Coronavirus : quels bénéfices pouvons-nous tirer de la crise ?

Avec cette histoire de pandémie, tous les indicateurs semblent être au rouge :

  • De nombreuses personnes sont entre la vie et la mort
  • Les soignants sont débordés
  • Nous sommes tous assignés à résidence
  • Les personnes vivant seules risquent de déprimer
  • Les scolaires et étudiants sont pénalisés dans la poursuite de leur formation
  • Nous risquons tous de péter les plombs et de prendre du poids en restant enfermés à la maison
  • L’activité économique est paralysée
  • Certains secteurs sont au bord de la faillite
  • Le prix du baril s’effondre
  • Les cours de la Bourse chutent…

Bref, voilà ce qu’on appelle une crise ! Mais en fait, qu’est-ce qu’une crise ?

Pour rappel, ce blog s’appelle « Délires de linguiste ». Voici donc l’étymologie de ce terme :

« Crise » vient « du latin criticus, critique, du grec ancien kritikos, capable de discernement, de jugement, dérivé du verbe krinein, séparer, choisir, décider, discerner. »

Source : La Toupie.

Donc, d’après son étymologie, une crise est une opportunité pour discerner. En quoi cette épidémie de coronavirus peut-elle nous aider à poser de bons choix ?

Je vois 7 opportunités que nous offre cette crise. Ces réflexions sont le fruit de mon intuition. À l’heure où je vous écris, le confinement vient de commencer en France. Rien ne permet donc de savoir si ce que je pressens est vrai. Seul l’avenir dira si mon analyse était juste ou non. 😉

  1. Le confinement peut renforcer les liens dans les familles

Métro, boulot, dodo. Aujourd’hui, en France et dans le monde, le nombre de divorces ne cesse d’augmenter. Pourquoi ? Notamment parce que tout va très vite, les gens qui s’aiment n’ont plus le temps de se voir et de communiquer. Avec le confinement, les membres d’une même famille sont obligés de passer 24h/24 ensemble. C’est l’occasion de se redécouvrir, de se demander pardon, de passer du bon temps. Les parents peuvent jouer avec leurs jeunes enfants. Les adolescents voient leurs parents travailler. Cela leur permet de cerner davantage la réalité de leur vie d’adulte. Cela leur permet de mieux les connaître et les estimer. Cela peut faire mûrir les jeunes dans leur cheminement vers leur futur métier. Les uns et les autres peuvent communiquer, s’entraider, rire ensemble. La solidarité et la complicité peuvent se renforcer au sein des couples et des générations.

  • La limitation des déplacements peut freiner le réchauffement climatique

C’est prouvé, le coronavirus a permis de limiter les émissions de gaz à effet de serre en Chine. Avec le confinement, la fermeture des frontières et la limitation des déplacements, moins de CO2 sera émis. Et si le COVID-19 permettait de lutter fortement contre le réchauffement climatique ? Néanmoins, les gens sont davantage en ligne. Ils communiquent aussi beaucoup plus avec leur téléphone. Cela fait donc exploser l’usage des réseaux de télécommunication et d’Internet. Or ce phénomène implique une forte empreinte carbone

  • La fragilité de notre monde interdépendant peut nous inciter à penser une autre mondialisation

La Chine, atelier du monde, est paralysée. Et cela perturbe l’activité économique mondiale. Nous regrettons donc d’avoir délocalisé nos usines là-bas. Ne serait-ce pas l’occasion de relancer l’industrie à l’échelle locale ? Ne serait-ce pas l’occasion de redonner du travail aux personnes peu ou pas qualifiées ? Ne serait-ce pas l’occasion de favoriser les circuits courts ? Un autre monde est possible ! La mondialisation est une bonne chose ! Un linguiste ne vous dira jamais le contraire. Mais cette mondialisation doit être raisonnée au niveau social et environnemental. Le film Demain met en avant le monde que nous pouvons construire à l’occasion de cette crise.

  • L’effondrement de la Bourse peut nous inciter à sortir du capitalisme spéculatif

Comme l’explique si bien Pierre-Yves Gomez dans L’esprit malin du capitalisme, nous vivons tous dans la logique de Wall Street. Depuis les années 1970, la finance s’est peu à peu déconnectée de l’économie réelle. Blablacar, Airbnb, Leboncoin : nous sommes tous devenus des « microcapitalistes ». Et cela nous mène inévitablement vers une crise majeure. Le coronavirus pourrait très bien être le facteur déclenchant d’une nouvelle récession. En 2008, la crise des subprimes aurait pu nous permettre de discerner qu’il fallait sortir de cette logique spéculative. Mais l’élite financière nous a fait croire en la transition numérique. Des start-ups se sont montées. Nous avons parié au grand casino de la Bourse sur ces entreprises dont un grand nombre ne seront jamais rentables. L’élite a préféré sauver le système spéculatif pour éviter des émeutes. Mais aujourd’hui, qu’ont-ils à nous promettre ? N’est-ce pas à nous de parier qu’un autre système économique est possible ? N’est-ce pas à nous de remettre l’argent au service de l’économie réelle ? N’est-ce pas à nous d’établir un système qui place l’être humain au centre ? Le temps n’est-il pas venu de la jouer collectif ? Pourquoi ne pas penser l’entreprise de demain à travers le prisme de l’écologie humaine ?

  • Les liens de proximité se renforcent

Aujourd’hui, nous sommes nombreux à ne pas connaître nos voisins. Or en Italie, les gens font la fête ensemble depuis leur balcon. Dans plusieurs pays, à 20h, les gens applaudissent le personnel soignant depuis leur fenêtre. Le 19 janvier, des catholiques ont posé une bougie sur leur appui de fenêtre pour demander à saint Joseph d’intercéder pour stopper l’épidémie. La même action sera effectuée à l’occasion de la fête de l’Annonciation, le 25 mars. À 19h30, nous sommes tous invités à prier la Vierge Marie pour arrêter la propagation du COVID-19. Les cloches des églises sonneront à ce moment-là. Autant d’actions qui nous rapprochent de nos voisins, malgré le confinement. Peut-être même que les personnes isolées seront plus en lien avec leur entourage… 😊

  • L’immigration illégale peut être réduite

En tant que linguiste, je suis ouvert à la différence. J’ai de nombreux amis originaires de différents pays. Mais quand des mafias exploitent des migrants en les faisant rêver d’Europe, je ne cautionne absolument pas. Combien de noyés dans le grand cimetière méditerranéen ? Combien de femmes forcées à se prostituer ? Combien de sans-papiers qui s’entassent dans les bidonvilles ? Peut-être que le coronavirus va dissuader toutes ces personnes de prendre la mer. Peut-être les forces vives des pays africains vont-elles pouvoir rester au Bled et participer au développement de leurs peuples. Cela reste à nuancer, car ces États autocratiques sont minés par la corruption. Les jeunes émigrent avant tout par manque d’avenir là où le soleil brille. Du moins, quand ce n’est pas la guerre qui les pousse à prendre la route, d’une manière on ne peut plus légitime… Mais si la crise permet de changer le monde en profondeur, peut-être ces pays deviendront-ils plus vivables !

  • Les relations amicales peuvent s’assainir

Le confinement nous empêche de voir nos amis. Nous ne pouvons pas non plus aller en boîte. Nous ne pouvons pas choper. Peut-être même que le marché de la prostitution va s’effondrer puisque les clients auront peur d’attraper le coronavirus. Cela fera des vacances à ces très nombreuses femmes qui vivent un enfer qu’elles n’ont pas choisi… En effet, les mesures sanitaires et la peur d’être contaminés empêchent le contact physique avec autrui. En revanche, nous pouvons appeler nos proches. Nous communiquons avec les personnes qui comptent réellement pour nous. A contrario, nous n’avons pas l’occasion de faire n’importe quoi avec des personnes dont nous n’avons strictement rien à faire. Le confinement nous incite à rester vrais. Nous cultivons des amitiés authentiques et évitons des relations corporelles malsaines. En ne touchant pas nos ami(e)s, nous pouvons éviter des ambiguïtés. Cela peut permettre d’assainir ce qui doit rester de l’amitié. Mais cela peut également assainir ce qui doit évoluer vers de l’amour. En revenant à l’essentiel, en appelant celles et ceux qui nous sont vraiment proches, nous apprenons à mieux nous connaître dans une relation chaste. Et c’est un très bon départ pour aller plus loin lorsque c’est une bonne idée… 😉

Voilà mon analyse sur la crise qui commence. Bien sûr, pleurons les morts et luttons contre l’épidémie ! Mais saisissons aussi les opportunités que nous offrent le coronavirus et le confinement ! Profitons-en pour discerner intelligemment ! Osons critiquer les travers de notre monde pour construire une société plus humaine et plus juste !

Pour terminer, je vous propose une petite vidéo :

Jean O’Creisren

Crédits image : https://fr.freepik.com/photos-gratuite/placez-ligne-blocs-bois-equipe-affaires-resolvent-probleme_1202136.htm#page=2&query=crisis&position=45



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Faut-il privatiser les aéroports de Paris ?

Chers compatriotes,

Comme vous les savez, le gouvernement veut privatiser les aéroports de Paris. Faut-il accepter cette mesure ?

À mon sens, non. L’État est déjà surendetté, et ce serait le priver d’une manne financière dont il a besoin (173 millions d’euros par an). Par ailleurs, céder à des investisseurs privés l’accès à notre territoire national peut nuire à notre souveraineté.

En effet, ces entreprises privatisées sont aussitôt rachetées par ceux qui disposent de gros moyens financiers. Ils n’ont pas nécessairement les mêmes intérêts que le peuple français. Ce sont par exemple des fonds de pension qui cherchent à maximiser les profits au détriment des utilisateurs, des salariés et de l’environnement.

248 parlementaires de gauche et de droite se sont unis pour lancer un référendum d’initiative partagée. Si vous le souhaitez, vous pouvez signer pour que ce projet de loi soit soumis au suffrage universel.

Pour signer cette pétition, il faut jouir du droit de vote et être inscrit sur les listes électorales.

Il faut 4,7 millions de signatures d’ici mi-mars pour valider le référendum. Nous en sommes encore loin !

Cette demande officielle est une véritable occasion de nous engager pour notre pays, de manière simple, légale, constitutionnelle et concrète. Ainsi, nous pourrons au moins obtenir un débat sur les dispositions prises par ceux qui nous gouvernent.

Envie de signer ? Cliquez sur ce lien !

Jean O’Creisren

Crédit image : https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/avion-commercial_4564760.htm


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« The Lobby Man » de Ska-P (paroles en français)

Remarque préalable sur la traduction :

Avant de vous donner la traduction de la chanson, il convient de relever un point clé des paroles. Celles-ci sont basées sur un jeu de mot entre lobby et lobo. Lobo signifie « loup » en espagnol, d’où la métaphore filée qui traverse la chanson. Les lobbies sont donc comparés à des loups-garous qui utilisent leur pouvoir au Parlement européen pour égorger les honnêtes citoyens. Remarque : en espagnol, « loup-garou » se dit hombre lobo (littéralement « homme-loup »), ce qui n’est pas sans rappeler l’anglais lobby man.

Vous aussi, vous êtes fan de Ska-P ? Voici ma traduction en français des paroles de « The Lobby Man » (Game over – 2018) :

THE LOBBY MAN, la pleine lune s’est déjà levée
THE LOBBY MAN, griffes et dents déjà aiguisées
THE LOBBY MAN, astucieux, rapide et féroce
THE LOBBY MAN, parmi les ombres du pouvoir s’est transformé

Attentif à la proie, sautant directement à la jugulaire
Il sait qu’il ne peut pas échouer
(Il sait qu’il ne peut pas échouer)
Camouflé comme informateur
Ses dents mordront, elles te mordront
Sa mission : interférer, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Il maîtrise comme personne l’art de la persuasion
C’est un expert en corruption
(C’est un expert en corruption)
Pour le lobby, ta misère et ta voix n’ont pas d’importance
C’est un prédateur
Tueur à la solde des grandes entreprises, c’est LOBBY MAN

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun
Servitude du pouvoir

Ouh ouhhhh THE LOBBY, THE LOBBY
Ouh ouhhhh THE LOBBY MAN

Moi, serf de mon seigneur, c’est facile à comprendre
J’ai le pouvoir politique prosterné à mes pieds
Je suis le négociateur, je ne ressens pas de compassion
Je ne distingue pas le bien du mal

Pourquoi permettez-vous la pression
De ces groupes d’extorsion ?
Vous mettez le loup dans la bergerie
Pour qu’il puisse égorger
Vous vous laissez soumettre, vous légiférez par intérêt
En rien pour le bien commun

Le lobby énergétique, c’est la mort au niveau mondial
Ils exploiteront la terre et nous ferons exploser
Le lobby financier n’est jamais rassasié
Les grandes sociétés, une escroquerie légale

Le lobby des armes est le plus criminel
La guerre est un business qui déteste la paix
Le lobby sanitaire ne veut pas nous guérir
La chronicité est beaucoup plus rentable

THE LOBBY MAN, des restes de sang a léché
THE LOBBY MAN, dans la pénombre a disparu
THE LOBBY MAN, un sourire a révélé
THE LOBBY MAN, la politique est sa pute de luxe.

Traduction : Jean O’Creisren, avec l’autorisation du groupe Ska-P


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Limitation à 80 : bonne ou mauvaise idée ?

Il y a bientôt un an, la limitation de vitesse est passée de 90 à 80 km/h sur de nombreuses routes de France. Était-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

Sur internet, il est impossible de trouver une étude sur les résultats de cette mesure.

L’objectif était d’améliorer la sécurité routière et de limiter les émissions de CO2. Qu’en est-il ?

Parcourant beaucoup de kilomètres pour des raisons professionnelles, je remarque que de nombreuses personnes ne respectent pas ces limitations. Lorsque je roule à 80 km/h, je me fais souvent dépasser par les véhicules qui me suivent, même lorsque le temps est pluvieux.

Un ami chauffeur de taxi remarque lui aussi une augmentation de mauvais comportements depuis un an :

  • dépassements dangereux
  • conducteurs énervés qui vous collent derrière
  • refus de priorité
  • etc.

Faut-il repasser à 90 pour autant ? Pas si sûr…

En effet, en ce qui concerne les émissions de CO2, le bilan est peut-être plus positif. D’après le site www.ecoconduite.org, « sur un parcours de 20 km, la différence de temps est de 1 minute et 40 secondes en conduisant à 90 km/h au lieu de 80 km/h… Par contre, dans ce même laps de temps et suivant la motorisation du véhicule, l’économie de carburant est de 2 à 5 %. Outre l’avantage économique de réduire la vitesse, il s’avère que conduire moins vite permet de prévenir beaucoup plus d’accidents (ainsi que les dommages possibles) : la distance de freinage est plus courte de 10 m à 80 km/h qu’à 90 km/h. »

Conduire à 80 est donc bénéfique à la fois pour l’environnement et pour la sécurité routière, du moins si on joue le jeu…

Pourquoi pratiquer l’écoconduite ?

En ce qui me concerne, j’essaie d’avoir une certaine conscience écologique. Mais malheureusement, mon travail m’oblige à beaucoup me déplacer en voiture. Alors comment rouler tout en limitant mon empreinte carbone ?

Vous trouverez quelques règles simples d’écoconduite sur ce lien.

De mon côté, voici ce que j’applique pour moins polluer :

  1. Je ne prends la voiture que lorsque c’est nécessaire. Si un endroit est accessible à pied ou à vélo, je ne brûle pas de gazole inutilement. Un peu de sport ne fait jamais de mal, c’est écolo et c’est gratuit !
  2. Quand je conduis, j’anticipe les feux et les ronds-points pour utiliser le frein moteur. Je ne freine pas comme un bourrin mais je rétrograde au moins sur 500 mètres (900 dans l’idéal). Lorsque moins d’1,5 km séparent deux ronds-points, je ne monte pas à 80 mais je reste à 60. Le GPS est très utile pour pouvoir anticiper…
  3. J’entretiens régulièrement mon véhicule (vidange tous les 15 000 km, contrôle des pneus tous les mois, etc.).
  4. J’utilise du carburant légèrement plus cher mais moins polluant. Il y a par exemple le diesel Excellium dans les stations Total ou l’Ultimate Diesel de BP. Rassurez-vous, je n’ai pas d’actions chez l’un ou l’autre de ces groupes pétroliers ! Je ne dis pas ça pour leur faire de la pub et il y a d’autres carburant de ce type qui sont tout aussi performants. Mais a priori, on peut faire 100 km de plus avec un plein de ce genre de gazole. À une dizaine de centimes de plus par litre, vous êtes largement gagnants ! D’autant plus que ces carburants sont meilleurs pour le moteur et votre voiture ira moins souvent au garage…
  5. Si je dois accélérer, je le fais de préférence en descente qu’en montée. Souvent, les villages sont dans des cuvettes. Je reste donc à 60 km/h tant que ça monte, puis quand ça redescend, j’accélère jusqu’à 80, sachant que le poids de la voiture m’évite de trop appuyer sur le champignon.
  6. Lorsque j’accélère, je le fais rapidement, en passant les vitesses à bas régime.
  7. J’évite de mettre la radio, les essuie-glaces et phares quand ce n’est pas nécessaire.
  8. Quand je ne suis pas pressé, je ne roule pas à 80, mais à 60 km/h. En effet, à partir de 70 km/h, un véhicule déplace deux fois plus d’air, donc consomme beaucoup plus. Mais rassurez-vous, je ne roule à cette vitesse que s’il n’y a personne derrière moi ou que si ceux qui me suivent ont la possibilité de doubler ! 😉
  9. Enfin, j’évite de mettre la climatisation, qui pollue énormément. Quand il fait très chaud, j’ouvre la fenêtre en-dessous de 70 km/h. Jusqu’à cette vitesse, ça pollue moins que la clim’. Mais au-delà, comme on déplace deux fois plus d’air, la fenêtre ouverte freine beaucoup plus le véhicule, qui consomme davantage. C’est uniquement dans ce cas que j’utilise l’air conditionné.

Vous me direz : c’est bien beau, tous ces efforts. Mais pour quel résultat ?

J’ai calculé les économies de carburant que j’ai fait de cette façon. Ma voiture consomme normalement 6 litres aux 100. Avec tous ces attitudes, je consomme autour de 4,8 litres. Cela fait donc une économie d’environ 20 % !

Pour résumer, nous n’avons pas de résultats fiables sur la limitation à 80. Mais si vous pratiquez l’écoconduite, l’environnement et votre portefeuille se porteront mieux ! 😊


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Pour une écologie à visage humain

Aujourd’hui, on nous parle sans cesse d’écologie : recyclage, énergies renouvelables, croissance verte (voire décroissance), agriculture biologique, biocarburants, agriculture écologiquement intensive, permaculture…

Et l’humain dans tout ça ?

En effet, tandis que certains mouvements écologistes affichent un certain mépris pour l’être humain, la plupart n’en sont heureusement pas là ! L’écologie dite « intégrale » considère que l’on peut prendre soin à la fois de l’environnement (écologie environnementale) et de tous les êtres humains (écologie humaine). Tout est lié !

C’est dans cette optique qu’a été fondé, en 2013, le Courant pour une écologie humaine (CEH). Ouverte à toute personne de bonne volonté, cette association reconnue d’utilité publique souhaite changer la société par une révolution de la bienveillance. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à visiter leur site officiel.

Le week-end des 24-25 mars 2018, j’ai eu la chance de participer à la rencontre nationale du CEH à Paris. Suite à la conférence de l’économiste Pierre-Yves Gomez sur l’individualisme intégral, j’ai participé à un atelier sur le sujet avec deux autres personnes. Avec l’accord de ces dernières, je vous fais part de notre contribution, qui pourraient presque faire l’objet d’un programme politique. N’hésitez pas à commenter…

Quelles sont les traces mortifères d’individualisme intégral dans notre quotidien ?

1.      Relations entre les personnes :

–          Incivilités au volant et conduite dangereuse, notamment en région parisienne.
–          Incivilités dans les transports en commun (par exemple, le fait de ne pas remercier quelqu’un qui nous laisse gentiment sa place).
–          Fait de ne pas dire bonjour à la caissière lorsque l’on fait ses courses.
–          Conversations privées dans les open-spaces ou dans les transports en commun, qui font que nous nous affirmons en tant qu’individus sans penser aux autres.
–          Fumeurs qui prennent des pauses cigarette longues et régulières, travaillant donc moins que leurs collègues non-fumeurs tout en s’abîmant la santé.
–          Mentalité qui consiste à « ne pas se mêler des problèmes d’autrui », quitte à ne pas intervenir pour défendre les personnes en danger et à ne pas corriger fraternellement la personne qui en aurait besoin (incivilités dans le métro, indifférence face aux problèmes d’addiction, refus de dénoncer les violences au sein des familles de nos voisins, le harcèlement au travail, etc.).
–          Refus de s’arrêter pour discuter avec les mendiants ou les personnes touchées par l’alcoolisme (on peut très bien discuter avec eux sans leur donner d’argent).
–          Indifférence envers les sans-abris, les Roms, les personnes âgées, malades, seules et/ou handicapées, ou encore envers les migrants.

2.      Nouvelles technologies :

–          Addiction aux écrans, comme le fait que chacun soit accroché à son Smartphone dans les transports en commun ou passe sa journée seul devant son ordinateur.
–          Caisses automatiques et automates à la gare, qui font disparaître le travail d’êtres humains, en plus d’exclure certaines personnes (personnes âgées qui ne maîtrisent pas les nouvelles technologies et personnes seules qui ont besoin de contact humain lorsqu’elles font leurs courses).
–          Publicités toxiques (pornographie ou autres produits utilisant des images dégradantes pour les femmes, sites de rencontre néfastes comme Gleeden, etc.) qui peuvent nous êtres proposées en fonction de notre historique de navigation.
–          Fascination pour les gadgets sans se rendre compte qu’ils sont fabriqués à partir de minerais volés aux Africains dans des conditions qui ne respectent ni les droits de l’homme ni l’environnement.

3.      Au niveau environnemental :

–          Emballages individuels pour les produits que l’on achète dans les supermarchés (yaourts, par exemple).
–          Journaux gratuits, qui proposent une information de piètre qualité accessible à tous tout en faisant mourir la presse papier payante, puis sont abandonnés dans le métro ou ailleurs, créant un nombre important de déchets qui ne sont pas nécessairement recyclés.
–          Personnes qui voyagent seules dans leur voiture alors qu’elles pourraient faire du covoiturage ou prendre les transports en commun.
–          Fait de laisser traîner par terre ses déchets (canettes de bière, mégots ou autres).
–          Vacances prises à l’autre bout du monde pour une semaine, là où l’on pourrait soit y aller pour une période plus longue et se rendre utile (en voyage humanitaire, par exemple) soit voyager plus près de chez soi.
–          Indifférence du monde politique par rapport à l’environnement.
–          Individualisme involontaire par manque de sensibilisation.

Comment remédier à ces tendances mortifères ?

1.      Sur les relations entre les personnes :

–          Mettre en place des spectacles et animations dans le métro (notamment des concerts qui parleraient à tout type de public).
–          Proposer des accueils café gratuits (café de qualité et si possible issu du commerce équitable) dans les stations de métro à destination de tous (du cadre au SDF) et à l’initiative d’associations qui informeraient sur leurs actions. 
–          Installer des pianos dans les stations de métro, comme cela se fait déjà dans de nombreuses gares.
–          Lutter contre le tabagisme en augmentant drastiquement les taxes sur les paquets de cigarette et de tabac dans toute l’Union européenne.
–          Inciter au tourisme familial, avec des aides à la location de gîtes à la campagne.
–          Promouvoir le tourisme solidaire, tels que le pratiquent des associations comme Coup de pouce humanitaire.
–          Sensibiliser sur le fait que nous sommes tous responsables les uns des autres et qu’il faut intervenir en cas de situation injuste.
–          Obliger les ressources humaines à protéger les salariés harcelés par leurs collègues.

2.      Sur les nouvelles technologies :

–          Informer le public, notamment les parents, sur l’effet des ondes sur le cerveau (via des émissions télévisées et les associations de consommateurs).
–          Confisquer les téléphones à l’entrée des écoles, des collèges et des lycées.
–          Sensibiliser les familles à l’importance des temps conviviaux sans écrans, notamment pour le bon développement des enfants (promenades en forêt, jeux de société, dîners au coin du feu, etc.).
–          Interdire les publicités toxiques et mieux réglementer les cookies.
–          Supprimer les caisses et guichets automatiques pour pouvoir créer du lien et de l’emploi, ou les boycotter à notre échelle.

3.      Sur les questions environnementales :

–          Règlement européen obligeant à mettre sur chaque produit en vente l’origine de tous les composants ainsi que l’empreinte carbone.
–          Placer des poubelles de tri sélectif dans le métro.
–          Supprimer les journaux gratuits.
–          Pour éviter les déchets issus des emballages individuels, revenir à la consigne, aux emballages collectifs, au vrac…
–          Mener une politique de tolérance zéro en matière d’incivilités et notamment de déchets jetés par terre : amende même pour un mégot ou pour un chewing-gum.
–          Promouvoir le tourisme vert en interdisant le tourisme discount, par des taxes au niveau européen envers les compagnies aériennes, notamment low-cost. Cela permettrait de subventionner le transport ferroviaire, afin que celui-ci soit toujours moins cher pour un même trajet que l’avion.
–          Interdire les voitures individuelles à Paris (Anne Hidalgo sera contente !).

Christine, Nicolas et Jean

      Lors d’un autre atelier, j’ai rédigé avec une autre personne un poème sur notre expérience respective par rapport au CEH. Comme nous n’avions que 45 minutes pour réaliser cet exercice d’écriture, nous n’avons pas été très rigoureux sur le nombre de pieds. Mais nous avons fait attention aux rimes. Voici notre contribution, que je publie également avec l’accord de cette personne :

Retour d’expérience sur le Courant pour une écologie humaine

Le Courant vous êtes au courant ?
– Par une conférence j’en ai eu vent.
– Moi j’étais aux assises,
Et ils ne disaient pas que des bêtises…

Je me disais que l’écologie était un truc de gauchos
Et l’anthropologie un truc de cathos,
Mais le Courant m’a montré que tout est lié :
Entre écologie et bioéthique pas d’incompatibilité !

Le tout n’est pas de cogiter :
Agissons concrètement pour l’humanité !
Afin de cohabiter dans notre commune maison,
Invitons tous les hommes à franchir notre paillasson…

À l’image de nos co-initiateurs,
Ouvrons-nous à ceux qui vivent à l’extérieur,
Aux périphéries, dans la rue, et même à ceux qui viennent d’ailleurs !
Comme eux, nous avons des limites et l’accepter est un vrai bonheur !

On peut se multiplier en décroissant,
On peut s’ancrer dans son identité tout en aidant les migrants.
Nature et humanité :
Tout est lié !


Axelle et Jean

Crédits image : Courant pour une écologie humaine.

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Que peuvent nous apporter les personnes en situation de handicap ?

Quel regard portons-nous sur les personnes handicapées ? Voyons-nous d’abord la personne ou d’abord le handicap ? Aujourd’hui, je vous parlerai particulièrement du handicap mental. Qu’elles soient porteuses de cette maladie génétique ou d’une autre difficulté, les personnes en situation de handicap mental peuvent parfois nous étonner, voire nous déranger. Pourtant, elles peuvent aussi beaucoup nous apporter. Je vais vous parler de l’expérience que j’ai vécue avec certaines d’entre elles via une association quand j’étais étudiant.

Suite à une proposition de l’aumônerie, j’ai pris contact avec l’équipe Foi et Lumière de la paroisse. En effet, le thème de l’année 2014-2015 était la fragilité. Dans ce cadre, il leur était proposé d’entrer en relation avec des personnes handicapées. 

Personnellement, j’avais envie de vivre cette expérience dans un but complètement utilitaire. En effet, il se trouve que j’écris des nouvelles et des contes. Je voulais y faire intervenir des personnages porteurs de handicap. Mais lorsqu’on écrit sur un tel sujet, il faut que ce soit basé sur du concret, sur du vécu. 

C’était donc ma motivation initiale pour y aller, mais j’avais tout de même un peu peur. La proposition nous avait été faite en septembre 2014. Mais ce n’est qu’en janvier 2015 que je me suis décidé à contacter la communauté Foi et Lumière. La première personne handicapée que j’ai croisée dans ce cadre est Patricia. Je n’étais pas très à l’aise au début, et la première chose qu’elle m’a dit a été : « T’as fini ? » Bonjour l’accueil ! Mais je me suis vite rendu compte que Patricia dit ça tout le temps et à tout le monde.

Cette première journée avec Foi et Lumière m’a fait beaucoup de bien. C’était un moment où je n’avais pas trop le moral. Deux communautés étaient réunies et nous étions très nombreux. Ce qui m’a d’abord frappé à la messe, c’est que, parmi les personnes porteuses de handicap, certaines sont très belles. J’ai aussi été marqué par une atmosphère remplie d’allégresse. Les personnes handicapées sont très joyeuses et ont un bel humour. Bref, j’étais venu avec le moral dans les chaussettes, et je suis reparti tout gonflé. En effet, on arrive avec nos fragilités, qui sont cachées, mais qui font mal. Et ces personnes qui ont la simplicité de ne pas cacher les leurs nous aident à relativiser. Comment peux-tu être malheureux quand tu vois rire des personnes qui auraient bien plus de raisons que toi de pleurnicher ?

Et à chaque rencontre Foi et Lumière, ça me faisait un bien fou ! Je me souviens également d’une fois où mon moral était au plus bas. Bon, rassurez-vous, ça ne m’arrive pas tous les jours non plus ! 😉 Bref, ce jour-là, je suis allé à la messe du Jeudi saint. J’y suis allé tout seul avec mes problèmes. J’étais en retard, ou juste à l’heure, je ne me souviens plus. En tout cas, l’église était pleine à craquer. J’ai tout de même pu trouver une place au fond. Sur la même rangée, un peu plus loin, il y avait Patricia avec sa maman. Quand Patricia m’a vu, elle m’a fait un grand sourire, et ça m’a remis du baume au cœur. Ça m’a vraiment remonté le moral et ça m’a aidé à oublier mes problèmes pendant un certain temps. 

Pour conclure sur cette expérience, il ne faut pas hésiter à vivre cette rencontre avec les personnes handicapées. Certaines d’entre elles peuvent nous paraître un peu déstabilisantes au début. Mais elles ont toutes un grand cœur et elles font énormément de bien autour d’elles. En tout cas, moi, elles m’ont transformé !

*
*       *

Comme je l’ai mentionné au début de ce témoignage, j’ai décidé de vivre cette expérience pour pouvoir écrire un conte. J’ai maintenant terminé la rédaction de ce récit et je suis à la recherche d’un éditeur pour le faire publier avec d’autres textes. Vous trouverez ci-dessous le passage où interviennent des personnes en situation de handicap mental. 


Pour situer cet extrait dans son contexte, le conte s’intitule « Mémoires d’un chapelet ». Eh oui, encore un truc de cathos (lol) ! Dans ce récit, j’ai imaginé un chapelet qui raconte sa vie. Si cela peut paraître rasoir au premier abord, cette vie est passionnante, puisqu’elle commence en 1980 à Lourdes, à la fin de la guerre froide, et s’étend jusqu’à aujourd’hui. Pendant ce temps, le chapelet ne cesse de changer de propriétaire et fait le tour du monde. Il vit donc différents événements historiques qui ont marqué les pays visités ainsi que les joies et les peines des personnes qui l’utilisent pour prier.


Dans le passage que je vous propose ci-dessous, le chapelet revient d’Espagne, où un séminariste nigérian l’a donné à Marta, une jeune Mexicaine trisomique. En effet, ces deux personnages étaient réunis autour du pape Benoît XVI à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Madrid (2011). Un rassemblement d’un million de pèlerins venus de toute la planète…

Bonne lecture !

« Marta était venue au monde dans une famille en détresse. Son père Emiliano était alcoolique, violent et infidèle envers son épouse, absent pour ses enfants. Lorsque Lupita fut enceinte pour la troisième fois, elle confia cette grossesse à la Vierge de Guadalupe, sa sainte patronne, patronne du Mexique et de toute l’Amérique latine. Et l’enfant naquit avec cette fragilité qu’on appelle la trisomie 21. Cette nouvelle fut d’abord difficile à accepter, mais l’arrivée de cet enfant souda finalement toute la famille. Emiliano prit la résolution d’arrêter de boire, et, se laissant attendrir par cette enfant faible et touchante, il mûrit et se mit à assumer avec exemplarité son rôle d’époux et de père.

            Marta grandit dans l’État mexicain du Sinaloa, sur la côte pacifique, dans un cadre familial sécurisant. Bien que son handicap générât des difficultés et même une certaine souffrance pour elle, pour ses parents et pour ses frères et sœurs, l’amour qui régnait entre les uns et les autres les aidait à tout supporter, à faire confiance en tout, à tout espérer, à tout endurer. Cet amour portait de très beaux fruits qui n’auraient pas été là sans la présence de la jeune fille.

            Marta, lorsqu’elle revint d’Espagne en me portant autour du cou, fut heureuse de me montrer à sa famille. En effet, elle accompagnait de temps en temps Lupita, qui récitait le chapelet une fois par semaine avec d’autres femmes dans l’église paroissiale. La première fois qu’elle m’y emmena, sa mère lui dit : “tu sais, avec ton chapelet, tu n’es jamais seule. Quand tu le tiens dans ta main, c’est comme si tu tenais la main de la Vierge Marie.” 

            Marta connaissait par cœur toutes les prières, même si elle n’en comprenait pas tous les mots, sur lesquels elle fourchait. “Dios te salve María, llena eres de gracia…” À la fin de chaque dizaine, après avoir récité “Gloria al Padre, al Hijo y al Espíritu Santo como era en el principio ahora y siempre, y por los siglos de los siglos. Amén”, l’on s’adressait à la Vierge pour lui demander sa protection : “María, madre de gracia, de piedad y de misericordia, defiéndenos de nuestros enemigos y ampáranos, ahora y en la hora de nuestra muerte. Amén.” Devant la statue habillée et multicolore de sainte Marie, chacune des priantes portait des intentions particulières, depuis les petits problèmes du quotidien jusqu’à des événements plus graves, comme les violences occasionnées par la guerre entre l’État et les cartels. Marta priait simplement. Si elle formulait maladroitement ses prières à voix haute, ces paroles venaient du fond du cœur. Et le Bon Dieu, qui a choisi ce qu’il y a de faible dans le monde pour couvrir de confusion ce qui est fort, devait certainement accorder une grande importance à ces demandes toutes simples. 

            Marta fréquentait également la communauté locale Foi et Lumière, qui rassemblait des personnes handicapées et leurs familles, ainsi que des bénévoles extérieurs, appelés « amis ». Cela commençait par la messe dominicale à l’église paroissiale. Ce jour-là, pendant l’office, on entendait Verónica qui chantonnait des airs improvisés mais mélodieux, générant un agréable bruit de fond en continu. Comme elle, Amérigo ne savait presque pas parler. En revanche, il passait des heures à observer sa mappemonde et avait donc une immense culture géographique, dans un pays où la plupart des gens en savent peu sur le sujet. Il pointait alors ses interlocuteurs du doigt en disant le nom d’un pays. Ainsi, pendant la messe, on entendait de temps à autres : “Islande !” “Émirats Arabes Unis !” “Guatemala !” “Jordanie !” “Mongolie !” “Pays-Bas !” “Afghanistan !” “Népal !” “Oman !” “Chypre !” “Turquie !”. Après le Notre Père, les personnes du groupe Foi et Lumière se donnèrent la paix du Christ. Plus pacifique que les autres, Mahatma fit le tour de l’église pour serrer la main à toute l’assemblée, ce qui dura jusqu’à la fin de la messe. Puis vint le moment du déjeuner. Manolo marchait frénétiquement dans la salle paroissiale en poussant des cris aigus, et renversait parfois les couverts et les plats sur son passage. Parfois, il voulait entraîner avec lui un bénévole en le prenant affectueusement par le bras. Dans un élan de générosité, le jeune homme lança dans les mains de l’un des amis une cuillère et des serviettes en papier chiffonnées, avant de repartir faire une énième fois le même parcours. Pendant ce temps, Isabel tapotait sur un tambourin tout en chantant en boucle l’hymne de la dernière coupe du monde de football. Elle improvisait ainsi les paroles du refrain : “¡Samira-mira hé-hé! ¡Wó cào – wó cào heyéyé! Sam Ituarte vomitará… ¡Porque esto es África!” Les psalmodies de Verónica accompagnaient cette chanson au rythme de laquelle se trémoussait Mahatma, dans une prestation très originale qui empruntait à la fois au tai chi quan, au yoga, à la tecktonik et à la danse contemporaine. Derrière, on entendait la voix affirmée d’Amérigo qui scandait la chorégraphie : “Bahreïn ! … Belgique ! … Bolivie ! … Koweït ! … Malte ! … Qatar ! … Vatican !”

            Marta et les autres personnes handicapées étaient certes blessées et souffrantes, mais porteuses d’une joie si simple qu’elle transformait les personnes valides qui les accompagnaient, les ramenant à leurs propres fragilités, et les aidant à relativiser leurs petits problèmes. Ces cris, ces paroles au contenu étonnant étaient pleines de force et d’amour. Ces corps tordus étaient parfois d’une beauté rayonnante. Ces personnes faibles étaient libres, détachées de tout bien pour vivre l’amour. Car le Dieu d’amour est fort dans la fragilité humaine extrême. Et de cet amour jaillissait la communion, cette communion pour laquelle tous les êtres humains sont faits.

            Marta intervint durant le temps de prière : “Seigneur, je Te prie pour les personnes qui sont plus handicapées que moi, qui ne peuvent plus du tout bouger. Rends-leur le sourire malgré tout !” Pauvre en esprit, la jeune fille avait un cœur puissant et une foi d’une simplicité à déplacer les montagnes. Elle serrait ma croix dans sa main et s’adressait à voix basse à Jésus, à tout moment de la journée, pour lui confier ci et ça. Elle était également rayonnante de joie et s’émerveillait de tout, même des choses les plus insignifiantes. Elle amenait ainsi les personnes tristes à porter un regard renouvelé sur le monde (…). Oui, sa joie était contagieuse et elle faisait beaucoup de bien autour d’elle.

            Marta vit une seconde fois Benoît XVI, qui se rendit au Mexique en mars 2012. Le 21 décembre suivant, il ne se passa rien de particulier, n’en déplaise aux Mayas et à quelques illuminés. Puis, l’été d’après, nous nous embarquâmes pour le Brésil [où allaient se tenir les JMJ de Rio de Janeiro]. »

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Quelle Europe voulons-nous ?

Dans un mois, les citoyens de l’Union européenne seront appelés à voter. Nous élirons nos représentants à Strasbourg. Ce scrutin sera à la proportionnelle, donc inutile de faire des calculs pour éviter le pire au second tour ! Nous pouvons voter selon nos convictions les plus profondes…

Mais pourquoi nous déplacer le 26 mai ?

Pourquoi l’Europe ?

Avant tout, posons-nous cette question. C’est vrai, ça ! Pourquoi l’Europe ? Comment en sommes-nous venus à acheter nos fraises tagada en euros ? Comment en sommes-nous arrivés à râler après les grands propriétaires terriens qui touchent toutes ces aides de Bruxelles sans jamais monter sur le tracteur ?

L’Union européenne est le fruit d’un long processus de maturation, qui n’est pas terminé. La construction de cette organisation régionale a commencé avec la création de la CECA en 1951. Mais l’Europe, c’est avant tout un continent chargé d’histoire où différents peuples ont vécu, se sont affrontés, se sont mélangés, ont fait fleurir différentes cultures et ont cheminé ensemble.

Un peu d’histoire…

Après l’effondrement de l’Empire romain, les Arabo-musulmans envahissent le sud de la Méditerranée. Un siècle plus tard, Charlemagne ressuscite le rêve impérial. Il unit les Latins et les Germains sous ce qui sera la première tentative de construction européenne. On parle souvent du couple franco-allemand. Or l’Empire carolingien est à la fois l’ancêtre du royaume de France et du Saint-Empire romain germanique. Par ailleurs, ses frontières correspondaient approximativement à celles des six pays fondateurs de l’UE.

Au Moyen Âge, l’Europe est unie par une même culture judéo-chrétienne. Église latine à l’ouest, Églises orthodoxes à l’est, communautés juives ici et là… En Occident, le latin est la langue véhiculaire. Bien qu’on parle une mosaïque de dialectes sur cette moitié du continent, les étudiants de partout peuvent étudier dans les premières universités qui font leur apparition : Bologne, Oxford, Palencia, Salamanque, La Sorbonne… Mais les Européens se rencontrent, se mélangent et co-construisent cette unité chrétienne de nombreuses autres façons.  Les ordres religieux tapissent le continent de monastères, gardiens de la culture, de la transmission et de la sagesse. Les pèlerins voyagent et échangent, notamment sur le chemin de Compostelle. Enfin, les croisades sont une occasion de rassembler les chrétiens contre ceux qu’ils nomment les « infidèles ». La culture médiévale unit donc les peuples européens dans leur diversité.

Quelques siècles plus tard, la Renaissance enrichit le continent d’un nouveau souffle. L’imprimerie permet à la culture écrite de se diffuser. On redécouvre les auteurs de l’Antiquité gréco-latine. Cela occasionne de grands progrès dans toutes les sciences dures et humaines. Bon, peut-être pas encore en informatique ou en nanotechnologie, mais ça viendra plus tard… 😊 Avec les avancées en navigation, les Européens partent à la conquête du monde, pour le meilleur et pour le pire. Sur le plan politique, la féodalité laisse place progressivement à l’État de droit. Au niveau économique, le religieux perd du terrain pour laisser place à l’argent et au marché. C’est le début du capitalisme et de l’individualisme qui en découle. Malgré les affrontements violents entre catholiques et protestants, l’Europe reste chrétienne et l’existence de Dieu n’est pas encore remise en cause. Les différents souverains vont constituer une alliance contre un ennemi commun : les Turcs qui veulent envahir l’Europe et la convertir à l’islam.

Au XVIIIe siècle, la philosophie des Lumières est un nouveau courant de pensée qui traverse le continent. À cette époque, les jeunes nobles pérégrinent à travers toute l’Europe. Ce « Grand Tour » est un voyage initiatique qui vient parfaire leur éducation. La langue véhiculaire est alors de français. Les intellectuels de tous pays correspondent entre eux. Les uns et les autres pensent les bases de nos systèmes démocratiques actuels. Séparation des pouvoirs, abolition de l’esclavage, respect des libertés individuelles, tolérance… On remet en cause le pouvoir politique et religieux. On pense universel. On pense Europe.

Au XIXe siècle, l’idée d’Europe perd du terrain. On regarde vers le passé avec nostalgie. Les nationalismes se réveillent ici et là et de nouveaux États apparaissent. Ce qui unit le continent est la révolution industrielle. Certains pays puissants partent coloniser les autres coins du monde. Ce jeu de tensions et de rivalités finit par éclater en 1914.

Suite au premier conflit mondial apparaît l’idée d’Union européenne. Certains veulent construire les États-Unis d’Europe. D’autres pensent à mettre en commun les intérêts économiques, en vue de construire, éventuellement, une unité politique par ce biais.

En 1951, l’Europe est ravagée par la Seconde Guerre mondiale, encore plus meurtrière que la précédente. C’est pour construire une paix durable et une prospérité économique qu’est créée la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Si l’on met en commun les matériaux qui servent à l’armement, on ne se fera plus la guerre.

En 1957, on va plus loin avec le traité de Rome. La Communauté économique européenne (CEE) établit, entre autres, la Politique agricole commune (PAC). L’idée est de permettre la sécurité alimentaire des pays de l’Union. Si cette mesure est parfois critiquée, nous pouvons nous réjouir qu’il n’y ait plus de famine en Europe de nos jours… La CEE, c’est aussi la redistribution de moyens vers les régions les plus pauvres et une prise de conscience des questions environnementales.

En 1993, la CEE devient l’Union européenne, avec le traité de Maastricht. Cela signifie, entre autres, la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux. Plus besoin de poireauter des heures à la douane pour aller en vacances dans le pays d’à côté ! Puis en 2002, une partie des États membres adopte une monnaie unique : l’euro. En 2004, dix pays intègrent l’Union. Une grande partie d’entre eux a subi le joug communiste pendant plusieurs décennies. Accueillir ces peuples qui ont souffert, ces économies moins développées, est un véritable défi…

Et aujourd’hui ?

Ce long processus nous montre que l’Europe s’est construite progressivement. Les peuples du continent ont une histoire commune : la chrétienté, l’humanisme, les Lumières et la révolution industrielle. Mais aussi des guerres et de multiples brûlures de l’histoire. Nous avons donc de bonnes raisons de nous entendre et d’avancer main dans la main.

Mais aujourd’hui, l’Europe est en crise. Dans de nombreux pays, les citoyens ont élu des dirigeants qui ne croient pas au rêve européen. Les Britanniques ont même voté pour quitter l’Union. Mais le Brexit peine à aboutir. L’UE et le Royaume-Uni n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la manière dont ça se produira, si ça se produit. D’un côté, Londres subit déjà de lourdes conséquences en matière de croissance et d’emploi. De l’autre, cela menace la construction européenne.

Dans un mois, nous seront appelés à voter. Chacun a le droit de donner sa voix à qui il ou elle veut. Mais notre vote sera déterminant pour notre avenir. « Tu n’imagines pas la puissance que tu es ! L’histoire c’est toi, l’histoire c’est toi qui la fais ! » Dans sa chanson « Les extrêmes », Tryo nous invite ainsi à prendre « le chemin vers les urnes ».

Mais alors, pour qui voter ? Pour quoi voter ?

Aujourd’hui, de nombreux défis se présentent à l’Europe. Aux États-Unis, les libertés individuelles règnent, mais souvent au détriment de la justice sociale et de l’environnement. En Chine, c’est une croissance économique qui se veut égalitaire, mais au mépris des droits de l’Homme et de la Planète. La France toute seule ne peut pas s’imposer face à ces deux géants. Mais l’Europe, si ! En Europe, nous avons à la fois l’économie de marché, un modèle social relativement égalitaire et des normes environnementales strictes. Nous pouvons proposer au monde ce modèle démocratique équilibré !

Parmi les défis de l’Europe de demain, les experts en la matière veulent créer plus d’intégration au niveau fiscal, social et militaire. Mais pour quelles raisons ?

Une politique fiscale harmonisée permettrait de mieux nous protéger face à la concurrence parfois agressive des États-Unis et de la Chine. Par exemple, en 2016, l’acier chinois a inondé le marché unique européen avec ses prix cassés. Il était vendu à perte car ce régime communiste a préféré produire trop que licencier des ouvriers. Les États-Unis ont mis des barrières douanières, mais l’UE n’était pas armée pour se protéger de la même façon. Résultat : des dizaines de milliers de chômeurs dans les États membres.

S’entendre au niveau fiscal permettrait aussi de mettre en place des politiques fructueuses en matière sociale et environnementale. Par exemple, un certain nombre de partis proposent de taxer les produits d’importation venant de pays qui ne respectent pas l’humain et/ou l’environnement. Aujourd’hui, les gilets jaunes réclament une taxe sur le kérozène. C’est difficile à appliquer à l’échelle d’un pays. En revanche, au niveau européen, c’est beaucoup plus faisable

Sur le plan social, c’est peut-être plus compliqué. Le coût de la vie n’est pas du tout le même suivant les États membres. Il est donc difficile d’appliquer un salaire minimum unique. Néanmoins, plus d’harmonisation sociale permettrait d’harmoniser les économies de la zone euro. Aujourd’hui, ces dernières sont si diverses que les 19 pays sont vulnérables en cas de crise économique dans l’un d’entre eux. Mais une zone euro plus homogène permettrait de résorber plus facilement ce genre de menace. Notons qu’une meilleure intégration fiscale peut aussi jouer dans ce sens.

Enfin, pourquoi construire une Europe militaire ? Avec une armée communautaire, l’UE aurait plus de poids sur le plan géopolitique. Et rappelons-le : davantage de poids pour l’Europe, c’est davantage de poids pour la France !

Bien sûr, chacun peut voter pour qui il ou elle souhaite. De nombreuses valeurs peuvent nous animer, qui sont toutes louables : la prospérité économique et le plein emploi, une juste redistribution des richesses, un environnement sain, une meilleure inclusion des personnes en situation de handicap, la protection de la vie de sa conception à son terme naturel, la lutte contre toute forme de discrimination, etc. Mais comme Européen et comme chrétien, je vous invite à faire confiance à des gens qui croient en l’Europe, car le monde en a besoin !

Jean O’Creisren



Bibliographie :

Chancellerie des Universités de Paris, « Histoire de la Sorbonne », Paris, La Chancellerie des Universités de Paris,  https://www.sorbonne.fr/la-sorbonne/histoire-de-la-sorbonne/ [consulté le 15.04.2019]

Commission européenne, 2019, « L’histoire de l’Union européenne », Bruxelles, Commission européenne,  https://europa.eu/european-union/about-eu/history_fr [consulté le 16.04.2019]

MADELINE Béatrice, 2019, « Une concurrence rigide et décalée face aux inquiétudes », in Pour l’Éco, 8, pp. 16-19.

MALET Tina, 2018, « XVIIIe siècle : L’Europe des Lumières », Paris, Herodote,  https://www.herodote.net/XViiie_si_cle-synthese-2157.php [consulté le 16.04.2019]

MUNCH Bertrand (dir.), 2018, « L’idée d’Europe dans l’histoire », Paris, Direction de l’information légale et administrative,  https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/approfondissements/idee-europe-histoire.html [consulté le 16.04.2019]

PERNOT François, « Histoire de l’Europe » (cours de master dispensé à l’Université de Cergy-Pontoise en 2014-2015)

PRÉAULT Christophe & LESUR Alexandra (dir.), 2018, « Qu’est-ce que la CECA ? », Paris, Toute l’Europe,  https://www.touteleurope.eu/actualite/qu-est-ce-que-la-ceca.html [consulté le 15.04.2019]

Semaines Sociales de France, « Quelle Europe voulons-nous ? ». Session 2017 à Paris. Plus d’informations sur ce lien.

Crédits image : https://www.freepik.com/free-photo/hands-waving-flags-europeanunion_2979539.htm


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En préparant le CAPES d’espagnol, j’ai lu un ouvrage sur l’histoire de la Bolivie. Ce passage m’a interpellé, et je me suis donc amusé à le traduire. En effet, l’histoire paraît passionnante à certains et rébarbative à d’autres. Alors, pourquoi l’enseigner à tout le monde ? Ce texte datant des années 1970 apporte quelques éléments de réponse. Si vous avez quelque chose à ajouter sur le sujet, vos commentaires sont bienvenus… 


            L’Histoire est une science sociale et politique qui explique le processus du passé de l’homme, d’un point de vue non seulement chronologique, mais aussi et surtout critique. Elle est une science car elle est adaptée à des lois et à des normes qui régissent son Déroulement.

            Elle fait partie des sciences politico-sociales, par ses liens directs avec le droit, la politique, l’économie et la sociologie.

            Pour nous, les professeurs, qui devons maîtriser la pédagogie, cette matière gagne actuellement une importance d’une grande vitalité, du fait de l’orbite de l’esprit que connaît aujourd’hui notre monde, si agité par des événements majeurs.

            Par sa nature, l’Histoire semble nous appeler à la réflexion, au droit chemin, pour ne pas nous écarter des voies de la Civilisation et de la Paix.

            C’est pour cette raison qu’il faut la considérer comme l’une des matières clés de l’enseignement, parmi les plus précieuses dans le domaine social, pour la formation des nouvelles générations.

            Avant tout, nous devons comprendre à quel point elle est importante, et lui attribuer la place qui lui revient. Mais il est nécessaire de différencier l’enseignement de l’Histoire à un niveau de base et à un niveau moyen. Il n’y a pas d’égalité de points de vue entre les deux cycles. Le mécanisme de sa transmission est une chose en niveau basique et une autre en niveau moyen.

            Avant tout, que proposons-nous en niveau basique ?

            Former l’homme de demain, avec une notion complète et intégrale du monde.

            De ce point de vue, l’enseignement de l’Histoire au niveau basique s’opère aux côtés des autres matières.

D’après Félix Eguino Zaballa, Historia de Bolivia, 1973
Passage traduit de l’espagnol par Jean O’Creisren


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