Vous aimez les langues ? Vous aimez jouer avec les mots, rigoler, refaire le monde ? Délires de linguiste est fait pour vous ! Bienvenus sur le blog de Jean O'Creisren !
Catégorie : Espagne et Amérique latine
Passionné par le monde hispanique, je vous partage différents articles sur la langue espagnole et les cultures liées à cette aire de civilisation. Traductions, partage de mon expérience du Camino ou encore de mon intérêt pour le groupe Ska-P… Tout le monde peut y trouver son compte. ¡Disfruten de la lectura!
« Partiotadas » est une chanson de Ska-P dénonçant l’évasion fiscale
Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « Patriotadas » (Game Over – 2018)
Coups de patriotisme
Ils nous mènent en bateau : écoutez cette bande de mille bandits parler de la « patrie » et emporter le fric à l’ombre d’un quelconque paradis fiscal.
Ces messieurs les voleurs, disciples des fascistes mutants, piquent la tirelire des cotisants, puis blanchissent ça par une amnistie fiscale.
Un voleur de bracelets exhibe le drapeau avec ego et orgueil en parasitant la classe ouvrière qui, elle, sauve les victimes de ce pays.
Chapardeurs aux gants blancs ouh oh oh oh toujours accrochés au pouvoir…
Je vais vous rappeler qui paye ici les retraites, la dépendance, l’école ou la santé !
Le héros, c’est toi, anonyme de la classe ouvrière, car, à partir de ton humble portefeuille, est financé l’État-providence.
Eo ! Ce n’est pas du tout nouveau, ay ay ay ay, leur patriotisme est pharisien. Eo ! Ce n’est pas du tout nouveau, ay ay ay ay, seul l’intérêt les mobilise.
Conclusion : la patrie est un butin. Répartition : dans une mallette. La population : qu’elle mange un bon étron, étron, étron. (bis)
Je vais vous rappeler qui paye ici les retraites, la dépendance, l’école ou la santé !
Le héros, c’est toi, anonyme de la classe ouvrière, car, à partir de ton humble portefeuille, est financé l’État-providence.
Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren avec l’autorisation du groupe Ska-P
Si vous avez besoin d’une traduction financière pointue et non idéologisée, Jean O’Creisren ne fournit pas ce service… En revanche, vous trouverez le traducteur ou la traductrice qu’il vous faut sur ce lien…
Érase una vez, en una montaña, tres árboles que compartían sus sueños y sus esperanzas. El primero dijo:
«Quisiera ser un cofre del tesoro, lujosamente adornado, lleno de oro y de piedras preciosas. Así todos verán mi hermosura.»
El segundo dijo:
«Un día, seré un barco sólido y fuerte, y llevaré a los reyes al otro lado del mundo. Todos se sentirán a salvo a bordo de mi embarcación.»
El tercero dijo:
«Quiero llegar a ser el mayor árbol y el más fuerte del monte. La gente me verá en la cumbre de la colina, pensará en el cielo y en Dios, y en mi proximidad con ellos; seré el mejor árbol de toda la eternidad y la gente nunca me olvidará.»
Los tres árboles rezaron a Dios durante años para que sus sueños se hicieran realidad. Y un día vinieron tres leñadores.
Uno de ellos se aproximó al primer árbol y dijo:
«Este árbol me parece sólido, podré venderlo a un carpintero de armar.»
El árbol estaba contento porque estaba seguro de que el carpintero de armar lo convertiría en un cofre del tesoro…
El segundo leñador dijo, al ver el segundo árbol:
«Este árbol me parece sólido y fuerte, podré venderlo al fabricante de barcos.»
El segundo árbol era feliz al pensar que iba a empezar su carrera por los mares…
Cuando los leñadores se aproximaron al tercer árbol, éste tuvo miedo, ya que sabía que, si lo cortaban, sus sueños de grandeza se reducirían a nada.
Entonces el tercer leñador dijo:
«No necesito un árbol particular, así que voy a cortar éste.»
Y el tercer árbol cayó…
Cuando el primer árbol llegó al carpintero de armar, se convirtió en un simple pesebre para los animales. Lo colocaron en un establo y lo llenaron de heno.
Esto no era en absoluto la respuesta a su plegaria.
El segundo árbol que soñaba con llevar reyes por los mares se convirtió en una barca de pescadores. Desaparecieron sus antiguos sueños de grandeza.
El tercer árbol fue cortado en largos pedazos de madera y abandonado en un rincón…
Pasaron los años y los árboles olvidaron sus antiguos sueños…
Un buen día, un hombre y una mujer entraron en el establo. La joven mujer dio a luz a un bebé y la pareja lo puso en el pesebre que se había fabricado con la madera del primer árbol.
El hombre hubiera querido ofrecerle una cuna al bebé, pero este pesebre lo había hecho. Entonces el árbol comprendió la importancia del acontecimiento que estaba viviendo, y supo que en él se encontraba el tesoro más precioso de toda la eternidad.
Muchos años después, un grupo de hombres subió a la barca fabricada con la madera del segundo árbol; uno de ellos estaba cansado y se durmió. Una tempestad terrible ocurrió, y el árbol temió no ser bastante fuerte para mantener a toda su tripulación a salvo. Los hombres le despertaron al que estaba durmiendo; éste se levantó y dijo:
«¡Paz!»
Y la tempestad terminó. En aquel momento, el árbol supo que había llevado al Rey del mundo.
Por fin, alguien se fue a coger el tercer árbol olvidado en un rincón; fue llevado por las calles, y la muchedumbre insultaba al hombre que lo transportaba.
Ese hombre fue clavado sobre los pedazos de madera formando una cruz, y murió en la cumbre de la colina.
Cuando llegó el domingo, el árbol se dio cuenta de que había sido lo bastante fuerte como para hallarse en la cumbre de la colina y estar lo más cerca posible a Dios, ya que Jesucristo había sido crucificado en su madera.
Cada uno de los tres árboles obtuvo lo que soñaba, pero de manera diferente de lo que imaginaba. Nunca sabemos con certeza cuáles son los proyectos que Dios guarda para nosotros. Sólo sabemos que Sus caminos no son los nuestros, pero que siempre son los mejores si le damos confianza.
Fuente: diaporama Il était une fois trois arbres, de Marcel Tramblay y Diane Turcotte
Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « El Olvidado » (¡¡Que corra la voz!! – 2002)
L’oublié
Sous un pont en béton, le froid pénètre ma peau chaque fois que la nuit tombe. Parmi des boîtes en carton ton indifférence à mon égard est une humiliation.
La solution n’est pas la charité ; ça peut soulager, mais jamais soigner. Quelle est la solution face à cette inégalité ? Tant que la misère existera, il n’y aura pas de dignité.
Beaucoup de solidarité, mais, si je traverse devant toi, tu vas m’ignorer. La pièce que tu me donnes me sert à pouvoir m’évader de la réalité.
C’est dit dans la Constitution que j’ai le droit d’avoir une vie meilleure. Quel tribunal puis-je saisir pour dénoncer le fait qu’au moment du partage, j’ai été oublié ? (bis)
Des millions de personnes vivent dans la misère la plus absolue. Cours ! Big Brother arrive.
Traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P
Il y a exactement trois ans, Fidel Castro est mort. En tant qu’être humain, je ne peux pas m’en réjouir. En tant que chrétien, je prie et j’appelle à prier pour le salut de son âme.
Depuis la révolution de 1959, il aura apporté à Cuba de bonnes et de moins bonnes choses, mais le but de ce message n’est pas de faire de la politique.
Je voudrais simplement me rappeler le livre que le défunt a écrit lorsqu’il était emprisonné, suite à sa première tentative de coup d’État, en 1953. Cet ouvrage s’intitule L’histoire m’absoudra.
Je ne l’ai pas lu, mais je vous encourage à lire un autre livre, intitulé L’histoire me vomira, de Fiel Gastro.
Hace exactamente tres años falleció Fidel Castro. Como ser humano, no puedo alegrarme de eso. Como cristiano, ruego por la salvación de su alma.
Desde la revolución de 1959 el líder máximo le aportó a Cuba buenas y malas cosas, pero el asunto de este mensaje no es hacer política.
Solo quisiera recordar que el difunto escribió un libro cuando estaba encarcelado, después de su primer intento de golpe de Estado, en 1953. Ese libro se titula La Historia me absolverá.
Yo no lo he leído, pero vosotr@s/ustedes podéis/pueden leer otra obra, titulada La Historia me vomitará de Hiel Gastro…
Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « Alí El Magrebí » (Ska-P – 1994) :
Ali le Maghrébin
Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis Ali, ce pauvre malheureux de la chanson d’à côté qui s’est fait choper avec du haschich. Ali, Ali, Ali le Maghrébin. Un triste jour, j’ai décidé de fuir la misère, en traversant la frontière pour arriver dans ton pays.
Mes rêves sont devenus réalité, je vais arriver. Je veux juste travailler, je ne demande pas la charité, mais seulement une opportunité. Ali, Ali, Ali le Maghrébin, j’ai passé le détroit sans hésiter, en risquant ma vie, en laissant ma famille, pour pouvoir, un jour, rentrer.
Contre le vent et à travers la mer, Ali !!!
À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali, à l’approche de l’an 2000, Ali essaye de survivre. Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali, le ciel pleure sur toi, Ali, perdu dans ce pays.
Plus de six jours sans manger, que vais-je
faire ?
Je n’ai pas d’endroit où dormir, je ne pourrai pas résister.
Putain, je ne sais pas ce qu’il se passe ici…
Allah, Allah, aide-moi Allah,
comme ce Ramadan est long !
Personne ne me donne de coup de main alors que nous sommes frères.
Ton ancêtre est maghrébin.
À Londres ou à Paris, à Berlin, à Rome ou à Madrid Ali, Ali, il ne sait pas où vivre, Ali, à l’approche de l’an 2000, Ali essaye de survivre. Ali, Ali, ton croissant de lune est gris, Ali, le ciel pleure sur toi, Ali, perdu dans ce pays.
Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P
Avant de vous donner la traduction de la chanson, il convient de relever un point clé des paroles. Celles-ci sont basées sur un jeu de mot entre lobby et lobo. Lobo signifie « loup » en espagnol, d’où la métaphore filée qui traverse la chanson. Les lobbies sont donc comparés à des loups-garous qui utilisent leur pouvoir au Parlement européen pour égorger les honnêtes citoyens. Remarque : en espagnol, « loup-garou » se dit hombre lobo (littéralement « homme-loup »), ce qui n’est pas sans rappeler l’anglais lobby man.Si vous aimez la littérature de fiction qui parle de ces choses-là, vous pouvez lire ma nouvelle « Quand on parle du loup… ».
Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ?
Voici ma traduction en français des paroles de « The Lobby Man » (Game over – 2018) :
THE LOBBY MAN, la pleine lune s’est déjà levée THE LOBBY MAN, griffes et dents déjà aiguisées THE LOBBY MAN, astucieux, rapide et féroce THE LOBBY MAN, parmi les ombres du pouvoir s’est transformé
Attentif à la proie, sautant directement à la jugulaire Il sait qu’il ne peut pas échouer (Il sait qu’il ne peut pas échouer) Camouflé comme informateur Ses dents mordront, elles te mordront Sa mission : interférer, c’est LOBBY MAN
Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN
Il maîtrise comme personne l’art de la persuasion C’est un expert en corruption (C’est un expert en corruption) Pour le lobby, ta misère et ta voix n’ont pas d’importance C’est un prédateur Tueur à la solde des grandes entreprises, c’est LOBBY MAN
Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN
Pourquoi permettez-vous la pression De ces groupes d’extorsion ? Vous mettez le loup dans la bergerie Pour qu’il puisse égorger Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt En rien pour le bien commun Servitude du pouvoir
Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN
Moi, serf de mon seigneur, c’est facile à comprendre J’ai le pouvoir politique prosterné à mes pieds Je suis le négociateur, je ne ressens pas de compassion Je ne distingue pas le bien du mal
Pourquoi permettez-vous la pression De ces groupes d’extorsion ? Vous mettez le loup dans la bergerie Pour qu’il puisse égorger Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt En rien pour le bien commun
Le lobby énergétique, c’est la mort au niveau mondial Ils exploiteront la terre et nous ferons exploser Le lobby financier n’est jamais rassasié Les grandes sociétés, une escroquerie légale
Le lobby des armes est le plus criminel La guerre est un business qui déteste la paix Le lobby sanitaire ne veut pas nous guérir La chronicité est beaucoup plus rentable
THE LOBBY MAN, des restes de sang a léché THE LOBBY MAN, dans la pénombre a disparu THE LOBBY MAN, un sourire a révélé THE LOBBY MAN, la politique est sa pute de luxe.
Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P
Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « No lo volveré a hacer más » (Game over – 2018) :
Je ne recommencerai plus
Un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. Et encore, et encore, et on trinque !
Développement de l’amitié, chaque jour je t’aime un peu plus. Et encore, et encore, et on trinque !
Quand le diable s’habille en vêtements de fête, quand la nuit t’ouvre ses portes. Tu es déjà lancé, tu t’es déjà activé et impossible de reculer.
Avec les copains, il n’y aura jamais de lendemain, Même s’il t’attend avec la gueule de bois ; il n’y aura pas de pitié. Oh, alors commence le récital :
« Je ne recommencerai plus », Dis-tu d’un air innocent, Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose et vomissant même les dents.
« Je ne recommencerai plus ». La couverture et le canapé. Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer.
Déjà quelques jours ont passé. Je me suis juré qu’il n’y en aurait plus. Pas une seule, pas une seule, pas une seule.
Seulement un petit verre pour déjeuner, et le shooter qui vient après. Et encore, et encore, la spirale.
Si c’est le mariage de ma tante Rebeca, ou si maintenant, ce sont les fêtes de Vallekas, l’anniversaire de ton cousin Carlos ou de mon ami Juan,
S’il y a un concert dans le village d’à côté, Et s’il n’y a rien, je me cherche quelque chose à célébrer. Oh, et demain c’est le récital :
« Je ne recommencerai plus », Dis-tu d’un air innocent, Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose et vomissant même les dents.
« Je ne recommencerai plus ». La couverture et le canapé. Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer.
Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda, ouvre les portes du bar, car tout est bien fermé à clef. Il fait un froid de canard et je vais m’enrhumer.
Adelaïda, Adelaïda, Adelaïda, c’est toi notre salut ! Tu sais que nous sommes des vampires et que tout s’arrête quand le soleil se lève. Rejoins notre bringue et chantons au son de :
« Je ne recommencerai plus », Dis-tu d’un air innocent, Avec le menton dans la cuvette, la tête qui explose et vomissant même les dents.
« Je ne recommencerai plus ». La couverture et le canapé. Mais que veux-tu que je fasse ? Ma vie, c’est toujours le bordel ; je ne peux rien y changer.
Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai : « La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »
Tu pourras lire, sur ma pierre tombale, je mettrai : « La moitié de ma vie avec la gueule de bois et l’autre moitié en état d’ivresse »
Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P
Quel regard portons-nous sur les personnes handicapées ? Voyons-nous d’abord la personne ou le handicap ? Aujourd’hui, je vous parlerai particulièrement du handicap mental. Qu’elles soient porteuses d’une maladie génétique ou d’une autre difficulté, les personnes en situation de handicap mental peuvent parfois nous étonner, voire nous déranger. Pourtant, elles peuvent aussi beaucoup nous apporter. Je vais vous parler de l’expérience que j’ai vécue avec certaines d’entre elles via une association quand j’étais étudiant.
Suite à une proposition de l’aumônerie, j’ai pris contact avec l’équipe Foi et Lumière de la paroisse. En effet, le thème de l’année 2014-2015 était la fragilité. Dans ce cadre, il leur était proposé d’entrer en relation avec des personnes handicapées.
Personnellement, j’avais envie de vivre cette expérience dans un but complètement utilitaire. En effet, il se trouve que j’écris des nouvelles et des contes. Je voulais y faire intervenir des personnages porteurs de handicap. Mais lorsqu’on écrit sur un tel sujet, il faut que ce soit basé sur du concret, sur du vécu.
C’était donc ma motivation initiale pour y aller, mais j’avais tout de même un peu peur. La proposition nous avait été faite en septembre 2014. Mais ce n’est qu’en janvier 2015 que je me suis décidé à contacter la communauté Foi et Lumière. La première personne handicapée que j’ai croisée dans ce cadre est Patricia. Je n’étais pas très à l’aise au début, et la première chose qu’elle m’a dit a été : « T’as fini ? » Bonjour l’accueil ! Mais je me suis vite rendu compte que Patricia dit ça tout le temps et à tout le monde.
Cette première journée avec Foi et Lumière m’a fait beaucoup de bien. C’était un moment où je n’avais pas trop le moral. Deux communautés étaient réunies et nous étions très nombreux. Ce qui m’a d’abord frappé à la messe, c’est que, parmi les personnes porteuses de handicap, certaines sont très belles. J’ai aussi été marqué par une atmosphère remplie d’allégresse. Les personnes handicapées sont très joyeuses et ont un bel humour. Bref, j’étais venu avec le moral dans les chaussettes, et je suis reparti tout gonflé. En effet, on arrive avec nos fragilités, qui sont cachées, mais qui font mal. Et ces personnes qui ont la simplicité de ne pas cacher les leurs nous aident à relativiser. Comment peux-tu être malheureux quand tu vois rire des personnes qui auraient bien plus de raisons que toi de pleurnicher ?
Et à chaque rencontre Foi et Lumière, ça me faisait un bien fou ! Je me souviens également d’une fois où mon moral était au plus bas. Bon, rassurez-vous, ça ne m’arrive pas tous les jours non plus ! 😉 Bref, ce jour-là, je suis allé à la messe du Jeudi saint. J’y suis allé tout seul avec mes problèmes. J’étais en retard, ou juste à l’heure, je ne me souviens plus. En tout cas, l’église était pleine à craquer. J’ai tout de même pu trouver une place au fond. Sur la même rangée, un peu plus loin, il y avait Patricia avec sa maman. Quand Patricia m’a vu, elle m’a fait un grand sourire, et ça m’a remis du baume au cœur. Ça m’a vraiment remonté le moral et ça m’a aidé à oublier mes problèmes pendant un certain temps.
Pour conclure sur cette expérience, il ne faut pas hésiter à vivre cette rencontre avec les personnes handicapées. Certaines d’entre elles peuvent nous paraître un peu déstabilisantes au début. Mais elles ont toutes un grand cœur et elles font énormément de bien autour d’elles. En tout cas, moi, elles m’ont transformé !
* * *
Comme je l’ai mentionné au début de ce témoignage, j’ai décidé de vivre cette expérience pour pouvoir écrire un conte. J’ai maintenant terminé la rédaction de ce récit et je suis à la recherche d’un éditeur pour le faire publier avec d’autres textes. Vous trouverez ci-dessous le passage où interviennent des personnes en situation de handicap mental.
Pour situer cet extrait dans son contexte, le conte s’intitule « Mémoires d’un chapelet ». Eh oui, encore un truc de cathos (lol) ! Dans ce récit, j’ai imaginé un chapelet qui raconte sa vie. Si cela peut paraître rasoir au premier abord, cette vie est passionnante, puisqu’elle commence en 1980 à Lourdes, à la fin de la guerre froide, et s’étend jusqu’à aujourd’hui. Pendant ce temps, le chapelet ne cesse de changer de propriétaire et fait le tour du monde. Il vit donc différents événements historiques qui ont marqué les pays visités ainsi que les joies et les peines des personnes qui l’utilisent pour prier.
Dans le passage que je vous propose ci-dessous, le chapelet revient d’Espagne, où un séminariste nigérian l’a donné à Marta, une jeune Mexicaine trisomique. En effet, ces deux personnages étaient réunis autour du pape Benoît XVI à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Madrid (2011). Un rassemblement d’un million de pèlerins venus de toute la planète…
Bonne lecture !
« Marta était venue au monde dans une famille en détresse. Son père Emiliano était alcoolique, violent et infidèle envers son épouse, absent pour ses enfants. Lorsque Lupita fut enceinte pour la troisième fois, elle confia cette grossesse à la Vierge de Guadalupe, sa sainte patronne, patronne du Mexique et de toute l’Amérique latine. Et l’enfant naquit avec cette fragilité qu’on appelle la trisomie 21. Cette nouvelle fut d’abord difficile à accepter, mais l’arrivée de cet enfant souda finalement toute la famille. Emiliano prit la résolution d’arrêter de boire, et, se laissant attendrir par cette enfant faible et touchante, il mûrit et se mit à assumer avec exemplarité son rôle d’époux et de père.
Marta grandit dans l’État mexicain du Sinaloa, sur la côte pacifique, dans un cadre familial sécurisant. Bien que son handicap générât des difficultés et même une certaine souffrance pour elle, pour ses parents et pour ses frères et sœurs, l’amour qui régnait entre les uns et les autres les aidait à tout supporter, à faire confiance en tout, à tout espérer, à tout endurer. Cet amour portait de très beaux fruits qui n’auraient pas été là sans la présence de la jeune fille.
Marta, lorsqu’elle revint d’Espagne en me portant autour du cou, fut heureuse de me montrer à sa famille. En effet, elle accompagnait de temps en temps Lupita, qui récitait le chapelet une fois par semaine avec d’autres femmes dans l’église paroissiale. La première fois qu’elle m’y emmena, sa mère lui dit : “tu sais, avec ton chapelet, tu n’es jamais seule. Quand tu le tiens dans ta main, c’est comme si tu tenais la main de la Vierge Marie.”
Marta connaissait par cœur toutes les prières, même si elle n’en comprenait pas tous les mots, sur lesquels elle fourchait. “Dios te salve María, llena eres de gracia…” À la fin de chaque dizaine, après avoir récité “Gloria al Padre, al Hijo y al Espíritu Santo como era en el principio ahora y siempre, y por los siglos de los siglos. Amén”, l’on s’adressait à la Vierge pour lui demander sa protection : “María, madre de gracia, de piedad y de misericordia, defiéndenos de nuestros enemigos y ampáranos, ahora y en la hora de nuestra muerte. Amén.” Devant la statue habillée et multicolore de sainte Marie, chacune des priantes portait des intentions particulières, depuis les petits problèmes du quotidien jusqu’à des événements plus graves, comme les violences occasionnées par la guerre entre l’État et les cartels. Marta priait simplement. Si elle formulait maladroitement ses prières à voix haute, ces paroles venaient du fond du cœur. Et le Bon Dieu, qui a choisi ce qu’il y a de faible dans le monde pour couvrir de confusion ce qui est fort, devait certainement accorder une grande importance à ces demandes toutes simples.
Marta fréquentait également la communauté locale Foi et Lumière, qui rassemblait des personnes handicapées et leurs familles, ainsi que des bénévoles extérieurs, appelés « amis ». Cela commençait par la messe dominicale à l’église paroissiale. Ce jour-là, pendant l’office, on entendait Verónica qui chantonnait des airs improvisés mais mélodieux, générant un agréable bruit de fond en continu. Comme elle, Amérigo ne savait presque pas parler. En revanche, il passait des heures à observer sa mappemonde et avait donc une immense culture géographique, dans un pays où la plupart des gens en savent peu sur le sujet. Il pointait alors ses interlocuteurs du doigt en disant le nom d’un pays. Ainsi, pendant la messe, on entendait de temps à autres : “Islande !” “Émirats Arabes Unis !” “Guatemala !” “Jordanie !” “Mongolie !” “Pays-Bas !” “Afghanistan !” “Népal !” “Oman !” “Chypre !” “Turquie !”. Après le Notre Père, les personnes du groupe Foi et Lumière se donnèrent la paix du Christ. Plus pacifique que les autres, Mahatma fit le tour de l’église pour serrer la main à toute l’assemblée, ce qui dura jusqu’à la fin de la messe. Puis vint le moment du déjeuner. Manolo marchait frénétiquement dans la salle paroissiale en poussant des cris aigus, et renversait parfois les couverts et les plats sur son passage. Parfois, il voulait entraîner avec lui un bénévole en le prenant affectueusement par le bras. Dans un élan de générosité, le jeune homme lança dans les mains de l’un des amis une cuillère et des serviettes en papier chiffonnées, avant de repartir faire une énième fois le même parcours. Pendant ce temps, Isabel tapotait sur un tambourin tout en chantant en boucle l’hymne de la dernière coupe du monde de football. Elle improvisait ainsi les paroles du refrain : “¡Samira-mira hé-hé! ¡Wó cào – wó cào heyéyé! Sam Ituarte vomitará… ¡Porque esto es África!” Les psalmodies de Verónica accompagnaient cette chanson au rythme de laquelle se trémoussait Mahatma, dans une prestation très originale qui empruntait à la fois au tai chi quan, au yoga, à la tecktonik et à la danse contemporaine. Derrière, on entendait la voix affirmée d’Amérigo qui scandait la chorégraphie : “Bahreïn ! … Belgique ! … Bolivie ! … Koweït ! … Malte ! … Qatar ! … Vatican !”
Marta et les autres personnes handicapées étaient certes blessées et souffrantes, mais porteuses d’une joie si simple qu’elle transformait les personnes valides qui les accompagnaient, les ramenant à leurs propres fragilités, et les aidant à relativiser leurs petits problèmes. Ces cris, ces paroles au contenu étonnant étaient pleines de force et d’amour. Ces corps tordus étaient parfois d’une beauté rayonnante. Ces personnes faibles étaient libres, détachées de tout bien pour vivre l’amour. Car le Dieu d’amour est fort dans la fragilité humaine extrême. Et de cet amour jaillissait la communion, cette communion pour laquelle tous les êtres humains sont faits.
Marta intervint durant le temps de prière : “Seigneur, je Te prie pour les personnes qui sont plus handicapées que moi, qui ne peuvent plus du tout bouger. Rends-leur le sourire malgré tout !” Pauvre en esprit, la jeune fille avait un cœur puissant et une foi d’une simplicité à déplacer les montagnes. Elle serrait ma croix dans sa main et s’adressait à voix basse à Jésus, à tout moment de la journée, pour lui confier ci et ça. Elle était également rayonnante de joie et s’émerveillait de tout, même des choses les plus insignifiantes. Elle amenait ainsi les personnes tristes à porter un regard renouvelé sur le monde (…). Oui, sa joie était contagieuse et elle faisait beaucoup de bien autour d’elle.
Marta vit une seconde fois Benoît XVI, qui se rendit au Mexique en mars 2012. Le 21 décembre suivant, il ne se passa rien de particulier, n’en déplaise aux Mayas et à quelques illuminés. Puis, l’été d’après, nous nous embarquâmes pour le Brésil [où allaient se tenir les JMJ de Rio de Janeiro]. »
En Francia solemos contar chistes sobre distintas nacionalidades. Por ejemplo, consideramos que los belgas son tontos, así como los españoles se burlan de los leperos. En cambio, los belgas, que suelen tener un sentido del humor mucho más desarrollado que los franceses, consideran que los galos somos muy orgullosos. En Canadá, suelen contar las mismas historias sobre las blondes, lo que significa “mujeres casadas” en el francés de allí. En Francia contamos los mismos chistes, pero para nosotros blonde significa “rubia” (aquí solo he puesto chistes decentes, nada sobre temas sexuales). También se cuentan historias sobre los corsos, que serían perezosos, o chistes de pésimo gusto sobre los moros y los negros (no los voy a relatar aquí ya que estoy en contra del racismo).Aquí viene la traducción de los mejores chistes franceses…
Chistes belgas
1. ¿Por qué los belgas se ríen tres veces cuando uno les cuenta un chiste? Respuesta: la primera vez que ríen corresponde al final del chiste. Ríen una segunda vez cuando lo explicas. Por fin, vuelven a reír cuando lo entienden.
2. ¿Por qué los policías belgas tienen un baño en el techo de su coche? Respuesta: para poner la sirena.
3. ¿Por qué los belgas llevan una portezuela de coche cuando andan por el desierto? Respuesta: para poder abrir la ventana si hace demasiado calor.
4. ¿Cómo se reconoce un belga en una tienda de zapatos? Respuesta: es el único que prueba las cajas de cartón.
5. ¿Por qué no se practica el esquí acuático en Bélgica? Respuesta: porque allí no hay lagos inclinados.
6. Un belga le dice a otro: “¿Puedes ayudarme para comprobar si funciona mi indicador?” Después de aceptar, el segundo belga le dice al primero: “Funciona; no funciona; funciona; no funciona…”
7. ¿Por qué los belgas siempre tienen un vaso lleno y un vaso vacío en su mesilla de noche? Respuesta: el vaso lleno sirve si despiertan y tienen sed; el vaso vacío sirve si despiertan y no tienen sed.
8. ¿Cómo volver loco un belga? Respuesta: lo pones en una habitación redonda y le dices que hay una patata frita en un rincón.
9. ¿Cómo volver loco un francés? Respuesta: le dices que el belga ha encontrado la patata frita.
10. Un día, el Rey de los belgas llama al Presidente de la República francesa: — Oiga, Señor Presidente. Es cada vez lo mismo: todo el mundo se burla de los belgas, así que tenemos la reputación de ser tontísimos. ¿Por qué nunca se mofan de los franceses, sino únicamente de mi pueblo? ¿Por qué los franceses nunca hacen cosas estúpidas? Oiga, Señor Presidente, que le propongo algo: ¿puede construir un puente de mármol en medio del Sáhara? Así todo el mundo se reiría de su pueblo. Como la situación económica de Francia no es tan buena como la de Bélgica, le propongo cien millones de euros para financiar ese proyecto. — Vale. Acepto esta oferta. Vamos a construir ese puente en medio de Sáhara. Así, el estado francés construye el puente, y durante tres meses la prensa internacional se burla de Francia, se inventan nuevos chistes y los franceses adquieren una fama de tontos. Luego, el Rey de los belgas vuelve a llamar al Presidente francés: — Bueno, muchas gracias, Señor Presidente, que hemos reído mucho. ¡Ja! ¡Ja! ¡Ja! Ahora pueden destruir aquel puente que no sirve para nada… — Destruirlo, ¿por qué no? Pero, ¿qué hago con todos los belgas que están pescando en él?
Chistes de rubias
1. ¿Cuántas rubias se necesitan para hacer un pastel al chocolate? Respuesta: diez. En efecto, una hace la pasta y las otras nueve pelan los Smarties.
2. Dos rubias están viajando de coche por el campo. Al pasar cerca de un campo de maíz ven otra rubia en un catamarán, que actúa como si estuviera en medio del mar. La conductora le dice a la pasajera: — ¿Ves esto? Es a causa de esas chicas que nosotras las rubias tenemos esa mala reputación. — Tienes razón. Si supiera nadar, iría a darle un par de hostias.
3. Una morena, una pelirroja y una rubia están ante un espejo mágico. Cuando una persona miente al mirarse en ese objeto, desaparece. La morena se acerca y dice: “Pienso que soy guapa”. De repente desaparece. La pelirroja se acerca y dice: “Pienso que soy inteligente”. De repente desaparece. La rubia se acerca y dice: “Pienso…” De repente desaparece.
4. ¿Qué pasa cuando una rubia francesa emigra a Bélgica? Respuesta: aumenta el coeficiente intelectual de ambos países, porque Francia pierde una rubia y Bélgica gana una francesa.
Chistes sobre los franceses
1. ¿Por qué el gallo es el emblema de Francia? Respuesta: porque, aunque tenga ambos pies en la mierda, sigue cantando.
2. ¿Cómo se llama una persona que habla bien tres idiomas? Un trilingüe, verdad. ¿Y una persona que habla bien dos idiomas? Un bilingüe. Por fin, ¿cómo se llama una persona que habla bien un idioma? ¡Un francés!
Chistes sobre los franceses de distintas regiones
No hacemos tantos chistes sobre los habitantes de nuestras diferentes regiones como suelen hacer los españoles. Sólo contamos historias de corsos vagos y parece que los bretones suelen contar chistes malos sobre los parisinos.
1. Al despertar de la siesta bajo una encina, un corso le pregunta a su compañero:
— Dime, Angelo, ¿mi bragueta está abierta? — Que no. — Pues no pasa nada, que mearé mañana.
2. Dos bretones están bebiendo una caña en un bar. Uno le pregunta al otro: — ¿Sabes por qué los parisinos nunca se ríen? — No. — ¿A ti te haría gracia el ser parisino?
Chistes religiosos
1. Al salir de la misa tres parroquianos conversan para saber qué oficio honrado es el más viejo del mundo. — ¡Es sin duda mi noble profesión! pretiende el cirujano. En efecto, desde el principio del Génesis, Dios operó a Adán para crear a Eva con su costa. — Cierto, contesta el arquitecto, pero mucho antes, Dios tuvo que concebir todos los planes del universo. — Pero para crear el universo, responde el filósofo, fue necesario que Dios sacase un pensamiento del caos… — ¿Realmente? interrumpe el político. Y a tu parecer, ¿quién creó el caos?
2. La Virgen María recibe el boletín de notas de Jesús. Matemáticas: ¡tres! Jesús no sabe hacer nada más que multiplicar los panes y los pescados. Lengua: ¡cuatro! Jesús es muy enigmático. Cuando el profesor le pregunta algo él siempre contesta con parábolas. Ciencias físicas: ¡dos! Jesús está muy indisciplinado. En vez de escuchar la clase, transforma el agua en vino para divertir a sus compañeros. Artes: ¡uno! La única cosa que Jesús sabe dibujar son círculos en el suelo. Educación física: ¡cero! Jesús hizo trampas en la prueba de natación al andar sobre el agua. Muy irritada, María decide castigar a su hijo: “Jesús, dados tus pésimos resultados, mejor que hagas cruz y raya sobre tus vacaciones de la Semana Santa.”
Chistes de niños
1. ¿Qué es pequeño, amarillo y peligroso? Respuesta: un polluelo con una metralleta.
2. ¿Qué es pequeño, redondo, verde, y que sube y baja? Respuesta: un guisante en un ascensor.
3. ¿Qué es amarillo y vuela? Respuesta: ¡Superplátano!
4. ¿Qué es rojo y aplastado por el suelo? Respuesta: un tomate que se las dio de Superplátano.
5. ¿Qué es amarillo y está en un árbol? Respuesta: el cartero que se dio un trompazo.
6. ¿Qué es pequeño, cuadrado y azul? Respuesta: un pequeño cuadrado azul.
Otros chistes
1. Un conejo está perseguido por un oso que lo quiere comer. Al correr tropiezan en una lámpara mágica y sale un genio, que les puede otorgar tres deseos a cada uno. — Quisiera que todos los osos del monte fueran hembras, pide el oso. — Yo quisiera una moto, dice el conejo. — Quisiera que todos los osos del país fueran hembras, pide el oso. — Yo quisiera cascos, dice el conejo. — Quisiera que todos los osos del mundo fueran hembras, pide el oso. — Yo quisiera que el oso fuera homosexual, dice el conejo, antes de huirse con la moto.
2. Un francés y un belga están en la cumbre de la Torre Eiffel. El francés le propone una apuesta al belga: “el que eche su reloj y consiga llegar abajo antes ganará.” El belga acepta, tira su reloj, salta al vacío y muere. El francés echa su reloj, baja de la Torre por el ascensor, va a un bar cerca del Campo de Marte para beber un café y comer un croissant, luego pasea, y por fin para en el pie de la Torre Eiffel en donde el reloj le cae a la mano. ¿Cómo es posible eso?
Respuesta: porque el reloj tiene dos horas de retraso.
Redacción: Jean O’Creisren Relectura: Ana María García Olmedo.