Dialogue absurde pour progresser dans une langue

Apprendre une langue par l’absurde, c’est possible !

Vous voulez apprendre une langue ? Vous voulez progresser en anglais, en espagnol ou en allemand ? De nombreuses méthodes ont fait leurs preuves…

Entre autres, je vous conseille de réemployer le vocabulaire que vous apprenez. Cela vous permettra de le retenir durablement. Concrètement, il s’agit d’écrire des textes ou des phrases avec ces mots nouveaux. Mais quand ces termes n’ont rien à voir les uns avec les autres, ça peut donner des textes complètement absurdes. Cet exercice littéraire vous permet d’apprendre en vous amusant.

Depuis quelques mois, j’apprends le breton grâce à une méthode qui me convient. J’ai donc rédigé un dialogue dans cette langue passionnante. J’ai juste utilisé les 400 mots que je connais pour le moment. Ce texte littéraire n’a ni queue ni tête. Je vous proposerai d’abord le dialogue en breton, puis sa traduction en français.

Étant encore un novice dans l’apprentissage de cette langue, je ne garantis pas que ce soit de la grande littérature. Ne vous attendez pas non plus à de la haute philosophie druidique… Ce sont juste de purs délires de linguiste ! Entre autres, il est possible que le texte en breton contienne des erreurs. Le but n’est pas d’enrichir la littérature en langue bretonne, mais de promouvoir cette langue tout en vous faisant passer un bon moment ! 😊

Dialogue absurde en breton

– Ac’h ! An amann en osteleri zo glas !

– N’eo ket amann ! Madigoù int…

– Madigoù int ?

– Evel just ! Int madigoù ar baraer gant laezh ha chistr !

– Ha pelec’h emañ ar levr ? Pell ar gador eo ?

– N’eo ket ! War an taol eo, e-kichen ar gador.

– Trugarez Mammig !

– N’on ket da mamm ! Da c’hoar on. An Itron El-Kalawi eo ma anv.

– N’ouzon ket piv out.

– N’ouzout ket ? Ul leue out !

– N’on ket ! Ma tad zo an Aotrou Diallo, ar maer, ha ma mamm zo ur skolaerez. Ha n’eo ket melen ma blev !

– Nann, avat ar bara orañjez zo ret. Keta ?

– Eo ! Hag ur gwele digor ivez !

– Ya ! Hag aez eo o chom en ti-kêr tomm-tomm !

– Ya ! Ha daez eo butuniñ ganin war ur vag yaouank…

– Trist eo, kentoc’h.

– Ya, trist eo… Sell ! Petra eo se ?

– Se zo kafe gant laezh, chokolad, chistr, gwin ruz ha butun…

– Mat-tre ! Yec’hed mat !

– Trugarez ! Piv eo ar sekretour ?

– Hemañ eo : ar den-mañ gant ar sac’h.

– N’eo ket ar person ?

– Nann. Ar person zo ar den-hont, hep leue. Mab ma mignonez eo.

– Piv eo da mignonez ?

– Ar plac’h-se eo. Homañ gant ar blev gwenn eo, ha medisinez eo.

– Mat-tre ! Ha pelec’h emañ ar mor ?

– Ahont, e-kichen Bro-Saoz, Iwerzhon, Euskadi, Bro-C’hall ha Kembre…

– …hag emaint e-kichen ma liorzh !

– Evel just ! Hag ar gazetenner ivez. Pell ar gazetenn int…

– Piv eo ar gazetenner ?

– Homañ eo ! Al leue-mañ eo ! Ar gwaz ar studierez eo !

– Piv eo ar studierez ?

– Honnezh eo ! Ar plac’h-se merc’h ar skolaer eo. Zo gwreg ar gazetenner. Zo c’hoazh yac’h.

– ‘Ta diskuizh eo ?

– Ya, met skuizh eo Tadig ! An dour fresk zo ret…

– Ha bras eo ar paotr-mañ…

– Petra zo ?

– Ar straed zo gwer avat ar sekretour zo kozh, hepken er gêr…

– Marteze… Koulskoude, ar vakansoù tostoc’h int… Prest out ?

– Prest on ! Peseurt lein emañ en daoulagad an amezeg ?

– N’ouzon ket ! Avat ar sukr emañ war an taol. Mat eo ar sport hag al labour ivez !

– Te out ur paour-kaezh !

– Ya, un tammig. Mar plij, deus amañ, ez eus an korn ha glav zo.

– Eo se an amzer brezhoneg…

– Tomatez, deuit ! Mat-tre eo dont ha saludiñ hep gouzout peseurt ospital zo fall !

– N’eus ket studier klañv en ospital-mañ ken d’ar sul…

– Hag er stal nevez ivez !

– Petra ?

– Omp studieren eus Bro-C’hall. Pe liv eo banniel Bro-C’hall ?

– Int glas, gwenn ha ruz bannieloù Bro-C’hall ha Bro-Saoz !

– Mat-tre ! Ha penaos zo al livioù en ti ?

– Evel ur banne hag evel ur pellgomzadenn…

– Diaes eo goulenn ur penestr serret digant da breur. Lavar din : piv o chom er stal-vutun ?

– Ma mignonez !

– Ha piv eo he kamarad ?

– Henhont, hag ar bananez brav ivez. Dit eo o arc’hant.

– Trugarez ! Bananez eo honhont ?

– Ya, met diaes eo o chom en ti-post ganeoc’h, gant ar sigaretennoù ha gant an all traoù…

– Ebet ki zo dit.

– Gortoz ! Te eo. Tomm out er korn hag er gêr !

– Ma ! Neuze mat eo bezañ echu hag ober bannieloù dindan an dour. Ac’h ! Piv eo hennezh ?

– Ma c’hoar eo ar studierez-se. Xun eo he anv. Koant eo ?

– N’eo ket ! Setu unan all salud !

– N’eo ket yen ar salud-mañ dirak da breur. Eus pelec’h zo ?

– Eus a-dreñv hini ah zo kozh.

– Ar tud kozh oc’h c’hwi !

– Trugarez ! Pelec’h emañ ar pakad ? En ti ?

– Aes eo mont ganin ha gant ur gador tomm ha demata e Iwerzhon.

– A-walc’h ! Kenavo !

– Demat ! Mont a ra ? Alo adarre ! Salud c’hoazh !

– Ken arc’hoazh !

Traduction en français du dialogue absurde ci-avant

– Berk ! Le beurre est bleu dans le bistrot !

– Ce n’est pas du beurre ! Ce sont des bonbons…

– Ce sont des bonbons ?

– Bien sûr ! Ce sont les bonbons du boulanger avec du lait et du cidre !

– Et où se trouve le livre ? Est-il loin de la chaise ?

– Non ! Il est sur la table, à côté de la chaise.

– Merci maman !

– Je ne suis pas ta mère ! Je suis ta sœur. Mon nom est madame El-Kalawi.

– Je ne sais pas qui tu es.

– Tu ne sais pas ? Tu es un imbécile !

– Non, je n’en suis pas un ! Mon père est monsieur Diallo, le maire, et ma mère est une institutrice. Et je ne suis pas blond !

– Non, mais le pain orange est nécessaire. N’est-ce pas ?

– Si ! Et un lit ouvert également !

– Oui ! Et il est facile d’habiter dans une mairie très chaude !

– Oui ! Et il est difficile de fumer avec moi sur un jeune bateau…

– C’est triste, tu veux dire.

– Oui, c’est triste… Regarde ! Qu’est-ce que c’est ?

– C’est du café avec du lait, du chocolat, du cidre, du vin rouge et du tabac…

– Très bien ! Santé !

– Merci ! Qui est le secrétaire ?

– C’est lui : cet homme-ci, avec le sac.

– Ce n’est pas le curé ?

– Non. Le curé est cet homme, là-bas, qui n’a pas de veau avec lui. C’est le fils de mon amie.

– Qui est ton amie ?

– C’est cette fille. Celle-là, avec les cheveux blancs. Elle est médecin.

– Très bien ! Et où se trouve la mer ?

– Là-bas, à côté de l’Angleterre, de l’Irlande, du Pays Basque, de la France et du Pays de Galle…

– … et tout cela est à côté de mon jardin !

– Bien sûr ! Et le journaliste aussi. Tout cela est loin du journal…

– Qui est le journaliste ?

– C’est lui ! C’est cet imbécile-ci ! C’est le mari de l’étudiante !

– Qui est l’étudiante ?

– C’est cette fille-là ! C’est la fille de l’instituteur et la femme du journaliste. Elle est encore en bonne santé.

– Mais elle n’est pas fatiguée ?

– Non, mais papa l’est ! L’eau fraiche s’avère nécessaire…

– Et ce gars est grand…

– Qu’y a-t-il ?

– La rue est verte mais le secrétaire est vieux, seulement dans la maison…

– Peut-être… Pourtant, les vacances se sont approchées… Es-tu prêt ?

– Je suis prêt ! Quel petit-déjeuner se trouve dans les yeux du voisin ?

– Je ne sais pas ! Mais le sucre est sur la table. Le sport, c’est bien, et le travail aussi !

– Tu es une pauvre malheureuse !

– Oui, un peu. S’il te plaît, viens ici, il y a un coin et il pleut.

– C’est un temps breton…

– Venez, les tomates ! C’est très bien de venir et de saluer sans savoir quel hôpital est mauvais !

– Il n’y a plus d’étudiant malade dans cet hôpital le dimanche…

– Et dans le nouveau magasin non plus !

– Quoi ?

– Nous sommes des étudiants originaires de France. De quelle couleur est le drapeau français ?

– Les drapeaux français et anglais sont bleu, blanc et rouge !

– Très bien ! Et comment sont les couleurs à la maison ?

– Comme un coup à boire et comme un coup de fil…

– Il est difficile de demander une fenêtre fermée à ton frère. Dis-moi : qui habite dans le bureau de tabac ?

– Mon amie !

– Qui est son ami ?

– Celui qui est là-bas, et les belles bananes également. Leur argent t’appartient.

– Merci ! Ce sont des bananes ?

– Oui, mais il est difficile d’habiter dans le bureau de poste avec vous, avec les cigarettes et avec les autres choses…

– Aucun chien n’est à toi.

– Attends ! C’est toi. Tu es chaud dans le coin et dans la ville !

– Bien ! Alors il est bon d’être fini et de faire des drapeaux sous l’eau. Berk ! Qui est-ce ?

– Cette étudiante est ma sœur. Elle s’appelle Xun. Est-elle jolie ?

– Non ! Voici une autre salutation !

– Cette salutation-ci n’est pas froide devant ton frère. D’où est-il ?

– De derrière celui qui est vieux.

– C’est vous, les vieux !

– Merci ! Où est le paquet ? À la maison ?

– Il est facile de partir avec toi ainsi qu’avec une chaise chaude et de dire bonjour à l’Irlande.

– Assez ! Au revoir !

– Bonjour ! Ça va ? Allô à nouveau ! Salut encore !

– À demain !

Et voilà pour l’exercice de style de fin août ! Ce dialogue absurde vous a donné envie d’apprendre le breton ? Je vous recommande de prendre des cours avec un professeur ou d’utiliser la méthode ASSIMIL.

À bientôt sur mon blog pour de nouvelles trouvailles en littérature linguistique !

Jean O’Creisren


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¿Por qué soy fan de Ska-P?

¿Conocen a Ska-P? Es una banda de ska española oriunda del barrio popular de Vallecas, en Madrid. Si no les suena nada este grupo, pueden visitar su página web oficial.

Tuve la suerte de descubrir Ska-P cuando empecé a aprender el español. Tenía entonces 13 años. Un primo me dio a conocer su música y ésta me gustó. Al escuchar las canciones de Planeta Eskoria y El Vals del Obrero, me di cuenta rápidamente de que era algo para los rebeldes. Y eso, ¡claro que te gusta cuando eres un adolescente! Descubrí lo que era el anarquismo y me flipaba cantar “Legalización” para molestar a mis padres.

El Gato López en la carátula del álbum ¡¡Que corra la voz!!

Lo que también me gustaba era el Gato López. La mascota de la banda “es un gato obrero” que lleva una gorra verde, amarilla y roja, algunos piercings y una medalla anarquista. También fuma un porro. En el colegio, dibujé muchos Gatos Lópeces, sobre todo durante las clases de matemáticas. Aquí vienen los 2 mejores:

Éste lo dibujé para colocarlo de la pared del aula. Es un homenaje a Ska-P y a los 5 álbumes que habían producido entonces. Pero como no teníamos el derecho de poner símbolos políticos en el aula, reemplacé la medalla anarquista por una medalla “Peace and love”. Bueno, estamos de acuerdo de que no le corresponde para nada a este gato tan agresivo. ¡Ja! ¡Ja! ¡Ja!
Esta serie de parodias del Gato López tiene por objetivo imaginar qué tipo de gatos tendrían bandas de otros estilos de música. Bueno, es la visión de un adolescente que tiene más afición por unos géneros que por otros…

Pero, sobre todo, escuchar a Ska-P me hizo progresar muchísimo en español. Gracias a sus canciones pude aprender las palabrotas. En efecto, la primera letra que aprendí de memoria fue la de “A la mierda”. También pude memorizar mucho vocabulario sobre la política, mejorar en cuanto a la comprensión auditiva y a acento. No podría haber sido primero de clase en español desde el 2° de ESO hasta la diplomatura de Filología Hispánica sin la ayuda de Ska-P. Aún hoy, cuando traduzco un texto de francés a español, Ska-P me ayuda mucho. Si tengo alguna duda sobre una preposición u otra cosa, recuerdo que así lo dicen en tal canción que conozco de memoria.

Además, Ska-P tiene canciones cuyo ritmo es alegre y cuyo sonido me gusta, aunque la letra sea triste. Por ejemplo, el ritmo de “Un@ más” te da ganas de bailar, aunque la letra es muy pesimista. Así que, a veces, necesito escuchar a Ska-P para animarme: cuando conduzco bajo la lluvia, cuando limpio mi piso, cuando friego los platos, etc.

¿De qué tratan las canciones de Ska-P?

La gente conoce a Ska-P sobre todo por “Legalización”. Pero hay otras mucho más interesantes. Unas tratan de la condición obrera: “El Valso del Obrero”, “Naval Xixón”, “La fábrica”, etc. Los miembros de la banda provienen de las clases populares y conocen bien este tema.

Otras canciones hablan de política, criticando el capitalismo y el orden establecido. Es el caso de “¿Quiénes sois?” y de “Canto a la rebelión”. “Intifada” apoya al pueblo palestino sin antisemitismo ni islamismo alguno. A mí me gusta, aunque no pienso que la protesta violenta sea la solución. El ritmo de esta canción es muy rápido. Es un auténtico desafío bailar el rock con una chica en ella, y lo hice yo. 😉 Ska-P también denuncia el liberalismo que rige la Unión europea en “The Lobby Man”. Critica la monarquía española en “Jaque al rey”. Para un gabacho como yo, cabe notar “La Colmena”, en la cual se abarcan los disturbios de 2005 en los suburbios de mi país. En esta canción oímos al expresidente Nicolas Sarkozy y Ska-P canta en francés… con un acento español. Denunciar, denunciar… Pero ¡claro que el grupo también propone alternativas! “Marinaleda” promueve un municipio andaluz regido según el principio de autogestión. La banda muestra que el anarquismo no es una mera utopía, sino que se puede aplicar en la realidad.

Si el mensaje político es muy a menudo orientado, Ska-P también denuncia injusticias que cualquier ser humano debería denunciar. Por ejemplo, “Violencia Machista” es un grito de resistencia contra la violencia de género. “Alí el Magrebí” es un homenaje a los inmigrantes que nos llama a la solidaridad y a la lucha contra el racismo. Asimismo, “Niño Soldado” y “Los hijos bastardos de la globalización” defienden los derechos del niño. Por fin, “El Olvidado” nos llama a ayudar a los sin techos.

Ska-P también es sensible a la condición animal. “Insensibilidad” trata de las mascotas abandonadas por sus dueños. Del mismo modo, la banda se opone a las corridas de toros en “Abolición”, “Vergüenza” y “Wild Spain”.

Como banda anticapitalista, Ska-P critica la sociedad de consumo. “Consumo Gusto” es un buen ejemplo de ello. Pero el grupo habla de muchos otros temas: la censura, el medio ambiente, la pena de muerte y las violencias policiales, reivindicaciones feministas y LGBT+, la denuncia de la evasión fiscal, etc. Además, existen escasas canciones que no son reivindicativas. “No lo volveré a hacer más” es una de ellas. Trata de forma divertida del tema de la borrachera y de la resaca. Vi el videoclip con un amigo alcohólico que no habla español. Reaccionó con mucho humor y me dijo: “¡El tío del vídeo soy yo!” En el primer álbum de la banda salió “Como un rayo”. El ritmo festivo de esta canción me gusta particularmente. Aquí viene un vídeo con la letra. Haciendo clic en este enlace pueden ver ustedes un concierto de esta canción en 1995. Para los fans de Ska-P como yo, resulta emocionante ver los principios de la banda, cuando los miembros eran muy jóvenes y todavía estaban buscando su estilo…

Al mejorar mi nivel de español, me di cuenta de que la letra de las canciones de Ska-P tiene una calidad literaria muy interesante, con figuras retóricas y referencias culturales bien encontradas.

Los miembros de la banda Ska-P en 2018

¿Y respecto a la religión?

Como grupo anarquista, Ska-P critica mucho las religiones, sobre todo el catolicismo. A menudo, ponen palabras sexuales y escatológicas en las canciones que tratan de un tema religioso. Por ejemplo, en una canción se compara al Papa con una mosca de mierda.

Los que me conocen un poco saben que, en la vida real, soy un meapilas. Entonces, aunque soy fan de Ska-P, me niego a escuchar las canciones que no respetan a mi Dios y mis creencias. Sin embargo, a veces escucho “Crimen Solicitationis”. Esta canción acomete contra la Iglesia, pero por razones adecuadas. En efecto, hace hincapié en los abusos sexuales cometidos por unos sacerdotes. Soy católico, pero estos crímenes son muy graves y estoy totalmente de acuerdo con Ska-P a la hora de denunciarlos. No obstante, lo que dicen sobre Benedicto XVI no es adecuado ya que este papa fue justamente el que permitió luchar contra aquellas atrocidades.

Aunque Ska-P muestra hostilidad respecto al cristianismo, abundan las referencias religiosas en la letra de algunas canciones. Por ejemplo, en “Intifada”, cantan “¿Quién podía imaginar que David fuese Goliat?”, para decir que los israelíes intercambiaron su papel militar con los palestinos. En la Biblia, Goliat representa la fuerza armada del potente pueblo filisteo (“filisteo” dio su origen a la palabra “palestino”) y David es un niño frágil israelita que desafía a Goliat tirándole piedras. Hoy pasa lo contrario: el ejército israelí es muy poderoso y los oponentes civiles palestinos tiraron piedras a los soldados de Tsahal durante los conflictos llamados “intifadas”.

Hay otras más referencias a la Biblia, a la historia de la Iglesia, e incluso a otras religiones (como al islam en “Alí el Magrebí”). No obstante, habría que escribir otro artículo sobre este tema. Sea lo que sea, esto muestra que los miembros de Ska-P tienen un buen conocimiento de la religión católica, como muchos españoles. Para mí, es importante interesarse por la cultura religiosa. Luego, creer o no es otro asunto. Un@ está libre de tener la fe o no. Pero, para poder elegir, hay que conocer, saber en qué un@ cree o a qué un@ renuncia. Y si tu cultura religiosa te sirve para criticar la religión, tus argumentos tendrán mucho más peso que los de una persona que se considera atea, pero que, en realidad, no puede criticar bien por no conocer lo que rechaza.

En definitiva, Ska-P es una banda que me gusta muchísimo. Aunque no comparto todas sus ideas, aunque nunca tuve la oportunidad de verlos en concierto, considero que soy un gran fan de este grupo. Realmente merece la pena escuchar su buena música. Entonces, no duden en hacerlo, ¡¡hasta la victoria siempre!! 😉

Jean O’Creisren

Créditos de imagen: Ska-P y Jean O’Creisren


¿Te ha gustado este artículo? Puedes volver a leerlo en francés: Pourquoi suis-je fan de Ska-P ?


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¿Tú también eres fan de Ska-P?

Aquí viene la traducción al francés de las canciones siguientes:

«Alí el magrebí»

«No lo volveré a hacer más»

«The Lobby Man»

«El Olvidado»

«Niño Soldado»

«Patriotadas»

«Consumo gusto»

«Welcome to hell»