directeur financier il y a un an, donc j’ai pu investir dans cette petite merveille à roulettes. Et toi ? – Moi, j’ai terminé médecine il y a quelques années, répond Teobaldo. Je suis généraliste dans une petite ville. J’ai cravaché pendant toutes mes études, donc je me ménage pour m’occuper de ma famille. J’ai une BM d’occasion et j’ai un rendez-vous demain avec ma banque pour faire construire un pavillon dans un lotissement à la campagne. Et toi, Pablo ? – Moi, je suis ingénieur en physique nucléaire. Je soutiendrai ma thèse de doctorat jeudi et j’espère être promu à la tête d’une centrale grâce à ce diplôme. J’ai investi dans une voiture à peu près propre et j’investis dans des fonds ISR pour diversifier mes sources de revenus tout en soutenant des projets dans lesquels je crois.
Avant que le physicien a terminé sa phrase, ses deux interlocuteurs sont captivés par une magnifique Porsche qui fait de l’ombre à leurs modestes véhicules. Le chauffeur coupe l’autoradio, sort habillé de vêtements de haute marque et salue les autres.
– C’est qui, lui ? – Ah, mais c’est Jaimito ! – Jaimito qui ? – Jaimito, dit « l’idiot » ! – Nooon ! C’est pas possible ! – Salut les gars ! s’exclame le nouveau venu, qui s’est approché. – Jaimito ! Quel plaisir de te voir ! ment Mayolo. Dans quoi travailles-tu pour rouler en Porsche ? – Dans le business. C’est pas très compliqué : j’achète des trucs à 10€, je les revends à 100€ et, avec cette marge de 10%, je me fais des c******* en or !
Source des 3 dernières blagues : l’un de mes hôtes catalans mentionné dans cet article.
Blagues latino-américaines sur les Espagnols et les Galiciens :
C’est l’histoire d’un Espagnol, d’un Français et d’un Italien qui se retrouvent en plein milieu de la guerre entre Chinois et Tibétains. Le Français, qui est un frimeur, dit : – Tremblement de terre ! puis part en courant. L’Italien, qui veut frimer plus que le Français, crie : – Tornade ! puis part lui aussi en courant. L’Espagnol, le plus frimeur d’entre tous, hurle : – Feu ! et se fait tuer.
Deux Galiciens dans un camping se parlent d’une douche à l’autre : – Cándido, pourrais-tu me passer ton shampooing ? – Tu n’as pas pris le tien ? – Si, mais c’est pour cheveux secs, alors que moi, j’ai les cheveux mouillés !
Pourquoi les Galiciens entrent-ils dans les supermarchés en se baissant ? – Pour voir les prix les plus bas.
Pourquoi ont-ils arrêté de mettre des films dans les avions galiciens ? – Parce qu’à la fin du film, tout le monde partait par la porte de derrière.
Blagues mexicaines (chistes mamones) :
Il était une fois un chat qui avait 16 vies. Un 4×4 passa et le tua.
Augmentation au moment approprié – Chef, pouvez-vous augmenter mon salaire ? Il y a 4 entreprises qui me poursuivent. – Lesquelles ? – Internet, le gaz, l’électricité et le téléphone.
Une technique à essayer… – Pourquoi frappes-tu dans tes mains quand tu marches dans la rue ? – Pour effrayer les éléphants. – Mais tu vois bien qu’il n’y en a pas ! – Bien sûr ! Et c’est bien la preuve que ma technique fonctionne !
Et voilà pour les blagues espagnoles et latino-américaines ! 😊 En attendant de fêter les saints Innocents, je vous souhaite de bien profiter de la vie et de prendre le temps de rire ! 😉
Il y a exactement trois ans, Fidel Castro est mort. En tant qu’être humain, je ne peux pas m’en réjouir. En tant que chrétien, je prie et j’appelle à prier pour le salut de son âme.
Depuis la révolution de 1959, il aura apporté à Cuba de bonnes et de moins bonnes choses, mais le but de ce message n’est pas de faire de la politique.
Je voudrais simplement me rappeler le livre que le défunt a écrit lorsqu’il était emprisonné, suite à sa première tentative de coup d’État, en 1953. Cet ouvrage s’intitule L’histoire m’absoudra.
Je ne l’ai pas lu, mais je vous encourage à lire un autre livre, intitulé L’histoire me vomira, de Fiel Gastro.
Hace exactamente tres años falleció Fidel Castro. Como ser humano, no puedo alegrarme de eso. Como cristiano, ruego por la salvación de su alma.
Desde la revolución de 1959 el líder máximo le aportó a Cuba buenas y malas cosas, pero el asunto de este mensaje no es hacer política.
Solo quisiera recordar que el difunto escribió un libro cuando estaba encarcelado, después de su primer intento de golpe de Estado, en 1953. Ese libro se titula La Historia me absolverá.
Yo no lo he leído, pero vosotr@s/ustedes podéis/pueden leer otra obra, titulada La Historia me vomitará de Hiel Gastro…
Ah, Angers ! Cette ville où il fait si bon vivre ! De Joachim du Bellay aux enquêtes sur la qualité de vie en passant par le journal espagnol El País, tout le monde vante la « douceur angevine »…
Mais savez-vous qu’en Anjou, on parle aussi un français un peu différent ? Ce phénomène est observé par la linguiste Henriette Walter dans L’aventure des langues en Occident. La professeure émérite à Rennes-II remarque que le patois angevin a disparu, mais qu’il a laissé des traces sur le parler du Maine-et-Loire. Nous allons voir quelques exemples…
Baner :
Ce verbe signifie « pleurer » ou
« crier ». Quand j’étais en primaire, mes camarades et moi utilisions
ce terme de manière très courante, comme nous aurions dit
« chialer ». En jour, j’étais en train de discuter avec des cousins
d’Orléans. Je leur ai parlé d’un enfant qui était en train de baner. Ils n’ont
évidemment rien compris. Je me suis demandé d’où ils sortaient, pour ne pas
saisir un verbe familier si courant. Ce n’est que des années plus tard que j’ai
appris que c’est du patois.
Barrer une porte :
Cette expression signifie « fermer une porte à
clef ». Il paraît que ça se dit en Anjou, mais je ne l’ai pas souvent
entendu.
Berouette / berrouette :
Brouette. Si vous voulez entendre ce mot, venez pratiquer des activités agricoles dans la région !
Bouiner :
Ce verbe signifie « ne rien faire ». On pourrait le comparer à « glander ». Pour demander « qu’est-ce que tu fais ? » (parfois sous-entendu « on t’attend »), on dira : « qu’est-ce que tu bouines ? »
Brâiller :
Au même titre que « baner », on utilisera ce terme pour parler d’un enfant qui pleure de façon sonore.
Crayon de bois :
Suivant les régions, la mine graphite est appelée différemment. En Anjou, ce n’est ni « crayon à papier » ni « crayon gris », mais plutôt « crayon de bois ». Et ce, même lorsque ces fournitures ne contiennent pas un gramme de matière végétale…
Crémet :
Dessert typiquement angevin. Vous en trouverez la recette ici.
Du coup :
Cette expression, qui signifie « par conséquent », est tout à fait française. Mais j’ai l’impression qu’à Angers, on l’utilise plus qu’ailleurs. Moi-même, je ne suis pas épargné…
Goule :
En patois angevin, on utilise « goule » comme on dirait « gueule » en français familier : « je me suis cassé la goule. »
Liaisons en [n] :
En primaire, je remarquais que certains de mes camarades faisaient des liaisons en [n]. Par exemple, au lieu de dire « il en faut encore », ils disaient « y n’en faut encore ». Je pensais qu’il s’agissait d’une erreur d’enfants qui apprenaient à parler. Mais juste après le bac, j’ai fait la cueillette de pommes avec des adultes qui parlaient de cette façon. Depuis, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres personnes s’exprimant ainsi. J’ai donc compris que c’est la façon dont on parle dans les campagnes du Haut-Anjou. Personnellement, je trouve que ça comporte un certain charme…
Patouille :
J’ai souvent entendu ce mot étant enfant. Je viens de découvrir que c’est du patois. En gros, la patouille correspond à un truc visqueux et pas très propre. Par exemple, quand un enfant joue avec de la boue ou mélange des aliments qui n’ont rien à voir. Encore aujourd’hui, je fais de la patouille en compostant mes déchets sur mon appui de fenêtre.
Pigner :
Verbe signifiant « geindre » /
« pleurnicher ».
Topette :
Non, non, ce n’est pas une insulte homophobe ! « Topette ! » (parfois orthographié « Tôpette ! ») signifie « Au revoir ! » On utilise cette formule pour prendre congé d’une personne avec qui on est familier.
Pour terminer, je vous propose un petit dialogue plein de clichés pour illustrer la douceur de la langue angevine :
— Pourquoi barres-tu la porte avec cette berouette ?
— Parce que mon gamin est en train de brâiller et qu’on ne
s’entend plus !
— Du coup, pourquoi il bane comme ça ?
— Il s’est cassé la goule en faisant de la patouille. Il mettait du Côteaux du Layon dans son crémet et il a glissé dessus…
— Y n’en faut peu, pour faire pigner un môme !
— N’insulte pas mon fils, l’ami ! Et d’abord, qu’est-ce que
tu bouines ? Tu ne devais pas descendre la Loire sur ta gabare ?
Pour plus d’informations sur le patois angevin, cliquez ici ou ici !
Si vous le souhaitez, vous pouvez également lire « Quand on parle du loup… », une nouvelle dans laquelle certains personnages s’expriment dans le parler populaire du Pays fléchois, mélangeant patois angevin et sarthois.
Voilà pour la leçon de linguistique d’aujourd’hui ! J’espère que ça vous a plu… À bientôt pour de nouveaux articles ! Topette ! 😉
Quelle est la ville la plus féroce ? Lyon ! Quelle est la ville la plus périlleuse ? La ville d’Angers ! Quelle est la ville où tout le monde est frère et sœur ? Quimper !
Qui n’a pas été bercé dans son enfance par ces jeux de mots qui éveillent l’humour des élèves de primaire ?
Vous qui lisez de temps en temps mes exercices de style sur ce qui me sert de blog, vous avez dû remarquer que je suis un grand gamin… Dans ma famille, on est tous un peu comme ça. Alors je ne vous laisse pas imaginer les repas quand nous nous retrouvons autour de nos parents…
Par exemple, un dimanche où nous étions tous réunis, mes frères et moi nous sommes mis à inventer plein de blagues de ce type sur les villes. Je vais donc vous en faire profiter :
1. Quelle est la ville la plus riche ? 2. Quelle est la ville où les Chinois crèvent le plus la dalle ? 3. Quelle est la ville où les gens ne sont jamais d’accord ? 4. Quelle est la ville où on perd tout le temps ? 5. Quelle est la ville où il y a le plus de scouts ? 6. Quelle est la ville la plus pieuse ? 7. Quelle est la ville où Tintin, Obélix et Spirou vont cueillir des fraises des bois ? 8. Quelle est la ville où ce n’est pas beau de dormir ? 9. Quelle est la ville où on fait caca ? 10. Quelle est la ville de l’Ouest qui est la plus à l’Est ? 11. Quelle ville est cerclée d’eau ? 12. Quelle est la ville la plus drôle ? 13. Quelle est la ville la plus polaire ? 14. Quelle est la ville où les papas ne sont jamais contents ? 15. Quelle ville est à la fois féroce et dangereuse ? 16. Quel est le village où les églises sont les plus droites ? 17. Quel est le bourg qui a le plus de rues ? 18. Quelle est la ville où il ne se passe jamais rien ? 19. Dans quelle ville les Bretons se sentent chez eux ? 20. Dans quelle ville mange-t-on du steak de baleine avec des pâtes ?
Réponses :
1. Bourges 2. Paris 3. Nancy 4. Toulouse 5. Caen 6. Metz 7. Roubaix 8. Limoges 9. Pau 10. Lorient 11. Lille 12. Vannes 13. Rennes 14. Perpignan (plus d’explications sur ce lien) 15. Le Lion d’Angers (bon, c’est sûr, il fallait connaître la géographie du Haut-Anjou) 16. La Chapelle d’Aligné (bon, c’est sûr, il fallait connaître la géographie du Sud de la Sarthe) 17. Strasbourg (bon, je sais que ce n’est pas un bourg, mais si vous avez des notions d’allemand, vous comprendrez le calambour) 18. Nevers 19. Le Caire (plus d’explications sur ce lien) 20. New York.
Bon, il est fort possible que vous ayez déjà entendu certaines de ces blagues par ailleurs, mais ce n’est que coïncidence. De toute façon, les blagues, les mots et autres expressions sont difficilement brevetables.
Quoi qu’il en soit, nous avons passé un bon déjeuner entre frères à retomber en enfance, sous le regard désespéré de nos parents…