Vous aimez les langues ? Vous aimez jouer avec les mots, rigoler, refaire le monde ? Délires de linguiste est fait pour vous ! Bienvenus sur le blog de Jean O'Creisren !
Catégorie : Belles histoires
Aimez-vous les belles histoires ? Voici différents récits que j’ai écrits, traduits, ou dont je livre une interprétation. Au-delà de l’intérêt narratif, culturel et esthétique, tous ces textes proposent une visée didactique et s’ouvrent sur une réflexion philosophique. Bonne lecture !
Este verano, caminé desde Burgos a Santiago de Compostela. Durante tres semanas, anduve todos los días, del infierno de la Meseta a la lluvia de las montañas gallegas.
Al salir de Carrión de los Condes (Palencia), encontré una persona estupenda. Aquel día hice una de las etapas más difíciles del Camino. En efecto, entre Carrión y el pueblo siguiente, no hay nada, excepto campos con escasos árboles y el sol que pega duro, durante 17 kilómetros.
Entre mis numerosos defectos, soy dependiente de la cafeína. Y como salí de Carrión temprano, ningún bar estaba abierto. Lo único que pude tomar como desayuno fue una bolsa de cacahuetes que me había dado Jérôme, otro peregrino y compatriota mío.
Caminamos unos 8 kilómetros y nos sentamos en un área de descanso. Me sentía harto y sabía que era por el mono. Le dije a mi compañero que no podía caminar más y que necesitaba echarme un rato en la hierba.
Por el área, un español estaba paseando con su bici. Nos saludó y yo le pregunté si había un bar cerca de allí. Me dijo que no, pero que él era hospitalero y que podía ir a Carrión para traerme café. Fernando Santos Urbaneja trabaja en Córdoba. No obstante, durante el verano, regresa a su Castilla natal para cuidar a los peregrinos, como hacía su madre cuando él era un niño.
Regresó al cabo de una hora. Jérôme ya se había ido. Luca, un peregrino italiano, se había parado y estaba hablando conmigo. Fernando me trajo café, pero también muchas galletas y una clave USB. En efecto, además de estudiar Derecho, también siguió lecciones de canto y de guitarra en el conservatorio. Así que hoy, además de su profesión, es trovador. Compone, toca y canta hermosas canciones sobre el Camino o sobre otros temas.
Para mí, su canción más preciosa es la Bendición del peregrino. Realmente, merece la pena escucharla. El tema es religioso, pero cada un@ puede apreciar el sonido calmante de la voz de oro del cantante:
L’Esprit Saint nous est donné ! Alléluia ! Oui, nous fêtons la Pentecôte, jour où nous sommes appelés à témoigner de l’amour du Christ jusqu’aux extrémités de la Terre.
Je ne sais pas pour vous, mais je suis un fan du Paraclet ! J’invoque le Saint-Esprit dès que j’ai une décision importante à prendre, quand je dois tenir avec quelqu’un une discussion profonde ou lui écrire un message qui requiert une extrême délicatesse… Si vous êtes croyant, je vous encourage à faire de même ! 😊
Avant d’entrer dans cette réflexion, je vous invite donc à prier l’Esprit Saint, par exemple par ce beau chant…
Le jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint fut donné aux disciples du Christ sous forme de « langues qu’on aurait dites de feu » (Ac 2, 3). Image par Gerd Altmann de Pixabay.
La Bonne Nouvelle de la Résurrection s’adresse à tous les hommes de tous les peuples. À chacun, quelle que soit sa langue. Et justement, je compte aujourd’hui analyser avec vous le récit de la Pentecôte sous l’angle linguistique. Je ne sais pas si cela a déjà été fait, mais voici ce qu’un linguiste passionné peut dire sur le texte des Actes des Apôtres…
Après cette analyse scientifique, nous tenterons d’en tirer quelques conclusions théologiques.
Tout d’abord, qu’enseigne la Bible à ce sujet ? Voici le récit de la Pentecôte selon saint Luc :
Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » Ils étaient tous dans la stupéfaction et la perplexité, se disant l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela signifie ? » D’autres se moquaient et disaient : « Ils sont pleins de vin doux ! » Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Non, ces gens-là ne sont pas ivres comme vous le supposez, car c’est seulement la troisième heure du jour (…). Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir (…). »
Source : Lc 2, 1-15 ; 22-24 (texte copié sur le site de l’AELF).
Le jour de la Pentecôte, chacun entend les apôtres prêcher dans sa langue maternelle. Mais quelles langues parlaient les peuples cités dans ce passage ?
« Parthes, Mèdes et Élamites »
Les Parthes, les Mèdes et les Élamites venaient d’Iran. L’Empire parthe était le grand rival de l’Empire romain. Comme les Perses, les Parthes et les Mèdes parlaient des langues indo-iraniennes. Ce groupe linguistique se rattache à la famille indo-européenne. Aujourd’hui, il inclut notamment le persan (ou farsi), le kurde (qui est peut-être le lointain descendant de langue mède) et certaines langues indiennes (comme l’hindi et l’ourdou).
En revanche, les Élamites parlaient un idiome qui n’a rien à voir avec les langues indo-européennes. L’élamite faisait peut-être partie des langues dravidiennes, dont les survivantes sont aujourd’hui parlées au sud de l’Inde. Selon certains linguistes, l’élamite serait donc un lointain cousin du tamoul. Mais ce rapprochement ne fait pas consensus au sein de la recherche en linguistique. Certains l’associe à certaines langues caucasiennes, voire aux langues altaïques, comme le turc ou le mongol. D’autres spécialistes disent que celle langue ne se rattache à aucune famille connue. D’après eux, ce serait donc un isolat, comme le basque.
La dernière source écrite connue en langue élamite date de l’époque d’Alexandre le Grand. Néanmoins, il est très probable que cet idiome fût encore parlé à l’époque du récit des Actes des apôtres. En effet, certains historiens pensent que sa version la plus récente se serait éteinte après l’an mil.
Pour plus d’informations sur la civilisation élamite, je vous invite à cliquer sur ce lien. Si vous souhaitez accéder aux recherches les plus récentes sur l’écriture élamite, cet article de vulgarisation peut vous intéresser.
Les « habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce… »
Les habitants de la Mésopotamie et de la Judée parlaient à cette époque des langues sémitiques, comme l’araméen.
En revanche, ceux de « laCappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie » venaient tous d’Asie Mineure, soit l’actuelle partie asiatique de la Turquie. Au Ier et au IIe millénaire avant Jésus-Christ, les langues anatoliennes étaient une branche de la famille indo-européenne parlée dans la région. Elles étaient notamment pratiquées par les Hittites. Cette branche a aujourd’hui disparu. Je ne saurais pas vous dire s’il en restait des traces à l’époque où se déroule le récit de la Pentecôte. Elles ont dû perdre du terrain devant l’influence du grec dans la partie orientale de l’Empire romain. Comme cette histoire se déroule au début de notre ère (difficile d’annoncer la résurrection de Jésus avant sa naissance 😉), il est possible que les langues anatoliennes aient déjà disparu au moment de l’énonciation. Néanmoins, cette source estime qu’elles se sont éteintes au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne. En effet, le livre des Actes des Apôtres (chapitre 14), les habitants de Lystres communiquent en lycaonien, une langue qui n’est pas comprise par Paul et Barnabé. D’aucuns affirme qu’il s’agit d’un dialecte grec (dans ce cas, il serait étonnant que les deux missionnaires hellénisés ne l’entendissent guère) ; d’autres sources estiment que l’origine de cette langue est incertaine et que l’étymologie du toponyme « Lycaonie » serait anatolienne. Les Phrygiens parlaient une langue helléno-phrygienne, donc une langue indo-européenne apparentée au grec. Notons que le récit des Actes des Apôtres ne mentionne pas les Galates, autre peuple anatolien de l’époque. Ces derniers parlaient une langue celtique, donc également indo-européenne. C’est plus tard qu’ils ont été évangélisés par l’apôtre Paul. Pour en savoir plus sur les langues anatoliennes, vous pouvez cliquer sur ce lien.
« habitants (…) de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène »
Ces locuteurs parlaient des langues chamito-sémitiques (ou afro-asiatiques). Ce groupe inclut aujourd’hui la branche berbère (certainement parlée par les habitants « des contrées de Libye proches de Cyrène »), la branche égyptienne (certainement la langue copte dans le texte de Luc), la branche sémitique (mentionnée ci-avant et ci-après), les langues tchadiques (parlées au Sahel) ainsi que les langues couchitiques et, selon certains linguistes, les langues omotiques, parlées dans la Corne de l’Afrique. Pour en savoir plus sur cette famille de langues, je vous invite à consulter cet article d’Universalis.
« Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes »
Les Romains parlaient bien évidemment latin. Cette langue qu’on ne présente pas est la mère des langues romanes, comme le français, l’espagnol, l’italien, le portugais, le roumain et quelques langues régionales et autres dialectes. Certains linguistes considèrent que les langues latines et celtiques font partie d’un même groupe, appelé « langues italo-celtiques ».
Les Juifs de Palestine parlaient araméen ou hébreu, deux langues sémitiques. La langue arabe se rattache également à cette branche de la famille afro-asiatique. Elle est donc très proche de l’hébreu ! On veut nous faire croire qu’Israéliens et Palestiniens ne pourront jamais s’entendre, mais ils parlent des langues sœurs !
Enfin, les Grecs et les Crétois parlaient grec ancien. Il s’agit d’une langue helléno-phrygienne, de la famille indo-européenne.
CONCLUSION
Après ce développement scientifique, nous allons tenter d’en tirer quelques conclusions théologiques. Pour ce faire, nous allons compléter cet exposé linguistique avec une lecture symbolique et spirituelle du texte de la Pentecôte.
Si l’on considère que tous les peuples cités dans les Actes des Apôtres parlaient une langue propre[1], cela nous fait trois familles linguistiques :
Langues indo-européennes
Langues chamito-sémitiques
Langues dravidiennes, caucasiennes, altaïques ou (plus probablement) isolat.
Tout d’abord, ces familles de langues représentent aujourd’hui une imposante majorité des locuteurs qui composent l’humanité. On y retrouve une grande partie des idiomes les plus largement pratiqués : l’hindi, l’anglais, l’espagnol et le français font partie de la famille indo-européenne. L’arabe est une langue sémitique. En 1999, on estimait que le tamoul, langue dravidienne, était parlé par 74 millions de personnes, un nombre qui a certainement augmenté depuis.
D’autre part, le chiffre 3 est hautement symbolique d’un point de vue chrétien. Pouvons-nous y voir une manifestation de la Sainte Trinité[2], le jour où la troisième Personne se fait connaître ? Cette effusion de l’Esprit ne nous invite-t-elle pas à entrer dans l’amour infini qui L’unit au Père et au Fils ? À la Pentecôte, le Paraclet révèle-t-Il le Dieu un et trine jusque dans cette classification linguistique ?
Et si nous divisons ces familles en groupes (ou en « branches »), apparaît le résultat suivant :
Langues dravidiennes, caucasiennes, altaïquesou isolat : 1 groupe (élamite)
Cela fait donc 8 groupes linguistiques différents. Or, selon Steve Desrosiers, le chiffre 8 symbolise, entre autres, l’universalité et l’infini. Pour plus de précisions à ce sujet, vous pouvez lire les pages 52 à 56 de son ouvrage disponible en libre accès Les nombres : symbolisme et propriétés. Mon analyse est donc que l’Esprit Saint appelle toute l’humanité à entendre la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Christ. Et par cet événement cosmique, Dieu nous invite tous à la vie éternelle. 😊
Dans le récit de la tour de Babel, l’apparition des langues sert à diviser une humanité qui voulait s’élever sans Dieu. Le livre de la Genèse nous apprend en effet que l’homme ne peut « se faire un nom » s’il exclut son Créateur de ses rêves de grandeur. Pour plus d’informations sur l’interprétation chrétienne de ce passage biblique, vous pouvez lire ce bref article.
Considérée comme l’anti-Babel, la Pentecôte vient rassembler l’humanité malgré sa diversité linguistique. Saint Irénée de Lyon l’exprime très clairement dans ce passage :
« C’est l’Esprit, au dire de Luc, qui est descendu après l’Ascension du Seigneur sur les Apôtres à la Pentecôte, et qui a pouvoir sur tous les peuples pour les introduire à la vie et leur ouvrir la nouvelle Alliance. C’est pourquoi, s’unissant à toutes les langues, ils chantaient un hymne à Dieu. L’Esprit ramenait à l’unité toutes les races éloignées, et offrait au Père les prémices de tous les peuples. » (source : AELF)
Derrière ces 3 familles de langues qui couvrent une grande partie de l’humanité, la Terre entière (symbolisée par le chiffre 8) entend parler de Dieu dans sa langue maternelle.
À travers ces chiffres (3 et 8), le Dieu trinitaire manifeste qu’Il est le Dieu de tous les peuples. Par ailleurs, cette diversité linguistique indique que le Saint-Esprit nous appelle à annoncer Jésus à l’ensemble de l’humanité. Allons donc proclamer que Dieu est amour et qu’Il aime infiniment chaque être humain ! C’est là le message principal de la Pentecôte !
Vous pouvez soutenir la bio-traduction face à la menace de l’IA en cliquant sur ce lien. 😉 Si vous voulez rester sur mon blog, vous n’hésitez pas à lire les articles suivants :
[1] Certes, cela n’est pas sûr historiquement parlant, mais le sens d’un texte biblique se situe parfois à un autre niveau. Dans l’hypothèse où les langues anatoliennes fussent encore parlées à l’époque, les chiffres avancés sont exacts.
[2] Concernant la Trinité et le Saint-Esprit, sainte Hildegarde de Bingen a reçu des visions reconnues par l’Église catholique. Vous pourrez en lire une sur ce lien.
En 1794, a finales de la Revolución Francesa, guillotinan a un sacerdote refractario en la ciudad de Angers. En esa diócesis parcialmente devastada por las guerras de Vandea, al beato Natal Pinot lo veneran como mártir local. Su sacrificio corona una vida totalmente entregada al servicio de los demás. Pero ¿en qué el ejemplo de aquel hombre muerto hace más de 200 años puede servirnos hoy en día?
¿Quién era Natal Pinot?
Nacido en Angers en 1747, Natal es el pequeño de una familia numerosa. A los 18 años, ingresa al seminario mayor y es ordenado sacerdote cinco años después, en 1770. Después de once años como vicario en distintas parroquias, es nombrado capellán para los pacientes incurables del hospital de Angers. Al velar a los enfermos, muestra una devoción ejemplar y todo el mundo lo quiere.
En paralelo con este servicio, prosigue sus estudios en la universidad para que puedan nombrarlo párroco. Una vez conseguido el diploma, es enviado al Louroux-Béconnais, al oeste de Angers, en 1788. Allí presta una atención especial a los pobres. A veces hasta se priva de la comida y de la ropa que necesita. «Les aseguro que esta pobre viuda ha dado más que nadie. Porque todos los demás dieron como ofrenda algo de lo que les sobraba, pero ella, de su indigencia, dio todo lo que tenía para vivir» (Lc 21, 3-4). Lo que Jesús dijo de esa viuda en este fragmento del Evangelio según san Lucas, habría podido decirlo de Natal Pinot.
En 1789 estalla la Revolución Francesa. Al principio, el padre Pinot tiene una opinión más bien positiva respecto a ese cambio. En efecto, éste promete salir de la miseria a los más desfavorecidos. Sin embargo, cuando promulgan la Constitución civil del clero, el párroco del Louroux se opone. En efecto, esta ley obliga a la Iglesia a que se someta al Estado. Los clérigos pasarán a ser funcionarios. A los obispos ya no los nombrará el Papa, sino que los elegirán todos los ciudadanos, sean éstos católicos o no. En este sentido, se puede considerar a los sacerdotes que se oponen a ese texto como defensores de la laicidad. Quieren separar la Iglesia y el Estado. Esos sacerdotes llamados «refractarios» son numerosos en el oeste de Francia. Se niegan a prestar juramento ante la Constitución para permanecer fieles al Papa. En 1791, Natal Pinot explica ese rechazo en una homilía. Entonces los soldados lo detienen.
Después de dos años de cárcel en Baupréau, en el sur del departamento francés de Maine y Loira, ve cambiar las tornas. Estallan las guerras de Vandea. Unos campesinos se sublevan contra la República, en particular para defender a los sacerdotes refractarios. Librado por los rebeldes, Natal regresa a su parroquia, en donde deberá celebrar la misa clandestinamente. En efecto, un sacerdote fiel a la Revolución ha sido nombrado en su lugar y el padre Pinot tendrá que esconderse en casas de parroquianos.
A lo largo del conflicto, el ejército católico y real de Vandea va sufriendo derrotas. Natal está en peligro, pero quiere quedarse con sus feligreses. Los soldados lo buscan, mas sus amigos corren riesgos para que él pueda seguir viviendo en la comarca.
Finalmente, alguien lo delata en febrero de 1794 y lo detienen en la aldea de La Milandrie. Llevado a Angers, no denuncia a ninguna de las personas que lo ayudaron. Su juez es un sacerdote que ha colgado los hábitos. Éste condena a muerte al prisionero, y le propone que suba al patíbulo llevando sus vestidos litúrgicos. ¿Es para provocarlo o para honrarlo? Nadie sabe. Sea lo que sea, Natal acepta alegremente. Entonces es vestido para celebrar la Eucaristía como avanza hacia la guillotina, el viernes, 21 de febrero de 1794, sobre las tres de la tarde. Dicen que en aquel momento pronunció las primeras palabras de la misa tridentina: «Introibo at altare Dei»[1]. Así que su martirio queda asociado con el sacrifico de Cristo en la cruz.
El 31 de octubre de 1926, el Papa Pío XI beatifica a Natal Pinot. Como beato, se le puede rendir culto público únicamente en la diócesis de Angers.
¿Qué nos enseña hoy la vida de Natal Pinot?
Existen muchas formas de ser santo. Cada uno puede serlo en su manera propia. Los cuya santidad reconoció la Iglesia vivieron el Evangelio de forma heroica y/o murieron por su fe. Sus vidas son testimonios, pero el único ejemplo que hemos de imitar es Cristo.
¿Qué testimonio nos aporta la vida del beatoNatal Pinot?
Primero, su sacerdocio ya es un don y un sacrificio. No tuvo miedo de ponerse radicalmente al servicio de los pobres y de los enfermos. En el seguimiento de Natal Pinot, ¡no dudemos en arremangarnos, e incluso a dar desde nuestra pobreza a los que no tienen nada! Existen muchísimas formas de implicarse: tomarse el tiempo para hablar con las personas que mendigan, darles dinero o darles de comer si nos conviene este modo de obrar… También podemos apoyar asociaciones serias que ayudan a los más desfavorecidos. Por ejemplo, podemos donar a Cáritas o a la Sociedad de San Vicente de Paúl. Mas, lo que podemos dar no es solo lo material. Podemos dar nuestro tiempo, nuestras competencias, nuestra oración o nuestra sonrisa.
Por fin, Natal Pinot sufrió el martirio porque quiso permanecer fiel a Cristo. Hoy en día, muchos cristianos siguen siendo perseguidos en numerosos países. ¿Qué hacemos para ellos? Varias asociaciones, como la Ayuda a la Iglesia Necesitada, les proporcionan apoyo. Ahí también, ¡podemos dar nuestro tiempo, nuestro dinero, nuestras competencias y/o simplemente nuestra oración para ayudar a nuestros hermanos y hermanas en la fe! Ellos también nos echarían una mano si estuviéramos en su lugar.
En el seguimiento del párroco del Louroux-Béconnais, una decena de fieles, clérigos y laicos, están comprometidos en el seno del Oratorio del beato Natal Pinot. De diversas sensibilidades eclesiales, tienen en común un sentido social y una atención a los más pobres. En su vida personal, profesional y/o asociativa, ayudan a distintas personas en dificultades: romaníes, inmigrantes, personas que sufren de distintas adicciones, sin techo, personas mayores, personas discapacitadas… Reconocida a la vez por la Iglesia Católica y por el Estado francés, esta asociación trata de seguir a Cristo y al beato. Como pobres entre los pobres, los miembros procuran anunciar el Evangelio a las personas que se encuentran al margen de la sociedad.
¿Y nosotros? ¿Qué hacemos por nuestros hermanos y nuestras hermanas en dificultades? ¿Nos tomamos tiempo para vivir el Evangelio con una caridad radical? ¿Escuchamos a Aquél que dijo: «En esto todos reconocerán que ustedes son mis discípulos: en el amor que se tengan los unos a los otros»?[2]
Beato Natal Pinot, ¡intercede para que sepamos imitar a Jesús!
Oh Dios nuestro Padre, te damos gracias por el ejemplo que nos diste mediante la vida del beato Natal Pinot. Le concediste la gracia de luchar en la buena batalla de la unidad de la Iglesia, así como el celo de cuidar a los pobres y de anunciar con amor el Evangelio. Por amor no dudó en prodigar la caridad a los más pequeños que padecían necesidad. Por amor no dudó en abandonarse a ti al ofrecerte su vida en el cadalso. Hasta el último momento cantó tus alabanzas, dejándonos el sumo testimonio del amor. Te rogamos para que, mediante su canonización, la Iglesia reconozca la santidad de su vida. Que su ejemplo nos permita comprender más cómo sacerdotes y laicos están, juntos, al servicio de tu Evangelio según su vocación propia. Que deseemos profundamente la unidad de la Iglesia y que nuestro amor a los pobres sea inagotable. Por su intercesión, concédenos, según tu voluntad, las gracias que te pedimos… Permite por fin que, por la intercesión del beato Natal Pinot, seamos heraldos del Evangelio y prosigamos en el mundo, la obra de Jesucristo, tu Hijo, nuestro Señor, que vive y reina contigo en la unidad del Espíritu Santo, y es Dios por los siglos de los siglos. Amén
Imprimátur: Mons. Emmanuel Delmas, obispo de Angers (18 de abril de 2022)
Si usted consigue gracias por la intercesión del beato, le rogamos se comunique con nosotros a la dirección siguiente: «Oratoire Bx Noël Pinot – Centre Saint Jean – 36 rue Barra – 49000 ANGERS – FRANCIA» o envíe un correo electrónico a: oratoirebxnoelpinot@gmail.com
Comme toute bonne mère, quand Diana sut qu’elle attendait un bébé, elle fit tout ce qu’elle pouvait pour aider Luisito, son fils de trois ans, à se préparer à cette nouvelle étape dans sa vie.
Ils savaient que le nouvel enfant serait une fille. Jour et nuit, Luisito chantait et chantait encore pour sa petite sœur qui était dans le ventre de sa mère. Il s’attendrissait à son sujet avant même de la connaître… Il voulait déjà jouer avec elle et la protéger.
La grossesse de Diana se déroula normalement, et au bout des neuf mois, l’accouchement s’annonça. Bientôt, les contractions se produisaient toutes les cinq minutes, puis toutes les trois minutes… Et finalement toutes les minutes… Diana dut passer plusieurs heures en salle d’accouchement quand, soudain, une complication se présenta.
Les médecins dirent qu’il fallait faire une césarienne… Après de longues heures de combat, la petite sœur de Luisito vint au monde, mais dans de très mauvaises conditions. On l’emmena immédiatement dans une ambulance au service de réanimation néo-natale de l’hôpital de la ville. Les jours passèrent et l’état de santé de l’enfant empira. Les pédiatres durent finalement annoncer aux parents cette terrible nouvelle : « Il y a très peu d’espoir, attendez-vous au pire. » Diana et son mari contactèrent alors le cimetière local afin de réserver un emplacement pour leur petite fille.
Ils avaient aménagé une nouvelle chambre pour leur bébé et ils étaient maintenant en train de faire les préparatifs pour des funérailles. Toutefois, Luisito suppliait ses parents de le laisser voir sa petite sœur, en leur répétant :
« Je veux chanter pour elle comme quand elle était dans le ventre de maman… »
Cela faisait deux semaines qu’elle était en thérapie intensive et il semblait que l’enterrement viendrait avant la fin de la semaine entamée. Luisito continuait à dire avec insistance qu’il voulait chanter pour sa petite sœur, mais ses parents lui expliquaient que les enfants n’étaient pas autorisés à entrer dans le service des soins intensifs. Cependant, Luisito ne pouvait pas comprendre et insista jusqu’à ce que sa maman se décide…
Diana emmènerait Luisito voir sa petite sœur, qu’on le lui permette ou non ! S’il ne la voyait pas à ce moment-là, peut-être ne la verrait-il jamais vivante. Elle le vêtit d’une énorme barboteuse et l’emmena aux soins intensifs. Luisito était caché dans un immense panier de linge sale. Mais l’infirmière en chef s’en aperçut et devint rouge de colère…
« Sortez-le d’ici tout de suite ! Les enfants ne sont pas admis dans ce service ! »
Le fort caractère de Diana se révéla. Oubliant ses bonnes manières de dame bien éduquée qui l’avaient toujours caractérisée, elle fusilla l’infirmière du regard, ses lèvres ne formant qu’une seule ligne. Puis elle lui dit fermement :
« Il ne s’en va pas avant d’avoir vu sa petite sœur et d’avoir chanté pour elle ! »
Ensuite, elle prit Luisito et le conduisit jusqu’au lit du bébé. Il regarda ce tout petit être qui perdait déjà la bataille pour garder la vie… Au bout d’un moment, il commença à chanter, avec la voix qui sort du cœur d’un enfant de trois ans :
« Tu es mon soleil, ma seule lumière,
Tu me rends heureux quand le ciel n’est pas bleu… »
Tout de suite, le bébé parut répondre à la voix stimulante de Luisito. Son pouls commença à redevenir normal.
« Continue, mon fils ! », lui demandait désespérément sa mère, les larmes aux yeux.
Et l’enfant continua sa chanson :
« Tu ne sais pas, ma petite sœur, combien tu remplis mon cœur.
Aujourd’hui, je voudrais que tu viennes, s’il te plaît… »
Tandis que Luisito chantait pour la fillette, celle-ci remuait et sa respiration était maintenant aussi douce que celle d’un chaton que l’on caresse.
« Continue, mon chéri ! », lui disait sa maman.
Et il continuait, comme lorsque sa petite sœur était encore dans le ventre de sa mère.
« L’autre nuit, petite sœur, quand je dormais, j’ai rêvé que je t’embrassais… »
Tandis que le garçon continuait à chanter, le bébé commençait à se relâcher et à entrer dans un sommeil réparateur, qui semblait le rétablir à vue d’œil.
« Continue, Luisito ! »
C’était maintenant la voix de l’infirmière grognon qui, les larmes aux yeux et la gorge nouée, n’arrêtait pas de demander à l’enfant de poursuivre sa chanson.
« Tu es ma lumière, ma seule amie ; comme je t’aime !
S’il te plaît, je voudrais que tu viennes… »
Et le lendemain… la petite fille était presque en assez bonne santé pour rentrer à la maison. Les journaux et les informations ne se lassèrent pas de relater « le miracle de la chanson d’un frère ».
Les médecins appelèrent tout simplement cela « un miracle ». Diana l’appela « le miracle de l’amour et de la miséricorde de Dieu ».
Voici une belle histoire, celle du pouvoir de l’amour, en toutes circonstances. Ne te décourage pas et bats-toi pour ceux que tu aimes : l’amour est incroyablement puissant ! (…)
D’après une chaîne de prière en espagnol reçue par courriel. Source inconnue.
Un beau matin, une femme bien habillée s’arrêta devant un homme délaissé, qui leva les yeux lentement… et regarda franchement cette femme qui paraissait habituée aux bonnes choses. Son manteau était neuf. Il semblait qu’elle n’avait jamais manqué un repas de toute sa vie. La première pensée de cet homme fut : « Elle veut seulement se moquer de moi ». Tant d’autres l’avaient fait…
À sa surprise, la femme resta face à lui. Elle souriait, ses dents blanches renvoyaient des éclats éblouissants.
– As-tu faim ? lui demanda-t-elle.
– Non, répondit-il sarcastiquement, je reviens tout juste d’un dîner avec le Président… Maintenant, va-t’en !
Le sourire de la femme se fit plus grand encore. Soudain, l’homme sentit une main douce sous son bras.
– Que faites-vous, madame ? demanda l’homme, irrité. Je vous dis de me laisser tranquille !!!
Juste à ce moment-là, un policier s’approcha.
– Il y a un problème, madame ? demanda l’agent.
– Il n’y a aucun problème, officier, répondit la femme. Je suis juste en train de l’aider à se lever. Voulez-vous me donner un coup de main ?
L’officier se gratta la tête.
– Bien sûr ! Ces dernières années, le Vieux Juan n’a pas arrêté de nous gêner par ici. Que lui voulez-vous ? demanda-t-il.
– Vous voyez la cafétéria, là-bas ? demanda-t-elle. Je vais lui donner quelque chose à manger et le sortir du froid un petit instant.
– Êtes-vous folle, madame ? résista le pauvre laissé-pour-compte. Je ne veux pas y aller !
Il sentit alors deux mains fortes qui le saisirent par les bras et le soulevèrent.
– Laissez-moi partir, officier ! Je n’ai rien fait…
– Allons, mon vieux, c’est une bonne opportunité pour toi ! lui susurra le policier à l’oreille.
Finalement, et non sans difficulté, la femme et l’agent de police emmenèrent le Vieux Juan à la cafétéria et l’assirent à une table dans un coin de la salle. Il était presque midi, la plupart des gens avait déjà pris leur encas du matin et le groupe du déjeuner n’était pas encore arrivé.
Le gérant s’approcha et leur demanda :
– Qu’est ce qui se passe, officier ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Cet homme a un problème ?
– Cette dame l’a amené ici pour qu’il mange quelque chose, répondit le policier.
– Oh, non ! Pas ici ! répondit le gérant en colère. Avoir quelqu’un comme ça ici, c’est mauvais pour mon commerce !!!
Le Vieux Juan esquissa un sourire presque édenté.
– Madame, je vous l’avais dit. Maintenant, allez-vous enfin me laisser partir ? Moi, je ne voulais pas venir ici depuis le début…
La femme s’adressa au gérant de la cafétéria et sourit.
– Monsieur, connaissez-vous Hernández y Asociados, la banque qui est à deux rues d’ici ?
– Bien sûr que je les connais, répondit-il avec impatience, leurs réunions hebdomadaires ont lieu dans l’une de mes salles de banquets.
– Et vous gagnez beaucoup d’argent en les nourrissant lors de ces réunions hebdomadaires ?
– Et en quoi ça vous regarde ?
– Moi, monsieur, je suis Penélope Hernández, présidente et propriétaire de cette société.
– Oh, pardon !!! s’écria le gérant.
La femme sourit à nouveau.
– Je pensais bien que ça pouvait faire la différence et changer votre attitude.
Elle s’adressa au policier, qui essayait tant bien que mal de réprimer un éclat de rire :
– Voulez-vous prendre une tasse de café avec nous, ou peut-être un repas, monsieur l’agent ?
– Non, merci, madame, répliqua l’officier. Je suis de service.
– Alors peut-être une tasse de café à emporter ?
– Oui, madame. Ce serait mieux.
Le gérant de la cafétéria tourna sur ses talons, comme s’il eût reçu un ordre.
– Je vous apporte un café immédiatement, monsieur l’agent !
L’officier le vit s’éloigner et livra sa pensée.
– Vous l’avez bien remis à sa place, dit-il.
– Ce n’était pas mon intention, répondit la dame. Que vous le croyiez ou non, j’ai une bonne raison de faire tout cela.
Elle s’assit à table, face à son invité. Elle le regarda fixement.
– Juan, te souviens-tu de moi ?
Le Vieux Juan regarda le visage de son hôte de ses yeux chassieux.
– Je crois que oui. Enfin, vous me dites quelque chose…
– Regarde, Juan, peut-être suis-je un peu plus grande, mais regarde-moi bien, dit la dame. Peut-être me vois-tu plus enrobée maintenant, mais quand tu travaillais ici, il y a de nombreuses années, j’y suis venue une fois, par cette même porte, morte de faim et de froid.
Quelques larmes coulèrent sur ses joues.
– Madame ? interrogea l’agent. Il ne pouvait pas croire ce à quoi il assistait, ni même penser que cette femme eût pu connaître la faim.
– Je venais d’être diplômée de l’université de ma région, commenta-t-elle. J’étais arrivée dans cette ville à la recherche d’un emploi, mais je ne trouvais rien.
La voix brisée, elle poursuivit :
– Mais quand il ne me restait plus que mes derniers centimes et qu’on m’avait expulsée de mon appartement, je déambulais dans les rues. C’était en février, il faisait froid et j’étais presque morte de faim. Alors j’ai vu cet endroit et je suis entrée avec l’infime espoir de pouvoir obtenir quelque chose à manger.
Les yeux baignés de larmes, la femme continua à parler :
– Juan m’a reçue avec un sourire.
– Maintenant, je me souviens, dit Juan. J’étais de service, derrière le comptoir. Vous vous êtes approchée et vous m’avez demandé si vous pouviez travailler en échange de quelque chose à manger.
– Tu m’as dit que ce n’était pas conforme à la politique de la maison, continua la femme. Alors, tu m’as fait le sandwich à la viande, le plus gros que j’avais jamais vu… Tu m’as donné une tasse de café et je suis allée dans un coin pour profiter de ma nourriture. J’avais peur que tu t’attires des ennuis. Ensuite, quand je t’ai vu payer de ta poche le prix du repas dans la caisse, alors j’ai su que tout allait bien se passer.
– Oui, j’ai trouvé du travail le jour même. J’ai travaillé très dur, et j’ai gravi les échelons avec l’aide de Dieu, mon Père. Plus tard, j’ai monté ma propre entreprise, qui a prospéré, avec l’aide de Dieu.
Elle ouvrit son sac à main et sortit une carte de visite.
– Quand tu auras terminé, je veux que tu ailles faire une visite à monsieur Martínez. C’est le DRH de mon entreprise. J’irai lui parler et je suis sûre qu’il te trouvera quelque chose à faire au bureau.
Elle sourit.
– Je crois même que je pourrais t’avancer de l’argent, suffisamment pour que tu puisses t’acheter un peu de vêtements et trouver un endroit où vivre jusqu’à ce que tu retrouves une vie stable. Si une fois ou l’autre, tu as besoin de quelque chose, ma porte est toujours ouverte pour toi, Juan.
Il y eut des larmes dans les yeux du vieillard.
– Comment puis-je vous remercier ? demanda-t-il.
– Ne me remercie pas, répondit la femme. Rends gloire à Dieu. C’est Lui qui m’a amenée jusqu’à toi.
Hors de la cafétéria, l’agent et la femme s’arrêtèrent et, avant de s’en aller chacun de son côté, ils échangèrent :
– Merci pour toute votre aide, officier, dit madame Hernández.
– Au contraire, répondit l’agent, merci à vous ! Aujourd’hui, j’ai vu un miracle, quelque chose que je n’oublierai jamais. Et… et merci pour le café !
Que Dieu te bénisse toujours ! Et n’oublies pas que, quand tu lances ton pain sur l’eau, tu ne sais jamais quand tu le retrouveras… Dieu est si grand qu’Il peut abriter tout le monde de Son amour. Et en même temps, Il est assez petit pour entrer dans ton cœur.
Quand Dieu t’emmène au bord de la falaise, aie pleinement confiance en Lui et laisse-toi porter ! Seulement l’une de ces deux choses se passera : soit Il te soutiendra dans ta chute, soit Il t’apprendra à voler !
(…)
D’après une chaîne de prière en espagnol reçue par courriel. Source inconnue. Titre original : « Uno cosecha lo que siembra ».
Érase una vez, en una montaña, tres árboles que compartían sus sueños y sus esperanzas. El primero dijo:
«Quisiera ser un cofre del tesoro, lujosamente adornado, lleno de oro y de piedras preciosas. Así todos verán mi hermosura.»
El segundo dijo:
«Un día, seré un barco sólido y fuerte, y llevaré a los reyes al otro lado del mundo. Todos se sentirán a salvo a bordo de mi embarcación.»
El tercero dijo:
«Quiero llegar a ser el mayor árbol y el más fuerte del monte. La gente me verá en la cumbre de la colina, pensará en el cielo y en Dios, y en mi proximidad con ellos; seré el mejor árbol de toda la eternidad y la gente nunca me olvidará.»
Los tres árboles rezaron a Dios durante años para que sus sueños se hicieran realidad. Y un día vinieron tres leñadores.
Uno de ellos se aproximó al primer árbol y dijo:
«Este árbol me parece sólido, podré venderlo a un carpintero de armar.»
El árbol estaba contento porque estaba seguro de que el carpintero de armar lo convertiría en un cofre del tesoro…
El segundo leñador dijo, al ver el segundo árbol:
«Este árbol me parece sólido y fuerte, podré venderlo al fabricante de barcos.»
El segundo árbol era feliz al pensar que iba a empezar su carrera por los mares…
Cuando los leñadores se aproximaron al tercer árbol, éste tuvo miedo, ya que sabía que, si lo cortaban, sus sueños de grandeza se reducirían a nada.
Entonces el tercer leñador dijo:
«No necesito un árbol particular, así que voy a cortar éste.»
Y el tercer árbol cayó…
Cuando el primer árbol llegó al carpintero de armar, se convirtió en un simple pesebre para los animales. Lo colocaron en un establo y lo llenaron de heno.
Esto no era en absoluto la respuesta a su plegaria.
El segundo árbol que soñaba con llevar reyes por los mares se convirtió en una barca de pescadores. Desaparecieron sus antiguos sueños de grandeza.
El tercer árbol fue cortado en largos pedazos de madera y abandonado en un rincón…
Pasaron los años y los árboles olvidaron sus antiguos sueños…
Un buen día, un hombre y una mujer entraron en el establo. La joven mujer dio a luz a un bebé y la pareja lo puso en el pesebre que se había fabricado con la madera del primer árbol.
El hombre hubiera querido ofrecerle una cuna al bebé, pero este pesebre lo había hecho. Entonces el árbol comprendió la importancia del acontecimiento que estaba viviendo, y supo que en él se encontraba el tesoro más precioso de toda la eternidad.
Muchos años después, un grupo de hombres subió a la barca fabricada con la madera del segundo árbol; uno de ellos estaba cansado y se durmió. Una tempestad terrible ocurrió, y el árbol temió no ser bastante fuerte para mantener a toda su tripulación a salvo. Los hombres le despertaron al que estaba durmiendo; éste se levantó y dijo:
«¡Paz!»
Y la tempestad terminó. En aquel momento, el árbol supo que había llevado al Rey del mundo.
Por fin, alguien se fue a coger el tercer árbol olvidado en un rincón; fue llevado por las calles, y la muchedumbre insultaba al hombre que lo transportaba.
Ese hombre fue clavado sobre los pedazos de madera formando una cruz, y murió en la cumbre de la colina.
Cuando llegó el domingo, el árbol se dio cuenta de que había sido lo bastante fuerte como para hallarse en la cumbre de la colina y estar lo más cerca posible a Dios, ya que Jesucristo había sido crucificado en su madera.
Cada uno de los tres árboles obtuvo lo que soñaba, pero de manera diferente de lo que imaginaba. Nunca sabemos con certeza cuáles son los proyectos que Dios guarda para nosotros. Sólo sabemos que Sus caminos no son los nuestros, pero que siempre son los mejores si le damos confianza.
Fuente: diaporama Il était une fois trois arbres, de Marcel Tramblay y Diane Turcotte
Le 3 mai 2016, Jeanne Larghero est intervenue à l’Appart’ sur le sujet de l’affectivité et de la sexualité. Loin d’être taboue dans l’Église, cette question a été traitée avec bienveillance et l’intervenante nous a montré combien le regard de Dieu sur notre corps est beau.
Que dit l’Église sur la question de la sexualité ? Le mardi 3 mai 2016, Jeanne Larghero a donné une conférence aux étudiants qui fréquentent l’aumônerie de Cergy-Pontoise. La thématique était : « Mon corps sous le regard de Dieu ». Philosophe, écrivain et formatrice en éducation affective et sexuelle, l’intervenante a publié un ouvrage intitulé Quand la philosophie se mêle de sexe (Desclée De Brouwer, 2014). Dans un monde où la question affective est omniprésente, cet éclairage sur le point de vue de l’Église a beaucoup interpellé l’auditoire.
En effet, la sexualité est un sujet duquel on parle énormément, mais sur lequel il est difficile d’avoir un discours juste et adéquat. Jeanne Larghero nous rappelle que Dieu, notre Créateur, s’intéresse à notre corps. Il n’est pas indifférent au fait qu’on ait un corps d’homme ou de femme. Il nous regarde et nous dit : « Quel homme bien ! » « Quelle fille super ! » Et plus encore : Dieu a des sentiments pour nous !
En outre, notre corps sexué est appelé à la vie éternelle. Au jour de la résurrection, nous verrons Dieu dans notre propre chair, après l’avoir recherché pendant toute notre existence terrestre.
Quand on lit le livre de la Genèse, le Seigneur crée l’homme « mâle et femelle », si l’on traduit littéralement. C’est le premier récit de l’histoire où est affirmé que l’homme et la femme ont la même origine et la même dignité. Avant d’évoquer Adam et Ève, ce récit traite de la création des animaux et de leur reproduction, mais sans aborder directement la question de la sexualité. En effet, ce n’est pas aux bêtes que Dieu dit : « Soyez féconds et multipliez-vous » (Gn 1, 22). En revanche, ce n’est qu’au moment de créer une réalité à son image que le Seigneur donne existence au couple humain doté de sexualité et de fécondité. « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme » (Gn 1, 27). En d’autres termes, la sexualité humaine n’a rien à voir avec la sexualité animale, car elle reflète la gloire de Dieu. Par ailleurs, je ne peux pas séparer la façon dont je vis ma sexualité du regard que je pose sur l’homme ou sur la femme que je suis. En effet, il n’y a rien de plus concret que ma masculinité ou ma féminité. Si je suis un homme, plus le regard que je pose sur les femmes est beau, plus mon regard sur ma propre masculinité sera beau.
Voulu par Dieu, notre corps sert à la relation ; il est entièrement fait pour entrer en relation avec l’autre. Il n’est pas différent de moi. En effet, on n’« a » pas un corps, mais on « est » un corps. Quand quelqu’un me dit « je t’aime », il ou elle aime mon corps. La relation sexuelle est la forme accomplie de la relation amoureuse ; c’est pourquoi l’Église demande qu’elle ne soit pas vécue à la légère, mais qu’elle implique un réel engagement d’amour.
Si le corps de l’homme produit sans cesse des spermatozoïdes, celui de la femme n’est fertile qu’une dizaine de jours par cycle. Cela signifie que la sexualité humaine n’est pas le lieu de l’instinct et de la reproduction, contrairement à ce qui se passe chez les animaux. Elle est quelque chose de profond, de sacré.
Lorsque l’acte sexuel engendre un être humain, on crée du « pour toujours », on donne la vie à un être appelé à l’éternité.
Après la conférence, certains étudiants ont posé des questions sur ce qui est permis et interdit par l’Église en matière de morale sexuelle. L’intervenante a répondu que moraliser n’a pas de sens en soi, mais que l’amour et la sexualité doivent se vivre dans la vérité, en voulant réellement le bien de l’autre et en se donnant pleinement. C’est la définition même du mariage.
La soirée s’est terminée par des débats entre les étudiants, sur cette belle question qui préoccupe tout un chacun.