Envie de rigoler ?

Ça y est, nous sommes déjà en 2022… Alors bonne année à vous ! Afin de nous garantir une bonne santé pendant un an, pourquoi ne pas commencer ce mois de janvier dans la joie et la bonne humeur ? 😊

En effet, rire, c’est important ! C’est bénéfique pour la santé, tant physique que mentale. Je connais une personne qui frôlait le burn-out et qui a réussi à s’en sortir avec une semaine de repos, du café et une séance de fou rire. Dans mon article « 7 astuces pour lutter contre la dépression », je préconise ce remède joyeux. De même, il paraît aussi que certains guérissent de maladies incurables grâce à une bonne dose de rigolade. 😉

Rire bénéficie à votre santé et ainsi qu’à celle de votre entourage

Sur mon blog, je vous propose quelques articles humoristiques :

Blagues espagnoles et latino-américaines

Les jurons distingués

Nous parlons tous breton sans le savoir…

La carte familière

Les textos littéraires

Comment disait-on, dans la Grèce antique… ?

Blagues sur l’alcool

Nous parlons tous arabe sans le savoir…

La finance vulgarisée

Litanie des vins et des fromages français

L’argot des cathos

Dialogue absurde pour progresser dans une langue

Une soirée étudiante qui foira…

Les phrases les plus bizarres de Duolingo

Les nouvelles blagues

Traductions bizarres sur le chemin de Compostelle

The weirdest sentences in Duolingo

Parlez-vous angevin ?

À la mémoire du Líder Máximo

« No lo volveré a hacer más » de Ska-P (paroles en français)

Chistes franceses

Si vous n’avez pas la tête à lire, vous pouvez aussi vous fendre la poire avec des vidéos d’humoristes. Personnellement, je suis assez fan de caméras cachées, notamment celles de Rémi Gaillard. Bon, il ne fait pas toujours dans la finesse, mais les vidéos suivantes sont assez passe-partout :

Dans la série des humoristes qui me font beaucoup rire, on ne présente plus les Inconnus. Pour moi, le plus drôle de leurs sketchs est « La Révolution ». Mais « Youpi matin », « La famille en plomb » et « Les sectes » ne sont pas mal non plus dans leur genre… 😉

Dans un autre style, Rowan Atkinson est un grand maître du rire, avec son fameux personnage de Mr Bean. Pour ceux d’entre vous qui parlent allemand, je pense que vous rigolerez bien en regardant cette vidéo.

Parmi les films que je trouve très drôles, Tais-toi, de Francis Veber, est disponible en libre accès sur YouTube. Jean Reno et Gérard Depardieu forment un duo incomparable de gangsters hors normes. Même si l’image est de mauvaise qualité pour des raisons commerciales évidentes, vous pourrez bien vous marrer en visionnant ce long-métrage sur ce lien.

Eh oui : rire, c’est important ! Il est aussi prouvé scientifiquement que la prière (quand elle s’adresse à un Dieu aimant et protecteur) est un moyen efficace pour améliorer sa santé physique et mentale. Plus d’informations sur ce lien.

😂Bonne rigolade à vous tous en 2022 !😂

Jean O’Creisren

Crédits image : https://www.freepik.com/free-photo/laughing-couple-with-wine-notebook_1891957.htm

Traductions bizarres sur le chemin de Compostelle

Avez-vous déjà parcouru le chemin de Compostelle ? Si oui, vous avez certainement plein d’anecdotes à raconter… Si non, qu’attendez-vous pour vous lancer dans cette aventure ?

Entre autres trouvailles, je vous partage quelques traductions étranges que j’ai photographiées chemin faisant…

« Bienvenidos » et non « Bienvenida »… Voilà ce qu’on appelle une traduction littérale complètement ratée !
Quand je voyage en voiture, je fais des pauses toutes les deux heures sur des secteurs d’autoroute. Pas vous ?
Bon, il ne s’agit pas d’une traduction, mais d’une pierre que j’ai trouvée sur le chemin. Je l’ai prise en photo car elle ressemble étrangement à la carte de la Péninsule ibérique. Vous ne trouvez pas ?
On comprend, mais on voit bien que cette traduction n’est pas l’œuvre d’un locuteur natif…
Traduction très orale…
On commence la série des perles de la machine à laver de Burgos…
Je n’ai jamais pensé à laver mes vêtements avec des coings… Et vous ?
Bon, cela aurait pu être rédigé par un Français qui ne maîtrise pas correctement les accords du participe passé… c’est à dire sans doute la majorité de nos compatriotes.
Bon, ce n’est pas une traduction, mais cette auto-dérision d’un Breton têtu m’a bien fait rire…
« Chemin alternatif » aurait bien fait l’affaire ! Parfois, la traduction littérale est le meilleur choix…
Les pictogrammes sont une autre forme de traduction… Vive la sémiotique !
En voilà une manière de s’exprimer !
Private joke pour les arabophones… Cette traduction est-elle vraiment inmejorable ?
Une fois arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle, je suis tombé sur cette autre traduction vraiment pas terrible…

Et voilà pour la série des traductions bizarres ! Si ça veut vous donner envie de vous lancer dans l’aventure du chemin de Compostelle, n’hésitez pas à relever ce défi ouvert aux personnes de toutes convictions politiques et religieuses !

¡Buen Camino a tod@s!

Ultreïa !

Jean O’Creisren

Photos de l’étang Saint-Nicolas

Aujourd’hui, nous fêtons la Saint-Nicolas. En Allemagne et dans l’Est de la France, le 6 décembre est associé à une festivité où les enfants reçoivent des cadeaux. En effet, on dit que saint Nicolas faisait preuve d’une grande bonté envers les plus jeunes et les plus démunis. Si vous souhaitez en savoir plus, cliquez ici.

À Angers, Saint-Nicolas était le nom d’une abbaye fondée au XIe siècle par Foulque Nerra. À cette occasion, ce duc d’Anjou élargit le lit de la petite rivière qui coulait en contrebas. Ainsi, il la transforma en étang. Plus tard, on ouvrit une carrière d’ardoise sur ce lieu, qui se situe actuellement entre le quartier de Belle-Beille et la ville d’Avrillé.

Quand vous vous promenez au bord de l’étang Saint-Nicolas, vous oublierez que vous êtes à Angers. Vous avez l’impression de longer une rivière. Seules les lentilles d’eau et autres plantes aquatiques vous font prendre conscience que cette étendue tout en longueur est relativement stagnante. Quelle que soit la saison, vous vous émerveillerez de cette nature rayonnante. Les roches découpées de cette ancienne carrière, la richesse de la faune et de la flore, la variété des paysages, les reflets sur la surface de l’étang : tout vous invite à la contemplation. Comme les joggers, les promeneurs et les pêcheurs, n’hésitez pas à vous échapper de la ville pour vous ressourcer dans ce paradis de verdure…

La nature est belle et il faut la respecter. Mais de mon point de vue, l’écologie ne doit pas s’arrêter là. Comme le Pape François nous y invite dans Laudato Si’, n’oublions pas que notre environnement est l’œuvre de Dieu. La beauté de la création nous invite donc à contempler le Créateur, à répondre à Son amour en suivant ce que Jésus considère comme les deux premiers commandements :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes » (Mt 22, 37-40, source : AELF).

Voici mon point de vue sur la question, mais chacun est libre d’y adhérer ou non. 😊 Si vous vous posez des questions sur l’existence de Dieu et le sens de la vie, je vous invite à lire cet article.

Sur ce, voici quelques photos de l’étang Saint-Nicolas. Elles ont été prises en automne, sous des ciels plus ou moins lumineux. Si vous venez à Angers, n’hésitez pas à faire un tour dans ce beau parc ; vous ne serez pas déçu(e)…

Ce monument a été érigé en hommage aux résistants fusillés par les nazis à cet endroit pendant la Seconde Guerre mondiale.

Vous souhaitez en savoir plus sur l’étang Saint-Nicolas à Angers ? Vous trouverez de plus amples informations sur ce lien.

Bonne Saint-Nicolas à toutes et à tous ! Dieu vous bénisse !

Jean O’Creisren


Cet article sur l’étang Saint-Nicolas vous a plu ?

Vous aussi, vous aimez les photos sympas ?

Vous aimerez :

Voyage en Algérie

Photos du château d’Angers

The Backwoods of Canada, un hommage littéraire au pays de l’érable

Une rencontre incroyable sur le chemin de Compostelle

Cet été, j’ai marché de Burgos à Saint-Jacques-de-Compostelle. Pendant trois semaines, j’ai cheminé tous les jours, depuis les plaines infernales de Castille jusqu’aux montagnes pluvieuses de Galice. En sortant de Carrión de los Condes (province de Palencia), j’ai rencontré une personne incroyable.

Image par xtberlin de Pixabay 

Ce jour-là correspondait à l’une des étapes les plus difficiles du Camino. En effet, entre Carrión et le village suivant, il n’y a rien, sauf des champs de céréales parsemés de rares arbres et le soleil qui cogne dur, pendant 17 kilomètres.

Parmi mes nombreux défauts, je suis entre autres dépendant à la caféine. Et comme j’étais sorti très tôt de Carrión, aucun bar n’était ouvert. Le seul petit-déjeuner que j’avais pu prendre était un sac de cacahuètes, que m’avait gentiment donné Jérôme, un autre pèlerin français.

Après avoir marché environ 8 kilomètres, nous nous sommes assis sur une aire de repos. J’étais épuisé et je savais pourquoi : j’étais en manque. J’ai alors dit à mon compagnon de route qu’il pouvait poursuivre son chemin s’il le souhaitait, car j’allais me coucher sur l’herbe pour dormir.

Sur cette aire, un Espagnol se promenait à vélo. Il nous a salués. J’en ai profité pour lui demander s’il y avait un bar à proximité. Il m’a répondu que non, mais m’a dit qu’il était hospitalier. Il m’a donc proposé de l’attendre, le temps qu’il fasse un aller-retour sur Carrión de los Condes afin de m’apporter du café. Fernando Santos Urbaneja travaille à Cordoue. Néanmoins, pendant l’été, il revient dans sa Castille natale pour veiller sur les pèlerins. Quand il était petit, le chemin de Compostelle n’était pas aussi bien balisé et les auberges étaient plus rares. Sa mère lui enseignait que le pèlerin est un être sacré. Sur le paysage tout plat de la Meseta, il voyait arriver de loin ces voyageurs et allait à leur rencontre pour les conduire vers le logis familial. Aujourd’hui, sa mère est très âgée et il a repris le flambeau.

Il est revenu me voir au bout d’une heure. Jérôme était déjà parti. Un pèlerin italien nommé Luca s’était arrêté et nous discutions ensemble. Fernando m’apporta du café, mais aussi beaucoup de biscuits et une clé USB. En effet, en parallèle de ses études de droit, il suivait des cours de chant et de guitare au conservatoire de Valladolid. L’appareil, que j’ai lu dès mon retour en France, regorge de trésors sur le chemin de Compostelle : des liens vers des vidéos de concerts, des partitions et autres trouvailles… Eh oui, mon bienfaiteur n’est pas seulement procureur, mais aussi troubadour ! Il compose, joue et chante de belles chansons sur le Camino et sur d’autres thématiques.

Pour moi, sa plus belle chanson est la Bénédiction des pèlerins. Écoutez-la ; ça vaut vraiment le coup ! Il s’agit d’un sujet religieux, mais tout le monde peut apprécier le son relaxant de la voix d’or du chanteur.

Vous pourrez découvrir d’autres chansons sur son blog et sur sa chaîne YouTube.

Outre son rôle de troubadour et son métier, Fernando est écrivain. Pour plus d’informations à ce sujet, vous pouvez regarder cette vidéo :

Enfin, je vous propose d’assister au spectacle suivant, où vous pourrez vous délecter de sons, de mots et d’images magnifiques sur le Chemin de Compostelle :

Ultreïa !

Dieu vous bénisse !

Jean O’Creisren

Image par guillermo gavilla de Pixabay 

Envie de relire cet article en espagnol ?

Vous pourrez le parcourir sur ce lien.


Vous aussi, vous êtes fan du Bon Dieu ?

Vous aimerez :

Mon corps sous le regard de Dieu

Que peuvent nous apporter les personnes en situation de handicap ?

Espérer l’inespéré

L’argot des cathos

Quel est le sens de Noël ?

Bx Noël Pinot : quel exemple pour nous aujourd’hui ?

Des arguments pour évangéliser

On récolte ce que l’on sème…

Don des langues : le point de vue d’un linguiste sur la Pentecôte

Le pouvoir de l’amour

Une rencontre incroyable sur le chemin de Compostelle

Qu’est-ce que la liberté ?

Qu’est-ce que la liberté ?

Qu’est-ce que la liberté ? Cette question a été posée par de nombreux philosophes. De Descartes à Sartre, en passant par la philosophie des Lumières, ce sont surtout des penseurs modernes qui ont tenté de la définir.

En France, la devise de notre république est « Liberté – égalité – fraternité ». Nous, citoyens de la patrie des droits de l’homme, comment comprenons-nous ces concepts ?

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Voici la définition de la liberté que propose le dictionnaire Larousse :

Liberté. nom féminin (latin libertas, -atis)

1. État de quelqu’un qui n’est pas soumis à un maître : Donner sa liberté à un esclave.

Synonyme : affranchissement. Contraires : esclavage – servitude

2. Condition d’un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté : Liberté politique.

Synonymes : autonomie – indépendance. Contraires : colonisation – occupation – soumission

3. Droit reconnu par la loi dans certains domaines, état de ce qui n’est pas soumis au pouvoir politique, qui ne fait pas l’objet de pressions : La liberté de la presse.

4. Situation de quelqu’un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé : Avoir sa liberté de pensée.

Synonymes : faculté – latitude – licence – pouvoir. Contraires : assujettissement – contrainte – subordination

5. Possibilité d’agir selon ses propres choix, sans avoir à en référer à une autorité quelconque : On lui laisse trop peu de liberté.

Synonyme : indépendance. Contraires : dépendance – intégration

6. État de quelqu’un qui n’est pas lié par un engagement d’ordre contractuel, conjugal ou sentimental (…).

7. Temps libre, dont on peut disposer à son gré : Ne pas avoir un instant de liberté.

Synonymes : disponibilité – loisir. Contraires : activité – occupation – travail

8. État de quelqu’un ou d’un animal qui n’est pas retenu prisonnier : Un parc national où les animaux vivent en liberté.

Contraires : captivité – claustration – détention – emprisonnement – incarcération

9. Situation psychologique de quelqu’un qui ne se sent pas contraint, gêné dans sa relation avec quelqu’un d’autre : S’expliquer en toute liberté avec quelqu’un.

Synonyme : franchise

10. Manière d’agir de quelqu’un qui ne s’encombre pas de scrupules : Être blâmé pour la liberté de sa conduite.

Synonymes : dérèglement – désinvolture – familiarité – impertinence – irrévérence – laisser-aller – sans-gêne

11. Écart d’une interprétation, d’une adaptation, etc., par rapport aux faits réels ou au texte original : Une trop grande liberté dans la traduction.

12. État de ce qui n’est pas étroitement contrôlé, soumis à une réglementation sévère : Instaurer la liberté des prix industriels.

13. Caractère de ce qui relève de l’initiative privée : Liberté d’entreprise.

Jeux

14. Nom donné, pendant la Révolution, à certaines figures des jeux de cartes qui remplaçaient les reines.

Source : Larousse.fr

Comme le montre cette définition, la liberté est un concept très large. Selon les philosophes, les approches sont diverses. Dans cet article, je vous propose de réfléchir à la notion de liberté sans vous donner de réponses toutes faites. Je vais vous proposer quelques citations suivies de questions ouvertes. Vous pourrez y répondre (ou non) en toute liberté, suivant les idées que la lecture de ces textes feront accoucher en vous.

Je vous précise juste que ces citations sont majoritairement extraites de la Bible. Sentez-vous libre de réaliser ou non cet exercice. Sentez-vous libre de répondre aux questions posées comme vous l’entendez. 😊 Si vous ne souhaitez pas vous pencher sur ce point de vue chrétien, mais voulez en savoir plus sur la notion de liberté en philosophie, je vous invite à consulter ce lien.


Qu’est-ce que la liberté ?

« Situation psychologique de quelqu’un qui ne se sent pas contraint, gêné dans sa relation avec quelqu’un d’autre » (l’un des sens donnés par le Larousse)

Pistes de réflexion :

  • Suis-je libre de mener ma vie comme je l’entends ? Suis-je soumis à des pressions extérieures ?
  • Si oui, ces pressions sont-elles bonnes pour moi ou m’empêchent-elles d’être heureux (heureuse) ?
  • Mes relations avec telle ou telle personne sont-elles saines ? M’édifient-elles dans la liberté ou m’emprisonnent-elles ?

« La vérité vous rendra libres » (Jn 8, 31-36)

Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres.

Pistes de réflexion :

  • Si je demeure fidèle à la parole de Dieu, je suis Son fils (ou Sa fille) et je suis libre. Dans quelle mesure suis-je fidèle à cette parole ? Qu’y a-t-il de beau dans ma vie ? Qu’est-ce qui fait que je suis libre ? Qu’est-ce qui fait que je me sens comme un fils ou une fille de Dieu ?
  • Nous sommes tous à la fois aimés de Dieu et sous l’emprise du péché. De quel(s) péché(s) suis-je esclave ?
  • En m’appuyant sur la parole de Dieu, sur des conseils qu’on m’a donnés et/ou sur le bon sens, que puis-je faire pour sortir de l’esclavage de mon péché ?

Liberté dans l’Esprit Saint (2 Corinthiens 3, 17)

« Or, le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté. »

Pistes de réflexion :

Est-ce que j’arrive à reconnaître la voix de l’Esprit Saint ? Si oui, est-ce que je me laisse guider par Lui ? Ai-je au contraire tendance à résister ? Pourquoi ? Ai-je conscience que, si Dieu m’appelle à quelque chose, c’est parce qu’Il m’aime et parce qu’Il sait que ce chemin me rendra libre et heureux (heureuse) ?


Oser annoncer Jésus (Mc 6, 7-13)

En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ; 
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. 
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, 
mais seulement un bâton ; 
pas de pain, pas de sac, 
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 
    « Mettez des sandales, 
ne prenez pas de tunique de rechange. » 
    Il leur disait encore : 
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, 
restez-y jusqu’à votre départ. 
    Si, dans une localité, 
on refuse de vous accueillir et de vous écouter, 
partez et secouez la poussière de vos pieds : 
ce sera pour eux un témoignage. » 
    Ils partirent, 
et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 
    Ils expulsaient beaucoup de démons, 
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, 
et les guérissaient.

Pistes de réflexion :

  • Suis-je assez libre pour oser parler de Jésus autour de moi ? Ai-je assez de lâcher-prise pour évangéliser sans craindre le jugement des autres ?
  • Si j’ose, est-ce que je m’y prends comme il faut ? Si je n’ose pas, qu’est-ce qui me freine ?
  • Comment fais-je pour aborder le sujet ? Ai-je pris le temps de me former à l’évangélisation ?

Cette proposition de méditation biblique sur la liberté est tirée du carnet de l’édition 2021 du pèlerinage sur les pas du bienheureux Noël Pinot. La constitution du corpus et la formulation des question ont été réalisées par Jean O’Creisren.

Qu’est-ce que la liberté ?

Vous aussi, vous aimez réfléchir sur des thèmes profonds ?

Vous aimerez :

Mon corps sous le regard de Dieu

Que peuvent nous apporter les personnes en situation de handicap ?

Espérer l’inespéré

Quel est le sens de Noël ?

Bx Noël Pinot : quel exemple pour nous aujourd’hui ?

Des arguments pour évangéliser

Don des langues : le point de vue d’un linguiste sur la Pentecôte

On récolte ce que l’on sème…

Un encuentro estupendo en el Camino de Santiago

Este verano, caminé desde Burgos a Santiago de Compostela. Durante tres semanas, anduve todos los días, del infierno de la Meseta a la lluvia de las montañas gallegas.

Al salir de Carrión de los Condes (Palencia), encontré una persona estupenda. Aquel día hice una de las etapas más difíciles del Camino. En efecto, entre Carrión y el pueblo siguiente, no hay nada, excepto campos con escasos árboles y el sol que pega duro, durante 17 kilómetros.

Entre mis numerosos defectos, soy dependiente de la cafeína. Y como salí de Carrión temprano, ningún bar estaba abierto. Lo único que pude tomar como desayuno fue una bolsa de cacahuetes que me había dado Jérôme, otro peregrino y compatriota mío.

Caminamos unos 8 kilómetros y nos sentamos en un área de descanso. Me sentía harto y sabía que era por el mono. Le dije a mi compañero que no podía caminar más y que necesitaba echarme un rato en la hierba.

Por el área, un español estaba paseando con su bici. Nos saludó y yo le pregunté si había un bar cerca de allí. Me dijo que no, pero que él era hospitalero y que podía ir a Carrión para traerme café. Fernando Santos Urbaneja trabaja en Córdoba. No obstante, durante el verano, regresa a su Castilla natal para cuidar a los peregrinos, como hacía su madre cuando él era un niño.

Regresó al cabo de una hora. Jérôme ya se había ido. Luca, un peregrino italiano, se había parado y estaba hablando conmigo. Fernando me trajo café, pero también muchas galletas y una clave USB. En efecto, además de estudiar Derecho, también siguió lecciones de canto y de guitarra en el conservatorio. Así que hoy, además de su profesión, es trovador. Compone, toca y canta hermosas canciones sobre el Camino o sobre otros temas.

Para mí, su canción más preciosa es la Bendición del peregrino. Realmente, merece la pena escucharla. El tema es religioso, pero cada un@ puede apreciar el sonido calmante de la voz de oro del cantante:

Podréis encontrar más canciones en su blog y en su canal de YouTube.

Y además de trovador y fiscal, Fernando también es escritor. Podréis obtener más información al respecto en este vídeo:

Para terminar, os propongo que véais el espectáculo siguiente, con sonidos, palabras e imágenes deleitantes sobre el Camino de Santiago:

¡Buen camino a tod@s!

¡Dios os bendiga!

Jean O’Creisren


Más contenido en español

¿Quién era Natal Pinot?

Érase una vez tres árboles

La Biblia y el móvil

Chistes franceses

La Biblia y el celular

¿Por qué soy fan de Ska-P?

Homenaje al líder máximo

Vous n’auriez jamais deviné que ces mots sont du breton…

Aujourd’hui est une date importante en Bretagne. En effet, nous fêtons la Sainte-Anne. Alors bonne fête à toutes les Anna, Annaïg, Naig et Anaëlle !

Le breton est un idiome passionnant. Il s’agit d’une langue celtique à l’orthographe bien singulière. Si certains mots ou expressions comme « Blaovezh mat ! »[1], « Nedelec laouen ! »[2] ou « Yec’hed mat ! »[3] ne font aucun doute, d’autres vocables semblent venir d’autres langues.

Voici quelques exemples :

Ac’h : si l’orthographe est bien bretonne, la phonétique fait penser à la réaction d’un Allemand surpris. En breton, ac’h ! signifie « beurk ! » Ça veut donc dire que vous êtes surpris par quelque chose de dégoûtant…

Amzer : ça sonne hébreu ou arabe, mais c’est bien du breton. Cela signifie « temps », aussi bien d’un point de vue temporel que météorologique.

Bara : on dirait de l’espagnol, mais ce terme est bien breton. Dans la langue de Cervantès, ce mot existe avec deux R. Barra signifie notamment « barre » (de chocolat, de métal ou autre), « comptoir de bar » (terme très utile en Espagne) \ou encore « baguette de pain ». Je ne sais pas si cela a un lien avec le dernier sens du mot castillan, mais bara signifie « pain » en breton. D’ailleurs, l’expression bara ha gwin (« du pain et du vin ») est peut-être à l’origine du verbe français « baragouiner ». En effet, d’après certaines sources, les Bretons demandaient ces denrées dans leur langue maternelle lorsqu’ils faisaient une halte dans une auberge française (plus d’informations à ce sujet sur ce lien).

Butun : de prime abord, ce mot semble arabe. D’ailleurs, بُطُن [buṭun] signifie « ventre » ou « abdomen » dans la langue du Ḍād. Mais là, rien à voir ! En breton, butun signifie « tabac ». Un conseil : évitez de manger du tabac, vous risqueriez d’avoir mal au ventre…

Deus : eh oui, cela signifie bel et bien « Dieu » en latin et en portugais. Mais ça veut aussi dire « viens ! » en breton. Et si Dieu vous disait : « Viens en Bretagne et apprend le breton ! »

Dirak : ce terme aux consonnances turques signifie « devant » en breton. Devant nos yeux, les langues celtiques sont menacées… En avant pour leur sauvegarde !

Hepken : on pourrait croire que c’est de l’allemand ou du néerlandais. En réalité, hepken est un mot breton qui signifie « seulement » ou « sans plus ».

Labour : ce terme est commun à plusieurs langues. En français, il s’agit d’un vocable agricole, joliment défini par le Larousse : « Retournement de la terre à l’aide de la bêche, de la houe, de l’araire ou de la charrue, pour l’ameublir, enfouir ce qu’elle porte en surface, et préparer ainsi son futur ensemencement. » Mais en anglais et en breton, labour signifie « travail ».

Lakaat : on dirait un mot finnois, n’est-ce pas ? Il n’en est rien : il s’agit du verbe « mettre » en breton.

On : en anglais, cela veut dire « sur ». Mais en breton, on se traduit par « je suis ». À l’heure où je rédige cet article, je suis en train de taper sur mon ordinateur. Et vous, où êtes-vous ? Pelec’h out ?[4]

Ostaleri : non, non, ce n’est pas du basque ! En breton, ostaleri signifie « bistrot ». Il y a certainement une étymologie commune avec le français « hôtel ». Pour bien appuyer sur les clichés, ce terme peut être d’une grande utilité si vous voyagez en Bretagne. 😉

Out : en anglais, cela signifie « dehors ». Mais en breton, out se traduit par « tu es ».

Penaos : non, non, ce n’est pas du grec ! En breton, penaos ? signifie « comment ? »

Prest : ce terme s’écrit pareil que le mot anglais signifiant « prêtre ». Mais en breton, ça se prononce [prêst] et ça veut dire « prêt ». Êtes-vous prêt à prêter votre prestige à un prêtre ?

Serret : ce terme semble catalan. Et effectivement, serret signifie « colline » dans cette langue. En revanche, en breton, on traduit ce mot par « fermé ». Notons la ressemblance avec l’espagnol « cerrado » (fermé) et le français « serrure ».

Ul loa : eh non, rien à voir avec un ukulélé ! S’il paraît tiré d’une langue polynésienne, ce groupe nominal signifie « une cuillère » en breton. On peut certes faire de la musique avec, mais c’est quand même moins joli !

Yaouank : non, non ! Ce mot ne vient ni du russe ni d’une quelconque langue amérindienne du Canada. C’est bel et bien du breton et ça signifie « jeune ». En revanche, l’orthographe du lexème signifiant « vieux » ne trahit pas son appartenance celtique : kozh.

Et voilà pour la leçon de linguistique d’aujourd’hui ! Cet article était plutôt sérieux. Si vous voulez rire un bon coup sur les clichés liés au peuple breton, je vous propose de regarder ce clip :

Cet article vous a plu ? Pourquoi ne pas vous mettre, vous aussi, au breton ? Je vous recommande une méthode bien faite et gratuite sur ce lien. Pour l’avoir testée, je peux vous assurer que la méthode ASSIMIL est encore plus efficace, mais elle est payante. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à consulter ce lien.

Kenavo !

Jean O’Creisren


Vous aussi, vous aimez les langues ?

Vous aimerez :

Don des langues : le point de vue d’un linguiste sur la Pentecôte

Dialogue absurde pour progresser dans une langue

Les phrases les plus bizarres de Duolingo

Comment disait-on, dans la Grèce antique… ?

Nous parlons tous arabe sans le savoir…

L’argot des cathos

Nous parlons tous breton sans le savoir…

Parlez-vous angevin ?

The Backwoods of Canada, un hommage littéraire au pays de l’érable

The weirdest sentences in Duolingo


[1] Bloavezh mat : Bonne année !

[2] Nedelec laouen : Joyeux Noël !

[3] Yec’hed mat : Santé ! (très utile en Bretagne)

[4] Pelec’h out ? : où es-tu ?

The weirdest sentences in Duolingo

Do you know Duolingo? It is a method to learn a language online for free.

Using Duolingo in French, you can improve your English, your Spanish, your German and your Italian.

Then again, you can also learn Arabic, Gaelic, Esperanto, Welsh, and many other languages. However, for this you will have to put Duolingo in English.

For a few months on, I have been improving my Arabic thanks to Duolingo, so, I can assure you that this app is a good method to get better at languages, that it is very efficient for acquiring vocabulary. Nonetheless, the lexicon is what matters most when it comes to improving your knowledge of a language.

On the other hand, to make progress, you need to learn and have fun!  Well, the sentences offered by Duolingo are sometimes very funny…

While working on my Arabic, here are some of the weirdest sentences I have found:

Arabic sentencesTransliteration / transcriptionTranslation into English
هل كلبك كريم؟  Hal kalbuka karrîm ?Is your dog generous ?  
هو زوجك وهو غريب جدّاً  Huwa zawjuki wa-huwa rarrîb jiddan.He is your husband and he is very weird.  
ابنك غريب  ‘Ibnuka rarrîb.Your son is weird.  
بوب عنده تنّورة  Bob cindahu tannurra.Bob has a skirt.  
غرفة القطّ جميلة  Rurrfatu-l-qiṯṯ jamîla.The cat’s room is pretty.  
هل أنا كرسيّ القطّ؟  Hal ‘anâ kursîyy el-qiṯṯ?Am I the cat’s chair?  
قهوة سيث بيضاء لكن طيّبة  Qahwa Seth beïḏâ’ lâkin ṯayyiba.Seth’s coffee is white but good.  
لا أُحِبُّ السَّفَر إلى بَيتيLâ ‘uhhibbu-s-safarr ‘ilâ beïtî.I do not like traveling to my house.
قطّتك ملكة يا سامQiṯṯatak malika yâ Sam.Your cat is a queen, Sam.
كراج جميلKarrâj jamîl.A pretty garage
تِلفازي في أسَديTilfâzî fî ‘assadî.My television is in my lion.
لَيْسَ عِنْدُها كَلْب أزْرَق لٰكِن عِنْدُها كَلْب أبْيَضLaysa cinduhâ kalb ‘azrraq lâkin cinduhâ kalb ‘abyaḏ.She does not have a blue dog but the has a white dog.
أعْمَل في شَرِكة قِطَّتي وَأنا مَشْغولة دائما‘Acmal fî sharrika qiṯṯatî wa-‘anâ mashrûla dâ’iman.I work in my cat’s company and I am always busy.
كَري لا تُحِبّ النَّوم بَعْد الظُّهْر، ما مُشْكِلَتُها؟Karrrrî lâ tuhhibbu-n-nawm bacd eż-żuhrr, mâ mushkilatuha?Carrie does not like to sleep in the afternoon, what is her problem?
مَن لَيْسَ عِندُهُ قَريب غَريب؟Man laysa cinduhu qarrîb rarrîb ?Who does not have a weird relative?
أُمّي لا تَشْرَبُ مَاء‘Ummî lâ tashrrabu mâ’.My mother does not drink water.
يُحِبّ النَّوم لٰكِن يُحِبّ دُروسَهُ أيضْاًYuhhibb en-nawm lâkin yuhhibb durrûsahu ‘ayḏan.He likes to sleep but he likes his lessons, too.
ٲنْتِ صَديقَتي لِٲنَّكِ تُحِبّينَ ٱلٲكْل يا سارۃ‘Anti sadîqatî li’annaki tuhhibbîna-l-‘akl yâ Sâra.You are my friend because you like to eat, Sarah.
 .لا، لا يُريد عَصيراً ساخِناًLâ, lâ yurrîd casîrran sâhrinan.No, he does not want warm juice.
لا تُحِبِّينَ الكَباب لٰكِن اليَوْم تُريدينَ كَباباً، صَحيح؟Lâ tuhhibbîna-l-kabâb lâkin al-yawm turrîdîna kabâban, sahhîhh?You do not like kebab but today, you want kebab, correct?
خالَتي غَريبة لٰكِن لا نَكْرَهُهاHrâlatî rarrîba lâkin lâ nukrrahuhâ.My maternal aunt is weird but we do not hate her.
In Duolingo, some sentences are very weird…

Though Duolingo enables you to learn a language for free, it is not the perfect method. Indeed, some people tell me that the pace does not fit them and that they wish they could go faster in their learning. I, myself, have experienced this while learning Arabic. During the first two months, everything seemed very easy and I got bored.

Duolingo enables you to get better at languages, but what is the other side of the coin? Who is behind this app? Where does your data go?

In Eco-Translation, Michael Cronin notices that, while using Duolingo, you help translate the Web for free.

“Von Ahn wants to harness this collective computing power for translation by encouraging users to learn a second language through Duolingo. As learners progress, they will be invited to translate simple sentences at first before eventually being asked to translate sentences from live web pages. The harnessing of this collective translational power through advanced technology is Von Ahn’s answer to his initial question: ‘How can we get 100 million people translating the Web into every major language for free?’ (Von Ahn 2011)”

In other words, when you reach an advanced level, Duolingo uses your data to destroy the jobs of professional translators.

You got it: Duolingo is an interesting way to learn a language. Sometimes, it offers you weird sentences, which enables you to make progress while having fun. However, as a language teacher and as a translator, I have some doubts about Duolingo’s effectiveness and ethics. Will you use this method? If you do, how will you use it? It’s up to you!

I am not the only one that have noticed some weird sentences on Duolingo. Indeed, the Langfocus channel has published a video on YouTube about it:

Jean O’Creisren


Other articles (in French) about languages

Don des langues : le point de vue d’un linguiste sur la Pentecôte

Dialogue absurde pour progresser dans une langue

Les phrases les plus bizarres de Duolingo

Comment disait-on, dans la Grèce antique… ?

Nous parlons tous arabe sans le savoir…

L’argot des cathos

Nous parlons tous breton sans le savoir…

Parlez-vous angevin ?

The Backwoods of Canada, un hommage littéraire au pays de l’érable

Vous n’auriez jamais deviné que ces mots sont du breton…

Don des langues : le point de vue d’un linguiste sur la Pentecôte

L’Esprit Saint nous est donné ! Alléluia ! Oui, nous fêtons la Pentecôte, jour où nous sommes appelés à témoigner de l’amour du Christ jusqu’aux extrémités de la Terre.

Je ne sais pas pour vous, mais je suis un fan du Paraclet ! J’invoque le Saint-Esprit dès que j’ai une décision importante à prendre, quand je dois tenir avec quelqu’un une discussion profonde ou lui écrire un message qui requiert une extrême délicatesse… Si vous êtes croyant, je vous encourage à faire de même ! 😊

Avant d’entrer dans cette réflexion, je vous invite donc à prier l’Esprit Saint, par exemple par ce beau chant

Le jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint fut donné aux disciples du Christ sous forme de « langues qu’on aurait dites de feu » (Ac 2, 3). Image par Gerd Altmann de Pixabay.

La Bonne Nouvelle de la Résurrection s’adresse à tous les hommes de tous les peuples. À chacun, quelle que soit sa langue. Et justement, je compte aujourd’hui analyser avec vous le récit de la Pentecôte sous l’angle linguistique. Je ne sais pas si cela a déjà été fait, mais voici ce qu’un linguiste passionné peut dire sur le texte des Actes des Apôtres

Après cette analyse scientifique, nous tenterons d’en tirer quelques conclusions théologiques.

Tout d’abord, qu’enseigne la Bible à ce sujet ? Voici le récit de la Pentecôte selon saint Luc :

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » Ils étaient tous dans la stupéfaction et la perplexité, se disant l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela signifie ? » D’autres se moquaient et disaient : « Ils sont pleins de vin doux ! » Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Non, ces gens-là ne sont pas ivres comme vous le supposez, car c’est seulement la troisième heure du jour (…). Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir (…). »

Source : Lc 2, 1-15 ; 22-24 (texte copié sur le site de l’AELF).

Le jour de la Pentecôte, chacun entend les apôtres prêcher dans sa langue maternelle. Mais quelles langues parlaient les peuples cités dans ce passage ?

  1. « Parthes, Mèdes et Élamites »

Les Parthes, les Mèdes et les Élamites venaient d’Iran. L’Empire parthe était le grand rival de l’Empire romain. Comme les Perses, les Parthes et les Mèdes parlaient des langues indo-iraniennes. Ce groupe linguistique se rattache à la famille indo-européenne. Il inclut aujourd’hui le persan (ou farsi), le kurde (qui est peut-être le lointain descendant de langue mède) et certaines langues indiennes (comme l’hindi et l’ourdou).

En revanche, les Élamites parlaient un idiome qui n’a rien à voir avec les langues indo-européennes. L’élamite faisait peut-être partie des langues dravidiennes, dont les survivantes sont aujourd’hui parlées au sud de l’Inde. Selon certains linguistes, l’élamite serait donc un lointain cousin du tamoul. Mais ce rapprochement ne fait pas consensus au sein de la recherche en linguistique. D’autres spécialistes disent que celle langue ne se rattache à aucune famille connue. D’après eux, ce serait donc un isolat, comme le basque.

D’après certaines sources, la langue élamite se serait éteinte après la conquête d’Alexandre le Grand. Dans ce cas, aucun locuteur natif de cet idiome n’aurait pu entendre prêcher les apôtres dans sa langue maternelle. On peut donc supposer qu’ils parlaient une langue indo-iranienne, comme les Parthes, les Mèdes et d’autres habitants de l’Empire perse.

Pour plus d’informations sur la civilisation élamite, je vous invite à cliquer sur ce lien. Si vous souhaitez accéder aux recherches les plus récentes sur l’écriture élamite, cet article de vulgarisation peut vous intéresser.

  • Les « habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce… »

Les habitants de la Mésopotamie et de la Judée parlaient à cette époque des langues sémitiques, comme l’araméen.

En revanche, ceux de « la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie » venaient tous d’Asie Mineure, soit l’actuelle partie asiatique de la Turquie. Au Ier et au IIe millénaire avant Jésus-Christ, les langues anatoliennes étaient une branche de la famille indo-européenne parlée dans la région. Elles étaient notamment pratiquées par les Hittites. Cette branche a aujourd’hui disparu. Je ne saurais pas vous dire s’il en restait des traces à l’époque où se déroule le récit de la Pentecôte. Elles ont dû perdre du terrain devant l’influence du grec dans la partie orientale de l’Empire romain. Comme le récite se situe au début de notre ère (difficile d’annoncer la résurrection de Jésus avant sa naissance 😉), il est probable que les langues anatoliennes aient déjà disparu au moment de l’énonciation. Les Phrygiens parlaient une langue helléno-phrygienne, donc une langue indo-européenne apparentée au grec. Notons que le récit des Actes des Apôtres ne mentionne pas les Galates, autre peuple anatolien de l’époque. Ces derniers parlaient une langue celtique, donc également indo-européenne. C’est plus tard qu’ils ont été évangélisés par l’apôtre Paul. Pour en savoir plus sur les langues anatoliennes, vous pouvez cliquer sur ce lien.

  • « habitants (…) de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène »

Ces locuteurs parlaient des langues chamito-sémitiques (ou afro-asiatiques). Ce groupe inclut aujourd’hui la branche berbère (certainement parlée par les habitants « des contrées de Libye proches de Cyrène »), la branche égyptienne (certainement la langue copte dans le texte de Luc), la branche sémitique (mentionnée ci-avant et ci-après), les langues tchadiques (parlées au Sahel) ainsi que les langues couchitiques et, selon certains linguistes, les langues omotiques, parlées dans la Corne de l’Afrique. Pour en savoir plus sur cette famille de langues, je vous invite à consulter cet article d’Universalis.

  • « Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes »

Les Romains parlaient bien évidemment latin. Cette langue qu’on ne présente pas est la mère des langues romanes, comme le français, l’espagnol, l’italien, le portugais, le roumain et quelques langues régionales et autres dialectes. Certains linguistes considèrent que les langues latines et celtiques font partie d’un même groupe, appelé « langues italo-celtiques ».

Les Juifs de Palestine parlaient araméen ou hébreu, deux langues sémitiques. La langue arabe se rattache également à cette branche de la famille afro-asiatique. Elle est donc très proche de l’hébreu ! On veut nous faire croire qu’Israéliens et Palestiniens ne pourront jamais s’entendre, mais ils parlent des langues sœurs !

Enfin, les Grecs et les Crétois parlaient grec ancien. Il s’agit d’une langue helléno-phrygienne, de la famille indo-européenne.

CONCLUSION

Après ce développement scientifique, nous allons tenter d’en tirer des conclusions théologiques. Pour ce faire, nous allons compléter cet exposé linguistique avec une lecture symbolique et spirituelle du texte de la Pentecôte.

Si l’on considère que tous les peuples cités dans les Actes des Apôtres parlaient une langue propre[1], cela nous fait trois familles linguistiques :

  • Langues indo-européennes
  • Langues chamito-sémitiques
  • Langues dravidiennes ou isolat.

Tout d’abord, ces familles de langues représentent aujourd’hui une imposante majorité des locuteurs qui composent l’humanité. On y retrouve une grande partie des idiomes les plus largement pratiqués : l’hindi, l’anglais, l’espagnol et le français font partie de la famille indo-européenne. L’arabe est une langue sémitique. En 1999, on estimait que le tamoul, langue dravidienne, était parlé par 74 millions de personnes, un nombre qui a certainement augmenté depuis.

D’autre part, le chiffre 3 est hautement symbolique d’un point de vue chrétien. Pouvons-nous y voir une manifestation de la Sainte Trinité[2], le jour où la troisième Personne se fait connaître ? Cette effusion de l’Esprit ne nous invite-t-elle pas à entrer dans l’amour infini qui L’unit au Père au Fils ? À la Pentecôte, le Paraclet révèle-t-Il le Dieu un et trine jusque dans cette classification linguistique ?

Et si nous divisons ces familles en groupes (ou en « branches »), apparaît le résultat suivant :

  1. Langues indo-européennes : 4 groupes (branche indo-iranienne, branche helléno-phrygienne, branche italo-celtique et éventuellement branche anatolienne)
  2. Langues chamito-sémitiques : 3 groupes (branche sémitique, branche égyptienne et branche berbère)
  3. Langues dravidiennes ou isolat : 1 groupe (élamite)

Cela fait donc 8 groupes linguistiques différents.Or, selon Steve Desrosiers, le chiffre 8 symbolise entre autres l’universalité et l’infini. Pour plus de précisions à ce sujet, vous pouvez lire les pages 52 à 56 de son ouvrage disponible en libre accès Les nombres : symbolisme et propriétés. Mon analyse est donc que l’Esprit Saint appelle toute l’humanité à entendre la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Christ. Et par cet événement cosmique, Dieu nous invite tous à la vie éternelle. 😊

Dans le récit de la tour de Babel, l’apparition des langues sert à diviser une humanité qui voulait s’élever sans Dieu. Le livre de la Genèse nous apprend en effet que l’homme ne peut « se faire un nom » s’il exclut son Créateur de ses rêves de grandeur. Pour plus d’informations sur l’interprétation chrétienne de ce passage biblique, vous pouvez lire ce bref article.

Considérée comme l’anti-Babel, la Pentecôte vient rassembler l’humanité malgré sa diversité linguistique. Saint Irénée de Lyon l’exprime très clairement dans ce passage :

« C’est l’Esprit, au dire de Luc, qui est descendu après l’Ascension du Seigneur sur les Apôtres à la Pentecôte, et qui a pouvoir sur tous les peuples pour les introduire à la vie et leur ouvrir la nouvelle Alliance. C’est pourquoi, s’unissant à toutes les langues, ils chantaient un hymne à Dieu. L’Esprit ramenait à l’unité toutes les races éloignées, et offrait au Père les prémices de tous les peuples. » (source : AELF)

Derrière ces 3 familles de langues qui couvrent une grande partie de l’humanité, la Terre entière (symbolisée par le chiffre 8) entend parler Dieu dans sa langue maternelle.

À travers ces chiffres (3 et 8), le Dieu trinitaire manifeste qu’Il est le Dieu de tous les peuples. Par ailleurs, cette diversité linguistique indique que le Saint-Esprit nous appelle à annoncer Jésus à l’ensemble de l’humanité. Allons donc proclamer que Dieu est amour et qu’Il aime infiniment chaque être humain ! C’est là le message principal de la Pentecôte !

Jean O’Creisren


Vous aussi, vous êtes fan du Bon Dieu ?

Vous aimerez :

Mon corps sous le regard de Dieu

Que peuvent nous apporter les personnes en situation de handicap ?

Espérer l’inespéré

L’argot des cathos

Quel est le sens de Noël ?

Bx Noël Pinot : quel exemple pour nous aujourd’hui ?

Des arguments pour évangéliser

On récolte ce que l’on sème…

Le pouvoir de l’amour


Vous aussi, vous aimez les langues ?

Vous aimerez :

Dialogue absurde pour progresser dans une langue

Les phrases les plus bizarres de Duolingo

Comment disait-on, dans la Grèce antique… ?

Nous parlons tous arabe sans le savoir…

L’argot des cathos

Nous parlons tous breton sans le savoir…

Parlez-vous angevin ?

The weirdest sentences in Duolingo

The Backwoods of Canada, un hommage littéraire au pays de l’érable

Vous n’auriez jamais deviné que ces mots sont du breton…


[1]  Certes, cela n’est pas sûr historiquement parlant, mais le sens d’un texte biblique se situe parfois à un autre niveau. Dans l’hypothèse où l’élamite et les langues anatoliennes soient encore parlées à l’époque, les chiffres avancés sont exacts.

[2] Concernant la Trinité et le Saint-Esprit, sainte Hildegarde de Bingen a reçu des visions reconnues par l’Église catholique. Vous pourrez en lire une sur ce lien.

Nous parlons tous breton sans le savoir

Avez-vous déjà essayé d’apprendre le breton ? Croyez-moi : cette langue celtique est passionnante ! Depuis environ un an, je m’y suis mis avec passion. J’accomplis ainsi un rêve qui me berce depuis l’adolescence…

Pour avoir étudié l’arabe, l’allemand et le polonais, je dirais que la langue bretonne n’est pas extrêmement difficile. Bon, c’est certes plus corsé que l’espagnol ou l’italien. Mais ça reste plus facile que les langues sémitiques ou slaves.

Aujourd’hui, nous fêtons la Saint-Yves. En plus d’être le saint patron des avocats. Yves revêt, avec sainte Anne, une importance particulière en Bretagne (plus d’infos sur ce lien).

Dans cet article, je ne vais pas vous dispenser un cours de breton. Je vous partage juste quelques trouvailles humoristiques sur cet idiome passionnant. Vous verrez à quel point nous parlons tous breton sans le savoir

  • Amañ signifie « ici ». Ce terme breton se prononce exactement comme le français « amant ». Rien à voir avec amann, qui se prononce légèrement différemment et signifie « beurre ». Vous connaissez sans doute le kouign amann, le meilleur des desserts bretons, dont la saveur n’a d’égal que le taux de matière grasse…

Chérie, il paraît que tu as un amant. C’est vrai ?

Evel just[1] !

Et où est-il, que je lui règle son compte ?

Ici, dans cette pièce. Juste derrière ta marinière tâchée avec du beurre.

  • Brav [braw] signifie « beau » en breton. Rien à voir avec « brave » en français.

Dis-donc Maïwenn, il est beau, ce mec, là-bas !

Oui, c’est vrai. Mais il n’est pas très brave. L’autre jour, il hurlait en courant dans toute la crêperie parce qu’il avait vu un moucheron convoiter son verre de cidre…

  • D’ar est la particule utilisée en breton avant une date. On français, cela se traduirait par « le », comme dans l’expression : « le 21 février 1794 ». Rien à voir avec le dard d’un insecte, ou l’expression « avoir un dard dans le flanc », qui signifie « avoir fumé un joint ».

À quand remonte la dernière fois que tu t’es mis un dard dans le flanc ?

C’était le 21 juillet 2000, lors du concert des Cranberries au festival des Vieilles Charrues.

Oulà, ça fait un bail !

Eh oui, j’ai fait des bêtises dans ma jeunesse. Mais j’ai compris que le chanvre indien n’apporte rien de bon. Et on peut très bien être un vrai Breton sans boire et sans fumer !

  • Debriñ se prononce plus ou moins comme le mot français « débris ». Mais ce verbe breton se traduit par « manger ».

Les débris que tu vois sont les restes d’une épave du XVIe siècle. Ça te dirait qu’on essaie de retrouver le reste du bateau pour voir s’il y a un fabuleux trésor ?

Je m’en fiche complètement si ça ne se mange pas !

  • Echu veut dire « fini » en breton. Cela a sans doute un lien avec « échu » en français.

Papa, que veut dire « à terme échu » ?

As-tu fini de poser des questions idiotes, sale morveux ?

Et toi, as-tu fini de m’insulter au lieu d’avouer tout simplement que tu n’en sais rien ?

  • E-pad : eh non ! Rien à voir avec les EPHAD ! Ce terme breton signifie « pendant ».

— J’étudie le breton pendant mon séjour en Basse-Bretagne. Mais je ne sais pas avec qui le parler.

— Tu peux aller visiter l’EPHAD qui est à côté de chez moi. Il y a plein de personnes âgées qui ne demandent qu’à parler breton, et même à parler tout court. Et elles seront ravies de se sentir utiles pour toi qui reprends le flambeau : grâce à elles, tu aideras à la langue bretonne à traverser les âges ! 😉

  • Evit n’a rien à voir avec le verbe « éviter ». Il s’agit de la traduction de la préposition « pour » en breton.

— S’il te plaît, évite de manger du jambon.

— Pourquoi ? Ma religion me le permet…

— Peut-être, mais je ne mange jamais de porc pour des raisons environnementales. En effet, la Bretagne est polluée par les nitrates occasionnés par cet élevage.

  • Karr-tan : traduit littéralement par « char de feu », ce mot composé est la façon dont le breton exprime le français « voiture ». Évidemment, cette orthographe ne vous dit rien. Mais la prononciation peut laisser croire qu’on dit « carton » avec un fort accent brésilien. Aujourd’hui, on dit tout simplement karr (avec une mutation consonantique devant l’article : ur c’harr).

— J’ai une voiture super écologique. Je l’ai achetée à 15 000 € sur Ar C’horn Mat et je vais l’essayer demain.

— Combien consomme-t-elle ?

— 12 litres aux cents.

— Hein ? Et en quoi c’est écologique ?

— Eh bien, elle est tout en carton : du volant aux pneus en passant par le moteur. Fabrication très peu polluante et 100 % recyclable.

— Mais ton char de feu va brûler dès que tu allumeras le contact. Tu n’as quand même pas mis 15 000 € dans cette m**** ? Montre-moi ton contrat, que je vois s’il y a une clause de rétractation !

— Je n’ai signé aucun contrat. Je gars qui m’a fait la proposition me paraissait honnête. J’ai versé les 15 000 € sur un compte domicilié aux îles Caïman et il m’a envoyé la marchandise. De toute façon, je ne peux plus joindre le vendeur. Je suis retourné sur Ar C’horn Mat pour lui poser une question, mais il avait supprimé son profil…

  • Korn : rien à voir avec les vaches, les rhinocéros, les tricératops et le dragon de l’Apocalypse ! En breton, korn signifie « coin ». Il y a certainement un lien avec l’anglais « corner ».

— Sais-tu ce qui rend fou un paysan breton ?

— Non.

— Tu le mets dans un pré rond et tu lui dis qu’il y a une corne dans un coin !

  • Al-laezh se prononce comme le français « à l’aise ». Pourtant, ça n’a rien à voir. En breton, cela signifie « le lait ».

Tu as vu le lait qui se trouve sur la table ? Il y a au moins 3 litres. Chiche de le boire cul-sec ?

À l’aise ! Quand il s’agit de boire, je suis toujours là ! Je ne suis pas breton pour rien !

  • Mignon n’est pas l’équivalent breton de l’anglais cute. Ce terme est la traduction du français « ami », quelle que soit l’apparence et l’attitude de ce dernier.

Sois mignon et prépare-moi une galette saumon-jambon-chocolat-choux de Bruxelles, s’il te plait !

Non.

Et pourquoi donc ? N’es-tu pas mon ami ?

C’est justement par amitié que je refuse. Ce que tu me demandes de faire est absolument dégueu. J’ai trop d’estime pour toi pour céder à tes pulsions gastro-maso.

  • Mont veut dire « aller » ou « partir » en breton.

Que fais-tu pendant les vacances, Jakez ?

Je pars à l’étranger !

Où ça ? Au Pays de Galles ? En Irlande ? En Écosse ? À l’île de Man ? En…

En Normandie ! Mais rassure-toi : je n’irai pas plus loin que le Mont Saint-Michel !

  • Na n’est pas une façon gamine de narguer autrui en breton ! En français, on le traduirait par « ni ».

« Tu veux le beurre et l’agent du beurre ? Eh bien tu n’auras ni l’un ni l’autre ! Na ! »

  • Neuze [nözé] signifie « alors » en breton. Phonétiquement, cela fait penser à « nausée ».

Ac’h[2] ! C’est quoi, cette odeur ?

Ça vient de mon compost.

Et que mets-tu dans ton compost ?

Alors il y a des déchets de sardine et de crabe, du beurre rance, des miettes de kouign-amann, du gras de porc, des épluchures de légume, les étrons de mon chien Ar C’hi avec un peu de mazout d’Erika. Que du naturel ! Qu’en penses-tu ?

J’en pense que ça me donne une de ces nausées ! Je me sens dans le même état qu’après douze verres de chouchen…

  • N’ouzon ket signifie « je ne sais pas » en breton. Sur le plan phonétique, ça ressemble au français : « nous f’sons une quête »

Nous faisons une quête pour un groupe militant basé en Afrique qui soutient l’indépendance de la Bretagne.

Es-tu sûr que mon argent ira bien à la cause séparatiste ?

Ah, ça, je ne sais pas ! C’est un mec que j’ai rencontré sur Internet qui me l’a dit. Il avait l’air sympa, donc je lui fais confiance…

NB : « N’… ket » est une double négation, comme « ne… pas » en français. Or le français est la seule langue latine à utiliser ce procédé. Est-ce une influence celtique ? Cela viendrait-il du gaulois ?

  • Person signifie « curé » en breton et se prononce comme le français « personne ».

Qui est cette personne là-bas ?

C’est le père Le Kozh, le curé de notre paroisse. Ou plutôt le recteur, comme on dit dans le Morbihan.

Comme son nom l’indique, il a l’air très âgé. La relève est-elle assurée ?

Non, malheureusement ! C’est pour ça qu’il faut prier pour les vocations

  • Pet : en breton, il ne s’agit ni de flatulences ni de drogue ! Pet ? est un mot interrogatif qui veut dire « combien ? »

Combien de pets as-tu fumé avant de taguer un triskell sur la voiture de l’ambassadeur de France ?

Aucun, pardi ! J’ai arrêté le cannabis depuis le dernier concert de Matmatah. En revanche, le chouchen, c’est une autre histoire…

  • Poatr [‘pot] signifie « gars » ou « garçon » en breton. Eh oui, ça se prononce pareil que « pote » en français. Peut-être même que le mot français est bel et bien d’origine bretonne. Ce serait à vérifier…

Eh, gars ! Où est le Parlement de Bretagne, s’te plaît ?

Monsieur, de quel droit m’appelez-vous « gars » et me tutoyez-vous ? Je ne suis pas votre pote, jarnicoton !

  • Ro ne se réfère pas à l’action de roter. En breton, il s’agit de l’impératif « donne » ???
  • Sellet signifie « regarder » en breton. Rien à voir avec « la sellette » en français !

Regarde-moi ce procès inique ! Argan est sur la sellette juste à cause de ses idées séparatistes ?

Il a quand même entarté le Président français avec un kouign amann et bombardé Matignon de harengs pourris. J’ai l’impression qu’il est davantage jugé pour ses actes que pour ses idées.

Il y a quand même pire que ça. Étant donné qu’Argan est la traduction bretonne du prénom « Barthélémy », il aurait pu se sentir appelé à faire un massacre…

  • Stal signifie « magasin » en breton. En français, les stalles sont des pièces de mobilier en bois qui ornent le chœur de certaines églises.

Tiens, il paraît qu’un nouveau magasin a ouvert. Il s’appelle « Ar stal nevez ». Sais-tu ce qu’ils y vendent ?

Uniquement des stalles ! C’est un ébéniste qui a monté ça.

Ça ne doit pas marcher fort ?

Tu rigoles ? Quand la saison des pardons approche, toutes les églises du coin les appellent pour se faire un coup de neuf !

  • Tomm-tomm : en breton, tomm signifie « chaud » et tomm-tomm veut donc dire « très chaud ». Eh non : rien à voir avec les GPS !

« Gast ! Ce village en centre-Bretagne est complètement paumé ! Ce sera très chaud d’y aller au feeling. Je préfère utiliser mon GPS TomTom. »

  • Yen : eh non, rien à voir avec la monnaie japonaise ! En breton, yen signifie « froid ».

Si la Bretagne devient indépendante, quelle monnaie adopter ? L’euro ? Le dinar breton ? Une monnaie nationale nommée « l’hermine » ?

La finance est toujours un débat passionné ! En Bretagne, il fait froid. Cela me rappelle le caractère introverti des Japonais. Pourquoi ne pas adopter le yen ?

Cet article vous a plu ? Pourquoi ne pas vous mettre, vous aussi, au breton ? Je vous recommande une méthode bien faite et gratuite sur ce lien. Pour l’avoir testée, je peux vous assurer que la méthode ASSIMIL est encore plus efficace, mais elle est payante. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à consulter ce lien.

Si vous parlez déjà arabe, hébreu ou araméen, il vous sera facile d’apprendre le breton et toutes les langues celtiques. Plus d’explications sur ce lien (en français) et ce lien (en anglais).

Vous êtes breton ou bretonne et vous trouvez que mon article appuie trop sur certains clichés de mauvais goût ? Pour me faire pardonner, je vous propose une chanson qui met en valeur la beauté de cette langue celtique. 😊 Je vous préviens juste qu’il s’agit d’un chant nationaliste, en faveur de l’indépendance de la Bretagne. Les paroles sont traduites en anglais. Peut-être ne serez-vous pas d’accord avec tout, mais rien ne vous empêche de régaler vos oreilles au son d’« Ar chas doñv ‘yelo da ouez » :

Bon vent en mer celtique !

Kenavo !

Jean O’Creisren


Vous aussi, vous aimez jouer avec les mots ?

Vous aimerez :

L’argot des cathos

Blagues espagnoles et latino-américaines

Les jurons distingués

La carte familière

Les textos littéraires

Comment disait-on, dans la Grèce antique… ?

Nous parlons tous arabe sans le savoir…

La finance vulgarisée

Litanie des vins et des fromages français

Dialogue absurde pour progresser dans une langue

Une soirée étudiante qui foira…

Les phrases les plus bizarres de Duolingo

Les nouvelles blagues

Vous n’auriez jamais deviné que ces mots sont du breton…

The weirdest sentences in Duolingo

Parlez-vous angevin ?

À la mémoire du Líder Máximo


[1] En breton, evel just signifie « bien sûr ».

[2] En breton, « ac’h ! » signifie « beurk ! » ou « pouah ! ».